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6 mai 2021

Le Black Friday de la santé

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Il est là, il est beau, il est synonyme de progrès, il est l’espoir du monde après, il ne permet pas de recevoir la 5G mais il génère autant de files d'attente que la sortie du nouvel Iphone, il est à 100% remboursé et avant même de produire des effets il provoque un engouement collectif proche de ceux observés lors des pires opérations commerciales de la grande distribution. Nous parlons du vaccin bien sûr qui nous débarrassera c'est certain de l'odieux COVID et dont on peut légalement s’informer des moyens pour circuiter la file d’attente au détriment des publics prioritaires sur l'appli si bien nommée : vitemadose

On ne lui fera pas son procès ici, considérant ici que, pour peu qu’il réussisse à s’extraire de la propagande multi canal, chacun est libre et éclairé à commencer sur l’absence totale de recul que l’on peut avoir sur ses conséquences à moyen et long terme (quand plus personne ne sera pénalement responsable). On s’étonnera toutefois que les arguments récemment utilisés pour discréditer certains traitements désormais interdits ne soient pas, à minima, appliqué à son administration massive sur une population qui dans son écrasante majorité n’a rien à craindre du virus chinois. On s’étonnera également d’un tel engouement alors que de l’aveu des laboratoires concernés, le miracle technologique  n’empêche en rien la transmission du virus mais, théoriquement, des formes graves pour la tranche la plus exposée. Alors qu’on ne parle toujours pas d’augmenter les capacités hospitalières, on parle déjà de vacciner les enfants, pourquoi arrêter l'offre quand la demande est si forte ? 

Prochain épisode : la culpabilisation des hérétiques qui empêcheront les auto-proclamés "bien portants parce que vaccinés" d’accéder à encore plus de libertés individuelles. Episode suivant : l’explosion de la sécurité sociale. Selon les dogmes libéraux qui reprennent déjà le cours normal de nos exploitations : elle ne survivra pas à cet open bar du confort individuel au prétendu nom de la santé collective. Nos dealers d’état nous ont copieusement fournis de l'attestation et de la prison pendant plus d’un an, ils conditionnent désormais nos libertés à la soumission à la piqure. Ils sont le problème, peuvent ils réellement fournir une solution, autre que principalement motivée par leurs seuls intérêts électoraux ? 

Mais force est constater que, efficacité de la publicité sur fond de peur et de lassitude, pour le moment la farce marche puisque les soumis perçoivent ce passage obligé intime comme la condition de l'émancipation collective. Je ne sais pas ce qu'il en sera du vaccin d'ici quelques années (si ça marche pas tant pis : on fera un update avec forfait illimité), mais je sais déjà très clairement où en seront nos libertés fondamentales. Le passeport sanitaire serait temporaire et facultatif ? Temporaire comme l’état d’urgence dont ne sort plus et facultatif comme un compte en banque dont on ne peut se passer ? On aurait déjà du se méfier il y a un an : à partir du moment où l’on acceptait de se faire introduire des bâtons dans le nez pour un oui ou un non, la messe était dite.

Le vaccin n’est pas la solution, c'est juste NOTRE SOLUTION capitaliste parfaitement calibrée par des entreprises privées, remboursée sur fonds publics, pour notre société d’égoïsmes. On ne sa vaccine pas pour protéger les autres bien évidemment, mais pour s’assurer à soi de partir en vacances cet été. Rendez-vous à la rentrée, prochaine échéance concrète de nos perspectives à la petite journée. Rien de bien neuf donc, mais une belle piqure de rappel du monde pourri jusqu’à la moelle dans laquelle nous vivons. Le monde d'après ? Il est déjà là. C'est celui d'avant en pire. 




30 avril 2021

le passeport sanitaire : punir la bonne santé

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486e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Toujours aucun signe de COVID pour ma pomme. 

Depuis quelques heures, je subis les dithyrambiques dégoulinades de nos laquais radiophoniques qui se réjouissent du troisième déconfinement en un an accordé dans sa grande générosité par notre maitre à trembler. C'est merveilleux : terrasses surpeuplées à 5 balles le café, concert d'Indochine et tourisme sexuel à Pattaya de nouveau à notre portée  !

Pas grave que les chiffres ayant motivés le confinement soient encore pires au jour de l'annonce de cet énième déconfinement, et qu'ironie suprême digne d'un pitch de film de zombies, la date coïncide avec celle de la découverte du variant indien sur le sol français : Le bourreau nous redonne un peu de mou, gloire au bourreau !

Non, ce qui est grave et marque un vrai tournant, c'est que ce plan de déconfinement est assorti dans ces conditions de bas de page d’un passeport sanitaire. Ou comment l’état, après s’être introduit dans vos libertés, vos peurs, s’introduit désormais dans vos corps (ouille). Son rêve ultime.

Machine à ficher et ghéttoiser, ce passeport ferait saliver les régimes totalitaires les plus barrés de la planète.  Le principe du passeport sanitaire : un fichage de l’individu qui lui offre une liberté de voyages ou d’accès aux salles ou événements de plus de 1000 personnes. Pour le moment, puisqu’on peut imaginer que le principe étant là est applaudi dans les médias, il s’applique progressivement à tout, pandémie ou pas. 

Trois critères (au choix) de laisser-passer : 
- preuve d’une vaccination 
- test négatif réalisé dans les moins de 48 heures 
- preuve que l’on a déjà été malade du Covid. 
(autant de preuves qui ne garantissent de rien quant à la transmission ou à une nouvelle contamination).

Vous avez bien lu, seuls les gens réellement en bonne santé avec une bonne immunité (qui n'ont pas choppé le machin chinois malgré des mois voire bientôt des années à son contact, ou qui l'ont développé sans en souffrir ni même s'en rendre compte) seront de fait consignés dans leur pays et verront leurs libertés réduites. 

La philosophie du passeport sanitaire est simple, être en bonne santé c’est être dangereux. Elle en dit long sur notre monde : un véritable monde de malades (mentaux bien sûr). On ne soigne pas, on n’investit pas (toujours aucune nouvelle des créations de lit en réa), on ne prévient pas, on ne renforce pas son immunité : on pique, on fiche et on interdit. Et tant pis pour les conséquences sur la santé et les libertés ("l'erreur" fondamentale est d'avoir lié les deux, pour progressivement faire considérer cette association comme "normale" par l'opinion). 

D’emblée avec ce principe un bon moyen d’être peinard c’est d’attraper le virus chinois et non de chercher à l’éviter. Conséquence ubuesque : dans quelques semaines, des mecs venus d’un autre pays avec un vaccin qui n’empêche pas la transmission et dont on sait objectivement rien sur l’efficacité quant aux mutations du virus pourront visiter des musées de Paris au nez et à la barbe de parisiens qui en seront exclus pour cause de bonne santé. 

Bien sûr les Français dans le domaine de l’indécence ne seront pas en restes. J’attends avec impatience l’automne et les lamentations sur Twitter des collabos porteurs de passeports sanitaires qui après s’être baladés aux 4 coins de la planète tout l’été accuseront les non-vaccinés locaux pour la reprise du virus. On a en au un avant-gout l’été dernier avec ces touristes français aux terrasses italiennes, sirotant leur prosecco une couille dépassant du slip, qui faisaient la morale sur instagram aux parisiens restés chez eux et portant mal leur masque. 

