Affichage des articles dont le libellé est reconfinement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est reconfinement. Afficher tous les articles

11 juin 2021

Gloire au vaccin ! (ou comment vivre en bonne santé au milieu des contaminés ?)

par
Après s’être fait défoncés à sec le nez à tour de tiges entièrement payées par la Sécu (ce qui ne manquera pas de justifier le dépôt de bilan du système de santé), les Français se font piquer à tour de bras. Tout miser sur une efficacité théorique décrétée certaine avant même la publication des données le prouvant est la définition la plus parfaite de la croyance. Mais sur ces questions il est très dur de discuter rationnellement avec le camp d'en face sous peine de se faire vite traité d'hérétique ou d'infidèle.  

Mais soit, après un an de privations - causées rappelons-le non par le virus chinois mais bien l’incapacité de nos dirigeants à gérer une situation dont ils nous offrent la seule clé miraculeuse de sortie -, on peut malheureusement comprendre ce conditionnement. 

Le vaccin est un forfait liberté. Il est la solution simple du capitalisme à un problème trop complexe pour lui. Pas étonnant d'ailleurs qu'on parle déjà de piquer les enfants, de vaccination en centre commercial et que les DRH mettent en place des vaccinations en entreprise (c'est délirant d’un point de vue médical, mais tellement logique du point de vue libéral). On veut revenir à avant comme si cette incurie occidentale consistant à faire payer à tout le monde la gestion calamiteuse d'une maladie ne touchant quasiment que des gens très âgés et/ou déjà en mauvaise santé n’avait jamais existé. 

J’ai beau avoir coupé à toute forme de vaccin et même test en 18 mois, il n’en reste pas moins que ce n’est pas toujours facile de vivre au milieu d’une secte géante. D’autant que les fidèles de la secte ne manquent pas de vous rabâcher : «- han mais pourquoi tu ne te fais pas vacciner ?! » quand bien même on ne leur parle même pas du sujet. Cette insistance à convaincre autrui en dit plus sur leur malaise que sur ma supposée « déviance ». Est-ce qu'un quelqu'un si sûr de lui cherche à te convaincre systématiquement de l'efficacité d'un produit dont il ignorait l'existence six mois plus tôt pour combattre un virus qu'il ne connaissait pas l'an passé ? Tout est possible, ils ont bien voté Macron. 

Il est intéressant de noter que la plupart des vaccinés agitent en dernier recours d'un argumentaire, qui tourne bien vite pas plus loin que ce qu'ils ont vu à la télé,  « l’acte citoyen ». L'acte citoyen se résume à s’assurer de partir en vacances peinard à l’étranger (on les reconnait, ce sont les mêmes qui l’an passé vous faisait la morale en vous assurant en juin dernier que « - ho ça va, passer les vacances en France, c’est pas la mort non plus ! »). Cessons le rêve humaniste : ceux qui se vaccinent pour protéger les autres sont ultra-minoritaires (et ils se sont vaccinés les premiers).

Une croyance devient une vérité à partir du moment ou un nombre majoritaire d'une société partage cette croyance. Le Covid était déjà une religion comprtementale, le vaccin magique est en train de réaliser le grand chelem que toutes les chapelles peinent à atteindre : soumettre tout le monde sans distinction d'âge, de couleur de peau ou de classe sociale, avec condamnation sociale de toute remise en question. A ce rythme les réfractaires, non détenteurs d'un passe sanitaire seront bientôt fichés "déviants". 

Pour le moment ma "déviance" est simplement basée sur une santé physique impeccable en 18 mois, un fonctionnement cérébral non traumatisé par l’absorption massive d’info-feuilleton (coupez la télé et la radio, ça va tout de suite beaucoup mieux), un minimum de prudence relative à ce qu'on injecte dans mon corps et les souvenirs respectifs des discours d’états avant, pendant et après Tchernobyl, les scandales de la vache folle ou du sang contaminé etc. 

Mais soyons tolérants, acceptons les autres et leurs croyances. Je n'aurai aucun mal à manger mon chapeau sur la question si l'efficacité est vraiment démontrée (ce qui malheureusement prendra au minimum des années) et qu'il y a un réel bénéfice (dans mon cas) à me faire vacciner. je suis prêt aux sacrifices que l'on m'imposera : ne pas consommer et ne pas voyager, sur le principe ça m'emmerde, dans les faits ça ne changera pas trop mon programme. 

Ce qui devient plus tendu, c’est que les chiffres étrangers ne rassurent pas réellement sur l'efficacité du miracle en double dose. Ce qui devient encore plus drôle, c’est que les vaccinés qui se pensaient sauvés doivent encore se coltiner du masque, des tests et du confinement (mais à vrai dire, ils son tellement atteints que certains sont encore demandeurs*). Ce qui devient inquiétant, vu le délire observé ces derniers mois, c'est que le capitalisme et ses fidèles ont peu l'habitude de s'auto-critiquer et qu'il y a fort à parier que plus on s'enfoncera dans la croyance plus on trouvera de justifications de s'être enfoncés jusque-là dans la croyance. 

On peut donc craindre les nouvelles étapes du délire néo-libéral. Comme pour les réformes sociales et économiques qui renforcent les désordres qu’elles sont censées combattre et appellent de la bouche de nos dirigeants à toujours plus de réformes, quand nous auront tous pris conscience que le problème n'est pas résolu avec le vaccin, bien conditionnés que nous sommes, nous en concluront que... il n'y a pas eu assez de vaccinés. 

On parle déjà au Sénat de saisie des titres de transport ou de comptes en banque pour les déviants. Ils sont sans surprise. Bien plus inquiétant, nous le sommes aussi. 


* quoi que certains sont tellement atteints qu’ils en redemandent et exigent de leur entourage qu,’il continue à se faire tester à la moindre occasion. Dernier exemple rapporté : exigence de tester tous les enfants au préalable à un gouter d’anniversaire (véridique, vu et non-approuvé). 






18 avril 2021

Petit point d'étape sur la route de la fin du monde

par
474e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. 

Faisons le point sur la situation ambiante au sujet du fatiguant virus chinois. 

Sur le front perso : Toujours chou blanc. Aucun signe de COVID ni sur moi ni dans mon entourage proche. 

Sur le front social : Après la fuite des confinistes à l’autre bout de la France pour leurs vacances de Pâques avancées et les révélations de divers diners clandestins dans la plus grande impunité dans les beaux quartiers (tandis que tu peux te faire verbaliser pour non-port de masque à la plage), il apparait de plus en plus clairement que la France se divise désormais en 2 catégories : 
- ceux qui ne veulent un durcissement de mesures qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes, 
- ceux qui ne veulent pas de ces mesures mais qui les respectent quand même. 

On peut y ajouter une troisième catégorie, plus cohérente, tout aussi minoritaire que discrète : ceux qui n’en veulent pas de ces putains de mesures débiles et qui ne les respectent donc pas. 

Une amie me demandait sur Facebook combien de temps allait encore durer ce délire sécuritaire et hygiéniste aussi con qu'inefficace. Il faut regarder le tableau dans son ensemble et non à la petite semaine comme nous a habitué à le faire l’info-feuillleton et le hit-parade quotidien des entrées en réanimation ou du taux de vaccination dans chaque pays. Je pense depuis le premier jour que nous en avons pour 3 ou 4 ans de cette merde. Nous sommes au milieu de la deuxième année : à la moitié pour les optimistes, au premier tiers pour les plus prudents. Pour un « retour à la vie d'avant » et des « voyages à gogo », ce sera entre 5 et 10 ans, et bien sûr pas pour tout le monde, car si on sort un jour de la pandémie telle que définit par l’OMS (à priori pas demain la veille), des millions d’entre nous aurons basculé dans le stade terminal de l’extrême pauvreté. Bien évidemment aucun homme ou femme politique ne pourra vous le dire, et c’est paradoxalement Macron qui a le mieux senti l’échéance en branlant du vocabulaire « guerrier » dès mars 2020, la durée d’une guerre mondiale est l’ordre de grandeur temporel le plus juste. Tout cela sous réserve que, à force de manipulations de variants, de stratégie vaccinale non coordonnée et aux posologies improvisées en fonction des stocks, le virus ne parte pas définitivement en couilles (à croire qu’aucun de nos dirigeants n’a vu de films de morts-vivants). 
Pour le reste, nous sommes collectivement en état de coma avancé. Quand je nous vois marcher en plein air dans les rues de Paris avec un masque sur la gueule alors que 1 / ça ne sert rigoureusement à rien 2 / il n’y a même plus de flic pour nous verbaliser, je considère que la messe est dite. 

