11 juin 2021
18 avril 2021
1 avril 2021
19 mars 2021
444e jour de l’an de merde 2020 en zone ecarlate-rouge-rouge de la république du Baltringuistan. Nous sommes officiellement en année 2 de la guerre contre une pandémie, mais c'en est déjà plus une, c'est seulement un fiasco national sans fin.
Sur le fond, ce psychodrame du COVID qui rend littéralement les Français fous durera tant que nous ne sommes pas en capacité d’accepter que vivre vieux tue et que, non, mourir après 80 ans n’est pas une anomalie.
Sur la forme, l'exécutif nous offre désormais un remake quotidien de Videogag. Pris en étau entre une pénurie - chronique - de lits de réanimation, une désapprobation populaire ultra-majoritaire au sujet d'un reconfinement strict (toutes tendances politiques confondues), un pays qui devient dingo, la moitié des Français qui n'ont plus peur du virus et une échéance électorale encore jouable pour lui, le conseiller clientèle en chef devait montrer qu'il agit mais sans trop en faire, et vice versa. Au terme d'un suspense d'info-feuilleton de vingt-quatre heures, il laisse donc le Grocastex accoucher en conférence de presse d'un salmigondis technocratico-existentiel-newage qu'il ne comprend pas lui-même, enrobant les contours d'une nouvelle usine à gaz de restrictions variables où la taille et la longueur de nos chaînes paraissent allégées (et le sont pour une bonne moitié des Français).
Tandis que l'heure de couvre-feu est repoussée à 19h sur tout le territoire, nous allons subir en Ile de France et dans les Hauts-de-France un troisième confinement inutile de 20 millions de français pour, - 0 surprise - une carence de lits de réanimation dans les hôpitaux. Zut alors. J’ai déjà entendu ça quelque part... Ah oui, il y a un an tout juste lorsque le conseiller clientèle en chef nous annonçait avec toute la pompe qu'on lui connaît que « quoi qu’il en coute » nous combattrons cette pandémie, et que moi-même j’y ai naïvement cru. Je vous la refais : on bloque tout le monde, on continue de piétiner les générations, des pans entiers de l’économie et surtout la santé mentale d’un pays parce qu’il manque quelques lits de réanimation. Attention chaud devant, nous sommes dans des chiffres vertigineux : la grande république de France est à genoux quelques centaines de lits ! Le seul vrai problème est là. Le seul scandale aussi. C’était le même l’an passé, c’est totalement impardonnable 365 putains de jours plus tard.
"Si la situation le nécessite, 12.000 lits de réanimation pourront être disponibles" déclarait le 27 aout 2020 en conférence de presse le ministre de la Santé le 27 aout 2020. A ce jour nous tournons toujours au mieux à la moitié de ce chiffre. Je vous invite à consulter ce tableau officiel, vous y verrez noir sur blanc la preuve des mensonges de nos dirigeants et du désengagement continu de l’Etat dans ce domaine depuis plusieurs années. Les taux d’occupation des lits de réanimation sont proches de 100% depuis des années et RIEN n’a été fait. Les élus bougent les dégâts restent. Ce pays a perdu 68172 lits d'hôpitaux en 15 ans.
Même cause qu’en mars 2020, mêmes effets. Cette « crise du COVID » n’est pas la notre, c’est la leur. Le peuple a fait son boulot depuis un an, pas eux. Ils sont responsables. Le seul problème c'est leur incompétence et leurs mensonges, leur seule variable d'ajustement : nos libertés. Depuis un an ces DRH à la petite semaine n'ont pas ouvert le moindre lit d'hôpital, ont continué à en supprimer et tentent de camoufler leur carnage en se raccrochent aveuglement à une vaccination salvatrice qui tient toujours à ce jour du domaine du flou scientifique et de la croyance collective à base de "Oh super je vais pouvoir enfin partir en vacances".