Bref, ce 29 avril 2021 restera une date sombre dans l’histoire de notre pays. C’est un gros coup au moral pour ceux attachés à la raison et aux libertés et qui constatent que ce truc qui n'a rien de sanitaire mais tout de liberticide est non seulement avalé, mais avalé avec joie par nombre de nos « lumières » médiatiques, journalistiques, intellectuelles… La raison (et l’Union Européenne) sont décédées. Encore, ai-je envie d’écrire. 

Pour ceux qui refusent de se faire injecter précocement des produits sans test sérieux des effets à longs termes, ni même évaluation concrète de l’efficacité et des risques à court et moyen termes, il faut donc, encore, prendre son mal en patience, tomber malade ou sacrifier encore et toujours de nouvelles libertés au profit des mêmes personnes.

J'avais écrit au début de cette histoire qu'il nous faudrait des nerfs en titane pour ne pas sombrer. C'est plus que jamais le cas. Pour ma part, la seule "satisfaction", bien maigre, est de constater qu’une bonne partie de ce que les plus pessimistes étiquetés "complotistes" écrivaient se déroule comme annoncé. 



18 avril 2021

Petit point d'étape sur la route de la fin du monde

par
474e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. 

Faisons le point sur la situation ambiante au sujet du fatiguant virus chinois. 

Sur le front perso : Toujours chou blanc. Aucun signe de COVID ni sur moi ni dans mon entourage proche. 

Sur le front social : Après la fuite des confinistes à l’autre bout de la France pour leurs vacances de Pâques avancées et les révélations de divers diners clandestins dans la plus grande impunité dans les beaux quartiers (tandis que tu peux te faire verbaliser pour non-port de masque à la plage), il apparait de plus en plus clairement que la France se divise désormais en 2 catégories : 
- ceux qui ne veulent un durcissement de mesures qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes, 
- ceux qui ne veulent pas de ces mesures mais qui les respectent quand même. 

On peut y ajouter une troisième catégorie, plus cohérente, tout aussi minoritaire que discrète : ceux qui n’en veulent pas de ces putains de mesures débiles et qui ne les respectent donc pas. 

Une amie me demandait sur Facebook combien de temps allait encore durer ce délire sécuritaire et hygiéniste aussi con qu'inefficace. Il faut regarder le tableau dans son ensemble et non à la petite semaine comme nous a habitué à le faire l’info-feuillleton et le hit-parade quotidien des entrées en réanimation ou du taux de vaccination dans chaque pays. Je pense depuis le premier jour que nous en avons pour 3 ou 4 ans de cette merde. Nous sommes au milieu de la deuxième année : à la moitié pour les optimistes, au premier tiers pour les plus prudents. Pour un « retour à la vie d'avant » et des « voyages à gogo », ce sera entre 5 et 10 ans, et bien sûr pas pour tout le monde, car si on sort un jour de la pandémie telle que définit par l’OMS (à priori pas demain la veille), des millions d’entre nous aurons basculé dans le stade terminal de l’extrême pauvreté. Bien évidemment aucun homme ou femme politique ne pourra vous le dire, et c’est paradoxalement Macron qui a le mieux senti l’échéance en branlant du vocabulaire « guerrier » dès mars 2020, la durée d’une guerre mondiale est l’ordre de grandeur temporel le plus juste. Tout cela sous réserve que, à force de manipulations de variants, de stratégie vaccinale non coordonnée et aux posologies improvisées en fonction des stocks, le virus ne parte pas définitivement en couilles (à croire qu’aucun de nos dirigeants n’a vu de films de morts-vivants). 
Pour le reste, nous sommes collectivement en état de coma avancé. Quand je nous vois marcher en plein air dans les rues de Paris avec un masque sur la gueule alors que 1 / ça ne sert rigoureusement à rien 2 / il n’y a même plus de flic pour nous verbaliser, je considère que la messe est dite. 

Sur le front de la croyance : Là on est vraiment dans la merde. Les ravages neurologiques sont sévères. C’est d’autant plus effrayant que cela touche des gens supposés rationnels, voire athées, avec plutôt de bonnes analyses par ailleurs mais qui sont totalement partis dans une vrille illuminée que plus grand-chose, même pas la fin du virus, ne semble pouvoir arrêter. Le COVID est désormais un dogme avec ses prédicateurs, ses péchés, sa tenue réglementaire, son catalogue d’interdits… Ils sont faciles à reconnaitre. Ils accusent tout le monde d’être irresponsables ou complotistes, et peuvent dans la même phrase se féliciter de l’interdiction de la hydroxychloroquine sur laquelle nous n’aurions pas assez de recul, et réclamer la vaccination généralisée quand bien même on leur rétorque un manque cruel de recul. On a beau leur exposer les chiffres de la mortalité qui, aussi tristes soient-ils, restent anecdotiques à l’échelle de notre espèce et ne touchent toujours majoritairement que des gens du trois et quatrième âge, en leur précisant qu’en mettant le focus médiatique H24 sur toutes les ondes sur n’importe quelle cause de décès on pourrait aussi bien créer une panique mondiale sur les pets de vache ou les chokobons : rien n'y fait, il n'y a plus que COVID, COVID et COVID. Plus aucune autre cause de décès n'a le droit de cité. 

Ah, le front médiatique : Tant qu’une autre grosse catastrophe ne vient pas chasser celle-ci, nous resterons dans cette fin du monde sans fin, même si reconnaissons-le ce troisième confinement est un moment de pause dans le traitement média du COVID. La trêve est de courte durée. Les experts confinistes encore en congés sur l’ile de Ré ne devraient pas tarder à refaire parler d’eux. Après l’Angleterre, l’Afrique du Sud c’est désormais autour du Brésil de jouer le rôle du grand méchant qui justifiera de nouvelles mesures liberticides.

Sur le front sanitaire justement : C’est bien là qu'il y a le moins de progression. Les six derniers mois de lutte française contre le virus chinois peuvent se résumer en un pitch de Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien. Ici en zone écarlate rouge-rouge, nous célébrons notre premier semestre de couvrefinement continu - subtil pot-pourri de périodes de couvre-feu à heures diverses, avec ou sans école et avec ou sans confinement et à commerces ouverts variables - sans aucun résultat probant pour personne. 

Sur le front du vaccin :  qui est aussi un peu le front médiatique, notons qu'on sort par petites touches encore timides de la séquence du « miracle vaccinal » dont on nous rabat les oreilles depuis trois mois. Il faut doucement nous amener à comprendre que, en fait non, la double piquouse du super vaccin à "95% de réussite" ne sera pas suffisante. Pour recevoir la 5G je ne sais pas, mais pour l’abonnement renouvelé automatiquement ça commence à se dessiner. Tout en essayant de refourguer sa came (qui a pourtant tout du beta-test) en mode "y en aura pas pour tout le monde" le patron de Pfizer l'avoue carrément : une ou deux piquouses ne suffiront pas

Sur le front psychologique : là c’est la descente aux enfers général mais on continue à considérer que c’est moins important de perdre sa santé mentale qu’avoir une chance sur des milliers de mourir du virus chinois. On continue donc dans l’hystérie sanitaire et le plus parfait des égoïsmes à sacrifier les plus jeunes et les plus pauvres pour rassurer les plus vieux et les plus riches. Là dessus ceci dit rien de fondamentalement nouveau depuis trois décennies. Mais au moins avec ce COVID qui a bon dos c'est limpide.

