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11 juin 2021

Gloire au vaccin ! (ou comment vivre en bonne santé au milieu des contaminés ?)

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Après s’être fait défoncés à sec le nez à tour de tiges entièrement payées par la Sécu (ce qui ne manquera pas de justifier le dépôt de bilan du système de santé), les Français se font piquer à tour de bras. Tout miser sur une efficacité théorique décrétée certaine avant même la publication des données le prouvant est la définition la plus parfaite de la croyance. Mais sur ces questions il est très dur de discuter rationnellement avec le camp d'en face sous peine de se faire vite traité d'hérétique ou d'infidèle.  

Mais soit, après un an de privations - causées rappelons-le non par le virus chinois mais bien l’incapacité de nos dirigeants à gérer une situation dont ils nous offrent la seule clé miraculeuse de sortie -, on peut malheureusement comprendre ce conditionnement. 

Le vaccin est un forfait liberté. Il est la solution simple du capitalisme à un problème trop complexe pour lui. Pas étonnant d'ailleurs qu'on parle déjà de piquer les enfants, de vaccination en centre commercial et que les DRH mettent en place des vaccinations en entreprise (c'est délirant d’un point de vue médical, mais tellement logique du point de vue libéral). On veut revenir à avant comme si cette incurie occidentale consistant à faire payer à tout le monde la gestion calamiteuse d'une maladie ne touchant quasiment que des gens très âgés et/ou déjà en mauvaise santé n’avait jamais existé. 

J’ai beau avoir coupé à toute forme de vaccin et même test en 18 mois, il n’en reste pas moins que ce n’est pas toujours facile de vivre au milieu d’une secte géante. D’autant que les fidèles de la secte ne manquent pas de vous rabâcher : «- han mais pourquoi tu ne te fais pas vacciner ?! » quand bien même on ne leur parle même pas du sujet. Cette insistance à convaincre autrui en dit plus sur leur malaise que sur ma supposée « déviance ». Est-ce qu'un quelqu'un si sûr de lui cherche à te convaincre systématiquement de l'efficacité d'un produit dont il ignorait l'existence six mois plus tôt pour combattre un virus qu'il ne connaissait pas l'an passé ? Tout est possible, ils ont bien voté Macron. 

Il est intéressant de noter que la plupart des vaccinés agitent en dernier recours d'un argumentaire, qui tourne bien vite pas plus loin que ce qu'ils ont vu à la télé,  « l’acte citoyen ». L'acte citoyen se résume à s’assurer de partir en vacances peinard à l’étranger (on les reconnait, ce sont les mêmes qui l’an passé vous faisait la morale en vous assurant en juin dernier que « - ho ça va, passer les vacances en France, c’est pas la mort non plus ! »). Cessons le rêve humaniste : ceux qui se vaccinent pour protéger les autres sont ultra-minoritaires (et ils se sont vaccinés les premiers).

Une croyance devient une vérité à partir du moment ou un nombre majoritaire d'une société partage cette croyance. Le Covid était déjà une religion comprtementale, le vaccin magique est en train de réaliser le grand chelem que toutes les chapelles peinent à atteindre : soumettre tout le monde sans distinction d'âge, de couleur de peau ou de classe sociale, avec condamnation sociale de toute remise en question. A ce rythme les réfractaires, non détenteurs d'un passe sanitaire seront bientôt fichés "déviants". 

Pour le moment ma "déviance" est simplement basée sur une santé physique impeccable en 18 mois, un fonctionnement cérébral non traumatisé par l’absorption massive d’info-feuilleton (coupez la télé et la radio, ça va tout de suite beaucoup mieux), un minimum de prudence relative à ce qu'on injecte dans mon corps et les souvenirs respectifs des discours d’états avant, pendant et après Tchernobyl, les scandales de la vache folle ou du sang contaminé etc. 

Mais soyons tolérants, acceptons les autres et leurs croyances. Je n'aurai aucun mal à manger mon chapeau sur la question si l'efficacité est vraiment démontrée (ce qui malheureusement prendra au minimum des années) et qu'il y a un réel bénéfice (dans mon cas) à me faire vacciner. je suis prêt aux sacrifices que l'on m'imposera : ne pas consommer et ne pas voyager, sur le principe ça m'emmerde, dans les faits ça ne changera pas trop mon programme. 

