Après l'apéro qui fait peur aux trop poussièreux pour être honnêtes, voici la nouvelle tentative d’intox législative pour brider la liberté d'expression en ligne : Le projet de loi Masson sur l’anonymat des blogueurs.
Authueil souligne que le sénateur est "habité" mais 2012 approche et ce projet ne dissone pas dans la ritournelle sans imagination d'une majorité présidentielle plus trop populaire, tendant à contraindre tout ce qui la contredit.
Selon le projet de loi de JL Masson, le blogueur devrait publier sur son site son identité, son adresse et son numéro de téléphone. Le régime juridique du directeur de la publication lui serait appliqué avec responsabilité pénale identique à celle des pros de l'info (mais pas avec le même budget pour se défendre) etc… C’est la mise à mort théorique de la plupart des blogueurs ayant choisi de s'exprimer sous pseudo pour des raisons professionnelles, souvent justifiées, le bloguage (euh...bloguing) ne nourrissant pas son homme [1].
Selon le projet de loi de JL Masson, le blogueur devrait publier sur son site son identité, son adresse et son numéro de téléphone. Le régime juridique du directeur de la publication lui serait appliqué avec responsabilité pénale identique à celle des pros de l'info (mais pas avec le même budget pour se défendre) etc… C’est la mise à mort théorique de la plupart des blogueurs ayant choisi de s'exprimer sous pseudo pour des raisons professionnelles, souvent justifiées, le bloguage (euh...bloguing) ne nourrissant pas son homme [1].
Théorique seulement… Bon courage au Masson de la toile d’un pays B pour agir sur un hébergeur basé dans un pays C utilisé par un rédacteur postant ses billets depuis une boite mail située dans un continent D.
Plus inquiétant, cette constance crasse de nos élus dans la méfiance envers internet. Quelle étape franchiront nos "progressistes" lorsqu'ils réaliseront, pour ce type de loi ou la risible Hadopi, que leurs pataquès à fliquer internet sont inefficaces ? La descente de police pour que l'internaute présente les papiers du film qu'il visionne ? Le flag' de bloguing (euh... bloguage) anti-monarque ? Le couvre-feu des sites ? Le code du surf ? Un réseau social à points ? La ré-instauration du minitel ?
J’imagine que si cette loi ou une autre est votée, quelques blogueurs seront jetés en pâture pénale pour des broutilles par des seconds couteaux en service commandé. La justice n'est souvent pas une question de cause mais de porte-monnaie [2]. Le prétexte importe peu et tout procès est possible pour celui qui veut nuire et intimider, et qui dispose du budget pour faire durer.
Ne serait-il pas temps que les blogueurs se fédèrent pour assurer leur défense l'heure venue ?
Car, avec ces "progressistes" et le machin à pondre des lois dont on leur a confié les clefs dans un moment de paresse, l'heure viendra.
Ne serait-il pas temps que les blogueurs se fédèrent pour assurer leur défense l'heure venue ?
Car, avec ces "progressistes" et le machin à pondre des lois dont on leur a confié les clefs dans un moment de paresse, l'heure viendra.
A consulter : droits et devoir du blogueur par Reporters Sans Frontières
[Update : L'interview de JL Masson sur le blog de JCDR.]
ci-dessous : le pearltree de Yann Savidan sur le sujet :
[1] ce sont les blogueurs qui devraient être protégés par la loi et rémunérés pour leurs analyses surnageant pour certaines dans l'océan du consensus. Ce ne sera visiblement pas sous cette législature là.
[2] voir mon [1]