Le #confinement3 est un aménagement cosmétique du #confinement2 en cours sous un autre nom depuis cinq mois, une farce à laquelle nous contribuons quotidiennement en continuant à nous faire tester pour un oui ou un non. Quand on comment à ne même plus pouvoir conter clairement les jours de privation de liberté, ni même numéroter précisément les périodes de confinement, alors qu'on peut vous sortir en temps réel les stats les plus détaillées sur le nombre quotidien de tests positifs, c'est que le pays a un putain de problème de management et que ses citoyens ont largement dépassé le stade du burn-out. Le débat est donc plié comme l'est cette offensive merdeuse surmediatisée - énième démonstration dans le fond et la forme de la nullité crasse de nos gouvernants. Plus personne n’y croit pas même nos gouvernants et encore moins notre conseiller clientèle en chef, bonimenteur de compétition qui reconnaissons-le à la faculté de ne pas connaître la honte, un atout non négligeable en politique.
Macron sauve donc la face provisoirement et tente de garder le beau rôle en déléguant les annonces aux sous-fifres. Un confinement strict n'aurait pas été respecté et il le sait. La version proposée n'a sanitairement ni queue ni tête (autorisant les voyages dans un sens et dans l'autre, laissant ouvertes les écoles et toujours sans aucune obligation de télé-travail) et n'aura même pas lieu d'être. Il n’y a bien que les teubés déjà en état de mort cérébrale se gavant de BFM en intra-veineuse pour encore y croire. Même les confinistes qu'on croyait requinqués sont désabusés.
Macron fait donc le service minimum pour montrer qu’il agit en tentant de trouver un équilibre entre les deux raisons de le détester depuis un an et qui peuvent lui couter son poste en 2022 :
A sa gauche : ceux qui le détesteront pour ne pas avoir confiner plus tôt et radicalement.
A sa droite : ceux qui le détesteront pour avoir gentiment installé une "dictature sanitaire", le terme est abusif mais l'idée est bien là.
Au milieu ceux qui, comme moi, le détesteront pour ne pas avoir fait le boulot en temps voulu en nous prenant pour des demeurés qui plus est. Merci les gars de nous autoriser à respirer pour vivre, nous n'y aurions pas pensé tout seul. Allez plutôt nettoyer la merde causée par vos réformes, vos serrages budgétaires à la con, vos décisions pleine de morgue contre le peuple. Vous ne méritez que nos mépris et un licenciement sec pour faute grave et répétée.
9 février 2021
406e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge de la république du Baltringuistan. Répit relatif sur le front de la lutte anti COVID malgré les tentatives de reboot anglais, sud-africain et brésilien. Avec son pari surprise du non-reconfinement on doit reconnaître à notre conseiller clientèle en chef d'avoir - presque - relégué le virus chinois au rayon faits-divers. Les experts-confinistes vexés de ne plus être suivis à la lettre se radicalisent et annoncent que nous sommes "au bord du précipice". Soit. Qu'ils sautent les premiers alors. En attendant, l’opinion s'habitue aux 400 morts quotidien du quotidien.
Macron réussit aussi l'exploit infiniment plus sournois de nous habituer au couvre-feu permanent à 18 heures sans aucune perspective de sortie claire. Et le plus beau dans la carambouille, le couvre-feu passe désormais pour un gain de liberté. Glissement sémantique assumé ce matin par Olivier Variant qui considère "possible qu'on ne soit jamais reconfinés", et pour cause les gueux : nous sommes déjà confinés. Avec son interdiction de tout sauf d'aller travailler, le couvre-feu national à 18h 'est un confinement (dilué à la sauce MEDEF c'est tout). Certes, les signes évidents de craquements psychologiques s'accumulent dans tous les milieux et classes d'âge. Mais il en va des privations de liberté comme des programmes des chaines infos 100% DANGER COVID depuis un an : si on ne conteste pas, il y a un risque non-négligeable qu'on s'y fasse.
Nous entrons donc dans la seconde année de gestion du virus par nos zélites et la presse commence à accumuler quelques petites perles de notre gestion à la française. Dans Les echos et l'opinion, on apprend que "La France a dépensé autant à l’étranger en achats de masques en un an que sur son territoire pour investir dans la santé sur cinq ans" avec, entre autres, plus de 5 milliards d'euros pour se fournir en masque... en Chine (dont nous dépendons à 84% dans le domaine, rien que ça). On félicitera les chinois pour le SAV performant du virus qu'ils nous ont refourgué.
