12 novembre 2020

#confinement2 jour 12 : à propos du "Hold Up"

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Savamment teasé sur les réseaux sociaux, bénéficiant déjà de coups de ciseaux de Facebook et d'un article de débunkage chez les apologistes du vote Macron, provoquant les réactions outrées de l'insignifiante bienpensancosphère de Twitter :  "Hold Up", film à thèse(S) sur la gestion politique, sanitaire et sociale du pataquès Covid19 est bien parti pour être le plus gros succès cinématographique on-line français de l'année  


Fortement incité par plusieurs messages personnels, j'ai donc regardé les 2h51 de "Hold Up". Avant d'attaquer le fond, je vais quand m'arrêter à la forme. Elle reprend visuellement pour la plupart des interviews une ligne sobre sur fond noir qui permet de se concentrer sur les intervenants et rappelle inévitablement le modèle Thinkerview. Les angles de caméra sont multiples (ce qui permet de dynamiser, mais surtout d'opérer des coupes). L'emballage a donc un côté pro, le son est très propre (ce qui permet "d'asseoir" les propos) mais certains détails intriguent, notamment cette putain de balance des blancs qui n'est pas homogène entre les différentes caméras sur les trois heures de film. C'est pourtant un réglage de base à la con. A croire que ça a été finalisé dans l'urgence. Pour le reste beaucoup d'illustrations puisées en banque d'images pour remplir visuellement le gâteau, comme malheureusement beaucoup de documentaires.

Même si on peut se laisser happer par un sens certain du montage et des rebondissements, ce film n'est PAS un documentaire mais un dossier à charge, et brasse trop de thématiques à mon goût avec des biais pour le moins appuyés. Les détracteurs de "Hold Up"ne manqueront donc de pointer tel ou tel propos ou tel ou tel interlocuteur pour décrédibiliser l'ensemble, un vieux principe. Je ne m'attache à ce qui est dit, et il y a vraiment à boire et à manger là-dedans, du meilleur au pire, de l'évident au très contestable. Chaque thématique (5G, vaccin, la politique de la peur...) mérite une série à elle seule. Pour autant, le film, qui est aussi propagandiste que la propagande qu'il dénonce, est très efficace quand il n'est pas dans le propos asséné, là où il est le plus simple. Le montage chronologique des propos, non modifiés, de notre classe dirigeante sur les masques est aussi redoutable que savoureux et suffisant à décrédibiliser ces baltringues pour l'éternité. Pas la peine d'en rajouter. 

Autant le dire clairement, tous les anathèmes de type "Gna gna Gna les complotistes" lancés par les gens susmentionnés légitimeront ce film auprès de son public croissant. Même orienté, ce machin a le mérite d'exister et de sortir du discours unilatéral de la peur pour peu qu'on ne le prenne pas au pied de la lettre. On pourra se retrouver les auteurs sur cette ligne : je suis bien plus méfiant et inquiet de mon gouvernement que je ne le suis de ce virus, et concrètement il y en a un des deux qui emmerde bien plus mon quotidien que l'autre. 

Pour ce qui est du grand complot, la thèse sous-jacente du film, je m'en tiens à la phrase de Rocard qui sonne encore plus juste à la lumière de ces derniers mois de 7e compagnie gouvernementale planétaire : " Toujours préférer l'hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot demande un esprit rare". 

Nous sommes d'abord collectivement victimes des conséquences d'accumulations de fortune de moins en moins partagé et d'une sécession des élites ultra riches. Pour toutes élites qu'elles sont, elles n'en sont pas moins des hommes et des femmes (enfin surtout des hommes) comme les autres et soumis aux mêmes peurs et aux mêmes finalités :

1 / Plus tu accumules, plus tu as peur des autres, d'être volé et démasqué pour ce que tu es vraiment : un putain de gros enculé qui ne partage rien. 

2 / Quand tu n'as pas à lutter pour ta survie, ou même ta vie, il te reste le vide. Bref tu t'emmerdes. 