Tout cela n’est donc pas très joyeux même s’il est fortement conseillé d’en rire pour ne pas sombrer. Car à bien des égards ce delirium est digne d'un best-of des Guignols de l'Info. Et si je dois en mourir pourvu que ce ne soit pas en étant aussi triste et apeuré que certains de mes concitoyens. Certains me désolent et m’effrayent désormais infiniment plus que ce virus. Avec eux, plus besoin de distanciation sociale : nous ne serons jamais plus du même monde. `



2 avril 2021

#confinement 3 : apprendre à reconnaitre la gauche bourgeoise sur les réseaux sociaux

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Méthode facile et infaillible pour reconnaitre la gauche bourgeoise sur les réseaux sociaux : 

en mai 2017 : sur Twitter, ils t'accusent d'être fasciste si tu ne votes pas Macron.

en février 2021 : toujours sur Twitter, ils réclament un confinement dur. 

en mars 2021 : encore sur Twitter, ils déclarent que Macron est "un criminel" de ne pas confiner. 

en avril 2021 : ils "descendent en province" pour 4 semaines de vacances "rando-boulot-dodo" pour le confinement (et basculent sur instagram)

en mai 2021 : grand retour sur Paris et Twitter pour reprocher aux Français de ne pas respecter les gestes barrières. 

en mai 2022 : sur Twitter, ils accusent les abstentionnistes d'être fascistes. 





1 avril 2021

#confinement3 : les vacances de Pâques de l'apocalypse

par
On ne sait même plus comment l'appeler. Confinement 3 ? Confinement 4 ? Confinement 3,5 ? Enfin bref, le conseiller clientèle en chef a fini par céder - en prétendant le contraire - à la pression médiatique et à la prise en otage des enfants par les confinistes radicalisés. Ces derniers, à bout de course, nous ont sorti du chapeau la haute propagation de l'épidémie chez les écoliers (qui est la même depuis un an : corrélée à celle du reste de la population). 

Seulement voilà : 

pression média des confinistes + attaques anti-macron de l'opposition qui fait de la gestion sanitaire un angle d'attaque à l'approche des élections 
terreur sur les chaines d''info-feuilleton
 =  
pipi-culotte dans les chaumières
hausse des tests gratuits à gogos n'importe où n'importe comment 
montée artificielle des résultats positifs 
bravo, vous avez gagné un nouveau confinement !

Les enfants de CSP+ ont donc décroché 4 semaines de vacances apprenantes à L'ile de Ré pour leurs gosses tandis que les pauvres vont se farcir un nouveau confinement de printemps dans leurs taudis où ils se contamineront tout autant que le reste de l'année, mais en regardant la TNT.

Macron annonce donc l'extension à l'ensemble du territoire des mesures concernant 19 régions, et la fermeture des écoles pour 4 semaines (articulé d'un barnum d'éducation distancielle qui dans les faits ne fonctionnera jamais). Toujours aucune obligation pour le patronat d'organiser le télé-travail. Cerise sur le gâteau, malgré la situation parait-il critique sur le front sanitaire, les plus aisés disposent du week-end de Pâques pour aller propager leur miasmes jusqu'à leur résidence secondaire.

Donc rien ou si peu, bordel de la gestion des enfants à part, à Paris ça na change pas grand-chose puisque nous sommes déjà privés de liberté depuis six mois. Mais Macron, on nous l'a assez martelé toute la semaine, était "contraint" d'agir. C'est à noter, avoir ciré les pompes de Jupiter depuis cinq ans, les chaines d’info feuilleton se retournent contre le leader jadis tant aimé, aujourd'hui en difficulté dans les sondages. Le débat fait rage chez les animateurs de buzz (jadis appelés journalistes) s’appuyant sur la parole sempiternellement alarmiste des experts en apocalypse : "Macron aurait-il fait une erreur de ne pas confiner en janvier ?" Même si le couvre-feu n'est qu'un confinement larvé, tout est mieux qu’un confinement dur. Accroché à l’annonce présidentielle alors que dans le même temps on lui reproche de concentrer tous les pouvoirs, une fois encore on s’étripe en bons français sur la taille et de la résistance de l’élastique qui nous maintient au-dessus du vide alors qu’on aurait dû collectivement commencer à construire le pont depuis un an déjà. 

Si Macron est plutôt bon sur le court terme, il reste une sombre burne libérale sur le long terme. Sa plus impardonnable erreur sur le COVID est la non-action en un an sur le problème majeur qui nous ramène systématiquement au point zéro : des hôpitaux saturés parce que gérés à minima depuis des années,  alors que la population prend trois mois d’espérance de vie chaque année, et ce nul n'a rien, RIEN, fait en un an. Les services de réanimation des hôpitaux sont chroniquement à saturation depuis des années, bien avant l'arrivée du COVID. Même au niveau comptable ces économies sont débiles : l’Etat a dépensé plus en achat de masques en un an que pour tous les hôpitaux en 5 ans. C'est cette gestion à l’économie aveugle qui nous a conduit "dans le mur", pas le virus. Ça s'appelle de la gestion à la petite semaine. Aucune vue à long terme. 

Mais si Macron est responsable, nous le sommes tous un peu aussi : nous avons validé ces politiques, nous continuons à nous étriper sur la taille et la vigueur des confinements alors que le problème n’est pas là et par-dessus le marché nous continuons à nous tester - et à faire tester nos enfants - tous les deux jours, renforçant les conditions de nos enfermements futurs. Enfin quand je dis "nous", je me suis autant fait tester en un an que de nombre de fois où j’ai voté Macron. 

Pour en revenir aux « spécialistes stars » de l’apocalypse (dont le diplôme principal est d’annoncer des contaminations en période de pandémie en espérant décrocher le poste de ministre de la santé dans le prochain gouvernement et de ne jamais, jamais, remettre en cause les coupes budgétaires dans la santé et le dezingage du personnel hospitalier), il va falloir songer à ne plus les écouter. Leur parole équivaut à celle de "la gôche de la raison" en télé-travail depuis Noirmourtier qui fait la morale sur Twitter au populo qui met mal son masque dans le métro : ils ne méritent que nos crachats contaminés. 

Rien de nouveau donc pour ce nouveau confinement d'avril, les pauvres et les jeunes continueront d’en prendre plein la gueule et le COVID de vivre sa vie. 



19 mars 2021

#confinement3 : le gouvernement des ratés

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444e jour de l’an de merde 2020 en zone ecarlate-rouge-rouge de la république du Baltringuistan. Nous sommes officiellement en année 2 de la guerre contre une pandémie, mais c'en est déjà plus une, c'est  seulement un fiasco national sans fin. 