Sur le front de la croyance : Là on est vraiment dans la merde. Les ravages neurologiques sont sévères. C’est d’autant plus effrayant que cela touche des gens supposés rationnels, voire athées, avec plutôt de bonnes analyses par ailleurs mais qui sont totalement partis dans une vrille illuminée que plus grand-chose, même pas la fin du virus, ne semble pouvoir arrêter. Le COVID est désormais un dogme avec ses prédicateurs, ses péchés, sa tenue réglementaire, son catalogue d’interdits… Ils sont faciles à reconnaitre. Ils accusent tout le monde d’être irresponsables ou complotistes, et peuvent dans la même phrase se féliciter de l’interdiction de la hydroxychloroquine sur laquelle nous n’aurions pas assez de recul, et réclamer la vaccination généralisée quand bien même on leur rétorque un manque cruel de recul. On a beau leur exposer les chiffres de la mortalité qui, aussi tristes soient-ils, restent anecdotiques à l’échelle de notre espèce et ne touchent toujours majoritairement que des gens du trois et quatrième âge, en leur précisant qu’en mettant le focus médiatique H24 sur toutes les ondes sur n’importe quelle cause de décès on pourrait aussi bien créer une panique mondiale sur les pets de vache ou les chokobons : rien n'y fait, il n'y a plus que COVID, COVID et COVID. Plus aucune autre cause de décès n'a le droit de cité. 

Ah, le front médiatique : Tant qu’une autre grosse catastrophe ne vient pas chasser celle-ci, nous resterons dans cette fin du monde sans fin, même si reconnaissons-le ce troisième confinement est un moment de pause dans le traitement média du COVID. La trêve est de courte durée. Les experts confinistes encore en congés sur l’ile de Ré ne devraient pas tarder à refaire parler d’eux. Après l’Angleterre, l’Afrique du Sud c’est désormais autour du Brésil de jouer le rôle du grand méchant qui justifiera de nouvelles mesures liberticides.

Sur le front sanitaire justement : C’est bien là qu'il y a le moins de progression. Les six derniers mois de lutte française contre le virus chinois peuvent se résumer en un pitch de Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien. Ici en zone écarlate rouge-rouge, nous célébrons notre premier semestre de couvrefinement continu - subtil pot-pourri de périodes de couvre-feu à heures diverses, avec ou sans école et avec ou sans confinement et à commerces ouverts variables - sans aucun résultat probant pour personne. 

Sur le front du vaccin :  qui est aussi un peu le front médiatique, notons qu'on sort par petites touches encore timides de la séquence du « miracle vaccinal » dont on nous rabat les oreilles depuis trois mois. Il faut doucement nous amener à comprendre que, en fait non, la double piquouse du super vaccin à "95% de réussite" ne sera pas suffisante. Pour recevoir la 5G je ne sais pas, mais pour l’abonnement renouvelé automatiquement ça commence à se dessiner. Tout en essayant de refourguer sa came (qui a pourtant tout du beta-test) en mode "y en aura pas pour tout le monde" le patron de Pfizer l'avoue carrément : une ou deux piquouses ne suffiront pas

Sur le front psychologique : là c’est la descente aux enfers général mais on continue à considérer que c’est moins important de perdre sa santé mentale qu’avoir une chance sur des milliers de mourir du virus chinois. On continue donc dans l’hystérie sanitaire et le plus parfait des égoïsmes à sacrifier les plus jeunes et les plus pauvres pour rassurer les plus vieux et les plus riches. Là dessus ceci dit rien de fondamentalement nouveau depuis trois décennies. Mais au moins avec ce COVID qui a bon dos c'est limpide.

Tout cela n’est donc pas très joyeux même s’il est fortement conseillé d’en rire pour ne pas sombrer. Car à bien des égards ce delirium est digne d'un best-of des Guignols de l'Info. Et si je dois en mourir pourvu que ce ne soit pas en étant aussi triste et apeuré que certains de mes concitoyens. Certains me désolent et m’effrayent désormais infiniment plus que ce virus. Avec eux, plus besoin de distanciation sociale : nous ne serons jamais plus du même monde. `



1 avril 2021

#confinement3 : les vacances de Pâques de l'apocalypse

par
On ne sait même plus comment l'appeler. Confinement 3 ? Confinement 4 ? Confinement 3,5 ? Enfin bref, le conseiller clientèle en chef a fini par céder - en prétendant le contraire - à la pression médiatique et à la prise en otage des enfants par les confinistes radicalisés. Ces derniers, à bout de course, nous ont sorti du chapeau la haute propagation de l'épidémie chez les écoliers (qui est la même depuis un an : corrélée à celle du reste de la population). 

Seulement voilà : 

pression média des confinistes + attaques anti-macron de l'opposition qui fait de la gestion sanitaire un angle d'attaque à l'approche des élections 
terreur sur les chaines d''info-feuilleton
 =  
pipi-culotte dans les chaumières
hausse des tests gratuits à gogos n'importe où n'importe comment 
montée artificielle des résultats positifs 
bravo, vous avez gagné un nouveau confinement !

Les enfants de CSP+ ont donc décroché 4 semaines de vacances apprenantes à L'ile de Ré pour leurs gosses tandis que les pauvres vont se farcir un nouveau confinement de printemps dans leurs taudis où ils se contamineront tout autant que le reste de l'année, mais en regardant la TNT.

Macron annonce donc l'extension à l'ensemble du territoire des mesures concernant 19 régions, et la fermeture des écoles pour 4 semaines (articulé d'un barnum d'éducation distancielle qui dans les faits ne fonctionnera jamais). Toujours aucune obligation pour le patronat d'organiser le télé-travail. Cerise sur le gâteau, malgré la situation parait-il critique sur le front sanitaire, les plus aisés disposent du week-end de Pâques pour aller propager leur miasmes jusqu'à leur résidence secondaire.

Donc rien ou si peu, bordel de la gestion des enfants à part, à Paris ça na change pas grand-chose puisque nous sommes déjà privés de liberté depuis six mois. Mais Macron, on nous l'a assez martelé toute la semaine, était "contraint" d'agir. C'est à noter, avoir ciré les pompes de Jupiter depuis cinq ans, les chaines d’info feuilleton se retournent contre le leader jadis tant aimé, aujourd'hui en difficulté dans les sondages. Le débat fait rage chez les animateurs de buzz (jadis appelés journalistes) s’appuyant sur la parole sempiternellement alarmiste des experts en apocalypse : "Macron aurait-il fait une erreur de ne pas confiner en janvier ?" Même si le couvre-feu n'est qu'un confinement larvé, tout est mieux qu’un confinement dur. Accroché à l’annonce présidentielle alors que dans le même temps on lui reproche de concentrer tous les pouvoirs, une fois encore on s’étripe en bons français sur la taille et de la résistance de l’élastique qui nous maintient au-dessus du vide alors qu’on aurait dû collectivement commencer à construire le pont depuis un an déjà. 