Et c''est ce que nous expérimentons depuis quelques temps. Une élite qui nous parle transhumanisme, vie dans l'espace, vaccination générale et salvatoire.. tout simplement parce qu'elle veut s'acheter un sens à sa vie. L'autre problème auquel nous sommes confrontés c'est la perte totale de pouvoir de nos gouvernants qui ont abdiqué en tout domaine, à commencer par celui de se confronter au problème de la redistribution des richesses. Le tout est copieusement vaseliné par "nos" médias (quasiment tous en perfusion financière des plus grosses fortunes, et avec des rédactions gravitant en majorité autour de la même bulle déconnectée que nos dirigeants quand elles ne couchent pas directement avec).

Quoi qu'on pense de ce qui est dit dans "Hold up" et de qui le dit, les propos et les actions de nos gouvernants défoncent quotidiennement toutes les barrières de l'absurde. Alors oui, effectivement "le complotiste" et son souci humain de tout rationaliser apparait comme "le plus sage" dans cette histoire. On cherche tous du sens. Ajoutons à cela quelques questions simples aux réponses cruelles : Qui nous prive de liberté ? Qui est pris régulièrement en flagrant délit de mensonge ? Qui spécule sur des vaccins ? Qui est systématiquement complice de la parole politique ? Qui offre des tribunes en continue aux « zexperts » les plus empêtrés dans des conflits d’intérêts sans l’ombre d’un recul ? Qui a défini les contours d’un piège dont la seule clé illusoire de sortie est notre soumission ? On voudrait nous rendre complotiste que l’on s’y prendrait pas mieux que nos dirigeants et nos médias. Ils livrent en flux continu chaque jour clés en main les plus beaux argumentaires. N'importe quel plateau télé d'experts ou la dernière bafouille vidéo de l'inénarrable Christophe Barbier, suggérant décontracté de l'écharpe de foutre en camp ceux qui refuseraient le vaccin, sont bien plus efficaces pour servir la cause complotiste que n'importe quel documentaire de trois heures. 

C'est en cela que l'époque est explosive. Deux mondes ne s'entendent plus, ils ne vivent pas la même réalité, ils n'ont plus le même vocabulaire. On aurait pu au moins espérer que ce virus nous rendrait un semblant d'égalité, c'était sans compter les forces en place. 

Update 14.11.20 a lire ici

Ci-dessous, mon Hold-Up préféré (Alexandre Arcady, 1984)


10 novembre 2020

#confinement2 jour 11 : alors que voilà le vaccin

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Alleluia ! Il est bientôt né le divin enfant. La bourse chante et renoue avec la joie. Zoom et Netflix à la casse et Pfizer à la hausse. Le laboratoire pharmaceutique annonce la proximité, prochaine, un jour, de la sortie d'un vaccin innovant pour combattre le virus, un vaccin "efficace à 90%". Ça et les promesses d'une légalisation de la vente des sapins de noël par nos glorieux énarques en charge du redressement économique tricolore : autant dire que le confinement c’est plié pour avant la fin de l'année. Sauf pour les plus âgés d'entre nous pour qui il devient chaque jour un peu plus clair que ces efforts d'isolement sont uniquement destinés. 

N'ouvrons pas encore le champagne. Cette partouze boursière est certes sympathique, mais le vaccin c’est pas pour demain et si ça l’était ce serait inquiétant quant à sa viabilité. Quant au confinement, on ne va pas changer les bonnes habitudes de la discipline. A moins que nous nous prenions la main pour négocier ça collectivement dans la rue, nous vivrons désormais dans un état de semi-confinement permanent, virus ou pas, où nous devrons plus ou moins nous excuser de respirer.   

A l'instar d'autres journalistes, j'entends de la bouche d'un titulaire d'une carte de presse sur les ondes d'une radio publique que c'est "une bonne nouvelle". Premièrement ce n'est pas à proprement parlé "une nouvelle", au mieux une bande-annonce promotionnelle, quant à la qualifier de "bonne" c'est là un jugement personnel et non de l'info (un peu, non totalement, comme ce blog à vrai dire). 

Loin de moi l’idée de jouer les anti-vaccins, il y a même peu de gens de mon âge dont le carnet de vaccination soit aussi à jour que le mien, ayant eu le génie on peut le dire d’aller tout updater quelques semaines avant le bordel planétaire. Je pose néanmoins les termes de cette équation pour le moment toute pétée : Un vaccin efficace à 90% pour nous sauver d’un virus mortel dans 0,05% des cas ? On a néanmoins vu des ratios efficacité/avantage/inconvénient plus sécurisés lors de sauts à l'élastique avec du fil dentaire. 