Côté vaccin, bien que je me perde un peu dans l'abondante offre des miracles en seringue qui ressemble de plus en plus à une vitrine de vendeur Amazon mais avec une logistique pourrie, je découvre qu'une start-up nantaise va fabriquer et distribuer son propre vaccin en priorité pour le Royaume-Uni "car ce sont bels et bien les Britanniques qui ont entièrement financé les essais cliniques de l'entreprise". Oui vous avez bien lu, alors qu'on nous fait miroiter une sortie de crise par la seule vaccination massive dont l'échéance ne cesse d'être repoussée, La France va exporter des vaccins fabriqués sur son sol faute d'avoir soutenu l'entreprise qui les développe. Paye ta start-up nation !
Santé, stratégie, protectionnisme, investissement... Ce pays est géré par des as. Comme je l'ai souvent écrit ici, le problème est moins le virus que la gestion hiératique du virus dont je rappelle le principe parfaitement rodé depuis un an :
1. Des politiques incompétents et terrorisés,
2 . Des experts corrompus,
3. Des médias qui feuilletonnent.
Les médias donnent une large tribune aux corrompus qui conditionnent l'opinion et en retour les décisions des incompétents, décisions qui ré-enclenchent un nouveau cycle médiatique avec les mêmes protagonistes. Voir l'infographie de pointe réalisée ci-dessous avec l'aide de notre département image de synthèse :
Je suis mauvaise langue, il est un secteur où le génie français reste en pointe depuis le début de ce pataquès, notre spécificité, ze french touch de la french tech : la contravention. Entre les magasins de mon quartier qui se prennent des interdictions d'ouverture de quinze jours pour avoir dépassé de cinq minutes l'horaire du couvre-feu, ou encore ces contrôles policiers sur le périphérique qui provoquent les ralentissements entrainant les retards et la verbalisation, le pan pan cul cul administratif est un des rares domaines - avec celui de la paperasse absconse - dans lesquels la France aura oeuvré avec persistance depuis un an.
Il va sans dire qu'avec les mêmes kadors aux commandes, les centaines de millions collectés dans ce cadre, bientôt les milliards, en contraventions ne seront JAMAIS réinvestis dans les service de santé.
28 janvier 2021
394e jour de l'an de merde 2020 en zone rouge-rouge écarlate de la République du Baltringuistan.
En langage gouvernemental on ne dit pas « le couvre feu à 18h décrété par une élite déconnectée a favorisé la propagation du virus en concentrant les gens aux mêmes endroits au même moment », on dit :
« L'efficacité du couvre-feu n'est pas suffisante ». (porte-parole du gouvernement 27.01.2021). Et la presse autorisée reprend en coeur.
Jamais, et pourtant il y a eu du niveau, la ligne du pouvoir pour "combattre l'épidémie de COVID-19" n'a été aussi peu claire à suivre que ces derniers jours. Le plus sain est peut-être donc de ne plus la suivre. Il est possible que nous entrions prochainement dans une nouvelle teinte de restrictions de libertés pour lutter contre el famoso "variant anglais", prélude aux variants à venir brésilien, clermontois et des numéros pairs de la rue d'Aboukir. Le staff com' des inutiles cherche pour l'instant comment l'appeler pour que ça passe le moins durement possible dans l'opinion qui commence à montrer des signes, logiques et excusables, de pétage de plombs.
Sans entrer dans la polémique vaccinale et évoquer le fait que le "variant anglais" vient d'un pays qui a massivement vacciné, on apprend désormais que "En Angleterre, ils n’arrivent pas à s’en sortir, car le variant anglais résiste au confinement" (France Info) et que l’Espagne « n’a plus les moyens de confiner ».
On résume : tout ce qui est engagé depuis un an par nos "experts" et gouvernants pour lutter contre ce virus :
1. arrive trop tard,
2. ne sert à rien,
3. aggrave les choses.
...et mon interrogation depuis 10 mois si vous me lisez : On arrête quand les conneries ?