Sur le fond, ce psychodrame du COVID qui rend littéralement les Français fous durera tant que nous ne sommes pas en capacité d’accepter que vivre vieux tue et que, non, mourir après 80 ans n’est pas une anomalie. 

Sur la forme, l'exécutif nous offre désormais un remake quotidien de Videogag. Pris en étau entre une  pénurie - chronique - de lits de réanimation, une désapprobation populaire ultra-majoritaire au sujet d'un reconfinement strict (toutes tendances politiques confondues), un pays qui devient dingo, la moitié des Français qui n'ont plus peur du virus et une échéance électorale encore jouable pour lui, le conseiller clientèle en chef devait montrer qu'il agit mais sans trop en faire, et vice versa. Au terme d'un suspense d'info-feuilleton de vingt-quatre heures, il laisse donc le Grocastex accoucher en conférence de presse d'un salmigondis technocratico-existentiel-newage qu'il ne comprend pas lui-même, enrobant les contours d'une nouvelle usine à gaz de restrictions variables où la taille et la longueur de nos chaînes paraissent allégées (et le sont pour une bonne moitié des Français). 

Tandis que l'heure de couvre-feu est repoussée à 19h sur tout le territoire, nous allons subir en Ile de France et dans les Hauts-de-France  un troisième confinement inutile de 20 millions de français pour, - 0 surprise - une carence de lits de réanimation dans les hôpitaux. Zut alors. J’ai déjà entendu ça quelque part... Ah oui, il y a un an tout juste lorsque le conseiller clientèle en chef nous annonçait avec toute la pompe qu'on lui connaît  que « quoi qu’il en coute » nous combattrons cette pandémie, et que moi-même j’y ai naïvement cru. Je vous la refais : on bloque tout le monde, on continue de piétiner les générations, des pans entiers de l’économie et surtout la santé mentale d’un pays parce qu’il manque quelques lits de réanimation. Attention chaud devant, nous sommes dans des chiffres vertigineux : la grande république de France est à genoux quelques centaines de lits ! Le seul vrai problème est là. Le seul scandale aussi. C’était le même l’an passé, c’est totalement impardonnable 365 putains de jours plus tard. 

"Si la situation le nécessite, 12.000 lits de réanimation pourront être disponibles" déclarait le 27 aout 2020 en conférence de presse le ministre de la Santé le 27 aout 2020. A ce jour nous tournons toujours au mieux à la moitié de ce chiffre. Je vous invite à consulter ce tableau officiel, vous y verrez noir sur blanc la preuve des mensonges de nos dirigeants et du désengagement continu de l’Etat dans ce domaine depuis plusieurs années. Les taux d’occupation des lits de réanimation sont proches de 100% depuis des années et RIEN n’a été fait. Les élus bougent les dégâts restent. Ce pays a perdu 68172 lits d'hôpitaux en 15 ans. 

Même cause qu’en mars 2020, mêmes effets. Cette « crise du COVID » n’est pas la notre, c’est la leur. Le peuple a fait son boulot depuis un an, pas eux. Ils sont responsables. Le seul problème c'est leur incompétence et leurs mensonges, leur seule variable d'ajustement : nos libertés. Depuis un an ces DRH à la petite semaine n'ont pas ouvert le moindre lit d'hôpital, ont continué à en supprimer et tentent de camoufler leur carnage en se raccrochent aveuglement à une vaccination salvatrice qui tient toujours à ce jour du domaine du flou scientifique et de la croyance collective à base de "Oh super je vais pouvoir enfin partir en vacances".

Le #confinement3 est un aménagement cosmétique du #confinement2 en cours sous un autre nom depuis cinq mois, une farce à laquelle nous contribuons quotidiennement en continuant à nous faire tester pour un oui ou un non. Quand on comment à ne même plus pouvoir conter clairement les jours de privation de liberté, ni même numéroter précisément les périodes de confinement, alors qu'on peut vous sortir en temps réel les stats les plus détaillées sur le nombre quotidien de tests positifs, c'est que le pays a un putain de problème de management et que ses citoyens ont largement dépassé le stade du burn-out. Le débat est donc plié comme l'est cette offensive merdeuse surmediatisée - énième démonstration dans le fond et la forme de la nullité crasse de nos gouvernants. Plus personne n’y croit pas même nos gouvernants et encore moins notre conseiller clientèle en chef, bonimenteur de compétition qui reconnaissons-le à la faculté de ne pas connaître la honte, un atout non négligeable en politique. 

Macron sauve donc la face provisoirement et tente de garder le beau rôle en déléguant les annonces aux sous-fifres. Un confinement strict n'aurait pas été respecté et il le sait. La version proposée n'a  sanitairement ni queue ni tête (autorisant les voyages dans un sens et dans l'autre, laissant ouvertes les écoles et toujours sans aucune obligation de télé-travail) et n'aura même pas lieu d'être. Il n’y a bien que les teubés déjà en état de mort cérébrale se gavant de BFM en intra-veineuse pour encore y croire. Même les confinistes qu'on croyait requinqués sont désabusés. 

Macron fait donc le service minimum pour montrer qu’il agit en tentant de trouver un équilibre entre les deux raisons de le détester depuis un an et qui peuvent lui couter son poste en 2022 : 

A sa gauche : ceux qui le détesteront pour ne pas avoir confiner plus tôt et radicalement. 

A sa droite : ceux qui le détesteront pour avoir gentiment installé une "dictature sanitaire", le terme est abusif mais l'idée est bien là. 

Au milieu ceux qui, comme moi, le détesteront pour ne pas avoir fait le boulot en temps voulu en nous prenant pour des demeurés qui plus est. Merci les gars de nous autoriser à respirer pour vivre, nous n'y aurions pas pensé tout seul. Allez plutôt nettoyer la merde causée par vos réformes, vos serrages budgétaires à la con, vos décisions pleine de morgue contre le peuple. Vous ne méritez que nos mépris et un licenciement sec pour faute grave et répétée. 



2 mars 2021

En 30 après Gainsbourg

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Il y a 30 ans ce jour (en vrai c’était le 3 mars), les bras chargés de mes « nouveaux » enregistrements pirate de Prince, en rentrant d'une matinée à l’espace Wagram où se tenait une convention du disque  j’apprenais à la radio la mort de Serge Gainsbourg. L'annonce me surprenait peu. Aussi loin que le tout juste majeur que j’étais pouvait s’en souvenir, j’avais vu trainer dans un triste état - plus ou moins alcoolisé - d’un plateau télé à l’autre celui qui se complaisait dans le rôle du poète dandy et maudit. Je n’aurais finalement connu « de son vivant musical » que très peu de temps Gainsbourg. Cinq ou six ans grand maximum du collège au lycée et je ne connaissais à l’époque que son versant « contemporain », le Gainsbarre de "Love and the Beat" ou "You’re under arrest", pourtant par son attitude (l'engueulade avec Catherine Ringer chez Denisot, son passage à Droit de Réponse avec le professeur Choron, son happening du billet de banque brulé dans l'émission 7 sur 7...) et sa décontraction à envoyer se faire foutre tout le monde avec la plus belle mauvaise foi du monde, il m’aura profondément marqué. 