Ce qui devient plus tendu, c’est que les chiffres étrangers ne rassurent pas réellement sur l'efficacité du miracle en double dose. Ce qui devient encore plus drôle, c’est que les vaccinés qui se pensaient sauvés doivent encore se coltiner du masque, des tests et du confinement (mais à vrai dire, ils son tellement atteints que certains sont encore demandeurs*). Ce qui devient inquiétant, vu le délire observé ces derniers mois, c'est que le capitalisme et ses fidèles ont peu l'habitude de s'auto-critiquer et qu'il y a fort à parier que plus on s'enfoncera dans la croyance plus on trouvera de justifications de s'être enfoncés jusque-là dans la croyance. 

On peut donc craindre les nouvelles étapes du délire néo-libéral. Comme pour les réformes sociales et économiques qui renforcent les désordres qu’elles sont censées combattre et appellent de la bouche de nos dirigeants à toujours plus de réformes, quand nous auront tous pris conscience que le problème n'est pas résolu avec le vaccin, bien conditionnés que nous sommes, nous en concluront que... il n'y a pas eu assez de vaccinés. 

On parle déjà au Sénat de saisie des titres de transport ou de comptes en banque pour les déviants. Ils sont sans surprise. Bien plus inquiétant, nous le sommes aussi. 


* quoi que certains sont tellement atteints qu’ils en redemandent et exigent de leur entourage qu,’il continue à se faire tester à la moindre occasion. Dernier exemple rapporté : exigence de tester tous les enfants au préalable à un gouter d’anniversaire (véridique, vu et non-approuvé). 






20 mai 2021

Emmanuel a dit : "Sortez maintenant !"

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Difficile d’y couper ce 19 mai tant la propagande multi canal assénée par nos gentils bourreaux a été massive. C’était la réouverture des terrasses de bistrot jusqu'à 21 heures et des restaurants pour le service de midi en France. Autant le préciser, restez chez soi hier vous plaçait dans la case des individus suspects.

Certes, l'événement  ne concerne majoritairement que les urbains qui ont de quoi  manger au restaurant le midi (39 francs / personne, prix moyen par repas selon EdenRed) et de s’offrir des café à 4 balles tout au long d’une journée où, comme nos politiques se bataillant les créneaux pour se prendre en selfie, ils  n’ont visiblement rien d’autre à foutre. 

Suggestion de présentation pour planche charcutière : 



 
Bref si ce n’était pour la météo à la merde, si on en croit les voix radiophoniques de son maître et surtout les photos se bousculant sur les timelines des réseaux de propagande sociale, les villes ont retrouvé leur air de fête, sous parapluie certes et avec un goût de liberté conditionnelle.

Tant de panurgisme pourrait susciter une fois encore mon amertume, mais j’ai assez critiqué ces confinements et couvre-feu de merde (toujours en vigueur à ce propos) pour me moquer de ses bribes de liberté gracieusement accordées par nos humanistes dirigeants. Oui les mêmes qui nous votent "en même temps" des passeports sanitaires faisant de français des étrangers dans leur propre pays. 

Belle opération de communication politique, un peu grossière mais pouvant difficilement rater tant l'attente est énorme. (Un des moteurs de la vaccination aveugle de certains étant étrangement motivé par un retour au restaurant).
 
Le but de la manoeuvre ?

1 / de recréer un vague consensus d’optimisme. Optimisme en carton pâte symbolisé par le hashtag #SeRetrouver grossièrement mis en place par LREM sur les réseaux. Se retrouver oui, mais surtout dans les urnes au moment des régionales qui tombent, quel hasard, pile au moment de la phase finale du déconfinement. (Vous savez celle juste avant "le relachement des Français" qui précède celle de "la menace du nouveau variant")

2 / de produire de l’image sur les réseaux pour faire revenir le touriste étranger. Oui celui-là même a qui l’état dans sa grande générosité à décidé d’offrir des test PCR gratuits à volonté (60 euros la pièce) au nom de la santé de tous. Ironique non, lorsque l’on sait que sans une bonne mutuelle un français, Covidé ou pas, pourra engouffrer la moitié ou la totalité de sa paye dans une paire de lunettes ou un soin dentaire. 