Si Macron est plutôt bon sur le court terme, il reste une sombre burne libérale sur le long terme. Sa plus impardonnable erreur sur le COVID est la non-action en un an sur le problème majeur qui nous ramène systématiquement au point zéro : des hôpitaux saturés parce que gérés à minima depuis des années,  alors que la population prend trois mois d’espérance de vie chaque année, et ce nul n'a rien, RIEN, fait en un an. Les services de réanimation des hôpitaux sont chroniquement à saturation depuis des années, bien avant l'arrivée du COVID. Même au niveau comptable ces économies sont débiles : l’Etat a dépensé plus en achat de masques en un an que pour tous les hôpitaux en 5 ans. C'est cette gestion à l’économie aveugle qui nous a conduit "dans le mur", pas le virus. Ça s'appelle de la gestion à la petite semaine. Aucune vue à long terme. 

Mais si Macron est responsable, nous le sommes tous un peu aussi : nous avons validé ces politiques, nous continuons à nous étriper sur la taille et la vigueur des confinements alors que le problème n’est pas là et par-dessus le marché nous continuons à nous tester - et à faire tester nos enfants - tous les deux jours, renforçant les conditions de nos enfermements futurs. Enfin quand je dis "nous", je me suis autant fait tester en un an que de nombre de fois où j’ai voté Macron. 

Pour en revenir aux « spécialistes stars » de l’apocalypse (dont le diplôme principal est d’annoncer des contaminations en période de pandémie en espérant décrocher le poste de ministre de la santé dans le prochain gouvernement et de ne jamais, jamais, remettre en cause les coupes budgétaires dans la santé et le dezingage du personnel hospitalier), il va falloir songer à ne plus les écouter. Leur parole équivaut à celle de "la gôche de la raison" en télé-travail depuis Noirmourtier qui fait la morale sur Twitter au populo qui met mal son masque dans le métro : ils ne méritent que nos crachats contaminés. 

Rien de nouveau donc pour ce nouveau confinement d'avril, les pauvres et les jeunes continueront d’en prendre plein la gueule et le COVID de vivre sa vie. 



19 mars 2021

#confinement3 : le gouvernement des ratés

par

444e jour de l’an de merde 2020 en zone ecarlate-rouge-rouge de la république du Baltringuistan. Nous sommes officiellement en année 2 de la guerre contre une pandémie, mais c'en est déjà plus une, c'est  seulement un fiasco national sans fin. 

Sur le fond, ce psychodrame du COVID qui rend littéralement les Français fous durera tant que nous ne sommes pas en capacité d’accepter que vivre vieux tue et que, non, mourir après 80 ans n’est pas une anomalie. 

Sur la forme, l'exécutif nous offre désormais un remake quotidien de Videogag. Pris en étau entre une  pénurie - chronique - de lits de réanimation, une désapprobation populaire ultra-majoritaire au sujet d'un reconfinement strict (toutes tendances politiques confondues), un pays qui devient dingo, la moitié des Français qui n'ont plus peur du virus et une échéance électorale encore jouable pour lui, le conseiller clientèle en chef devait montrer qu'il agit mais sans trop en faire, et vice versa. Au terme d'un suspense d'info-feuilleton de vingt-quatre heures, il laisse donc le Grocastex accoucher en conférence de presse d'un salmigondis technocratico-existentiel-newage qu'il ne comprend pas lui-même, enrobant les contours d'une nouvelle usine à gaz de restrictions variables où la taille et la longueur de nos chaînes paraissent allégées (et le sont pour une bonne moitié des Français). 

Tandis que l'heure de couvre-feu est repoussée à 19h sur tout le territoire, nous allons subir en Ile de France et dans les Hauts-de-France  un troisième confinement inutile de 20 millions de français pour, - 0 surprise - une carence de lits de réanimation dans les hôpitaux. Zut alors. J’ai déjà entendu ça quelque part... Ah oui, il y a un an tout juste lorsque le conseiller clientèle en chef nous annonçait avec toute la pompe qu'on lui connaît  que « quoi qu’il en coute » nous combattrons cette pandémie, et que moi-même j’y ai naïvement cru. Je vous la refais : on bloque tout le monde, on continue de piétiner les générations, des pans entiers de l’économie et surtout la santé mentale d’un pays parce qu’il manque quelques lits de réanimation. Attention chaud devant, nous sommes dans des chiffres vertigineux : la grande république de France est à genoux quelques centaines de lits ! Le seul vrai problème est là. Le seul scandale aussi. C’était le même l’an passé, c’est totalement impardonnable 365 putains de jours plus tard. 

"Si la situation le nécessite, 12.000 lits de réanimation pourront être disponibles" déclarait le 27 aout 2020 en conférence de presse le ministre de la Santé le 27 aout 2020. A ce jour nous tournons toujours au mieux à la moitié de ce chiffre. Je vous invite à consulter ce tableau officiel, vous y verrez noir sur blanc la preuve des mensonges de nos dirigeants et du désengagement continu de l’Etat dans ce domaine depuis plusieurs années. Les taux d’occupation des lits de réanimation sont proches de 100% depuis des années et RIEN n’a été fait. Les élus bougent les dégâts restent. Ce pays a perdu 68172 lits d'hôpitaux en 15 ans. 

Même cause qu’en mars 2020, mêmes effets. Cette « crise du COVID » n’est pas la notre, c’est la leur. Le peuple a fait son boulot depuis un an, pas eux. Ils sont responsables. Le seul problème c'est leur incompétence et leurs mensonges, leur seule variable d'ajustement : nos libertés. Depuis un an ces DRH à la petite semaine n'ont pas ouvert le moindre lit d'hôpital, ont continué à en supprimer et tentent de camoufler leur carnage en se raccrochent aveuglement à une vaccination salvatrice qui tient toujours à ce jour du domaine du flou scientifique et de la croyance collective à base de "Oh super je vais pouvoir enfin partir en vacances".

Le #confinement3 est un aménagement cosmétique du #confinement2 en cours sous un autre nom depuis cinq mois, une farce à laquelle nous contribuons quotidiennement en continuant à nous faire tester pour un oui ou un non. Quand on comment à ne même plus pouvoir conter clairement les jours de privation de liberté, ni même numéroter précisément les périodes de confinement, alors qu'on peut vous sortir en temps réel les stats les plus détaillées sur le nombre quotidien de tests positifs, c'est que le pays a un putain de problème de management et que ses citoyens ont largement dépassé le stade du burn-out. Le débat est donc plié comme l'est cette offensive merdeuse surmediatisée - énième démonstration dans le fond et la forme de la nullité crasse de nos gouvernants. Plus personne n’y croit pas même nos gouvernants et encore moins notre conseiller clientèle en chef, bonimenteur de compétition qui reconnaissons-le à la faculté de ne pas connaître la honte, un atout non négligeable en politique. 

Macron sauve donc la face provisoirement et tente de garder le beau rôle en déléguant les annonces aux sous-fifres. Un confinement strict n'aurait pas été respecté et il le sait. La version proposée n'a  sanitairement ni queue ni tête (autorisant les voyages dans un sens et dans l'autre, laissant ouvertes les écoles et toujours sans aucune obligation de télé-travail) et n'aura même pas lieu d'être. Il n’y a bien que les teubés déjà en état de mort cérébrale se gavant de BFM en intra-veineuse pour encore y croire. Même les confinistes qu'on croyait requinqués sont désabusés. 

Macron fait donc le service minimum pour montrer qu’il agit en tentant de trouver un équilibre entre les deux raisons de le détester depuis un an et qui peuvent lui couter son poste en 2022 : 

A sa gauche : ceux qui le détesteront pour ne pas avoir confiner plus tôt et radicalement. 

A sa droite : ceux qui le détesteront pour avoir gentiment installé une "dictature sanitaire", le terme est abusif mais l'idée est bien là. 

