Top Ad 728x90

Les derniers articles du blog

15 juillet 2021

La chasse aux hérétiques est lancée !

par
Je ne vous refais pas la parabole de la grenouille et de la marmite d’eau peu à peu portée à ébulition. Je crois que chacun s’accordera à la comprendre maintenant : les piqués comme les hérétiques.  Que ce soit par la propagande de la peur sur toutes les ondes, les cycles d'alternance de périodes de restrictions et liberté conditionnelle : les bourreaux nous font progressivement accepter le pire. Au bout de 18 mois de cette farce covidienne, ce qui est en jeu n’est pas votre santé (puisque, de fait, le type en bonne santé est criminalisé) mais :

1 / votre soumission, 
2 / votre argent. 

On y ajouterait bien un petit 3 qui serait "vous rendre malade" et qui permettrait de boucler la boucle, mais ce serait encore passer pour un "complotiste". Vous savez un de ceux qui annonçaient dès 2020, sous les quolibets de la pensée correcte parisienne, des passeports sanitaires étendus et des vaccins obligatoires. Soit à peu près tout ce que, son cul sur l'état de droit et dans la foulée des démocraties du Pakistan et d'Arabie Saoudite, notre conseiller clientèle a décidé pour nous lundi 12 juillet :

Extension du passe sanitaire aux lieux de plus de 50 personnes, obligation de se piquer avec un produit douteux (et toujours en test) pour les soignants et les personnels en contact avec le public (enfin sauf les policiers hein, qui seront - on vous l'annonce en avance - également dispensés de la réforme des retraites à venir).  Et s’il y a encore du virus à la rentrée, la réponse est toute trouvée, elle n'est pas scientifique mais elle est pratique : Ce sera la faute des non-vaccinés. 

Il y a à l'évidence un énorme coup de pression de la part du microbe élyséen(1). Quand un pouvoir est en position de faiblesse il a une fâcheuse tendance à multiplier les lois et les interdictions. Et Macron, que Mac Fly et Carlito lui sucent la bite ou pas, est vraiment en position de faiblesse (dois-je rappeler le score final de son groupuscule aux dernières élections ?). 

Suite à l'annonce de Macron, c'est donc la panique entre ceux qui se ruent dans les centres de vaccination pour continuer à siroter des macchiato en terrasse et sauver leurs vacances à Paimpol, et ceux qui élaborent des stratégies de survie sociale, professionnelle, alimentaire et financière pour les prochains mois (ou années, puisqu'aucune période de fin n'a été annoncée par la tête à claques). Le conseiller clientèle en chef l'a dit presque mot pour mot : les temps vont être compliqués pour les non-vaccinés.

Plus dur, il y a ceux déjà pris au piège qui se voient menacés de licenciement s’ils ne s’injectent pas la potion d'ici le 15 septembre. Les soignants, héros d’hier de nouveau traités comme des sous-merdes par ce gouvernement, sont à l’avant-poste de ce qui attend tous les salariés d’ici peu. Ils se serviront de l'obligation de piqure des soignants (dont ils n'ont strictement rien à foutre depuis des années) pour marcher sur la gueule des autres catégories et leur imposer l’obligation avec la collaboration active d'une bonne partie du patronat... De la soumission ou pas des personnels de la santé à cette infamie dépend la suite. J'ai la faiblesse de penser qu'ils sont en position de force puisque l'on a eu de cesse de les mettre en avant lorsqu'ils étaient "indispensables" et pas assez nombreux. Ce sont aussi pour beaucoup des gens mal payés et la pression est énorme. Plus que jamais, ils auront besoin de notre soutien moral et surtout financier. Après eux et elles, c'est nous et, surtout, nos enfants sur la liste. Rappelons que pour ces derniers on est dans le domaine du criminel. 