Bref, la capitale hier c’était Emily in Paris : un tableau rêvé, une envie d’après, un monde où tout le monde s’aime, où tout est pardonné. Le cinéma retrouvé. Fort heureusement, après la com' du matin, il y aura la com' du soir et la police, fusil mitrailleur au poing, pour déloger des terrasses, quelques citoyens trop optimistes hors des heures autorisées. Détail amusant. C’était sur la même place où, quelques années plus tôt, un certain Alexandre Benalla boxait, au nom de l’Etat et déguisé en policier, d’autres citoyens dont le seul délit était de ne pas chanter en harmonie sur la mélodie du leader.





6 mai 2021

Le Black Friday de la santé

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Il est là, il est beau, il est synonyme de progrès, il est l’espoir du monde après, il ne permet pas de recevoir la 5G mais il génère autant de files d'attente que la sortie du nouvel Iphone, il est à 100% remboursé et avant même de produire des effets il provoque un engouement collectif proche de ceux observés lors des pires opérations commerciales de la grande distribution. Nous parlons du vaccin bien sûr qui nous débarrassera c'est certain de l'odieux COVID et dont on peut légalement s’informer des moyens pour circuiter la file d’attente au détriment des publics prioritaires sur l'appli si bien nommée : vitemadose

On ne lui fera pas son procès ici, considérant ici que, pour peu qu’il réussisse à s’extraire de la propagande multi canal, chacun est libre et éclairé à commencer sur l’absence totale de recul que l’on peut avoir sur ses conséquences à moyen et long terme (quand plus personne ne sera pénalement responsable). On s’étonnera toutefois que les arguments récemment utilisés pour discréditer certains traitements désormais interdits ne soient pas, à minima, appliqué à son administration massive sur une population qui dans son écrasante majorité n’a rien à craindre du virus chinois. On s’étonnera également d’un tel engouement alors que de l’aveu des laboratoires concernés, le miracle technologique  n’empêche en rien la transmission du virus mais, théoriquement, des formes graves pour la tranche la plus exposée. Alors qu’on ne parle toujours pas d’augmenter les capacités hospitalières, on parle déjà de vacciner les enfants, pourquoi arrêter l'offre quand la demande est si forte ? 

Prochain épisode : la culpabilisation des hérétiques qui empêcheront les auto-proclamés "bien portants parce que vaccinés" d’accéder à encore plus de libertés individuelles. Episode suivant : l’explosion de la sécurité sociale. Selon les dogmes libéraux qui reprennent déjà le cours normal de nos exploitations : elle ne survivra pas à cet open bar du confort individuel au prétendu nom de la santé collective. Nos dealers d’état nous ont copieusement fournis de l'attestation et de la prison pendant plus d’un an, ils conditionnent désormais nos libertés à la soumission à la piqure. Ils sont le problème, peuvent ils réellement fournir une solution, autre que principalement motivée par leurs seuls intérêts électoraux ? 

Mais force est constater que, efficacité de la publicité sur fond de peur et de lassitude, pour le moment la farce marche puisque les soumis perçoivent ce passage obligé intime comme la condition de l'émancipation collective. Je ne sais pas ce qu'il en sera du vaccin d'ici quelques années (si ça marche pas tant pis : on fera un update avec forfait illimité), mais je sais déjà très clairement où en seront nos libertés fondamentales. Le passeport sanitaire serait temporaire et facultatif ? Temporaire comme l’état d’urgence dont ne sort plus et facultatif comme un compte en banque dont on ne peut se passer ? On aurait déjà du se méfier il y a un an : à partir du moment où l’on acceptait de se faire introduire des bâtons dans le nez pour un oui ou un non, la messe était dite.

Le vaccin n’est pas la solution, c'est juste NOTRE SOLUTION capitaliste parfaitement calibrée par des entreprises privées, remboursée sur fonds publics, pour notre société d’égoïsmes. On ne sa vaccine pas pour protéger les autres bien évidemment, mais pour s’assurer à soi de partir en vacances cet été. Rendez-vous à la rentrée, prochaine échéance concrète de nos perspectives à la petite journée. Rien de bien neuf donc, mais une belle piqure de rappel du monde pourri jusqu’à la moelle dans laquelle nous vivons. Le monde d'après ? Il est déjà là. C'est celui d'avant en pire. 