Ne passons pas pour un aigri voire un complotiste. On devine la manoeuvre. L’important ici c’était d'insuffler un bref instant dans la foulée de l'élection américaine de l’optimisme aux marchés, aux acteurs économiques et à ces trucs gênants appelés "gens" ou "consommateurs". Nos dirigeants commencent à s’inquiéter des répercussions psychologiques qu'ont sur ces "gens" bons à consommer ces confinements suicidaires à répétition. 

On ne s'étonnera donc pas de la réticence des Français quant à l'hypothèse de leur vaccination pour se prévenir du virus. Selon un sondage européen Ipsos, "seulement" 54% des Français envisagent de se vacciner contre le Covid-19.  La défiance est montée de 5 points depuis aout. On partait déjà sur des mauvaises bases. Dix mois de mensonges politiques et de rigolade gouvernementale, pour conduire peu à peu au rejet complet de la parole scientifico-sponsorisée sur plateau télé, ce ne sera pas avec ce genre de fausse nouvelle sortie du chapeau marketing à des fins purement spéculatives qu'on retrouvera moral et confiance au pied du sapin. 


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

7 novembre 2020

#confinement2 jour 8 : L'important c'est d'y croire

par
331e jour de l'an de merde 2020 au coeur de la zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. 

LA GAMINE
Il sert à quoi ce confinement ?

LE PAPA
A faire croire qu'on fait un confinement.

Elle a raison la gamine. Est-ce encore un confinement ? A Paris, pas vraiment.

Certes le trafic des voitures a baissé, un espace appréciable est récupéré sur les trottoirs suite aux fermetures de terrasses de restaurants, on entend à nouveau - un peu - les oiseaux. Je peux courir au milieu de la rue, on ne se marche plus dessus, tout est plus apaisé.

La mort ne rode plus, elle est là, domestiquée et symbolisée par chaque masque porté.  Avec la fraicheur et le ciel d’azur des derniers jours, contre toute attente ce confinement a des allures de séminaire de relaxation improvisé en station de sport d’hiver en début de saison. Un séminaire sponsorisé par Amazon Prime et Uber Eats dont les pubs en dos des bus et les livreurs en dos de scooters sillonnent la ville. C’est Paris sans la frénésie de Paris, en plus rajeuni. Il y a très clairement moins de personnes âgées dans les rues tandis que les enfants et les adolescents reconquièrent l'espace public. A la télé-pause de midi, on fait un ping-pong au square. A la tombée de la nuit, la plupart des commerces sont encore ouverts dans un quartier plus silencieux mais toujours vivant ou quelques silhouettes masquées passent avec leur cabas d’un commerce de bouche à l’autre et prennent le temps de se parler. Je marche dans une version inconnue de mes rues, celle reconstituée en studio pour un film français avec des faux décors, des façades éteintes où l'on devine quelques tintements de verres à l'heure de l'apéro et des magasins comme encore plus éclairés qu'à l'habitude. On y voit peu de figurants et quasiment pas de voitures en circulation faute de budget. 

Cette première semaine de confinement est une danse des mots, il s’agissait de faire croire à un reconfinement au corps médical et personnes âgées tout en lâchant un peu la bride aux autres en misant sur la responsabilité de chacun. Les cacas nerveux de Véran sur les bancs de l'assemblée et les suppliques de plus en plus larmoyantes des zexperts en virus et plateau télé pour que nous ne soyons encore plus parqués en appartement avec trois masques sur la gueule pendant au moins encore deux ans, sont autant de signes de leur perte de crédibilité et d'influence dans le débat public et politique. Le télé-travail reste au bon vouloir des patrons, les écoles bondées restent des cloaques et de moins en moins consent à s'auto-excuser par papier d'avoir à aller chercher le pain. Ailleurs le Covid reste un risque que chacun apprivoise à sa sauce... Et l’idée de limiter les mesures de confinement aux seules personnes vulnérables et malades commence à discrètement se décliner dans la presse, pour peu à peu infuser dans l'opinion. 

