Affichage des articles dont le libellé est logement social. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est logement social. Afficher tous les articles

28 octobre 2017

Le logement social au-dessus de tout soupçon

par

"Paris : l’élue France insoumise Danielle Simmonnet occupe un logement RIVP loué très en-dessous du prix du marché" France-soir, 26/10/2017


Avalanche de réactions indignées en ligne. Non pas sur le prix du marché braves gens, mais bien que l'on puisse habiter (une élue de gauche qui plus est) dans un appartement qui ne respecte pas cette logique de marché.

Le cas Simmonnet, qui n'est d'ailleurs pas dans un logement social, et les commentaires outrés sur ce que doit être ou ne pas être un HLM, ont le mérite de nous interroger sur la question de la mixité sociale.

Quels logements sociaux voulons-nous ?

L’argumentaire de Danièle Simonnet "ne voulant pas se loger dans le privé" car ce serait "enrichir un propriétaire privé et participer à la spéculation immobilière" se justifie pleinement à Paris. Que l'on ne se rende plus compte que ce n’est pas un loyer à 1300 euros pour 80m2 qui est injuste, mais bien le tarif moyen du parc locatif parisien qui est un scandale, montre à quel point nos esprits sont soumis à la logique du bourreau. Je vous renvoie aux kilos tonnes de pages d’articles pondus sur ce blog, chatoyant kaléidoscope des teintes de saloperie décomplexée observée chez certains bailleurs privés de cette ville qui, avec la passive complicité quand ce n'est pas avec l'aide fiscale, des gouvernements successifs, volent et précarisent des locataires coincés par le dieu marché. La note du 5 octobre 2017 de Natixis, pas spécialement un organe de propagande gauchiste, confirme que la baisse du pouvoir d'achat des Français est liée non pas à l’accroissement des inégalités des revenus mais à la hausse des prix de l'immobilier, et que les Français ont le sentiment de s'appauvrir à cause des prix du logement.


Doit-on définitivement accepter que les zones d’habitation se définissent en fonction des revenus ? 

Mettons de côté les quelques chanceux héritiers, s’il n’y avait pas le parc HLM à Paris, la capitale serait stratosphériquement déconnectée des revenus des Français. Le salaire médian français est de 1730 euros, le loyer moyen à Paris est de 1130 euros. Do the maths. C’est valable pour d’autres villes, mais avec les loyers parisiens (on parle de 1000 euros pour 25m2) on est déjà dans un autre monde, et ce depuis quinze ans, sans que cela trouble trop les gouvernements successifs.

D'un autre coté, les logements sociaux sont prisonniers d’une double image qui date. Ils doivent être réservés aux pauvres, et en conséquence être relégués à la périphérie de nos villes, et tous groupés au même endroit ce serait mieux. Alors que 65% des Français sont éligibles à un logement social, l'écrasante majorité n'en fait pas la demande. Pire, les logements sociaux personne n’en veut à côté de chez lui. Pour avoir fait un gros tour du foncier ces dernières années, je garantie (pour Paris) qu’ils sont plus fonctionnels et dans un meilleur état général que la plupart des logements privés que j’ai visités, pour ne pas dire tous.

Notons que la crapulerie de baisse des APL de l’androïde Macron va dans ce sens. La baisse des APL compensée en ponctionnant directement les bailleurs sociaux n’aura pas d’autres conséquences qu’une dégradation des conditions de vie des locataires du parc HLM. Et on a récemment vu à travers l'incendie de la tour Greensfell en Angleterre l'horrible conséquence de ce type de politique.
En respectant un quota et avec des loyers adaptés aux revenus, il est normal, même judicieux, que des revenus moyens voire supérieurs habitent dans les zones à forte densité de logements sociaux, comme il est impératif que des revenus modestes habitent décemment dans les zones que les riches se conservent jalousement (à travers la construction de nouveaux bâtiment, ou par l’entrée de la ville dans les copropriétés au gré des remises en vente). C’est dans l’intérêt du parc social et de la vie de la cité en général. Le débat sur la mixité scolaire est par ailleurs vain tant que l'on n'a pas avancé sur la diversité à l'intérieur des zones d'habitations.