Visiblement pas tout de suite, j’en suis étonné. Je dois avouer que je commencer à me lasser de faire le même article depuis l’été. Certes les lignes ont bougé, de moins en moins de monde est dupe, et je me retrouve à relayer des propos de BHL, à être d’accord avec Gaspard Koenig et à soutenir un restaurateur niçois qui ouvre sans autorisation son établissement. Je crois que ces évènements auront réveillé chez moi le concept le plus important de tous, la liberté, et que ce concept simple, non négociable, écrase les clivages politiques conventionnels.
Je n’accepte plus de voir sombrer la majorité des gens, à commencer par les jeunes, pour sauver une poignée d’octogénaires. J’ai bien conscience de ce que j’écris, et ce n’est pas parce que je serais statistiquement « plus à l’abri » (le risque est minime il est vrai, mais il existe). J’en ai discuté avec des personnes bien plus âgées que moi et qui sont sur la même ligne (qu’elles soient pour le vaccin, ou plus réticentes). Pour la petite histoire, une personne de mon entourage (bientôt 80 ans) était ravie du dernier enterrement d’un ami (non-COVID). Ce décès, était l'occasion de sa première sortie "sociale" depuis six mois. Elle a pu faire la fête entre vieux après l'enterrement dans un hôtel qui leur a, en contrebande, ouvert une salle toute la soirée en plein couvre-feu. Voilà ou en est. On en vient à espérer des enterrements, juste pour avoir une activité sociale.
Que ce soit pour le virus chinois ou le besoin humain de contact, la nature est plus forte que nos gouvernants. Il y a un risque à vivre. J’ai assez donné et je ne vois honnêtement pas ce que je peux faire de plus. Et encore, je suis dans une situation confortable, qui me permettrait de me satisfaire encore un peu d'un confinement relativement cosy.
Les supporters acharnés du confinement se placent dans le camp auto proclamé du « progrès », les sondages montrent d'ailleurs qu'ils sont plutôt jeunes et à gauche. Ils me rappellent ces apologistes des réformes qui, après les échecs répétés des réformes, t’expliquent que si ça n’a pas marché c’est que, justement, on n'a pas assez réformé. Leur aveuglement fanatique à croire que la potion magique du vaccin va nous sortir de l'impasse en un coup de seringue est aussi fou que le délire des anti-vax qu'ils fustigent.
A mesure que le socle vieillissant de centre-droit est de plus en plus mécontent de son action, aussi bien pour la vaccination que pour les confinements à répétition, le conseiller clientèle en chef (que je sais paradoxalement plutôt de mon avis) craint pour sa réélection s'il cède encore aux sirènes scientifiques des "progressistes radicalisés" qu'on voit plus souvent sur les plateaux télés que dans les hôpitaux. Il s'est piégé lui-même en sombrant dans la logique du temps court. Suivre l'info-feuilleton n'est pas une stratégie politique et sanitaire viable. Qu'il se rassure, l'opposition étant atomisée, et le désir de gauche (qui n'a réellement pas brillé dans toutes ses teintes depuis un an) étant proche du néant dans ce pays, il a encore de la marge pour nous glisser quelques mesures aussi liberticides que contre-productives. Etant acquis que tout ceci se finira économiquement sur un scénario à la Grecque de précarisation généralisée et d'endettement massif sur quelques générations (alors que notre opérette tragi-comique de guerre contre le COVID sera un lointain souvenir proche de la légende urbaine).
Vous ai-je déjà dit que, depuis le départ de cette hystérie du Covid, je ne peux m’empêcher de voir des similitudes avec le Zombie de George Romero réalisé en 1978 ? Notamment le scène d’introduction où des « experts » s’engueulent sur un plateau télé sur la façon la plus « éthique » d'exterminer les zombies alors que ceux-là sont à la porte du studio, prêt à leur dévorer la cervelle ? SPOILER : malgré l’agitation et les certitudes, tout le monde (ou presque) meurt, et le plus grand danger pour les rares biens portants - pardon, "asymptomatiques" - n’est au final pas le virus mais bien l’homme.