Cette période a au moins le mérite de tracer une ligne claire entre ceux qui sont prêts à toutes les compromissions pour s’assurer la continuité d’un petit monde tranquille (sans réaliser que ce monde-là ne reviendra jamais puisque c'est leur soumission qui l'alimente) et ceux qui sont résolus à résister (et cette catégorie ne peut pas se limiter aux seuls non-vaccinés, sinon ce pays est moralement foutu)

On notera dans ce domaine que ces derniers jours, dans une très large majorité, les élus et responsables de gauche, d’habitudes si prompts à se révolter contre les discriminations envers les minorités, les délinquants et les fichages en tous genre, et à crier au fascisme chez les autres sont bien moins efficace pour l'identifier quand ils ont les deux pieds dedans. Certains ont multiplié les déclarations approuvant, voire devançant, les annonces sanitairos-repressives du conseiller clientèle en chef (je vous laisse chercher sur Twitter). Avant d'effacer ces droits de l'hommiste en carton de nos mémoires, nous garderons quand même avec soin des captures d’écran de leurs propos pour les livres d’histoire à venir (et éventuellement quand ils viendront quémander des votes lors d'échéances plus proches). Au-delà même de la piqure, c’est aujourd’hui ce principe de catégorisation qu’il faut refuser. Parions même qu'avec les mises à jour OMS-Windows de variants, les fiers vaccinés paradant aux terrasses cet été avec leur QR code redeviendront plus vite qu'ils ne le pensent des couillons de non-vaccinés.  

C'est l'avantage paradoxal des époques troubles. On y voit plus clair au sujet des individus. Certaines personnes se révèlent d’une bien belle médiocrité, pour d'autres ce n’est qu’une confirmation. D'autres dont on n'espérait rien tiennent le choc, aident et résistent. 

Laissons tomber les collabos, et concentrons-nous donc sur ce qui nous unis. Il faut plus que jamais mettre de côté les divergences, dépasser les clivages, tous se reconnaitre, s'identifier et s'opposer ensemble à ce vaccin, et en général aux "forfaits libertés" imposés par ceux-là même qui trouvent, ont trouvé et trouveront encore de bonnes raisons de nous enfermer "pour notre bien".  Au moins, le calendrier est clair : passée cette "trêve" estivale entre piquouse et torpeur, la rentrée sera l'heure du grand tri. Une nouvelle encourageante toutefois, et pas des moindres : en 18 mois (sans vaccin ni même test parfois) cet "impitoyable virus qui va décimer l'humanité" n'a pas tué les hérétiques. Au contraire, sortis de la peur,  ils sont plus vivants que jamais. 

 (1) d'autant que son annonce de tests payants à l'automne va dans le sens d'une "annulation" du virus, faute de chiffres.



8 juillet 2021

Regarder les hommes tomber

par
Gros orages en perspective sur les non-vaccinés désormais stigmatisés sans gêne aucune par les journalistes et une bonne partie des politiques. Quant aux réseaux sociaux, on y remplacerait le terme « non-vaccinés » par n'importe quelle minorité religieuse, ethnique ou sexuelle que ça provoquerait un tollé général avec prise de parole du Chef de l'Etat et procédures judiciaires engagées dans la demi-heure par une ribambelle d'associations des droits de l'homme. Là, rien, le bon sens populaire de la stigmatisation et des coupables à trouver pour justifier encore un peu plus le pseudo choix éclairé du miracle vaccinal. Branle-bas de menace. De gauche à droite, chacun s'accorde pour circonscrire d'un bon gros carcan législatif le prochain bouc-émissaire avant même l'existence de la fameuse "quatrième vague". On ne connait pas encore les variants mais on déjà identifié les déviants. 

Chaque jour de cet été, on s’enfonce un peu plus dans ce type d’infamie décontractée qui précède les périodes les plus sombres. La CNIL autorise la diffusion de listes de non-vaccinés auprès des médecins. Alors que les frontières sont grandes ouvertes (à l'exacte copie de ce qui s'est passé l'été passé), les CSP+ de nos écrans débattent « sérieusement » de restreindre les libertés des non-vaccinés, de les emmener menottés se faire piquer, ou de l’importance de piquer avec un vaccin dont on ne connait rien des enfants (épargnés par ce ce virus) pour "sauver" des octogénaires non-vaccinés des griffes d'un service hospitalier en sous-effectifs. Effectifs que, au lieu de renforcer, nos winners d'état menacent à leur tour de licenciement s’ils ne se vaccinent pas. 