J’ai mis du temps à découvrir d’abord sa musique (et le génie de ses productions des années 70, foncez écouter "Melody Nelson", "L'homme à la tête de chou" et ses BO de l'époque) mais aussi les raisons de son apparente insouciance face à la mort qui apparaissant alors comme une envie de destruction. Il le dit lui-même dans plusieurs interviews, c’est un rescapé. Il aurait dû mourir pendant la guerre à plusieurs reprises et son succès à été relativement tardif (la trentaine bien passée), presque contre son gré. Il est le WTF incarné. Les hommages dans les médias sont assez discrets ce jour. Et pour cause, à peu près tout ce qu’est le Gainsbourg que j’ai connu dans les années 80 serait aujourd’hui interdit d’antenne. Les paroles équivoques sur l’inceste, le sexe, la cigarette à tout bout de champ, les provocations jubilatoires, les blagues douteuses. Gainsbarre ne pourrait tout simplement pas faire carrière aujourd’hui ou alors dans les rubriques faits-divers et juridiques. A la place on a Vianney. C’est bien Vianney. 

Ci-dessous son passage dans l'émission "Sex Machine" en 1984. C'était sur le service public le samedi soir oui messieurs dames : 

 

1 mars 2021

2022 : Que cache la peur du barrage qui casse ?

par
Pour ceux qui en doutaient Macron est en campagne. 

D'un côté notre conseiller clientèle en chef tente de séduire les jeunes à travers les "influenceurs" des réseaux sociaux (ou tout au moins fait croire aux vieux qu'il séduit les jeunes et tout ça hors frais de camapane), de l'autre il réveille les plus âgés à travers les débats des chaines d’info-feuilleton en faisant branler par ses sous-fifres les terreurs secrètes de l’électorat de droite affirmée ou qui s’ignore, à savoir d'une semaine l'autre : « l’islamogauchisme » ou les « khmers verts ». L'initiative a le mérite de prendre un temps d’antenne considérable et d’étouffer toute autre forme d’actualité. Mécanique vieille comme Sarkozy mais qui marche toujours. D'autant que la gauche ,qui tombe dans son ensemble dans la piège de l’indignation sans sortir du carcan sémantique ni dévier le débat,  en renforce la dynamique. 

Il y aura des imprévus (comme d'habitude) mais Macron est pour le moment bien parti pour trianguler à sec tous les électorats sur fond d’atonie générale. Ça peut marcher pour la principale raison que cela a déjà fonctionné en 2017. Certes, Macron a de sévères casseroles sociales, économiques et sanitaires au cul mais il a conscience des enjeux de communication, il s'active tôt (la campagne a commencé depuis plus de six mois avec le message Tik Tok envoyé aux lycéens qui passaient le bac). Et, ça me fait un peu mal au derche de l’avouer, mais je ne vois personne à ce jour aussi intuitif et surtout aussi volontaire en face. Et dans ce domaine la prime va toujours au plus motivé. Oui, le Covid marquera son quinquennat et il probable qu'une grande partie de l'élection se joue sur  la gestion de l'épidémie mais force est de constater que l'opposition n'a pas brillé par son opposition aux mesures liberticides qui s'accumulent depuis un an, voire même se cantonne à demander encore plus de confinement à l'instar de l'inénarrable Hidalgo. On trouve désormais les confinistes les plus radicalisés à gauche du spectre politique. Ils ne savent même plus pourquoi mais ils sont en boucle : il faut confiner encore et toujours plus. On atteint ce paradoxe de la vie politique : le meilleur défenseur du non-confinement est aujourd'hui Macron lui-même. Avec une France sous couvre-feu mais pas totalement confinée qui repose sur une présence continue des enfants à l'école depuis septembre, frère Emmanuel   fait un quitte ou double. L'opposition mise sur son échec pour cause de laxisme. Plutôt mince comme programme. 

Depuis ce week-end la gauche bourgeoise (que nous appelons par souci de lisibilité : la droiche, droite auto-persuadée d'être de gauche) fait part de son inquiétude à travers son organe de presse, Libération, que sa mécanique traditionnelle du « barrage » contre Le Pen ne fonctionne plus aussi bien qu'en 2002 et 2017. Voyons ici le début d'une stratégie pour imposer dans l’opinion un autre candidat - ou plutôt candidate - à même de mieux souder les gogos face à Le Pen. Et préparez-vous d'ici quelques semaines à voir surgir dans Nouvel Obs et consort des portraits dithyrambiques d’Anne Hidalgo, le point commun aux trois derniers scrutins présidentiels étant la volonté de la presse de définir à l'avance le cadre du match et de ses participants. 

Il est donc entendu pour la droiche que :

- Le Pen est inéluctable au second tour. Soit, c'est toujours pratique, et ça évite de parler des questions économiques et sociales qui fâchent, mieux vaut s'étriper sur l'écriture inclusive et la PMA pour les unijambistes albinos transgenres que sur le libre-échange, le droit du travail ou l'accès au logement pour tous. D'où ce besoin de maintenir les Le Pen (père puis fille et nièce) à la surface médiatique mieux qu'ils ne le font eux-même. 

- L’électorat de gauche dans toutes ses composantes ne sert plus qu’à une chose depuis le début du siècle : être convoqué tous les 5 ans pour faire barrage à l’extreme-droite et élire le plus démocratiquement du monde le pire candidat néo-libéral de service qu'il soit étiqueté "socialiste", "de droite" ou "ni gauche ni droite', tout cela revenant désormais strictement au même au bout de trois semaines d'exercice du pouvoir. 

- Qu'on doit pouvoir encore embrouiller la gôche avec un faux-nez socialiste. Et je pense malheureusement que oui c'est encore possible malgré - ou à cause de - ce qu'écrit Libération

Il s'en passera d'ici 2022 et notamment je l'espère le surgissement en tête de gondole de thématiques sur la souveraineté économique, le renforcement de nos politiques sociales et de santé, la définition de nos priorités en tant que nation (c'est ma part de naïveté). J'espère également que ni Macron ni Le Pen ne seront au second tour, malgré nos défauts nous méritons quand même mieux que ce pitoyable remake entre l'héritière de Saint-Cloud qui se la joue prolo et le golden-boy du Touquet qui préside les Français comme un stock-manager gère une palette de PQ. En revanche, si par malheur cela devait encore arriver, il va de soit, comme en 2017, que je ne voterai ni pour l'un ni contre l'autre et inversement,  je ne voterai pas non plus pour un (ou une) candidate de droiche qui ne fera que poursuivre l'action de Macron.





9 février 2021

Du génie français en période de pandémie

par

406e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge de la république du Baltringuistan. Répit relatif sur le front de la lutte anti COVID malgré les tentatives de reboot anglais, sud-africain et brésilien. Avec son pari surprise du non-reconfinement on doit reconnaître à notre conseiller clientèle en chef d'avoir - presque - relégué le virus chinois au rayon faits-divers. Les experts-confinistes vexés de ne plus être suivis à la lettre se radicalisent et annoncent que nous sommes "au bord du précipice". Soit. Qu'ils sautent les premiers alors. En attendant, l’opinion s'habitue aux 400 morts quotidien du quotidien. 