30 avril 2021

le passeport sanitaire : punir la bonne santé

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486e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Toujours aucun signe de COVID pour ma pomme. 

Depuis quelques heures, je subis les dithyrambiques dégoulinades de nos laquais radiophoniques qui se réjouissent du troisième déconfinement en un an accordé dans sa grande générosité par notre maitre à trembler. C'est merveilleux : terrasses surpeuplées à 5 balles le café, concert d'Indochine et tourisme sexuel à Pattaya de nouveau à notre portée  !

Pas grave que les chiffres ayant motivés le confinement soient encore pires au jour de l'annonce de cet énième déconfinement, et qu'ironie suprême digne d'un pitch de film de zombies, la date coïncide avec celle de la découverte du variant indien sur le sol français : Le bourreau nous redonne un peu de mou, gloire au bourreau !

Non, ce qui est grave et marque un vrai tournant, c'est que ce plan de déconfinement est assorti dans ces conditions de bas de page d’un passeport sanitaire. Ou comment l’état, après s’être introduit dans vos libertés, vos peurs, s’introduit désormais dans vos corps (ouille). Son rêve ultime.

Machine à ficher et ghéttoiser, ce passeport ferait saliver les régimes totalitaires les plus barrés de la planète.  Le principe du passeport sanitaire : un fichage de l’individu qui lui offre une liberté de voyages ou d’accès aux salles ou événements de plus de 1000 personnes. Pour le moment, puisqu’on peut imaginer que le principe étant là est applaudi dans les médias, il s’applique progressivement à tout, pandémie ou pas. 

Trois critères (au choix) de laisser-passer : 
- preuve d’une vaccination 
- test négatif réalisé dans les moins de 48 heures 
- preuve que l’on a déjà été malade du Covid. 
(autant de preuves qui ne garantissent de rien quant à la transmission ou à une nouvelle contamination).

Vous avez bien lu, seuls les gens réellement en bonne santé avec une bonne immunité (qui n'ont pas choppé le machin chinois malgré des mois voire bientôt des années à son contact, ou qui l'ont développé sans en souffrir ni même s'en rendre compte) seront de fait consignés dans leur pays et verront leurs libertés réduites. 

La philosophie du passeport sanitaire est simple, être en bonne santé c’est être dangereux. Elle en dit long sur notre monde : un véritable monde de malades (mentaux bien sûr). On ne soigne pas, on n’investit pas (toujours aucune nouvelle des créations de lit en réa), on ne prévient pas, on ne renforce pas son immunité : on pique, on fiche et on interdit. Et tant pis pour les conséquences sur la santé et les libertés ("l'erreur" fondamentale est d'avoir lié les deux, pour progressivement faire considérer cette association comme "normale" par l'opinion). 

D’emblée avec ce principe un bon moyen d’être peinard c’est d’attraper le virus chinois et non de chercher à l’éviter. Conséquence ubuesque : dans quelques semaines, des mecs venus d’un autre pays avec un vaccin qui n’empêche pas la transmission et dont on sait objectivement rien sur l’efficacité quant aux mutations du virus pourront visiter des musées de Paris au nez et à la barbe de parisiens qui en seront exclus pour cause de bonne santé. 

Bien sûr les Français dans le domaine de l’indécence ne seront pas en restes. J’attends avec impatience l’automne et les lamentations sur Twitter des collabos porteurs de passeports sanitaires qui après s’être baladés aux 4 coins de la planète tout l’été accuseront les non-vaccinés locaux pour la reprise du virus. On a en au un avant-gout l’été dernier avec ces touristes français aux terrasses italiennes, sirotant leur prosecco une couille dépassant du slip, qui faisaient la morale sur instagram aux parisiens restés chez eux et portant mal leur masque. 

Bref, ce 29 avril 2021 restera une date sombre dans l’histoire de notre pays. C’est un gros coup au moral pour ceux attachés à la raison et aux libertés et qui constatent que ce truc qui n'a rien de sanitaire mais tout de liberticide est non seulement avalé, mais avalé avec joie par nombre de nos « lumières » médiatiques, journalistiques, intellectuelles… La raison (et l’Union Européenne) sont décédées. Encore, ai-je envie d’écrire. 

