
Libre antenne :
Principe de la libre antenne :
Autour d’une question orientée invitant à une réponse tranchée, la libre antenne consistait, pour les rédactions redoutant de payer des journalistes à se risquer à l'analyse ou à étayer une opinion divergente de celle des autorités, à scénariser une représentation de l’opinion publique en puisant dans un réservoir d’appels téléphoniques anonymes.
En fonction de leur aisance ou maladresse d'expression et de leur aptitude à défendre ou desservir telle ou telle conviction, filtre du casting franchit, la poignée d'auditeurs accédait à la libre antenne pour des périodes parfois longues.
De par sa nature purement audio, la libre antenne permettait tout type de manipulations : Au niveau de la rédaction manipulant l'auditeur comme au niveau de l'intervenant pouvant lui-même manipuler la rédaction.
On reconnaissait l'animateur de libre antenne à ses conclusions classiques de type "nous espérons avoir fait avancer le débat". (Sans qu'il y eut de nous, ni même d'avancée pas plus que de débat.)
Exemples de question dans une émission de libre antenne de radios périphériques :
ou
Exemples de réponse :
ou
Certains esprits rebelles voyaient dans la libre antenne un procédé de censure inversé : Non pas par la suppression de propos mais au contraire par l’abondance du même type de propos.
La vraie question que personne ne se posait alors (et surtout pas dans ces émissions) :
Subterfuge de démocratie que les apparentes motivations plaçaient au-dessus de tout soupçon, la libre antenne, très populaire à la radio, restait absente de sa grande sœur la télévision (hors jeux dégradants) où, pour cause d'images, les manipulations se révélaient plus flagrantes et leurs conséquences nettement plus désastreuses.
Les débats télévisés, plus policés, parfois conduits par les mêmes animateurs, utilisaient sensiblement le même principe mais avec des intervenants idéologiquement identifiés, nommés bons clients.
Voir également : micro-trottoir (variante télévisée), sondages (variante presse), facebook présidentiel (variante internet)
Une info? Un scoop ? Un making-of de lipdub ? Nous vous invitons à compléter cet article.
Expression médiatique française du début du XXIe siècle utilisée par les radios dites périphériques.
Genre d'émissions constitué par les appels téléphoniques des auditeurs.
De tradition américaine, très économique à la fabrication, on en attribue la paternité française à Jean-Marc Morandini (voir "Ministre de la Culture de de 2014 à 2018") ainsi qu’à la station RMC, station rapidement plagiée par toutes les autres.Genre d'émissions constitué par les appels téléphoniques des auditeurs.
Principe de la libre antenne :
Autour d’une question orientée invitant à une réponse tranchée, la libre antenne consistait, pour les rédactions redoutant de payer des journalistes à se risquer à l'analyse ou à étayer une opinion divergente de celle des autorités, à scénariser une représentation de l’opinion publique en puisant dans un réservoir d’appels téléphoniques anonymes.
En fonction de leur aisance ou maladresse d'expression et de leur aptitude à défendre ou desservir telle ou telle conviction, filtre du casting franchit, la poignée d'auditeurs accédait à la libre antenne pour des périodes parfois longues.
De par sa nature purement audio, la libre antenne permettait tout type de manipulations : Au niveau de la rédaction manipulant l'auditeur comme au niveau de l'intervenant pouvant lui-même manipuler la rédaction.
On reconnaissait l'animateur de libre antenne à ses conclusions classiques de type "nous espérons avoir fait avancer le débat". (Sans qu'il y eut de nous, ni même d'avancée pas plus que de débat.)
Exemples de question dans une émission de libre antenne de radios périphériques :
« Êtes-vous dérangé par les mouvement sociaux à répétition d’une partie des salariés du secteur public ? »
ou
"Pourquoi l'Islam vous fait peur ?"
Exemples de réponse :
" Le vrai problème dans ce pays, cékon travaille pas assez."
ou
"Le vrai problème avec l'Islam, céki sont dans un pays catholique."
Certains esprits rebelles voyaient dans la libre antenne un procédé de censure inversé : Non pas par la suppression de propos mais au contraire par l’abondance du même type de propos.
La vraie question que personne ne se posait alors (et surtout pas dans ces émissions) :
Qui décrétait cette antenne libre ?
Subterfuge de démocratie que les apparentes motivations plaçaient au-dessus de tout soupçon, la libre antenne, très populaire à la radio, restait absente de sa grande sœur la télévision (hors jeux dégradants) où, pour cause d'images, les manipulations se révélaient plus flagrantes et leurs conséquences nettement plus désastreuses.
Les débats télévisés, plus policés, parfois conduits par les mêmes animateurs, utilisaient sensiblement le même principe mais avec des intervenants idéologiquement identifiés, nommés bons clients.
Voir également : micro-trottoir (variante télévisée), sondages (variante presse), facebook présidentiel (variante internet)
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Une info? Un scoop ? Un making-of de lipdub ? Nous vous invitons à compléter cet article.