Pour être honnête, ce climat aux limites du burlesques des vaccinolâtres de plateaux et autres procureurs médiatiques de la délinquance sanitaire se retourne pour le moment contre eux. Dépassé le postulat introductif commun qui est une allégeance aveugle au vaccin (désormais seul "pass" d'entrée sur un plateau télé), pour peu qu’on les laisse parler plus de dix minutes d’affilées ils en viennent à se contredire tout seuls et défoncent leurs propres arguments que ce soit sur les contaminations, les garanties de protection, la sécurité. Leur seule ligne fixe : les opposants à ce vaccin n’auraient pas d’arguments qui tiennent la route et seraient donc des illuminés prenant leurs rêves pour des réalités. Soit. Problème : on peut en dire à peu après autant des ayatollahs du vaccin. A ce stade, on peut prendre le problème dans tous les sens : ni les uns ni les autres n’ont raison au sujet des résultats sur un plus long terme que trois semaines, ni des conséquences à plus long terme. La seule dimension qui n’a pas encore été explorée à notre époque d’info-permanente, de menace constance et de solution miracle est celle du temps long. Attendre nous est encore plus insupportable que l’idée même de la mort. Seul le temps dira si ce vaccin précipité était la meilleure solution rendue possible grâce aux progrès et à l’efficacité qu'offre le capitalisme actionnarial ou une giga connerie collective aux répercussions encore insoupçonnées sur l’espèce humaine. 

Dire que tout va très bien quand on atteint le neuvième étage alors que l’on a sauté du dixième les yeux bandés est vrai. Ça le sera tout autant arrivé au troisième. Est-ce sans risque ? Peut-être. Y-a-t-il bénéfice ? Possible. Peut-être que l’immeuble va s’écrouler dans dix minutes et il est possible qu’il y ait un matelas en bas. Peut-être pas. Soit on saute, soit non. Une chose est certaine : celui qui a sauté, qu'il en soit pleinement fier ou à peine conscient, n’a pas à le reprocher à celui resté sur le balcon de son plein-gré. A ce stade, ça ne changera plus grand-chose à leurs destinées.



1 juillet 2021

Que faire en cas d'échec du miracle vaccinal ?

par
Covid, saison 3. Les clowns médiatiques et autres nuisibles d'état nous préviennent : il va y avoir une quatrième vague en France à la rentrée et ce sera la faute des non-vaccinés. 

Petite compilation des trois derniers jours. On commence par les chiens de garde, les vaccinolâtres d'aujourd'hui qui sont les confinistes d'hier :

Nicolas Bouzou, qui fantasme sur la fin de la dépense publique à longueur de chroniques, twitte ses désirs humides de ratonnades patriotes : "ceux qui refusent de se faire vacciner ne font pas leur devoir à l'égard d'un pays qui protège beaucoup. L'indulgence a leur égard a assez duré". 

Emmanuel Lechypre, autre chroniqueur économique qui déclare sur RMC : "je vous ferais emmener par deux policiers au centre de vaccination", confirmant que le libéral s'accommode toujours très bien des solutions fascisantes (du moment qu'on ne les applique pas aux obèses). 

Thomas Porcher, économiste pourtant à priori de l'autre bord, qui craque le vernis comme tant d'autres nobles de "la gôche progressiste" pour laisser apparaitre leurs petits rêves bruns à la première crisounette venue et "veut rendre la vie difficile" aux non-vaccinés. 

Et l'inénarrable défenseuse des droits à géométrie éthique variable, Caroline Fourest qui, chez Marianne, en bon petit despote contrarié parle d'elle à la première personne du pluriel, mais la cause le vaut bien :  il faut en finir une bonne fois pour toutes avec les "récalcitrants" du vaccin. 

Nos responsables ne sont pas en reste et jouent sur de la dentelle pour préparer les énièmes revirements  de la rentrée. Au programme du grand bazar liberticide : liste de non-vaccinés à distribuer aux médecins, arabesques stylistiques autour de la vaccination obligatoire pour les soignants et des 25-55 ans dans la foulée et tout ça dans le même What the Fuck législatif des baltringues qui nous ont pondu l"l'attestation de circulation dérogatoire" ou encore le port du masque obligatoire dans la rue. Pourquoi arreteraient-ils, puisque nous avons accepté bien gentiment tout ça ? Et dire qu'il y a encore pour se foutre de la gueule de Francis Lalanne alors qu'on a tellement mieux au sommet de l'Etat. 

Je l’ai déjà évoqué ici, cette vaccination à l'aveugle (des pays riches) est l'avatar "santé" parfait du néo-libéralisme, dans sa version « social-libéralisme », la variante perverse d'un « progressisme » visant à conditionner et mater nos comportements intimes (physiques, sociaux et mentaux). Comme une religion, mais à la sauce "progrès", débarrassée de la spiritualité. 