Au milieu ceux qui, comme moi, le détesteront pour ne pas avoir fait le boulot en temps voulu en nous prenant pour des demeurés qui plus est. Merci les gars de nous autoriser à respirer pour vivre, nous n'y aurions pas pensé tout seul. Allez plutôt nettoyer la merde causée par vos réformes, vos serrages budgétaires à la con, vos décisions pleine de morgue contre le peuple. Vous ne méritez que nos mépris et un licenciement sec pour faute grave et répétée. 



9 février 2021

Du génie français en période de pandémie

par

406e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge de la république du Baltringuistan. Répit relatif sur le front de la lutte anti COVID malgré les tentatives de reboot anglais, sud-africain et brésilien. Avec son pari surprise du non-reconfinement on doit reconnaître à notre conseiller clientèle en chef d'avoir - presque - relégué le virus chinois au rayon faits-divers. Les experts-confinistes vexés de ne plus être suivis à la lettre se radicalisent et annoncent que nous sommes "au bord du précipice". Soit. Qu'ils sautent les premiers alors. En attendant, l’opinion s'habitue aux 400 morts quotidien du quotidien. 

Macron réussit aussi l'exploit infiniment plus sournois de nous habituer au couvre-feu permanent à 18 heures sans aucune perspective de sortie claire. Et le plus beau dans la carambouille, le couvre-feu passe désormais pour un gain de liberté. Glissement sémantique assumé ce matin par Olivier Variant qui considère "possible qu'on ne soit jamais reconfinés", et pour cause les gueux : nous sommes déjà confinés. Avec son interdiction de tout sauf d'aller travailler, le couvre-feu national à 18h 'est un confinement (dilué à la sauce MEDEF c'est tout). Certes, les signes évidents de craquements psychologiques s'accumulent dans tous les milieux et classes d'âge. Mais il en va des privations de liberté comme des programmes des chaines infos 100% DANGER COVID depuis un an : si on ne conteste pas, il y a un risque non-négligeable qu'on s'y fasse. 

Nous entrons donc dans la seconde année de gestion du virus par nos zélites et la presse commence à accumuler quelques petites perles de notre gestion à la française. Dans Les echos et l'opinion, on apprend que "La France a dépensé autant à l’étranger en achats de masques en un an que sur son territoire pour investir dans la santé sur cinq ans" avec, entre autres, plus de 5 milliards d'euros pour se fournir en masque... en Chine (dont nous dépendons à 84% dans le domaine, rien que ça). On félicitera les chinois pour le SAV performant du virus qu'ils nous ont refourgué.  

Côté vaccin, bien que je me perde un peu dans l'abondante offre des miracles en seringue qui ressemble de plus en plus à une vitrine de vendeur Amazon mais avec une logistique pourrie, je découvre qu'une start-up nantaise va fabriquer et distribuer son propre vaccin en priorité pour le Royaume-Uni "car ce sont bels et bien les Britanniques qui ont entièrement financé les essais cliniques de l'entreprise". Oui vous avez bien lu, alors qu'on nous fait miroiter une sortie de crise par la seule vaccination massive dont l'échéance ne cesse d'être repoussée, La France va exporter des vaccins fabriqués sur son sol faute d'avoir soutenu l'entreprise qui les développe. Paye ta start-up nation ! 

Santé, stratégie, protectionnisme, investissement... Ce pays est géré par des as. Comme je l'ai souvent écrit ici, le problème est moins le virus que la gestion hiératique du virus dont je rappelle le principe parfaitement rodé depuis un an : 

1. Des politiques incompétents et terrorisés,

2 . Des experts corrompus,

3. Des médias qui feuilletonnent.

Les médias donnent une large tribune aux corrompus qui conditionnent l'opinion et en retour les décisions des incompétents, décisions qui ré-enclenchent un nouveau cycle médiatique avec les mêmes protagonistes. Voir l'infographie de pointe réalisée ci-dessous avec l'aide de notre département image de synthèse : 


Dans ce cycle auto-entretenu de la peur, toute personne de l'extérieur questionnant les causes du virus, son diagnostic, les traitements, les fondements économiques qui ont conduit à nos faiblesses structurelles, les mécaniques de décision ou les dégâts collatéraux entrainés par cette lutte à l'aveugle est étiqueté complotiste, ennemi de l'état voire censuré. 

Je suis mauvaise langue, il est un secteur où le génie français reste en pointe depuis le début de ce pataquès, notre spécificité, ze french touch de la french tech : la contravention. Entre les magasins de mon quartier qui se prennent des interdictions d'ouverture de quinze jours pour avoir dépassé de cinq minutes l'horaire du couvre-feu, ou encore ces contrôles policiers sur le périphérique qui provoquent les ralentissements entrainant les retards et la verbalisation, le pan pan cul cul administratif est un des rares domaines - avec celui de la paperasse absconse - dans lesquels la France aura oeuvré avec persistance depuis un an. 

Il va sans dire qu'avec les mêmes kadors aux commandes, les centaines de millions collectés dans ce cadre, bientôt les milliards, en contraventions ne seront JAMAIS réinvestis dans les service de santé. 

28 janvier 2021

En attendant le reredereconfinement

par

394e jour de l'an de merde 2020 en zone rouge-rouge écarlate de la République du Baltringuistan. 

En langage gouvernemental on ne dit pas « le couvre feu à 18h décrété par une élite déconnectée a favorisé la propagation du virus en concentrant les gens aux mêmes endroits au même moment », on dit : 

« L'efficacité du couvre-feu n'est pas suffisante ». (porte-parole du gouvernement 27.01.2021). Et la presse autorisée reprend en coeur. 

Jamais, et pourtant il y a eu du niveau, la ligne du pouvoir pour "combattre l'épidémie de COVID-19" n'a été aussi peu claire à suivre que ces derniers jours. Le plus sain est peut-être donc de ne plus la suivre. Il est possible que nous entrions prochainement dans une nouvelle teinte de restrictions de libertés pour lutter contre el famoso "variant anglais", prélude aux variants à venir brésilien, clermontois et des numéros pairs de la rue d'Aboukir. Le staff com' des inutiles cherche pour l'instant comment l'appeler pour que ça passe le moins durement possible dans l'opinion qui commence à montrer des signes, logiques et excusables, de pétage de plombs.

Sans entrer dans la polémique vaccinale et évoquer le fait que le "variant anglais" vient d'un pays qui a massivement vacciné, on apprend désormais que "En Angleterre, ils n’arrivent pas à s’en sortir, car le variant anglais résiste au confinement" (France Info) et que l’Espagne « n’a plus les moyens de confiner ».  

On résume  : tout ce qui est engagé depuis un an par nos "experts" et gouvernants pour lutter contre ce virus :

1. arrive trop tard,

2. ne sert à rien,

3. aggrave les choses.

...et mon interrogation depuis 10 mois si vous me lisez : On arrête quand les conneries ? 

Visiblement pas tout de suite, j’en suis étonné. Je dois avouer que je commencer à me lasser de faire le même article depuis l’été. Certes les lignes ont bougé, de moins en moins de monde est dupe, et je me retrouve à relayer des propos de BHL, à être d’accord avec Gaspard Koenig et à soutenir un restaurateur niçois qui ouvre sans autorisation son établissement. Je crois que ces évènements auront réveillé chez moi le concept le plus important de tous, la liberté, et que ce concept simple, non négociable, écrase les clivages politiques conventionnels. 

Je n’accepte plus de voir sombrer la majorité des gens, à commencer par les jeunes, pour sauver une poignée d’octogénaires. J’ai bien conscience de ce que j’écris, et ce n’est pas parce que je serais statistiquement « plus à l’abri » (le risque est minime il est vrai, mais il existe). J’en ai discuté avec des personnes bien plus âgées que moi et qui sont sur la même ligne (qu’elles soient pour le vaccin, ou plus réticentes). Pour la petite histoire, une personne de mon entourage  (bientôt 80 ans) était ravie du dernier enterrement d’un ami (non-COVID). Ce décès, était l'occasion de sa première sortie "sociale" depuis six mois. Elle a pu faire la fête entre vieux après l'enterrement dans un hôtel qui leur a, en contrebande, ouvert une salle toute la soirée en plein couvre-feu. Voilà ou en est. On en vient à espérer des enterrements, juste pour avoir une activité sociale. 