Bref, pour user des litotes dont ce pouvoir est pour le coup expert, je ne dis pas qu'au troisième confinement « je vais désobéir », je dis juste que « avec tout ce que je n’ai pas dépensé en 2020, j’ai provisionné un budget contraventions assez conséquent pour 2021 ».
Sur le même sujet (encore) : COVID ou la guerre parfaite contre le peuple - L'effet apeuré
22 janvier 2021
389e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge de la République du Baltringuistan. Toujours pas de signe de COVID sur mon petit organisme, en revanche des signes de plus en plus perceptibles de misère morale et économique partout autour dans la ville.
Je relisais ce que j'écrivais l'an passé sur ce qui allait arriver par la suite et à quelques points près, j'ai malheureusement raison :
- On n’en sort objectivement pas,
- il ne faut pas compter en mois mais en années,
- le confinement n’a d’autre perspective qu'un autre confinement,
- la propagande de la peur fonctionne toujours,
- plus on s'enfoncera dans l'absurde, plus il sera nous difficile de reconnaitre l'absurdité de la situation,
- le politique se planque derrière la parole scientifique et les scientifiques des plateaux télés on a l’évidence un agenda personnel plus politique que sanitaire,
- le débat médiatique se réduit à l'axe autoproclamé du bien (vive les vaccins miracles, les ausweiss sanitaires, les restrictions de liberté, la censure et les passeports vaccinaux) contre celui du mal (tous ces efforts non seulement ne servent à rien mais aggravent tout).
Résumons ce mois je janvier sur le front sanitaire :
1 / Médias du feuilleton et gouvernement de la peur nous avait promis la fin du monde pour deux semaines après les fêtes à cause de nos comportements d'irresponsables ? Deux semaines après, Pas grand-chose. Même la rave party de Lieuron aura fait moins de dégâts que le diner de cons du conseiller clientèle en chef durant le précédent couvre-feu mais, à la différence de la sauterie élyséenne payée avec votre argent, l'organisateur de la rave est toujours en prison.
2 / Médias du feuilleton et gouvernement de la peur nous ont fait complexer sur notre intolérable retard de vaccination, Deux semaines après les choses sont déjà plus un peu plus compliquées. Combien de doses ? Quand ? A quel âge ? Combien de fois ? Et quel vaccin exactement ? Et est-ce que tu as le bon coupon administratif en trois exemplaires ? Et puis bon est-ce que ça tuerait quand même pas un peu les vieux ? Le machin apparait peu à peu pour ce qu'il est : un espoir qui rassure tout le monde à très court terme et permettrait de sortir provisoirement la tête haute, les mains propres et la conscience tranquille de ce merdier. Sauf que, il y a beaucoup trop de "sauf que".
Mais ne soyons pas si pessimistes, un espoir se dessine. Bientôt avec les sauf-conduits ad-hoc, l'hyper-classe aura le droit de bien s’alimenter, de voyager et de se divertir. Tandis que les chinois reviendront visiter chez nous visiter des musées exclusivement ouverts pour eux, pour les plus chanceux assignés à résidence avec nos deux masques sur la gueule, on se consolera avec de belles séries captivantes sur Netflix.
Il y a une promo ce mois-ci, un mois offert, une vie achetée.
15 janvier 2021
31 décembre 2020
366e jour de l'an 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. A quelques heures de la dinde Picard en solitaire devant le bêtisier d'NRJ12 pour les gueux à miasmes, c'est l'heure du bilan et des perspectives.
Quelles que soient nos oppositions, nous nous accorderons tous et toutes pour convenir que c’était une belle année de merde. Riches et pauvres, jeunes ou moins jeunes, nous avons tous vécu au rythme de la carotte et du bâton sur le chemin d'une interminable dinguerie sanitaire. Pourtant, à bien y regarder, si ce n'était pour l'hystérie générée par les chaines d'info-feuilleton, les errements des gouvernements aux abois dont la seule stratégie est de regarder comme nous, les chaines d'info feuilleton pour nous imposer des confinements à répétition, je ne me serais même pas aperçu de l'existence de ce virus en un an. Mais bon, dur de lutter contre une religion dominante. Le Covid : punition pour un un occident âgé et trop sûr de lui, qui crève d'abord d'avoir trop vieilli et de s'être abandonné à des politiques d'austérité dans le secteur de la santé (pas assez rentable alors selon ceux qui nous privent de liberté aujourd'hui pour réparer leurs dégâts). 2020 aura également confirmé la domination planétaire et la totale impunité de la Chine à laquelle l'occident s'est livré pieds et poings liés en fermant bien sa gueule.