Nous en savons déjà beaucoup sur ce vaccin : 

 - C’est un produit à mode d’emploi simple marketé comme la promesse d'un miracle, miracle unilatéralement érigé en dogme. (Prenez la majorité des articles de la presse, remplacez le mot « vaccin » par « pot-au-feu » et il aura à peu près la même valeur scientifique). 

 - C'est un produit issu du privé, payé par la « puissance » publique qui y dépensera bien plus que si elle avait investi en premier lieu dans la prévention, les traitements et les services de santé. (Confirmation du vieux dicton : les radins finissent toujours par payer trois fois le prix). A l'instar de son petit frère, le test PCR gratuit, il va défoncer les caisses du système de santé pour le siècle à venir. 

- C'est un produit individualiste ne résolvant visiblement rien au problème de fond mais, perso, te garantit un été 2021 la conscience tranquille à l'autre bout du monde. 

-  Cerise sur le gâteau, c'est un produit qui offre un fichage supplémentaire de la population. (Là soyons honnêtes le vaccin n’y est pour rien : ce sont « nos élus » les seuls responsables de cette infamie). 

Comme tout ce qui touche ce social-libéralisme, s'il apparait un jour prochain que le bidule n’est pas si génial que mondialement fantasmé (c’est déjà le cas dans des pays "modèles" il y a encore trois mois,  qui ont forment vacciné et prolongent leur confinement ou resserrent leurs frontières), nos élites en concluront que c’est justement parce qu’on n’y a pas suffisamment eu recours. Comme toute réforme libérale : si elle n’a pas marché c’est parce qu’elle n’aura pas été assez appliquée. CQFD. Comptons sur la propagande multicanale de la peur qui a parfaitement fonctionné jusque-là pour dédouaner le vaccin dans la reprise du virus chinois et laisser seuls au banc des accusés les non-vaccinés, inculpés d'être en bonne santé, coupables de douter ou juste de vouloir rester des êtres humains relativement "bio".

Pour le peuple piqué, l’option de rappel annuel à perpétuité se profile et sera probablement une réalité d’ici peu à laquelle ils se plieront non pas parce que « c’est obligatoire » mais parce qu’« ils n’ont pas le choix ». On leur ressortira leur blague usée jusqu’à la corde sur « la 5G » à ce moment là. Cet abonnement-là ne sera plus résiliable. 

Il n'y a pas trente-six solutions pour sortir de ce cercle vicieux de la peur et de la soumission (même si je dois l'avouer je n'y crois plus), ce sont les mêmes méthodes que nous aurions dû mettre à l’oeuvre pour éviter d’y rentrer :  tout remettre en cause collectivement, tout refuser individuellement. 

Si on en croit les sondages et les dernières élections : trois français sur quatre se méfient des médias et deux sur trois ne vont plus voter. Et pourtant les dix huit derniers mois ont démontré que nous nous soumettons avec une facilité, inespérée pour eux, aux injonctions comportementales des médias et de  nos élites. Le succès de cette vague de vaccination à l’aveugle (je le rappelle : nous sommes toujours officiellement en période de test) a probablement avoir avec la peur, la croyance aveugle dans le progrès, et je pense surtout avec le besoin instinctif « de faire société », un instinct primaire mimétique de l’humain qui se pense en sécurité en se ralliant au groupe des plus nombreux. Côté pratique pour les élites : tant qu'on tape sur les non-vaccinés, on ne parle pas des autres sujets et des autres responsabilités. 

Ce qui est fascinant avec cette éditorialisation voulue de vaccinés vs. non-vaccinés, c'est qu'elle trace une ligne de plus en plus nette entre deux parties du peuple et qu'elle échappe aux clivages habituels sociaux, politiques, religieux ou même de générations. Certains qui se pensaient du même "moule" se découvrent incompatibles, et inversement certains se découvre des affinités avec des gens qu'ils pensaient à priori, si ce n'est opposés, au moins éloignés. .Je crois que les forces de ce rapprochement sont d'abord liées à la violence des propos et des actes des dominants, reposent sur la définition même de ce qu'est "être en bonne santé" et évidemment sur la liberté individuelle comme valeur suprême. 

Comment s'en sortir sans devenir fou quand il te reste deux grammes de prudence dans ce délire ?  Car c''en est un clairement un, et nous en sommes tous les acteurs. Comme le disait un ami l'autre jour : si on t'emmerde parce que tu n'es pas vacciné, tu as deux choix de réponses possibles  :

1 / c'est mon corps, qu'est-ce que ça peut te foutre  ?