Que ce soit pour le virus chinois ou le besoin humain de contact, la nature est plus forte que nos gouvernants. Il y a un risque à vivre. J’ai assez donné et je ne vois honnêtement pas ce que je peux faire de plus. Et encore, je suis dans une situation confortable, qui me permettrait de me satisfaire encore un peu d'un confinement relativement cosy. 

Les supporters acharnés du confinement se placent dans le camp auto proclamé du « progrès », les sondages montrent d'ailleurs qu'ils sont plutôt jeunes et à gauche. Ils me rappellent ces apologistes des réformes qui, après les échecs répétés des réformes, t’expliquent que si ça n’a pas marché c’est que, justement, on n'a pas assez réformé. Leur aveuglement fanatique à croire que la potion magique du vaccin va nous sortir de l'impasse en un coup de seringue est aussi fou que le délire des anti-vax qu'ils fustigent. 

A mesure que le socle vieillissant de centre-droit est de plus en plus mécontent de son action, aussi bien pour la vaccination que pour les confinements à répétition, le conseiller clientèle en chef (que je sais paradoxalement plutôt de mon avis) craint pour sa réélection s'il cède encore aux sirènes scientifiques des "progressistes radicalisés" qu'on voit plus souvent sur les plateaux télés que dans les hôpitaux. Il s'est piégé lui-même en sombrant dans la logique du temps court. Suivre l'info-feuilleton n'est pas une stratégie politique et sanitaire viable. Qu'il se rassure, l'opposition étant atomisée, et le désir de gauche (qui n'a réellement pas brillé dans toutes ses teintes depuis un an) étant proche du néant dans ce pays, il a encore de la marge pour nous glisser quelques mesures aussi liberticides que contre-productives. Etant acquis que tout ceci se finira économiquement sur un scénario à la Grecque de précarisation généralisée et d'endettement massif sur quelques générations (alors que notre opérette tragi-comique de guerre contre le COVID sera un lointain souvenir proche de la légende urbaine). 

Vous ai-je déjà dit que, depuis le départ de cette hystérie du Covid, je ne peux m’empêcher de voir des similitudes avec le Zombie de George Romero réalisé en 1978  ? Notamment le scène d’introduction où des « experts » s’engueulent sur un plateau télé sur la façon la plus « éthique » d'exterminer les zombies alors que ceux-là sont à la porte du studio, prêt à leur dévorer la cervelle ? SPOILER : malgré l’agitation et les certitudes, tout le monde (ou presque) meurt, et le plus grand danger pour les rares biens portants - pardon, "asymptomatiques" - n’est au final pas le virus mais bien l’homme. 

Bref, pour user des litotes dont ce pouvoir est pour le coup expert, je ne dis pas qu'au troisième confinement « je vais désobéir »,  je dis juste que « avec tout ce que je n’ai pas dépensé en 2020, j’ai provisionné un budget contraventions assez conséquent pour 2021 ». 

Sur le même sujet (encore) : COVID ou la guerre parfaite contre le peuple - L'effet apeuré


22 janvier 2021

"Covid" ou la guerre parfaite contre le peuple

par

389e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge de la République du Baltringuistan. Toujours pas de signe de COVID sur mon petit organisme, en revanche des signes de plus en plus perceptibles de misère morale et économique partout autour dans la ville.

Je relisais ce que j'écrivais l'an passé sur ce qui allait arriver par la suite et à quelques points près, j'ai malheureusement raison : 

- On n’en sort objectivement pas, 

- il ne faut pas compter en mois mais en années, 

- le confinement n’a d’autre perspective qu'un autre confinement, 

- la propagande de la peur fonctionne toujours,

- plus on s'enfoncera dans l'absurde, plus il sera nous difficile de reconnaitre l'absurdité de la situation,

- le politique se planque derrière la parole scientifique et les scientifiques des plateaux télés on a l’évidence un agenda personnel plus politique que sanitaire, 

- le débat médiatique se réduit à l'axe autoproclamé du bien (vive les vaccins miracles, les ausweiss sanitaires, les restrictions de liberté, la censure et les passeports vaccinaux) contre celui du mal (tous ces efforts non seulement ne servent à rien mais aggravent tout). 

Résumons ce mois je janvier sur le front sanitaire :

1 / Médias du feuilleton et gouvernement de la peur nous avait promis la fin du monde pour deux semaines après les fêtes à cause de nos comportements d'irresponsables ? Deux semaines après, Pas grand-chose. Même la rave party de Lieuron aura fait moins de dégâts que le diner de cons du conseiller clientèle en chef durant le précédent couvre-feu mais, à la différence de la sauterie élyséenne payée avec votre argent, l'organisateur de la rave est toujours en prison. 

2 /  Médias du feuilleton et gouvernement de la peur  nous ont fait complexer sur notre intolérable retard de vaccination, Deux semaines après les choses sont déjà plus un peu plus compliquées. Combien de doses ? Quand ? A quel âge ? Combien de fois ? Et quel vaccin exactement ? Et est-ce que tu as le bon coupon administratif en trois exemplaires ? Et puis bon est-ce que ça tuerait quand même pas un peu les vieux ?  Le machin apparait peu à peu pour ce qu'il est : un espoir qui rassure tout le monde à très court terme et permettrait de sortir provisoirement la tête haute, les mains propres et la conscience tranquille de ce merdier. Sauf que, il y a beaucoup trop de "sauf que".

Depuis un an nous ne sommes sûrs de rien, si ce n'est de notre peur. Le virus ne veut rien, il croit et s'adapte c'est tout. Les désordres, les malheurs ne viennent que des conséquences des gestions locales de ce virus. Capturés dans l’info feuilleton et les contraintes quotidiennes qui coupent la vision longue on devine encore mal la noirceur du scénario de fond de ce qui n'est pas "une crise du covid" mais bien une guerre contre les peuples. 

C'est bien la seule ligne qui se dessine en une année de gestion politique du virus : 
- l'exigence toujours plus forte de soumission envers les classes populaires/moyennes
- la destruction délibérée et décomplexée de l'économie intermédiaire, des artisans, de la culture, des petits commerces, des "sans dents" et "sans réseaux".  

Il apparait de plus en plus clairement que si nos gouvernants mènent une guerre, elle est d'abord contre nous. Le combat contre l'économie intermédiaire, les classes populaires/moyennes est depuis un an la seule offensive menée avec cohérence et détermination, et il faut l'avouer avec un certain succès, par notre conseiller clientèle en chef (et les autres gouvernants occidentaux). Tout doit disparaitre. 
Il ne faut désormais plus se faire d'illusions. Quelle que soit la suite des événements, des secteurs entiers de l'économie jugés "non essentiels" ne se relèveront jamais. Les salariés, encore relativement protégés, seront dans la prochaine charrette. Ce qui compte dans la guerre c'est l'après-guerre et son champ de ruines. Quand le peuple endetté sur dix générations est dans une situation exsangue, que les commerces ont déposé le bilan, que les secteurs sont décimés, tout est optimisé pour une main basse à bon marché sur la reconstruction avec une main d'oeuvre corvéable à merci. Et ce n'est pas être complotiste que de le dire, m'ame Chabot. Un complotiste a une thèse, moi je n'en ai aucune, je constate juste.  Qui sont les gagnants et les perdants jusqu'à présent dans ce pataquès du Covid ? Les mêmes qu'avant en bien pire. C'est une véritable aubaine ce Covid. Le néolibéralisme est comme le virus chinois, il s'adapte à toutes les situations et surfe sur les vagues opportunes jusqu'a assèchement des océans. Non le "Covid" n'est pas "une crise", mais une nouvelle étape dans la guerre mondiale contre les peuples, sans arme. Pas besoin, nous sommes terrorisés. 