Pour ceux qui refusent de se faire injecter précocement des produits sans test sérieux des effets à longs termes, ni même évaluation concrète de l’efficacité et des risques à court et moyen termes, il faut donc, encore, prendre son mal en patience, tomber malade ou sacrifier encore et toujours de nouvelles libertés au profit des mêmes personnes.

J'avais écrit au début de cette histoire qu'il nous faudrait des nerfs en titane pour ne pas sombrer. C'est plus que jamais le cas. Pour ma part, la seule "satisfaction", bien maigre, est de constater qu’une bonne partie de ce que les plus pessimistes étiquetés "complotistes" écrivaient se déroule comme annoncé. 



18 avril 2021

Petit point d'étape sur la route de la fin du monde

par
474e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. 

Faisons le point sur la situation ambiante au sujet du fatiguant virus chinois. 

Sur le front perso : Toujours chou blanc. Aucun signe de COVID ni sur moi ni dans mon entourage proche. 

Sur le front social : Après la fuite des confinistes à l’autre bout de la France pour leurs vacances de Pâques avancées et les révélations de divers diners clandestins dans la plus grande impunité dans les beaux quartiers (tandis que tu peux te faire verbaliser pour non-port de masque à la plage), il apparait de plus en plus clairement que la France se divise désormais en 2 catégories : 
- ceux qui ne veulent un durcissement de mesures qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes, 
- ceux qui ne veulent pas de ces mesures mais qui les respectent quand même. 

On peut y ajouter une troisième catégorie, plus cohérente, tout aussi minoritaire que discrète : ceux qui n’en veulent pas de ces putains de mesures débiles et qui ne les respectent donc pas. 

Une amie me demandait sur Facebook combien de temps allait encore durer ce délire sécuritaire et hygiéniste aussi con qu'inefficace. Il faut regarder le tableau dans son ensemble et non à la petite semaine comme nous a habitué à le faire l’info-feuillleton et le hit-parade quotidien des entrées en réanimation ou du taux de vaccination dans chaque pays. Je pense depuis le premier jour que nous en avons pour 3 ou 4 ans de cette merde. Nous sommes au milieu de la deuxième année : à la moitié pour les optimistes, au premier tiers pour les plus prudents. Pour un « retour à la vie d'avant » et des « voyages à gogo », ce sera entre 5 et 10 ans, et bien sûr pas pour tout le monde, car si on sort un jour de la pandémie telle que définit par l’OMS (à priori pas demain la veille), des millions d’entre nous aurons basculé dans le stade terminal de l’extrême pauvreté. Bien évidemment aucun homme ou femme politique ne pourra vous le dire, et c’est paradoxalement Macron qui a le mieux senti l’échéance en branlant du vocabulaire « guerrier » dès mars 2020, la durée d’une guerre mondiale est l’ordre de grandeur temporel le plus juste. Tout cela sous réserve que, à force de manipulations de variants, de stratégie vaccinale non coordonnée et aux posologies improvisées en fonction des stocks, le virus ne parte pas définitivement en couilles (à croire qu’aucun de nos dirigeants n’a vu de films de morts-vivants). 
Pour le reste, nous sommes collectivement en état de coma avancé. Quand je nous vois marcher en plein air dans les rues de Paris avec un masque sur la gueule alors que 1 / ça ne sert rigoureusement à rien 2 / il n’y a même plus de flic pour nous verbaliser, je considère que la messe est dite. 

Sur le front de la croyance : Là on est vraiment dans la merde. Les ravages neurologiques sont sévères. C’est d’autant plus effrayant que cela touche des gens supposés rationnels, voire athées, avec plutôt de bonnes analyses par ailleurs mais qui sont totalement partis dans une vrille illuminée que plus grand-chose, même pas la fin du virus, ne semble pouvoir arrêter. Le COVID est désormais un dogme avec ses prédicateurs, ses péchés, sa tenue réglementaire, son catalogue d’interdits… Ils sont faciles à reconnaitre. Ils accusent tout le monde d’être irresponsables ou complotistes, et peuvent dans la même phrase se féliciter de l’interdiction de la hydroxychloroquine sur laquelle nous n’aurions pas assez de recul, et réclamer la vaccination généralisée quand bien même on leur rétorque un manque cruel de recul. On a beau leur exposer les chiffres de la mortalité qui, aussi tristes soient-ils, restent anecdotiques à l’échelle de notre espèce et ne touchent toujours majoritairement que des gens du trois et quatrième âge, en leur précisant qu’en mettant le focus médiatique H24 sur toutes les ondes sur n’importe quelle cause de décès on pourrait aussi bien créer une panique mondiale sur les pets de vache ou les chokobons : rien n'y fait, il n'y a plus que COVID, COVID et COVID. Plus aucune autre cause de décès n'a le droit de cité. 