2 / je suis un "transvax",  je me définis comme vacciné dans un corps de non-vacciné et je te demande poliment d'arrêter de me stigmatiser en tant que minorité. Vu l'époque où tout le monde se veut victime, cette excuse, pas plus conne qu'un argument scientifique de chroniqueur eco de BFM, devrait passer toute seule.  





21 juin 2021

Régionales 2021 ou l'angle mort du politique

par
La grande nouvelle du premier tour de ces premières élections "Post Confinement", c’est d’abord l’abstention massive (2 Français sur 3 ne sont pas allés voter). 

Et nos "responsables" politiques (dont on rappelle que la plupart d’entre eux n’ont pas d’autre métier que de faire de la politique) de s’affoler : holala mon dieu, mais c’est terrible ! Chaque politologue de plateau télé y va de son analyse catastrophée. Dans ce concert multicanal d'analyses des raisons de l'abstention, notre petite clique éditocratique parisienne oublie soigneusement un élément qui me semble pourtant de la taille d’un 747 dans un baraque à frites : la gestion sanitaire du COVID. 

Tout ce petit monde politique qui se plaint aujourd’hui a fait comme si le virus chinois, et sa gestion locale aberrante, arbitraire et disons-le violente des seize dernier mois, n’avait pas existé. Tout ce petit monde politique a d’ailleurs tout misé depuis des mois et pendant la campagne sur le « retour à la normale ». Comme si 1 / la normale leur convenait. 2 / il fallait bien pour y retourner que l'on sacrifie nos libertés individuelles et collectives. 

Abstention ? Il n'y avait tout simplement personne dans l'offre pour récupérer le vote des mécontents de la gestion sanitaire. Tu me diras ce n'est pas dans les compétences de régions. Certes. Mais la sécurité non plus, et pourtant tous n'ont parlé que de ça, comme si c'était la martingale électorale pour les gogos electeurs. La gauche qui n’a été que dans l’accompagnement à la marge des décisions de la technocratie macroniste, ne trouvant à lui rapprocher que de ne pas avoir confiné plus tôt et plus durement,  se prend une ratatouille méritée. C’est valable pour la gauche comme pour le FN qui à force de vouloir se normaliser s’est fait dépasser par la réalité d’une politique d’état orwelienne qui avec sa passion du couvre-feu, ses matraquages aveugles de jeune et son infantilisation n’a plus rien à envier à l’extreme droite. La classe politique dans son ensemble paye son suivisme sanitairo-sécuritaire. 

Les mêmes s’inquiètent que les moins de trente ans s'abstiennent désormais à 80% aux élections : mais pourquoi diable se bougeraient-ils pour des gens qui n’ont rien à opposer aux dérives et mutilations quasi quotidiennes du gouvernement, ou même au passe sanitaire (dont le vote à l’assemblée à été copieusement boudé les parlementaires) ?

Venons aux résultats qui ne signifient plus grand-chose (mais peu importe il ne resterait que 4 personnes pour voter dont 3 candidats, ils ne remettaient toujours pas en cause la légitimité de ce vote).  La bonne nouvelle des régionales : Macron est sur un siège éjectable. Fort logiquement LREM se prend une raclée monumentale. La mauvaise nouvelles des régionales  : pour le moment tout indique qu’une version politique identique mais plus « ronde » dans le message, va prendre sa place. 

Pour le second tour, les barrages en guimauve et les alliances détestables avec les ennemis d'hier vont se mettre en place pour battre le grand méchant ennemi là ou c’est possible, faisant encore perdre un peu plus de crédit, comme à chaque élection, à l’ensemble de la classe politique qui écoeure déjà bien assez les français. Ce premier tour des régionales confirme une seule chose pour le moment : ils ont plus besoin de nous que nous d’eux. Je ne sais plus qui disait que la démocratie avance de deux façons : dans les urnes ou dans la rue.  Clairement ce dimanche, ça n’avance plus dans les urnes.  


11 juin 2021

Gloire au vaccin ! (ou comment vivre en bonne santé au milieu des contaminés ?)

par
Après s’être fait défoncés à sec le nez à tour de tiges entièrement payées par la Sécu (ce qui ne manquera pas de justifier le dépôt de bilan du système de santé), les Français se font piquer à tour de bras. Tout miser sur une efficacité théorique décrétée certaine avant même la publication des données le prouvant est la définition la plus parfaite de la croyance. Mais sur ces questions il est très dur de discuter rationnellement avec le camp d'en face sous peine de se faire vite traité d'hérétique ou d'infidèle.  