Alors amusons-nous encore un peu à réclamer avec nos petits poings "un confinement dur plutôt qu’un couvre-feu pour enfin s'en sortir", horrible preuve que nous nous débattons désormais dans le seul périmètre sémantique qu'ils ont défini pour nous. Il y a une autre piste depuis le départ, elle s’appelle : s’en foutre et vivre. Mais elle ne fait pas vendre. 

Mais ne soyons pas si pessimistes, un espoir se dessine. Bientôt avec les sauf-conduits ad-hoc, l'hyper-classe  aura le droit de bien s’alimenter, de voyager et de se divertir.  Tandis que les chinois reviendront visiter chez nous visiter des musées exclusivement ouverts pour eux, pour les plus chanceux assignés à résidence avec nos deux masques sur la gueule, on se consolera avec de belles séries captivantes sur Netflix

Il y a une promo ce mois-ci, un mois offert, une vie achetée.

15 janvier 2021

L'effet apeuré

par
380e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge. En rentrant du travail à 19h29... 

- Alors chéri quoi de neuf ? 
- La routine. Il parait que le gros Castex est fier de lui et qu'il vient encore de générer une usine à gaz qui va lui péter à la gueule dans 6 jours. 

L’angoisse étant inversement proportionnelle au temps passé devant les écrans, je les boycotte depuis plusieurs semaines. La vie est trop courte pour la passer apeuré par les conjectures contradictoires sur des taux d'incidence sur sept jours des contamination au virus chinois ou à s’énerver contre les flatulences stratégiques d’un pouvoir à l'agonie qui ne peut se résoudre à accepter son impuissance dans ce domaine et persiste à reproduire les mêmes erreurs en s’attendant à obtenir un résultat différent.

Après un an de guerre contre le virus, "j'apprends" sur Twitter que le gouvernement étend un couvre-feu à 18h sur tout le territoire. X-ième mesure absurde, probablement contre-productive et qui, à part emmerder les gens qui sont dans la vie réelle, ne changera pas grand-chose à la logique d’un virus qui est 1 / de se propager 2 / d'innover dans sa propagation quand on veut le contrer. 

Mon #DryJanuary d'info-feuilleton télévisé est très instructif. Cet éloignement doit se prolonger d'une diète numérique. L'hystérie véhiculée à la télé est reproduite à l’identique sur les réseaux sociaux (qui par ailleurs, à force d'algorithmes sélectifs et de censure plus ou moins déguisée de la pensée divergente, ressemblent de plus en plus à une matinale interminable de France Inter). Un an de gesticulation gouvernementale de la peur et mon mur Facebook s'est transformé en camés du confinement. C'est à qui le réclame encore un troisième encore plus gros, plus dur et toujours plus tôt. Certains sont encore plus flippants et hystériques que les experts de plateau télé. C’est encore pire sur Twitter où une recherche sur l’occurence « confinement » donne 3 tweets sur 4 appelant à plus de restrictions de libertés. Patience : les confinements ça marche tellement bien qu'il y en a de plus en plus souvent. 

J’attribue en très grande partie notre hystérie collective autour du virus chinois à l'influence de l’info-feuilleton dans nos vies et celles de nos dirigeants (on apprenait récemment que Macron passait une bonne partie de son temps à l'Elysée, "hypnotisé" devant BFM, ce qui explique mieux certaines de ces décisions). Mais c'est oublié que les chaines d’info-feuilleton cultivent depuis des années un complexe vis à vis du flux des réseaux sociaux. Les premières comme les seconds se disputent le marché de l'attention pour faire monter les enchères des espaces publicitaires qu’ils nous déversent sur la gueule. Et le feuilleton du virus, c’est la martingale. Une peur sans fin avec des pubs au milieu. A moins d'une catastrophe encore plus grande qui expédie ce mauvais feuilleton aux oubliettes, le serpent va encore se mordre la queue un bon moment. La question qui se pose avec le virus chinois et ses variants marketing n’est pas "va-t-on s’en sortir ?" (SPOILER : OUI) mais peut-on encore vivre sans devenir dingue dans un environnement d’information continue où l’on est sommé d’avoir une opinion tranchée et radicale immédiate, une solution sur tout et tout de suite, le tout dans un contexte de restriction de libertés en large partie générée par cet environnement ? 

L'autre jour on me qualifiait de "négationniste" sur Facebook pour avoir relayé les chiffres officiels des hospitalisations et de la mortalité en France qui n’étaient pas « si » catastrophiques qu’on pourrait le croire au travers de ce remake média quotidien d’Armageddon avec Macron l'androïde dans le rôle de la table basse de Bruce Willis et le gros Castex dans celui de la doublure cascade de Bourvil. Le confinement était au départ présenté par le gouvernement comme une mesure de dernier recours - la preuve de son échec à traiter les désastreuses conséquences des coupes budgétaires dans le secteur de la santé -, le confinement est désormais considéré par beaucoup comme un dispositif de prévoyance - la condition de la réussite pour combattre le virus -. Avant on confinait pour désengorger les hôpitaux, aujourd’hui et alors que les hôpitaux sont loins d'être saturés, le peuple veut confiner pour "être libre plus vite" (alors que dans les faits, le confinement ralentissant le contamination il ne fait que rallonger d'autant la séquence jusqu'au prochain confinement). Joli tour de passe passe idéologique auto-infligé sur fond d’hyper consommation d’"information" ou plutôt de menace rabâchée sur un ton infantilisant en mode "on va tous mourrir". Non seulement on va survivre, on survit tous déjà très largement, mais pour la plupart on ne se rendra même pas compte des effets du virus chinois sur notre santé. 

En attendant que le gouvernement écrase encore une fois une mouche dans un magasin de porcelaines avec le 33 tonnes d’un énième confinement, décrochons des marchands de peur. Comme pourrait dire Coluche : la peur, il suffirait que les gens arrête de l'acheter pour qu'elle ne se vende plus. Je ne sais pas si on vivra plus vieux, mais je garantis qu'on vivra mieux. 




31 décembre 2020

Alors 2020 c'était bien ?

par

366e jour de l'an 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. A quelques heures de la dinde Picard en solitaire devant le bêtisier d'NRJ12 pour les gueux à miasmes, c'est l'heure du bilan et des perspectives. 

Quelles que soient nos oppositions, nous nous accorderons tous et toutes pour convenir que c’était une belle année de merde.  Riches et pauvres, jeunes ou moins jeunes, nous avons tous vécu au rythme de la carotte et du bâton sur le chemin d'une interminable dinguerie sanitaire. Pourtant, à bien y regarder, si ce n'était pour l'hystérie générée par les chaines d'info-feuilleton, les errements des gouvernements aux abois dont la seule stratégie est de regarder comme nous, les chaines d'info feuilleton pour nous imposer des confinements à répétition, je ne me serais même pas aperçu de l'existence de ce virus en un an. Mais bon, dur de lutter contre une religion dominante. Le Covid : punition pour un un occident âgé et trop sûr de lui, qui crève d'abord d'avoir trop vieilli et de s'être abandonné à des politiques d'austérité dans le secteur de la santé (pas assez rentable alors selon ceux qui nous privent de liberté aujourd'hui pour réparer leurs dégâts). 2020 aura également confirmé la domination planétaire et la totale impunité de la Chine à laquelle l'occident s'est livré pieds et poings liés en fermant bien sa gueule.