Les soubresauts de l'absurde législatif auto-proclamant une nomenclature absconse de ce qui est essentiel ou non nous amusent encore un peu (sauf les commerçants qui ont directement à souffrir de ces conneries d'Etat). Il faut y voir les derniers spasmes de lutte de l'organisme d'Etat pour affirmer son pouvoir là où il a perdu le contrôle de l'épidémie. Contrôle qu'il n'a jamais eu. L'exécutif à la Kafka, dépassé, contradictoire et inaudible, commence-t-il enfin à réaliser qu'après tous ses échecs et tous nos efforts, nos soumissions à ses mécanismes absurdes pour réparer ses conneries, il ne peut collectivement nous en demander plus sans risquer d'y laisser beaucoup de plumes ? 

Je ne leur fais évidemment aucune confiance, à la moindre baisse de la garde ils s'engouffreront dans la brèche de la culpabilisation. Continuons la bataille idéologique contre la peur dans laquelle ils veulent nous voir patauger. Cette bataille ne se gagne pas derrière nos écrans, mais dans la rue. En commençant par marcher librement. Alors, en marche. 


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59


3 novembre 2020

#confinement2 jour 5 : le confinement couvrefiné (avec risque d’interdiction en fin de soirée)

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308e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Cette fois le coup feu de l’absurde a été tiré à l’aube dans le pied du gouvernement par son propre porte-parole, Gabriel Attal. Il annonce en direct chez Jean-Jacques Bourdin qu’un couvre-feu serait décrété à Paris à 21h. Le gamin, perdu dans son portfolio d’attestations , achève le peu de crédibilité restant à ce confinement. D’autant que Paris et l’Ile de France sont loin d’être les régions actuellement les plus touchées. 

Deux constats s’imposent : 
Gabriel Attal ne doit jamais s’asseoir à une table de poker. 
Le gouvernement est déglingué jusque dans son propre fonctionnement interne.

Matignon dément quelques minutes plus tard la fake news de son porte-parole tout en réussissant l’exploit de s’enfoncer un peu plus. La mesure serait quand même un peu « à l’étude ». On connaissait les injonctions contradictoires en suppositoire, on découvre les mesures identiques et superposées pour un peu plus d’autorité. Ceci n’est pas un gouvernement, c’est un vaisselier Brico-Discount monté sans équerre ni boulon par un collectif de demeurés. 

Rien n'est perdu pour autant. En duo avec les apprentis députés de la LREM, le pataqués matinal donnera de quoi occuper les chaines d’info pour la journée. Le traditionnel violon du « couac » est ressorti avant quelques sous-titres furtifs à la forme interrogative sur la possibilité d' « un gouvernement dépassé ». Ça ne changera rien ni en pire ni en mieux à la contagion, mais il y a un délice non-négligeable en ces temps tristes à voir la start-up se noyer chaque jour un peu plus dans le puits sans fonds de sa nullité. 

Autrement plus important que les babillages gouvernementaux, au même moment un peu partout de Paris à Villeneuve d’Ascq en passant par La Rochelle et St-Nazaire la colère monte chez les lycéens dénonçant cette triste réalité : le protocole sanitaire renforcé dans les collèges et lycées est du niveau du protocole sanitaire standard, globalement inexistant puisque structurellement impossible. Il faudrait des locaux plus grands et aérés, des cours en demi-groupes et plus de personnel pour les assurer. Tout ce qui  a été systématiquement repoussé par le monsieur propre de l’Education. D’ailleurs s’il n’avait pas s’agit d’un virus, il n’y aurait à ce jour toujours pas de savon dans la plupart des établissements scolaires. A vrai dire, avec un bref survol des hashtags #BalanceTonProtocole et #ProtocoleMonCul, on peut observer que c’est parfois encore le cas. Paye ton Corona. Cantines débordées, couloirs saturés, manque de personnels pour accomplir des cours en demi-groupes. Ça craque de tous les côtés alors même que des zexperts en médecine et plateau-télé se demandent (visages nus bien sûr) s’il ne faut pas obliger ces petits cons à porter le masque aussi à la maison

M’est avis qu’au-delà du protocole sanitaire, les lycéens en ont aussi assez d’être bridés et régulièrement pointés du doigt. Au nom de la santé de leurs ainés, on leur abandonne un présent médiocre avec comme seule promesse des vacances de noël de merde et des lendemains pires encore. 