Macron réussit aussi l'exploit infiniment plus sournois de nous habituer au couvre-feu permanent à 18 heures sans aucune perspective de sortie claire. Et le plus beau dans la carambouille, le couvre-feu passe désormais pour un gain de liberté. Glissement sémantique assumé ce matin par Olivier Variant qui considère "possible qu'on ne soit jamais reconfinés", et pour cause les gueux : nous sommes déjà confinés. Avec son interdiction de tout sauf d'aller travailler, le couvre-feu national à 18h 'est un confinement (dilué à la sauce MEDEF c'est tout). Certes, les signes évidents de craquements psychologiques s'accumulent dans tous les milieux et classes d'âge. Mais il en va des privations de liberté comme des programmes des chaines infos 100% DANGER COVID depuis un an : si on ne conteste pas, il y a un risque non-négligeable qu'on s'y fasse. 

Nous entrons donc dans la seconde année de gestion du virus par nos zélites et la presse commence à accumuler quelques petites perles de notre gestion à la française. Dans Les echos et l'opinion, on apprend que "La France a dépensé autant à l’étranger en achats de masques en un an que sur son territoire pour investir dans la santé sur cinq ans" avec, entre autres, plus de 5 milliards d'euros pour se fournir en masque... en Chine (dont nous dépendons à 84% dans le domaine, rien que ça). On félicitera les chinois pour le SAV performant du virus qu'ils nous ont refourgué.  

Côté vaccin, bien que je me perde un peu dans l'abondante offre des miracles en seringue qui ressemble de plus en plus à une vitrine de vendeur Amazon mais avec une logistique pourrie, je découvre qu'une start-up nantaise va fabriquer et distribuer son propre vaccin en priorité pour le Royaume-Uni "car ce sont bels et bien les Britanniques qui ont entièrement financé les essais cliniques de l'entreprise". Oui vous avez bien lu, alors qu'on nous fait miroiter une sortie de crise par la seule vaccination massive dont l'échéance ne cesse d'être repoussée, La France va exporter des vaccins fabriqués sur son sol faute d'avoir soutenu l'entreprise qui les développe. Paye ta start-up nation ! 

Santé, stratégie, protectionnisme, investissement... Ce pays est géré par des as. Comme je l'ai souvent écrit ici, le problème est moins le virus que la gestion hiératique du virus dont je rappelle le principe parfaitement rodé depuis un an : 

1. Des politiques incompétents et terrorisés,

2 . Des experts corrompus,

3. Des médias qui feuilletonnent.

Les médias donnent une large tribune aux corrompus qui conditionnent l'opinion et en retour les décisions des incompétents, décisions qui ré-enclenchent un nouveau cycle médiatique avec les mêmes protagonistes. Voir l'infographie de pointe réalisée ci-dessous avec l'aide de notre département image de synthèse : 


Dans ce cycle auto-entretenu de la peur, toute personne de l'extérieur questionnant les causes du virus, son diagnostic, les traitements, les fondements économiques qui ont conduit à nos faiblesses structurelles, les mécaniques de décision ou les dégâts collatéraux entrainés par cette lutte à l'aveugle est étiqueté complotiste, ennemi de l'état voire censuré. 

Je suis mauvaise langue, il est un secteur où le génie français reste en pointe depuis le début de ce pataquès, notre spécificité, ze french touch de la french tech : la contravention. Entre les magasins de mon quartier qui se prennent des interdictions d'ouverture de quinze jours pour avoir dépassé de cinq minutes l'horaire du couvre-feu, ou encore ces contrôles policiers sur le périphérique qui provoquent les ralentissements entrainant les retards et la verbalisation, le pan pan cul cul administratif est un des rares domaines - avec celui de la paperasse absconse - dans lesquels la France aura oeuvré avec persistance depuis un an. 

Il va sans dire qu'avec les mêmes kadors aux commandes, les centaines de millions collectés dans ce cadre, bientôt les milliards, en contraventions ne seront JAMAIS réinvestis dans les service de santé. 

28 janvier 2021

En attendant le reredereconfinement

par

394e jour de l'an de merde 2020 en zone rouge-rouge écarlate de la République du Baltringuistan. 

En langage gouvernemental on ne dit pas « le couvre feu à 18h décrété par une élite déconnectée a favorisé la propagation du virus en concentrant les gens aux mêmes endroits au même moment », on dit : 

« L'efficacité du couvre-feu n'est pas suffisante ». (porte-parole du gouvernement 27.01.2021). Et la presse autorisée reprend en coeur. 

Jamais, et pourtant il y a eu du niveau, la ligne du pouvoir pour "combattre l'épidémie de COVID-19" n'a été aussi peu claire à suivre que ces derniers jours. Le plus sain est peut-être donc de ne plus la suivre. Il est possible que nous entrions prochainement dans une nouvelle teinte de restrictions de libertés pour lutter contre el famoso "variant anglais", prélude aux variants à venir brésilien, clermontois et des numéros pairs de la rue d'Aboukir. Le staff com' des inutiles cherche pour l'instant comment l'appeler pour que ça passe le moins durement possible dans l'opinion qui commence à montrer des signes, logiques et excusables, de pétage de plombs.

Sans entrer dans la polémique vaccinale et évoquer le fait que le "variant anglais" vient d'un pays qui a massivement vacciné, on apprend désormais que "En Angleterre, ils n’arrivent pas à s’en sortir, car le variant anglais résiste au confinement" (France Info) et que l’Espagne « n’a plus les moyens de confiner ».  

On résume  : tout ce qui est engagé depuis un an par nos "experts" et gouvernants pour lutter contre ce virus :

1. arrive trop tard,

2. ne sert à rien,

3. aggrave les choses.

...et mon interrogation depuis 10 mois si vous me lisez : On arrête quand les conneries ? 

Visiblement pas tout de suite, j’en suis étonné. Je dois avouer que je commencer à me lasser de faire le même article depuis l’été. Certes les lignes ont bougé, de moins en moins de monde est dupe, et je me retrouve à relayer des propos de BHL, à être d’accord avec Gaspard Koenig et à soutenir un restaurateur niçois qui ouvre sans autorisation son établissement. Je crois que ces évènements auront réveillé chez moi le concept le plus important de tous, la liberté, et que ce concept simple, non négociable, écrase les clivages politiques conventionnels. 

Je n’accepte plus de voir sombrer la majorité des gens, à commencer par les jeunes, pour sauver une poignée d’octogénaires. J’ai bien conscience de ce que j’écris, et ce n’est pas parce que je serais statistiquement « plus à l’abri » (le risque est minime il est vrai, mais il existe). J’en ai discuté avec des personnes bien plus âgées que moi et qui sont sur la même ligne (qu’elles soient pour le vaccin, ou plus réticentes). Pour la petite histoire, une personne de mon entourage  (bientôt 80 ans) était ravie du dernier enterrement d’un ami (non-COVID). Ce décès, était l'occasion de sa première sortie "sociale" depuis six mois. Elle a pu faire la fête entre vieux après l'enterrement dans un hôtel qui leur a, en contrebande, ouvert une salle toute la soirée en plein couvre-feu. Voilà ou en est. On en vient à espérer des enterrements, juste pour avoir une activité sociale. 