Bilan français : La nouveauté de l'année, c’est la houellebcquisation accélérée au pays du coq. En attendant de se faire racheter nos restos en faillite par MacDo, Starbucks et Amazon (j'attends le moment où ils vont purement et simplement remplacer la Poste avec des officines physiques en ville), nous marchons masqués, résignés, apeurés, fatigués. Je n’ai aucun souvenir d’avoir vu sombrer autant de gens. Un ami me demandait sur sa page Facebook nos "recettes" pour survivre mentalement face aux confinements répétés, à l’isolement et au manque de perspectives. Je lui répondais être entouré de ceux qu’on aime, créer et rire de tout cela (à condition de ne pas se laisser happer par les chaines d'info-feuilleton, cette hystérie est authentiquement risible). Tout ceci à condition de ne pas être pas trop impacté financièrement et de ne pas subir son environnement de vie. Là c'est l'angle de mort béant de la politique sanitaire du Baltringuistan. 

Bilan  quotidien :  Le télé-travail s'impose enfin là où il est possible, et c'est mon cas, sans que cela ne change rien à rien (voilà qui devrait faire baisser le prix du m2 des bureaux sur Paris). Je n'ai pas pris les transports en commun depuis près d'un an. Je ne suis pas allé au cinéma depuis aussi longtemps et ironie c'était pour voir à la cinémathèque un vieux film de John Ford "Frontière chinoise" où il est question d'un virus venu d'Asie qui décime un à un les occupants d'un ranch assiégé et s'achève sur le suicide par empoisonnement de l'héroïne principale. Au quotidien, je ne vois plus mes amis depuis des mois. Mon univers s'est réduit à quatre personnes, soit deux de plus qu'en 2019. Chaque instant devient important, un luxe, un bonheur et à titre purement intime je garderai finalement un très bon souvenir de 2020. 

Bilan de santé : J’ai traversé 2020 avec une bonne forme insolente tandis que les figures de mon enfance mourraient les unes après les autres (aucune du Covid) au cinéma comme dans ma vie personnelle. Mon père et mon parrain, les frères ennemis entre lesquels ma vie balançait se seront finalement retrouvés ex-aequo à quelques semaines près sur la ligne d'arrivée. Toutes ces vies sont comme les fenêtres de mon appartement quand je regarde de loin les immeubles de mon quartier lors de mes promenades réglementaires : anonymes, perdues dans la masse, et pourtant elles constituent les balises de mon univers. C’était aussi une année de maturité pour mes filles qui se sont aiguisées, responsabilisées, affirmées. La force des enfants en général est bien ma seule raison d'avoir de l'optimisme pour les années à venir. Quelque chose me dit qu'ils vont nous enterrer.

Bilan économique : Comme redouté aux premières heures de ce délire collectif, les décisions politiques ont des effets bien pire que ce virus sur l'économie et la société. Les séquelles sur la société seront bien plus graves que nos dizaines de milliers de morts du quatrième âge. Dans certains secteurs les dégâts sont en passe d'être irréversibles. Si l'on m'avait dit un jour que je verrai peut-être un jour la fin du cinéma tel que je le connaissais...  Cette crise n'en est pas une. Une crise est un épisode, nous sommes ici dans une série à plusieurs saisons. C'est un déclin, pour 2021 et au-delà. Une fin d'empire, la capitulation. On peut encore tenter de s'accrocher au monde d'avant, il est fini. Nous sombrons tous économiquement, chacun à notre vitesse, tombant chacun de plus ou moins haut, mais nous tombons tous. D'où l'intérêt de developper chacun à son échelle son alternative. C'est la bonne nouvelle de 2020, nous forcer à sortir des rails avant peut-être de nous contraindre à désobéir pour survivre. 

Bilan littéraire : Avec tout ce malheur c’est fort logiquement une bonne année. J’ai repris le blog et j’ai surtout bien plus écris pour moi cette année que les huit dernières, j’y ai retrouvé un certain plaisir et j'ai peut-être même deux ou trois trucs sous le coude pour l'année à venir. 

Bilan politique : Cette année aura vaguement été égayée par l'explosion du macronisme. La secte est en miettes mais le starteupeur de l'attestation dérogatoire de déplacement et des numéros verts reste malheureusement incontournable même si sa parole a désormais le même poids qu'une prévision météo de Paco Rabanne. La concurrence est éparpillée, planquée derrière l’espoir d’une fin de virus qui lui permettrait de se réaligner sur les vieux débats. Les pronostics des uns et des autres sur la présidentielle de 2022 sont pour le moment sans fondement tant le terrain est boueux et mouvant, avec aucune force saillante et une confiance dans la parole politique proche du néant. Tout ce que je pouvais prévoir en début d'année s'effondre. Tout peut encore arriver, tout va arriver et les barrages prennent l'eau de tous les cotés. On peut désormais gagner une présidentielle avec 17% au premier tour. Ça devrait aiguiser les appétits des "acteurs économiques influents" qui n'auront jamais eu aussi belle opportunité de mettre littéralement la main sur un pays à privatiser jusqu'au trognon. 

Bilan épidémique : Là c'est la franche rigolade. On en est littéralement au point "moins que zéro". Toute l’Europe reconfine à commencer par l’Angleterre dont les autorités, splendeurs du libéralisme autoritaire, ont réussi l’exploit de faire acheter en masse leurs cadeaux de noël aux anglais lors du black-friday pour leur empêcher à la dernière minute de se les offrir. Comme prévu par tous sauf par les experts autorisés, le virus mute et la potion magique survendue par les chaines d'info feuilleton il y encore trois semaines devient suspecte à peine lancée. Avec l'open bar donné à la parole "scientifique" et la peopolisation de l'expertise, 2021 promet d’être aussi irrésistiblement absurde que 2020. J'ai brièvement regardé une chaine d'info feuilleton la semaine dernière (c'est le secteur du spectacle encore en activité). On y voyait un parterre d'épidémiologistes et d'urgentistes (visiblement pas surmenés) papotant sérieusement de l'apport cinématographique de la carrière de Claude Brasseur dans la France post soixante huitarde. Bref, plus que jamais  : mangez équilibré,  prenez des vitamines et éteignez votre télé.  

Bilan des libertés : Nos dirigeants impuissants ont pris goût à l'autorité bête et méchante. Ils nous confinent désormais comme ils leur prend l'envie de péter. Ce sera toujours plus simple de brimer le quidam que de demander des comptes aux chinois pour cette merde mondiale. Une méchante grippe et la parole sainte du scientifique leur ont servi sur un plateau (télé) notre soumission la plus complète. Du haut de nos certitudes et de nos cynismes érudits, nous avons gobé la religion du virus avec une facilité déconcertante, moi le premier. Ils ne se cachent même plus pour rédiger des projets de loi obligeant les 99,9% de la population en bonne santé à se faire vacciner. Nous ne sortions pas en douceur de ce cycle de la peur.  Tout ceci finira comme ça a commencé : par la contagion. La contagion du ras-le-bol. Je ne peux dire quand, je ne peux dire à partir de quel pays, mais c'est inévitable. On s'en rapproche. Bien ruinés et affamés, quand on sera sorti de la croyance, d'ici quelques confinements on devrait collectivement en venir aux mains. 

Alors que retenir de l'humanité en 2020 ? Qu'elle aime bien se faire peur. Pour le reste de 2020, il n'y a plus de réalité et pas de vérité. Chacun a la sienne et ainsi soit-il pour 2021. 

D'ici là, comme l'écrivait Desproges, vivons heureux en attendant la mort et comme le chantait François Valery dans ces années 80 que je détestais tant et qui paraissent maintenant un paradis perdu : Aimons-nous vivants !  L'air m'a trotté dans la tête toue l'année : chacun sa peine. 

Au plaisir de vous retrouver au pays des libertés, des secteurs non-essentiels, du rire autorisé et des hôpitaux enfin construits en nombre. En vous souhaitant, entre deux couvre-feux, pour vous et vos proches beaucoup de douceur et d'air pur pour la suite.