Mais soit, après un an de privations - causées rappelons-le non par le virus chinois mais bien l’incapacité de nos dirigeants à gérer une situation dont ils nous offrent la seule clé miraculeuse de sortie -, on peut malheureusement comprendre ce conditionnement. 

Le vaccin est un forfait liberté. Il est la solution simple du capitalisme à un problème trop complexe pour lui. Pas étonnant d'ailleurs qu'on parle déjà de piquer les enfants, de vaccination en centre commercial et que les DRH mettent en place des vaccinations en entreprise (c'est délirant d’un point de vue médical, mais tellement logique du point de vue libéral). On veut revenir à avant comme si cette incurie occidentale consistant à faire payer à tout le monde la gestion calamiteuse d'une maladie ne touchant quasiment que des gens très âgés et/ou déjà en mauvaise santé n’avait jamais existé. 

J’ai beau avoir coupé à toute forme de vaccin et même test en 18 mois, il n’en reste pas moins que ce n’est pas toujours facile de vivre au milieu d’une secte géante. D’autant que les fidèles de la secte ne manquent pas de vous rabâcher : «- han mais pourquoi tu ne te fais pas vacciner ?! » quand bien même on ne leur parle même pas du sujet. Cette insistance à convaincre autrui en dit plus sur leur malaise que sur ma supposée « déviance ». Est-ce qu'un quelqu'un si sûr de lui cherche à te convaincre systématiquement de l'efficacité d'un produit dont il ignorait l'existence six mois plus tôt pour combattre un virus qu'il ne connaissait pas l'an passé ? Tout est possible, ils ont bien voté Macron. 

Il est intéressant de noter que la plupart des vaccinés agitent en dernier recours d'un argumentaire, qui tourne bien vite pas plus loin que ce qu'ils ont vu à la télé,  « l’acte citoyen ». L'acte citoyen se résume à s’assurer de partir en vacances peinard à l’étranger (on les reconnait, ce sont les mêmes qui l’an passé vous faisait la morale en vous assurant en juin dernier que « - ho ça va, passer les vacances en France, c’est pas la mort non plus ! »). Cessons le rêve humaniste : ceux qui se vaccinent pour protéger les autres sont ultra-minoritaires (et ils se sont vaccinés les premiers).

Une croyance devient une vérité à partir du moment ou un nombre majoritaire d'une société partage cette croyance. Le Covid était déjà une religion comprtementale, le vaccin magique est en train de réaliser le grand chelem que toutes les chapelles peinent à atteindre : soumettre tout le monde sans distinction d'âge, de couleur de peau ou de classe sociale, avec condamnation sociale de toute remise en question. A ce rythme les réfractaires, non détenteurs d'un passe sanitaire seront bientôt fichés "déviants". 

Pour le moment ma "déviance" est simplement basée sur une santé physique impeccable en 18 mois, un fonctionnement cérébral non traumatisé par l’absorption massive d’info-feuilleton (coupez la télé et la radio, ça va tout de suite beaucoup mieux), un minimum de prudence relative à ce qu'on injecte dans mon corps et les souvenirs respectifs des discours d’états avant, pendant et après Tchernobyl, les scandales de la vache folle ou du sang contaminé etc. 

Mais soyons tolérants, acceptons les autres et leurs croyances. Je n'aurai aucun mal à manger mon chapeau sur la question si l'efficacité est vraiment démontrée (ce qui malheureusement prendra au minimum des années) et qu'il y a un réel bénéfice (dans mon cas) à me faire vacciner. je suis prêt aux sacrifices que l'on m'imposera : ne pas consommer et ne pas voyager, sur le principe ça m'emmerde, dans les faits ça ne changera pas trop mon programme. 

Ce qui devient plus tendu, c’est que les chiffres étrangers ne rassurent pas réellement sur l'efficacité du miracle en double dose. Ce qui devient encore plus drôle, c’est que les vaccinés qui se pensaient sauvés doivent encore se coltiner du masque, des tests et du confinement (mais à vrai dire, ils son tellement atteints que certains sont encore demandeurs*). Ce qui devient inquiétant, vu le délire observé ces derniers mois, c'est que le capitalisme et ses fidèles ont peu l'habitude de s'auto-critiquer et qu'il y a fort à parier que plus on s'enfoncera dans la croyance plus on trouvera de justifications de s'être enfoncés jusque-là dans la croyance. 