Que ce soit pour le virus chinois ou le besoin humain de contact, la nature est plus forte que nos gouvernants. Il y a un risque à vivre. J’ai assez donné et je ne vois honnêtement pas ce que je peux faire de plus. Et encore, je suis dans une situation confortable, qui me permettrait de me satisfaire encore un peu d'un confinement relativement cosy. 

Les supporters acharnés du confinement se placent dans le camp auto proclamé du « progrès », les sondages montrent d'ailleurs qu'ils sont plutôt jeunes et à gauche. Ils me rappellent ces apologistes des réformes qui, après les échecs répétés des réformes, t’expliquent que si ça n’a pas marché c’est que, justement, on n'a pas assez réformé. Leur aveuglement fanatique à croire que la potion magique du vaccin va nous sortir de l'impasse en un coup de seringue est aussi fou que le délire des anti-vax qu'ils fustigent. 

A mesure que le socle vieillissant de centre-droit est de plus en plus mécontent de son action, aussi bien pour la vaccination que pour les confinements à répétition, le conseiller clientèle en chef (que je sais paradoxalement plutôt de mon avis) craint pour sa réélection s'il cède encore aux sirènes scientifiques des "progressistes radicalisés" qu'on voit plus souvent sur les plateaux télés que dans les hôpitaux. Il s'est piégé lui-même en sombrant dans la logique du temps court. Suivre l'info-feuilleton n'est pas une stratégie politique et sanitaire viable. Qu'il se rassure, l'opposition étant atomisée, et le désir de gauche (qui n'a réellement pas brillé dans toutes ses teintes depuis un an) étant proche du néant dans ce pays, il a encore de la marge pour nous glisser quelques mesures aussi liberticides que contre-productives. Etant acquis que tout ceci se finira économiquement sur un scénario à la Grecque de précarisation généralisée et d'endettement massif sur quelques générations (alors que notre opérette tragi-comique de guerre contre le COVID sera un lointain souvenir proche de la légende urbaine). 

Vous ai-je déjà dit que, depuis le départ de cette hystérie du Covid, je ne peux m’empêcher de voir des similitudes avec le Zombie de George Romero réalisé en 1978  ? Notamment le scène d’introduction où des « experts » s’engueulent sur un plateau télé sur la façon la plus « éthique » d'exterminer les zombies alors que ceux-là sont à la porte du studio, prêt à leur dévorer la cervelle ? SPOILER : malgré l’agitation et les certitudes, tout le monde (ou presque) meurt, et le plus grand danger pour les rares biens portants - pardon, "asymptomatiques" - n’est au final pas le virus mais bien l’homme. 

Bref, pour user des litotes dont ce pouvoir est pour le coup expert, je ne dis pas qu'au troisième confinement « je vais désobéir »,  je dis juste que « avec tout ce que je n’ai pas dépensé en 2020, j’ai provisionné un budget contraventions assez conséquent pour 2021 ». 

Sur le même sujet (encore) : COVID ou la guerre parfaite contre le peuple - L'effet apeuré


22 janvier 2021

"Covid" ou la guerre parfaite contre le peuple

par

389e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge de la République du Baltringuistan. Toujours pas de signe de COVID sur mon petit organisme, en revanche des signes de plus en plus perceptibles de misère morale et économique partout autour dans la ville.

Je relisais ce que j'écrivais l'an passé sur ce qui allait arriver par la suite et à quelques points près, j'ai malheureusement raison : 

- On n’en sort objectivement pas, 

- il ne faut pas compter en mois mais en années, 

- le confinement n’a d’autre perspective qu'un autre confinement, 

- la propagande de la peur fonctionne toujours,

- plus on s'enfoncera dans l'absurde, plus il sera nous difficile de reconnaitre l'absurdité de la situation,

- le politique se planque derrière la parole scientifique et les scientifiques des plateaux télés on a l’évidence un agenda personnel plus politique que sanitaire, 

- le débat médiatique se réduit à l'axe autoproclamé du bien (vive les vaccins miracles, les ausweiss sanitaires, les restrictions de liberté, la censure et les passeports vaccinaux) contre celui du mal (tous ces efforts non seulement ne servent à rien mais aggravent tout). 

Résumons ce mois je janvier sur le front sanitaire :

1 / Médias du feuilleton et gouvernement de la peur nous avait promis la fin du monde pour deux semaines après les fêtes à cause de nos comportements d'irresponsables ? Deux semaines après, Pas grand-chose. Même la rave party de Lieuron aura fait moins de dégâts que le diner de cons du conseiller clientèle en chef durant le précédent couvre-feu mais, à la différence de la sauterie élyséenne payée avec votre argent, l'organisateur de la rave est toujours en prison. 

2 /  Médias du feuilleton et gouvernement de la peur  nous ont fait complexer sur notre intolérable retard de vaccination, Deux semaines après les choses sont déjà plus un peu plus compliquées. Combien de doses ? Quand ? A quel âge ? Combien de fois ? Et quel vaccin exactement ? Et est-ce que tu as le bon coupon administratif en trois exemplaires ? Et puis bon est-ce que ça tuerait quand même pas un peu les vieux ?  Le machin apparait peu à peu pour ce qu'il est : un espoir qui rassure tout le monde à très court terme et permettrait de sortir provisoirement la tête haute, les mains propres et la conscience tranquille de ce merdier. Sauf que, il y a beaucoup trop de "sauf que".

Depuis un an nous ne sommes sûrs de rien, si ce n'est de notre peur. Le virus ne veut rien, il croit et s'adapte c'est tout. Les désordres, les malheurs ne viennent que des conséquences des gestions locales de ce virus. Capturés dans l’info feuilleton et les contraintes quotidiennes qui coupent la vision longue on devine encore mal la noirceur du scénario de fond de ce qui n'est pas "une crise du covid" mais bien une guerre contre les peuples. 

C'est bien la seule ligne qui se dessine en une année de gestion politique du virus : 
- l'exigence toujours plus forte de soumission envers les classes populaires/moyennes
- la destruction délibérée et décomplexée de l'économie intermédiaire, des artisans, de la culture, des petits commerces, des "sans dents" et "sans réseaux".  