11 décembre 2020

#confinement2 jour42 : bonne année 2021 de déreconfinement !

par

346e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Toujours aucun signe de Covid. A vrai dire, pas un pépin de santé de l'année 2020. Pas de toux, pas de test. Rien. Je ne me suis jamais senti aussi loin de mes semblables. Dans tous les sens du terme. Mais bon, il n'est pas ici question de ma petite personne mais du gros Castex qui a fait, tout fier, son caca de presse hebdomadaire pour nous annoncer, après ce second confinement allégé un déconfinement resserré. Fin de confinement, mais couvre-feu à 20h sauf le soir du 24 décembre. 

Comme prévu après les bars et les restaurants le monde de la culture - de toutes les façons qui ne votera plus Macron - est sacrifié sur l'autel du portenwak gouvernemental. Comme prévu rien n'est pensé pour la jeunesse  - de toutes les façons qui ne votera plus Macron -, comme prévu peu de cas est fait des conséquences psychiques, physiques, sociales et économiques de ces errements stratégiques totalement vains puisque alternativement trop forts, pas assez forts, et surtout constamment en retard. Comme prévu, la question des hôpitaux n'est pas abordée, on continuera tranquillement à les détruire ainsi que le système de santé, et l'on continuera que c'est de votre faute, que vous n'êtes pas responsables et que surtout il vous faut avoir peur de respirer. Apparement ça marche. 

A vrai dire, avec cet énième contreproductif pataquès dans le cadre de la lutte contre le Covid infini. on ne pouvait pas finir l'année sur une note aussi juste. 

Nous allons bientôt avoir fait le tour du calendrier Covid et nous en sommes au point zéro : le pays est bloqué non pas à cause du virus, mais bien à cause de notre déficience hospitalière dont la seule cause sont les restrictions budgétaires décidées par ceux qui restreignent chaque jour un peu plus nos libertés. Comme je le redoutais, à l'arrivée en 2021, les décisions politiques ont désormais des effets plus catastrophiques que le virus lui-même.  Chaque jour qui passe nous informe désormais sur la folie de nos gouvernants locaux s’abandonnant corps et âme à la science comme ils s’abandonnaient avant à l’Europe pour s’exonérer de toute responsabilité dans le désastre qu'ils n'ont su ni anticiper ni gérer. 

Des millions de précaires en devenir, des milliers de suicide, des destins broyés, des pathologies non soignées, un français sur cinq se déclarant déprimé… et les mêmes baltringues en place juste bons à (nous faire) générer des attestations de déplacement. Cette farce suicidaire pour une maladie au taux de mortalité infinitésimale, dont la moyenne d’âge des décès est supérieure à l’espérance de vie moyenne, et dont 90% des décas présentent une co-morbidité, dont on ne sait finalement toujours pas grand-chose mais dont on agite une potion magique certifiée par communiqués de presse comme seule sortie. La farce est telle que j'imagine aisément que d'ici quelques mois on s'apercevra qu'il sert - au mieux - à rien. Et ce sera reparti pour un nouveau chapitre du feuilleton.

Face a la houellebequisation généralisée de mes compatriotes, j’en viens à penser que la seule mesure sanitaire et consensuelle qui aurait le plus d’effets positifs immédiats sur notre santé à tous et toutes serait l’éradication de cette clique autocratique. Ils veulent que l'on fasse encore des sacrifices ? Il est certain qu'un petit écartelement de Castex en place publique pourrait détendre l'atmosphère et envoyer un signal d'espoir collectif en cette fin d'année bien morose. 

Sur ce je vous laisse et je vais stocker mes caisses de champagne pour le réveillon. On ne va pas se laisser abattre, ni par ce virus et encore moins par les cadors de la République du Baltringuistan. 




29 novembre 2020

#confinement2 jour 29 : qui a le pouvoir ?

par

Ça y est c’est la bamboche ! Du monde partout dans Paris, les guirlandes de noël pendent au dessus des rues aux trottoirs bondés de badauds à Tote bag qui papillonnent d'une échoppe réouverte à l'autre au gré des protocoles sanitaires et des jauges réduites. Le client est roi dans un rayon de vingt kilomètres autour de chez lui. Après un mois de fermeture forcée, les commerçants les accueillent comme s'ils étaient les princes fortunés de quelques contrées d'Arabie. C'est l'heure du déconfinement pour consommer. "Grâce au confinement", les français ont épargné 100 milliards d’eurosLa consommation des ménages représente habituellement 55% du PIB français. Autant dire qu'en cette fin d'année, le peuple a le pouvoir économique du pays entre les mains. C'est plus que jamais le moment de consommer intelligent -> local et en cash. 

Place de la République à Paris, comme partout en France, les indignés de tous horizons se rassemblent contre le projet de loi de sécurité globale (adoptée en première lecture au parlement) et son fameux article 24 modifiant la loi de 1881 sur la liberté de la presse. L'article prévoit un an de prison et 45 000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".  

Cet article est la pièce à conviction supplémentaire du dépassement total du pouvoir face à son époque. Déjà, il ne tient pas la route : 

Flous sémantique et juridique : Il ne serait pas interdit de filmer, mais de diffuser avec une intention malveillante. Qui juge d’une intention malveillante ? Admettons que cette loi passe, je ne lui donne pas une manifestation pour conduire à 50 procès tant elle est mal ficelée et ouverte à toutes les interprétations. D'autant que la police n'a pas attendu l'article en question pour se conforter dans un sentiment d'impunité qui lui autorise déjà de molester les journalistes, les citoyens à smart-phone ou toute autre gueule qui ne lui revient pas dans les manifestations. 

Flou contreproductif : Loi bourrine mal ficelée par incompétents paniqués, dépassés par la technologie, elle permet de réunir les oppositions contre elle (sauf le RN) et ouvre la voie à un effet Streisand. Je ne donne pas deux semaines pour qu'une application gratuite pour smartphone permette à chaque videaste d’instantanément transformer la tête d'un policier entrain de matraquer un manifestant, en SS ou en chaton mignon. La représentation graphique de la censure sur les vidéos de violence serait encore plus désastreuse pour l'image de la police dans son ensemble. De la contrainte naît la création, si la loi passait je suis prêt à parier que la police se reprendrait dans les dents un effet boomerang artistique et symbolique qu’elle est loin d’anticiper.

Flou inutile : Cacher quoi exactement ? Les policiers encadrant les manifestations sont désormais masqués de la tête au pied, sous une carapace de protection digne d'un film de Marvel et un casque à visière. Ils cachent déjà bien souvent leur numéro d’identification (ce qui est interdit). C'est donc bien une volonté du pouvoir d'encourager la police à faire régner l'ordre "quoi qu'il en coute" humainement. 

Au-delà de ces flous, cette loi et le contexte dans lequel elle survient (le passage a tabac filmé par une caméra de surveillance - puis un smartphone - d’un producteur de musique par 3 policiers (sous le regard impassible d’une vingtaine d’autres) est limpide : chacun voit ou devine que la Police de ce pays a quelque chose à se reprocher. Les violences policières sont légion depuis 2016 et le passage en force de la Loi Travail (sous François Hollande qui joue désormais les vierges effarouchées), le rythme s'est démultiplié sous le règne d'un Jupiter 1er (tétanisé) lors des mobilisations des Gilets Jaunes il y a déjà deux ans. Combien de morts, de visages délibérément défigurés au flashball, de gens volontairement humiliés par des forces dites de l'ordre ? 

Pour justifier de l’installation massive des caméras de surveillance et autres drones les syndicats policiers utilisaient la bonne réthorique moraliste : Vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés si vous n’aviez rien à vous reprocher, vous n'avez rien à craindre de la surveillance. 

On peut leur retourner l'argument aujourd'hui : Qu'avez-vous donc à cacher ? Y a-t-il de quoi avoir honte d'être policier en 2020 ? 

Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12 -  Jour 14 - Jour 15 - Jour 17 - Jour 26


Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59



Top Ad 728x90