11 décembre 2020
346e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Toujours aucun signe de Covid. A vrai dire, pas un pépin de santé de l'année 2020. Pas de toux, pas de test. Rien. Je ne me suis jamais senti aussi loin de mes semblables. Dans tous les sens du terme. Mais bon, il n'est pas ici question de ma petite personne mais du gros Castex qui a fait, tout fier, son caca de presse hebdomadaire pour nous annoncer, après ce second confinement allégé un déconfinement resserré. Fin de confinement, mais couvre-feu à 20h sauf le soir du 24 décembre.
Comme prévu après les bars et les restaurants le monde de la culture - de toutes les façons qui ne votera plus Macron - est sacrifié sur l'autel du portenwak gouvernemental. Comme prévu rien n'est pensé pour la jeunesse - de toutes les façons qui ne votera plus Macron -, comme prévu peu de cas est fait des conséquences psychiques, physiques, sociales et économiques de ces errements stratégiques totalement vains puisque alternativement trop forts, pas assez forts, et surtout constamment en retard. Comme prévu, la question des hôpitaux n'est pas abordée, on continuera tranquillement à les détruire ainsi que le système de santé, et l'on continuera que c'est de votre faute, que vous n'êtes pas responsables et que surtout il vous faut avoir peur de respirer. Apparement ça marche.
A vrai dire, avec cet énième contreproductif pataquès dans le cadre de la lutte contre le Covid infini. on ne pouvait pas finir l'année sur une note aussi juste.
Nous allons bientôt avoir fait le tour du calendrier Covid et nous en sommes au point zéro : le pays est bloqué non pas à cause du virus, mais bien à cause de notre déficience hospitalière dont la seule cause sont les restrictions budgétaires décidées par ceux qui restreignent chaque jour un peu plus nos libertés. Comme je le redoutais, à l'arrivée en 2021, les décisions politiques ont désormais des effets plus catastrophiques que le virus lui-même. Chaque jour qui passe nous informe désormais sur la folie de nos gouvernants locaux s’abandonnant corps et âme à la science comme ils s’abandonnaient avant à l’Europe pour s’exonérer de toute responsabilité dans le désastre qu'ils n'ont su ni anticiper ni gérer.
Des millions de précaires en devenir, des milliers de suicide, des destins broyés, des pathologies non soignées, un français sur cinq se déclarant déprimé… et les mêmes baltringues en place juste bons à (nous faire) générer des attestations de déplacement. Cette farce suicidaire pour une maladie au taux de mortalité infinitésimale, dont la moyenne d’âge des décès est supérieure à l’espérance de vie moyenne, et dont 90% des décas présentent une co-morbidité, dont on ne sait finalement toujours pas grand-chose mais dont on agite une potion magique certifiée par communiqués de presse comme seule sortie. La farce est telle que j'imagine aisément que d'ici quelques mois on s'apercevra qu'il sert - au mieux - à rien. Et ce sera reparti pour un nouveau chapitre du feuilleton.
Face a la houellebequisation généralisée de mes compatriotes, j’en viens à penser que la seule mesure sanitaire et consensuelle qui aurait le plus d’effets positifs immédiats sur notre santé à tous et toutes serait l’éradication de cette clique autocratique. Ils veulent que l'on fasse encore des sacrifices ? Il est certain qu'un petit écartelement de Castex en place publique pourrait détendre l'atmosphère et envoyer un signal d'espoir collectif en cette fin d'année bien morose.
Sur ce je vous laisse et je vais stocker mes caisses de champagne pour le réveillon. On ne va pas se laisser abattre, ni par ce virus et encore moins par les cadors de la République du Baltringuistan.