Il apparait de plus en plus clairement que si nos gouvernants mènent une guerre, elle est d'abord contre nous. Le combat contre l'économie intermédiaire, les classes populaires/moyennes est depuis un an la seule offensive menée avec cohérence et détermination, et il faut l'avouer avec un certain succès, par notre conseiller clientèle en chef (et les autres gouvernants occidentaux). Tout doit disparaitre. 
Il ne faut désormais plus se faire d'illusions. Quelle que soit la suite des événements, des secteurs entiers de l'économie jugés "non essentiels" ne se relèveront jamais. Les salariés, encore relativement protégés, seront dans la prochaine charrette. Ce qui compte dans la guerre c'est l'après-guerre et son champ de ruines. Quand le peuple endetté sur dix générations est dans une situation exsangue, que les commerces ont déposé le bilan, que les secteurs sont décimés, tout est optimisé pour une main basse à bon marché sur la reconstruction avec une main d'oeuvre corvéable à merci. Et ce n'est pas être complotiste que de le dire, m'ame Chabot. Un complotiste a une thèse, moi je n'en ai aucune, je constate juste.  Qui sont les gagnants et les perdants jusqu'à présent dans ce pataquès du Covid ? Les mêmes qu'avant en bien pire. C'est une véritable aubaine ce Covid. Le néolibéralisme est comme le virus chinois, il s'adapte à toutes les situations et surfe sur les vagues opportunes jusqu'a assèchement des océans. Non le "Covid" n'est pas "une crise", mais une nouvelle étape dans la guerre mondiale contre les peuples, sans arme. Pas besoin, nous sommes terrorisés. 

Alors amusons-nous encore un peu à réclamer avec nos petits poings "un confinement dur plutôt qu’un couvre-feu pour enfin s'en sortir", horrible preuve que nous nous débattons désormais dans le seul périmètre sémantique qu'ils ont défini pour nous. Il y a une autre piste depuis le départ, elle s’appelle : s’en foutre et vivre. Mais elle ne fait pas vendre. 

Mais ne soyons pas si pessimistes, un espoir se dessine. Bientôt avec les sauf-conduits ad-hoc, l'hyper-classe  aura le droit de bien s’alimenter, de voyager et de se divertir.  Tandis que les chinois reviendront visiter chez nous visiter des musées exclusivement ouverts pour eux, pour les plus chanceux assignés à résidence avec nos deux masques sur la gueule, on se consolera avec de belles séries captivantes sur Netflix

Il y a une promo ce mois-ci, un mois offert, une vie achetée.

15 janvier 2021

L'effet apeuré

par
380e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge. En rentrant du travail à 19h29... 

- Alors chéri quoi de neuf ? 
- La routine. Il parait que le gros Castex est fier de lui et qu'il vient encore de générer une usine à gaz qui va lui péter à la gueule dans 6 jours. 

L’angoisse étant inversement proportionnelle au temps passé devant les écrans, je les boycotte depuis plusieurs semaines. La vie est trop courte pour la passer apeuré par les conjectures contradictoires sur des taux d'incidence sur sept jours des contamination au virus chinois ou à s’énerver contre les flatulences stratégiques d’un pouvoir à l'agonie qui ne peut se résoudre à accepter son impuissance dans ce domaine et persiste à reproduire les mêmes erreurs en s’attendant à obtenir un résultat différent.

Après un an de guerre contre le virus, "j'apprends" sur Twitter que le gouvernement étend un couvre-feu à 18h sur tout le territoire. X-ième mesure absurde, probablement contre-productive et qui, à part emmerder les gens qui sont dans la vie réelle, ne changera pas grand-chose à la logique d’un virus qui est 1 / de se propager 2 / d'innover dans sa propagation quand on veut le contrer. 

Mon #DryJanuary d'info-feuilleton télévisé est très instructif. Cet éloignement doit se prolonger d'une diète numérique. L'hystérie véhiculée à la télé est reproduite à l’identique sur les réseaux sociaux (qui par ailleurs, à force d'algorithmes sélectifs et de censure plus ou moins déguisée de la pensée divergente, ressemblent de plus en plus à une matinale interminable de France Inter). Un an de gesticulation gouvernementale de la peur et mon mur Facebook s'est transformé en camés du confinement. C'est à qui le réclame encore un troisième encore plus gros, plus dur et toujours plus tôt. Certains sont encore plus flippants et hystériques que les experts de plateau télé. C’est encore pire sur Twitter où une recherche sur l’occurence « confinement » donne 3 tweets sur 4 appelant à plus de restrictions de libertés. Patience : les confinements ça marche tellement bien qu'il y en a de plus en plus souvent. 

J’attribue en très grande partie notre hystérie collective autour du virus chinois à l'influence de l’info-feuilleton dans nos vies et celles de nos dirigeants (on apprenait récemment que Macron passait une bonne partie de son temps à l'Elysée, "hypnotisé" devant BFM, ce qui explique mieux certaines de ces décisions). Mais c'est oublié que les chaines d’info-feuilleton cultivent depuis des années un complexe vis à vis du flux des réseaux sociaux. Les premières comme les seconds se disputent le marché de l'attention pour faire monter les enchères des espaces publicitaires qu’ils nous déversent sur la gueule. Et le feuilleton du virus, c’est la martingale. Une peur sans fin avec des pubs au milieu. A moins d'une catastrophe encore plus grande qui expédie ce mauvais feuilleton aux oubliettes, le serpent va encore se mordre la queue un bon moment. La question qui se pose avec le virus chinois et ses variants marketing n’est pas "va-t-on s’en sortir ?" (SPOILER : OUI) mais peut-on encore vivre sans devenir dingue dans un environnement d’information continue où l’on est sommé d’avoir une opinion tranchée et radicale immédiate, une solution sur tout et tout de suite, le tout dans un contexte de restriction de libertés en large partie générée par cet environnement ? 

L'autre jour on me qualifiait de "négationniste" sur Facebook pour avoir relayé les chiffres officiels des hospitalisations et de la mortalité en France qui n’étaient pas « si » catastrophiques qu’on pourrait le croire au travers de ce remake média quotidien d’Armageddon avec Macron l'androïde dans le rôle de la table basse de Bruce Willis et le gros Castex dans celui de la doublure cascade de Bourvil. Le confinement était au départ présenté par le gouvernement comme une mesure de dernier recours - la preuve de son échec à traiter les désastreuses conséquences des coupes budgétaires dans le secteur de la santé -, le confinement est désormais considéré par beaucoup comme un dispositif de prévoyance - la condition de la réussite pour combattre le virus -. Avant on confinait pour désengorger les hôpitaux, aujourd’hui et alors que les hôpitaux sont loins d'être saturés, le peuple veut confiner pour "être libre plus vite" (alors que dans les faits, le confinement ralentissant le contamination il ne fait que rallonger d'autant la séquence jusqu'au prochain confinement). Joli tour de passe passe idéologique auto-infligé sur fond d’hyper consommation d’"information" ou plutôt de menace rabâchée sur un ton infantilisant en mode "on va tous mourrir". Non seulement on va survivre, on survit tous déjà très largement, mais pour la plupart on ne se rendra même pas compte des effets du virus chinois sur notre santé. 

En attendant que le gouvernement écrase encore une fois une mouche dans un magasin de porcelaines avec le 33 tonnes d’un énième confinement, décrochons des marchands de peur. Comme pourrait dire Coluche : la peur, il suffirait que les gens arrête de l'acheter pour qu'elle ne se vende plus. Je ne sais pas si on vivra plus vieux, mais je garantis qu'on vivra mieux. 




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