Bref, en ce cinquième jour de "reconfinement potentiellement recouvrefiné" le gouvernement tire jusqu'au délire deux forces opposées : celle du risque zéro et celle de la vie normale. Ça ne tiendra pas. On ne peut à la fois se satisfaire d’avoir ses enfants à l’école et laisser une large partie de l’économie tourner, tout en déplorant qu’il y ait un semblant de "vie normale" dans la rue. Je trouve même les citoyens plutôt disciplinés vu le pitoyable spectacle continu exposé au sommet.

Dans ce bazar, nous lui glisserions bien un conseil sur le court et long terme : arrêtez d’emmerder le peuple. En dix mois de battage médiatique incessant, les gens sont assez grands pour savoir ce qu’ils risquent. On doit déjà prendre sur nous de composer depuis des mois avec les conséquences de vos coupes budgétaires dans les services hospitaliers, pour le reste on gère. Occupez-vous de ce pour quoi vous êtes payés : renforcer et pérenniser un système hospitalier qui soit digne de ce nom.


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

2 novembre 2020

#Confinement2 jour 4 : scènes de la vie conjugale avant le divorce

par
307e jour de l’an de merde 2020 en république du Baltringuistan au coeur de la zone écarlate rouge rouge. Ce lundi s’organise paisiblement dans le quartier. Commerces ouverts, cyclistes, transports. Seul le niveau de voiture a baissé. Le niveau d’agitation est comparable à celui de la première semaine des vacances scolaires.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens dans la rue pour se plaindre qu’il y a beaucoup de gens dans la rue. Quelques échos de l’intervention télévisée du premier ministre du Baltrguistan. Les commerçants lui demandent de rester ouverts sinon ils crèvent, le type ferme donc au pifomètre les rayons non essentiels dans les supermarchés. Rajouter un coulis supplémentaire de technocratie sur la pièce montée de l’absurde en rajoutant des problèmes à tout le monde, sans répondre en rien à la demande initiale des intéressés. 

Cette longue réflexion stratégique du week-end s'achèvera ce lundi matin à 11h devant les élèves d'un collège de Conflans Ste-Honorine dont l'un des enseignants a récemment été décapité : 

"- Ça va les enfants ? Vous êtes contents ?" 

On a l’habitude, cela n’en reste pas moins fascinant. On ne peut désormais plus exclure que cet individu qui, de l’avis de BFM, « a survolé son CP », soit ce qu’on appelle en langage technique un pignouf.

Côté école, je n'ai toujours rien compris aux quatre attestations qui me sont désormais nécessaires  pour me rendre simultanément à deux endroits différents (2X/jour) et en quoi cette paperasse est efficace pour faire baisser l'épidémie. 

Dans le cadre professionnel, survol des antennes de radio et télévision. Les digues commencent doucement à prendre l'eau. Nous entrons dans la bataille la plus dure, pas celle contre le virus. Cette dernière est de long terme et les gesticulations gouvernementales pour tenter de colmater les conséquences de ses actions politiques des mois et années passées avec comme seule arme des contraventions à 135 euros ne pourront rien y faire. A part certains journalistes toujours en SAV du pouvoir, plus personne ne croit dans l’efficacité de cette gestion sanitaire par nos dirigeants. Non, nous entrons dans la vraie bataille idéologique : celle du consentement ou non à la peur. 

Le pouvoir observe le peuple, le peuple observe le pouvoir.

La donnée de base est simple, c’est toujours la même : L’écrasante majorité de la population n’est pas et ne sera pas gravement touchée par ce virus. Dès lors combien de temps l'acceptation des  contraintes peut-elle tenir ? Sachant que : 
1 / Le pouvoir n’a structurellement, rien fait pour empêcher ce bazar, bien au contraire.
2 / nous crevons TOUS à petit feu de ces mesures. Pas tous à la même vitesse, mais TOUS, toutes catégories professionnelles et classes sociales confondues, dans la même direction : le mur. 

Cette bataille, une négociation pouvoir / peuple, se déroulera au choix : 

1 / en bonne intelligence avec des citoyens qui reprennent en main leur liberté, restent vigilants et acceptent la part de risque, de danger pour eux ou leurs proches. Avec avec un pouvoir qui recouvre la raison et s'occupe enfin de renforcer les hôpitaux histoire d'être prêts pour le Covid 38, 

ou 

2 / dans le chaos avec un pouvoir persistant dans son discours infantilisant en multipliant les restrictions de libertés dans un état devenant policier pour contrôler une colère généralisée (1). 