Ah, le front médiatique : Tant qu’une autre grosse catastrophe ne vient pas chasser celle-ci, nous resterons dans cette fin du monde sans fin, même si reconnaissons-le ce troisième confinement est un moment de pause dans le traitement média du COVID. La trêve est de courte durée. Les experts confinistes encore en congés sur l’ile de Ré ne devraient pas tarder à refaire parler d’eux. Après l’Angleterre, l’Afrique du Sud c’est désormais autour du Brésil de jouer le rôle du grand méchant qui justifiera de nouvelles mesures liberticides.

Sur le front sanitaire justement : C’est bien là qu'il y a le moins de progression. Les six derniers mois de lutte française contre le virus chinois peuvent se résumer en un pitch de Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien. Ici en zone écarlate rouge-rouge, nous célébrons notre premier semestre de couvrefinement continu - subtil pot-pourri de périodes de couvre-feu à heures diverses, avec ou sans école et avec ou sans confinement et à commerces ouverts variables - sans aucun résultat probant pour personne. 

Sur le front du vaccin :  qui est aussi un peu le front médiatique, notons qu'on sort par petites touches encore timides de la séquence du « miracle vaccinal » dont on nous rabat les oreilles depuis trois mois. Il faut doucement nous amener à comprendre que, en fait non, la double piquouse du super vaccin à "95% de réussite" ne sera pas suffisante. Pour recevoir la 5G je ne sais pas, mais pour l’abonnement renouvelé automatiquement ça commence à se dessiner. Tout en essayant de refourguer sa came (qui a pourtant tout du beta-test) en mode "y en aura pas pour tout le monde" le patron de Pfizer l'avoue carrément : une ou deux piquouses ne suffiront pas

Sur le front psychologique : là c’est la descente aux enfers général mais on continue à considérer que c’est moins important de perdre sa santé mentale qu’avoir une chance sur des milliers de mourir du virus chinois. On continue donc dans l’hystérie sanitaire et le plus parfait des égoïsmes à sacrifier les plus jeunes et les plus pauvres pour rassurer les plus vieux et les plus riches. Là dessus ceci dit rien de fondamentalement nouveau depuis trois décennies. Mais au moins avec ce COVID qui a bon dos c'est limpide.

Tout cela n’est donc pas très joyeux même s’il est fortement conseillé d’en rire pour ne pas sombrer. Car à bien des égards ce delirium est digne d'un best-of des Guignols de l'Info. Et si je dois en mourir pourvu que ce ne soit pas en étant aussi triste et apeuré que certains de mes concitoyens. Certains me désolent et m’effrayent désormais infiniment plus que ce virus. Avec eux, plus besoin de distanciation sociale : nous ne serons jamais plus du même monde. `



2 avril 2021

#confinement 3 : apprendre à reconnaitre la gauche bourgeoise sur les réseaux sociaux

par

Méthode facile et infaillible pour reconnaitre la gauche bourgeoise sur les réseaux sociaux : 

en mai 2017 : sur Twitter, ils t'accusent d'être fasciste si tu ne votes pas Macron.

en février 2021 : toujours sur Twitter, ils réclament un confinement dur. 

en mars 2021 : encore sur Twitter, ils déclarent que Macron est "un criminel" de ne pas confiner. 

en avril 2021 : ils "descendent en province" pour 4 semaines de vacances "rando-boulot-dodo" pour le confinement (et basculent sur instagram)

en mai 2021 : grand retour sur Paris et Twitter pour reprocher aux Français de ne pas respecter les gestes barrières. 

en mai 2022 : sur Twitter, ils accusent les abstentionnistes d'être fascistes. 





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