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8 avril 2020

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#confinement jour 26

1968. Un an après être partie de Hongkong, la grippe fait, en deux mois, 31 226 morts en France. A l'époque, ni les médias ni les pouvoirs publics ne s'en étaient émus.  A lire dans Libération (07/12/2005)

Pas de confinement à l'époque, pas de BFM non plus, tout ça été relayé dans un entrefilet en page 5 de Libération et nos anciens profitaient du joli mois de mai.

A lire aussi : "Quand l'Europe se moquait des épidémies" sur le site du Temps.

Restons chez nous donc. Mais ne fumons pas (73000 morts/an en France). Restons chez nous et après tout ira bien. Après quand ? Où en est-on à bientôt quatre semaines de confinement ? Nous n’avons toujours pas de masque, pas de test, pas de place dans les hôpitaux, pas de remède, pas de solution, même pas de chiffres clairs. On a "gagné du temps". Lequel ? On ne sait même pas. Le tout pour un nombre de vies sauvées qu’on ne pourra par définition jamais connaître et qui ne sera jamais assez. Restez chez vous, c’est la seule réponse à toutes les questions. Combien de temps ? Bah, comme le reste : on ne sait pas. La seule issue du confinement étant, dans sa volonté de ne pas se confronter au virus, encore plus de confinement.

Cet article du Monde sur les scénarios de sortie de la crise sanitaire est plutôt bien foutu. Je n'en retiens pourtant qu'une phrase, la seule certitude : On ne peut donc compter pour l’instant que sur la protection naturelle des personnes déjà contaminées. 

Le spectre du désastre économique et les catastrophes sociales et humaines engendrées par cette paralysie de l'activité, s’invitent timidement dans le débat sur la date du pic. Entre deux recettes de cuisine et les conseils bien-être de France Inter pour faire de ses deux mois de privation de liberté, une expérience enrichissante et chaleureuse, ça commence à peine à esquisser du bout des lèvres le mot récession alors qu’on est déjà en plein dedans. Là non plus on ne peut pas chiffrer, mais ce sera bien plus que le nombre victimes total de ce maudit virus. Personne ne semble y croire au moins aussi fort que personne ne pensait en décembre qu'une épidémie de chinois pourrait nous concerner un jour.

On ne va pas être totalement pessimiste, on a quand même gagné deux trois trucs en quatre semaines : Des tutos pour faire des masques en slip, l’interdiction de péter dans la rue bientôt inscrite dans la loi d'urgence et une course d’audace des maires de France pour décrocher le pompon au concours de l’apprenti dictateur. Un salarié français a même réussi à décrocher un test (certes positif) en allant chercher des masques en Chine.

Que demande le peuple ?


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1 commentaires:

Zoë Lucider a dit…

Nous avons les mêmes fréquentations. Frank Lepage souligne ce que nous pressentons bien : "la dérive". Ca va être dur de se débarrasser de ces teignes.

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