On peut donc craindre les nouvelles étapes du délire néo-libéral. Comme pour les réformes sociales et économiques qui renforcent les désordres qu’elles sont censées combattre et appellent de la bouche de nos dirigeants à toujours plus de réformes, quand nous auront tous pris conscience que le problème n'est pas résolu avec le vaccin, bien conditionnés que nous sommes, nous en concluront que... il n'y a pas eu assez de vaccinés. 

On parle déjà au Sénat de saisie des titres de transport ou de comptes en banque pour les déviants. Ils sont sans surprise. Bien plus inquiétant, nous le sommes aussi. 


* quoi que certains sont tellement atteints qu’ils en redemandent et exigent de leur entourage qu,’il continue à se faire tester à la moindre occasion. Dernier exemple rapporté : exigence de tester tous les enfants au préalable à un gouter d’anniversaire (véridique, vu et non-approuvé). 






20 mai 2021

Emmanuel a dit : "Sortez maintenant !"

par
Difficile d’y couper ce 19 mai tant la propagande multi canal assénée par nos gentils bourreaux a été massive. C’était la réouverture des terrasses de bistrot jusqu'à 21 heures et des restaurants pour le service de midi en France. Autant le préciser, restez chez soi hier vous plaçait dans la case des individus suspects.

Certes, l'événement  ne concerne majoritairement que les urbains qui ont de quoi  manger au restaurant le midi (39 francs / personne, prix moyen par repas selon EdenRed) et de s’offrir des café à 4 balles tout au long d’une journée où, comme nos politiques se bataillant les créneaux pour se prendre en selfie, ils  n’ont visiblement rien d’autre à foutre. 

Suggestion de présentation pour planche charcutière : 



 
Bref si ce n’était pour la météo à la merde, si on en croit les voix radiophoniques de son maître et surtout les photos se bousculant sur les timelines des réseaux de propagande sociale, les villes ont retrouvé leur air de fête, sous parapluie certes et avec un goût de liberté conditionnelle.

Tant de panurgisme pourrait susciter une fois encore mon amertume, mais j’ai assez critiqué ces confinements et couvre-feu de merde (toujours en vigueur à ce propos) pour me moquer de ses bribes de liberté gracieusement accordées par nos humanistes dirigeants. Oui les mêmes qui nous votent "en même temps" des passeports sanitaires faisant de français des étrangers dans leur propre pays. 

Belle opération de communication politique, un peu grossière mais pouvant difficilement rater tant l'attente est énorme. (Un des moteurs de la vaccination aveugle de certains étant étrangement motivé par un retour au restaurant).
 
Le but de la manoeuvre ?

1 / de recréer un vague consensus d’optimisme. Optimisme en carton pâte symbolisé par le hashtag #SeRetrouver grossièrement mis en place par LREM sur les réseaux. Se retrouver oui, mais surtout dans les urnes au moment des régionales qui tombent, quel hasard, pile au moment de la phase finale du déconfinement. (Vous savez celle juste avant "le relachement des Français" qui précède celle de "la menace du nouveau variant")

2 / de produire de l’image sur les réseaux pour faire revenir le touriste étranger. Oui celui-là même a qui l’état dans sa grande générosité à décidé d’offrir des test PCR gratuits à volonté (60 euros la pièce) au nom de la santé de tous. Ironique non, lorsque l’on sait que sans une bonne mutuelle un français, Covidé ou pas, pourra engouffrer la moitié ou la totalité de sa paye dans une paire de lunettes ou un soin dentaire. 

Bref, la capitale hier c’était Emily in Paris : un tableau rêvé, une envie d’après, un monde où tout le monde s’aime, où tout est pardonné. Le cinéma retrouvé. Fort heureusement, après la com' du matin, il y aura la com' du soir et la police, fusil mitrailleur au poing, pour déloger des terrasses, quelques citoyens trop optimistes hors des heures autorisées. Détail amusant. C’était sur la même place où, quelques années plus tôt, un certain Alexandre Benalla boxait, au nom de l’Etat et déguisé en policier, d’autres citoyens dont le seul délit était de ne pas chanter en harmonie sur la mélodie du leader.





Top Ad 728x90

Top Ad 728x90