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4 mai 2020

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#confinement jour 50 et 51 : la stratégie de l'échec

C'est souvent le week-end que les bons réflexes de la Power Point Action Team reviennent au galop pour saccager la maigre stratégie de sortie de crise définie trois jours plus tôt. Alors que la distribution (euh vente) de masques s’apparente plus à une opération commerciale qu'une opération de santé publique, la castagne, ministre de l’intérieur, annonce déjà la couleur du déconfinement : le pouvoir de verbaliser sera étendu. On ne change pas une équipe qui perd. 50 jours. Pas de test, pas de masque mais toujours plus de contraventions et, sait-on jamais, dans le cadre de la milice sanitaire des « anges gardiens » qui pointe le bout de son nez dans le non-respect le plus complet du secret médical, la possibilité de nous entre-verbaliser entre citoyens grâce au statut d’auto-entrepreneur ? Au point de ridicule quotidiennement atteint et quotidiennement repoussé, plus rien ne m’étonne. 

Olivier Veran, ministre de la bonne santé et de l’horoscope des départements, désavoue également le conseiller clientèle en chef et le premier Inutile dans une interview au Parisien où il tente un énième petit chantage merdeux à la culpabilisation sur le citoyen : si vous n'êtes pas sages, il n’y aura finalement peut-être pas de déconfinement le 11 mai, indice que tout est paramètre pour un bon "c'est pas de notre faute" en cas de fiasco de déconfinement avec, par exemple, le ratage annoncé d'une reprise scolaire dont personne, avec deux doigts de bon sens, ne peut vouloir.

Peu à peu, chacun à sa vitesse va se prendre une grosse gueule de bois post-virus et in-crise en réalisant la folie de ces dernières semaines et surtout le montant de l'addition à régler sur douze générations (si l’on en reste aux modalités de remboursement du « monde d’avant »). Autant dire que le pouvoir a intérêt à faire durer la peur et laisser mariner le plus longtemps possible les Français dans la marmite de la menace invisible au virus, en s'essuyant les pieds sur le cadre légal. 

C'est peu de dire que nous n’avons pas été dans la prévention avec le Covid. Nous le sommes encore à peine en six mois d'existence, il n’y a qu’à constater le nombre de décisions gouvernementales sur les modalités du déconfinement qui vont à l’encontre des injonctions sanitaires qu'ils ont eux-mêmes définies : Pas de quarantaine annoncée pour toute personne en provenance de l'UE alors qu'il nous sera interdit d'aller de Paris à Rouen, autorisation d'avoir quinze élèves dans une classe mais interdiction de faire du jogging à moins de dix mètres l'un de l'autre, autorisation de s'entasser dans le métro mais pas de se balader seul sur une plage... Ces décisions mises côte à côte n'ont aucun putain de sens. 

Le pays en est là, dans cette torpeur matinée d'indolence. D'un côté, les terrorisés tournent en rond dans la logique binaire, "je m’enferme je vis" vs. "je sors je meurs".  De l'autre, pour diverses raisons (fatalisme, besoin de manger, appétence pour les mathématiques ou goût simple des choses cohérentes) on écoute de moins en moins la logorrhée kafkaïenne de ces tocards. Oui vraiment, nous vivons une période intéressante


Les jours d'avant :

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