Je ne croyais pas à cette dernière hypothèse il y a encore quelques semaines, mais elle peut s'imaginer désormais. Le paradigme n’a en rien changé depuis dix mois. Si les Français ont multiplié les efforts, intégré les consignes sanitaires, nous avons au pouvoir les mêmes têtes au même endroit qui persévèrent dans les mêmes erreurs avec le même discours pour en arriver au même point. Le symbole suprême de cette incurie étant la promotion professionnelle du pignouf en charge du déconfinement, bref le patient zéro de l’incompétence. 

Une erreur répétée n’est plus une erreur : c’est un choix. A ce jour, la seule ligne d’offensive claire que ce pouvoir a engagé avec constance et détermination est celle contre le peuple. Il semble que nos élites le craignent plus que ce virus. 

Dans un couple, quand un des deux ne veut plus : ça ne sert à rien de chercher à convaincre l’autre. 

(1) Un indice chez vous : « Le 20 octobre, les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale ». Elle sera débattue par l’Assemblée nationale le 4 novembre, dans une urgence inouïe que rien ne justifie. Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers. » A lire ici 


Confinement saison 2Jour 1 - Jours 2 et 3 - 

Confinement saison 1Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

1 novembre 2020

#Confinement2 jour 2 : un début qui sent déjà la fin

par

305 et 306e jours de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Explorons les rues pour notre premier week-end de nouveau confinement. 

Attestation dans le slip, je sors dans Paris pour accompagner une personne dans l’illégalité acheter un livre dans un commerce de culture interdit. Bonne ambiance. Dans la rue personne ne semble être complice de cette énième moitié de gesticulation gouvernementale vouée à l’échec comme les précédentes. Un couple de petits vieux amoureux passe, s'arrête et nous observe en plein achat d’objet culturel prohibé. Le vieil homme sort son portable pour photographier la vitrine du libraire et nous en plein acte d’achat. Va t-il les dénoncer à quelques autorités d’autant que le commissariat de l’arrondissement est à proximité ? 

LE PETIT VIEUX heureusement stupéfait
Regarde ils sont ouverts ! 

Une fois notre achat accompli, l’homme nous laisse partir puis se présente à son tour au guichet sécurisé pour demander un conseil de lecture. Nous rentrons en fin de journée et profitons des superbes lumières d’automne sur la cité. 

Le lendemain, soleil et douceur inespérée, je cours dans les rues plus longtemps que prévu. Des gens, moins d’autos, du coup on entend mieux les rires et le vrai son de nos vies. Des silhouettes qui marchent d’un pas assuré, sans peur, avec masque, parfois sans, parfois à deux, rarement plus. Jamais groupés, mais toujours à portée de clin d’oeil. C’est comme si la décision du conseiller clientèle en chef de L’Elysée avait eu un début d’effet contraire sur nos humeurs. Ce début de confinement sent déjà la fin. 

Toujours aucun signe de COVID de mon côté. Je ne croise qu’une fois le danger sous la forme d’une voiture qui grille le feu rouge et manque de m’écraser alors que je suis sur le passage piéton. Quoiqu’il en soit, deux mesures sanitaires sont prises pour ce premier week-end de confinement2 : la télé restera éteinte pour la période, boycott dans la mesure du possible des supermarchés et magasins de chaîne mécaniquement favorisés par les décisions gouvernementales. Qu'ils s'occupent de réparer ce qu'ils ont détruit au lieu de nous emmerder. La seule phrase à garder en mémoire: au sujet de ce qui nous arrive depuis le début de l'année :

 « Les pays qui n’ont jamais confiné leur population ont un nombre de lits d’hôpitaux par habitants deux ou trois fois plus élevé que le nôtre ».

Pour le reste : mangeons sainement, respirons et profitons du moment au lieu d'en avoir peur. c'est encore la meilleure recette pour garder une bonne santé mentale. 

Le soir venu, bien évidemment, ça n’applaudit plus du tout aux fenêtres.  

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