29 novembre 2020
Ça y est c’est la bamboche ! Du monde partout dans Paris, les guirlandes de noël pendent au dessus des rues aux trottoirs bondés de badauds à Tote bag qui papillonnent d'une échoppe réouverte à l'autre au gré des protocoles sanitaires et des jauges réduites. Le client est roi dans un rayon de vingt kilomètres autour de chez lui. Après un mois de fermeture forcée, les commerçants les accueillent comme s'ils étaient les princes fortunés de quelques contrées d'Arabie. C'est l'heure du déconfinement pour consommer. "Grâce au confinement", les français ont épargné 100 milliards d’euros. La consommation des ménages représente habituellement 55% du PIB français. Autant dire qu'en cette fin d'année, le peuple a le pouvoir économique du pays entre les mains. C'est plus que jamais le moment de consommer intelligent -> local et en cash.
Place de la République à Paris, comme partout en France, les indignés de tous horizons se rassemblent contre le projet de loi de sécurité globale (adoptée en première lecture au parlement) et son fameux article 24 modifiant la loi de 1881 sur la liberté de la presse. L'article prévoit un an de prison et 45 000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".
Cet article est la pièce à conviction supplémentaire du dépassement total du pouvoir face à son époque. Déjà, il ne tient pas la route :
Flous sémantique et juridique : Il ne serait pas interdit de filmer, mais de diffuser avec une intention malveillante. Qui juge d’une intention malveillante ? Admettons que cette loi passe, je ne lui donne pas une manifestation pour conduire à 50 procès tant elle est mal ficelée et ouverte à toutes les interprétations. D'autant que la police n'a pas attendu l'article en question pour se conforter dans un sentiment d'impunité qui lui autorise déjà de molester les journalistes, les citoyens à smart-phone ou toute autre gueule qui ne lui revient pas dans les manifestations.
Flou contreproductif : Loi bourrine mal ficelée par incompétents paniqués, dépassés par la technologie, elle permet de réunir les oppositions contre elle (sauf le RN) et ouvre la voie à un effet Streisand. Je ne donne pas deux semaines pour qu'une application gratuite pour smartphone permette à chaque videaste d’instantanément transformer la tête d'un policier entrain de matraquer un manifestant, en SS ou en chaton mignon. La représentation graphique de la censure sur les vidéos de violence serait encore plus désastreuse pour l'image de la police dans son ensemble. De la contrainte naît la création, si la loi passait je suis prêt à parier que la police se reprendrait dans les dents un effet boomerang artistique et symbolique qu’elle est loin d’anticiper.
Flou inutile : Cacher quoi exactement ? Les policiers encadrant les manifestations sont désormais masqués de la tête au pied, sous une carapace de protection digne d'un film de Marvel et un casque à visière. Ils cachent déjà bien souvent leur numéro d’identification (ce qui est interdit). C'est donc bien une volonté du pouvoir d'encourager la police à faire régner l'ordre "quoi qu'il en coute" humainement.
Au-delà de ces flous, cette loi et le contexte dans lequel elle survient (le passage a tabac filmé par une caméra de surveillance - puis un smartphone - d’un producteur de musique par 3 policiers (sous le regard impassible d’une vingtaine d’autres) est limpide : chacun voit ou devine que la Police de ce pays a quelque chose à se reprocher. Les violences policières sont légion depuis 2016 et le passage en force de la Loi Travail (sous François Hollande qui joue désormais les vierges effarouchées), le rythme s'est démultiplié sous le règne d'un Jupiter 1er (tétanisé) lors des mobilisations des Gilets Jaunes il y a déjà deux ans. Combien de morts, de visages délibérément défigurés au flashball, de gens volontairement humiliés par des forces dites de l'ordre ?
Pour justifier de l’installation massive des caméras de surveillance et autres drones les syndicats policiers utilisaient la bonne réthorique moraliste : Vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés si vous n’aviez rien à vous reprocher, vous n'avez rien à craindre de la surveillance.
On peut leur retourner l'argument aujourd'hui : Qu'avez-vous donc à cacher ? Y a-t-il de quoi avoir honte d'être policier en 2020 ?
Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 14 - Jour 15 - Jour 17 - Jour 26