Illustration : Gian Maria Volonte dans Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, d'Elio Petri (1970)

24 septembre 2012

Apocalypsimmo 16: Cellule de crise à Valeurs Actuelles

par
Le logement va mal, mais pire encore, l'immobilier s'effondre, enfin les perspectives de rente exponentielle. 

La preuve ?  

Le dossier "Logement, comment ils organisent la pénurie" (ils = la gauche) occupe les 70% de la couverture du dernier numéro du magazine de la droite qui s'assume Valeurs Actuelles tandis qu'un insert "Islam, jusqu’où iront les fous d’Allah ?" n’en occupe que 5%  malgré la bouillante actualité.
Indiscutablement c’est panique à bord depuis que Cécile Duflot tente de redresser un secteur fondamental de la société abandonné au marché des rapaces depuis trop longtemps.

Est réunie autour d'un thé citron aux biscuits Calèche dans la war room du mag de droite, une belle brochette de spécialistes. Le patron de Century21, celui de Kaufman and Broad, de la Cogedim, de la Fnaim ainsi que le directeur du Pole logement de Nexity. Et d’autres encore. Tous d’accord sur un point, entre deux pages de publicité pour leurs enseignes: "La gauche casse le marché". 

Ce dossier, c'est un peu la crème de la crème des pleureuses des années de rente potentiellement promises à l'agonie. A vrai dire, c’en est presque trop pour faire un article assassin tant il faudrait que je reprenne chaque ligne, et recopie intégralement l’article.

Néanmoins. Morceaux choisis:

Sur la chute des transactions constatées depuis 6 mois, Jean-François Buet, président de la Fnaim, valide la théorie de la bulle et reconnait en une passe que…

« La fin du prêt à taux zéro en début d’année, qui permettait à de nombreux ménages à revenus modestes de devenir propriétaires, explique en partie le ralentissement de l’activité. C’est aussi la conséquence du nouveau régime de fiscalité sur les plus-values [décidé sous Sarkozy] au 1er février, qui dissuade les bailleurs de mettre en vente leur résidence secondaire ou leurs biens locatifs ».

Mince alors. On ne pousse plus les petits revenus à "primo-accéder" coûte que coûte à la propriété et les thunés ne se pressent plus pour vendre (preuve qu’ils ne sont absolument pas dans le besoin, et par conséquent exercent une pression en gardant la superficie pour eux)

D'ailleurs, Le patron de Century 21, Laurent Vimont, s’insurge que les pauvres ne puissent pas plus s’endetter comme aux belles années…

"La part des jeunes acquéreurs de moins de 30 ans a baissé de 30% dans nos statistiques"

En même temps Laurent, si on les payait  les jeunes avec des vrais salaires au lieu de les faire turbirner dix ans de suite au stage gratuit, y’aurait peut-être plus de "primos-accédants", solvables qui plus est.

Jean-François Buet de la Fnaim, lui, confirme que la baisse des taux en période de crise profite encore une fois à ceux qui disposent du cash:

"La baisse des taux profite essentiellement à des investisseurs qui arbitrent leurs valeurs mobilières, par exemple en clôturant leur contrat d’assurance vie pour investir dans l’immobilier dans de petits logements qu’ils mettront en location" [comme probablement ce prof de droit à Dauphine bailleur de l'immeuble de St Denis qui a flambé et causé trois morts]. Ce qui vient infirmer les propros de président de Kaufman and Broad, Guy Nafilian, déclarant au sujet du prochain Scellier que, si celui-ci n’offre pas une rentabilité minimale de 4%, il sera délaissé.

(La war room)

Le même Guy Nafilian nous alerte au sujet du relèvement à 25% de la part de logements sociaux dans les programmes neufs : "Lorsqu’on accroît la part de logements sociaux dans une opération, ce sont les prix de vente des autres logements en accession à la propriété qui augmentent". Bien évidemment moins c'est cher, plus c’est cher. D'impertinents journalistes auraient pu lui rétorquer la même chose au sujet de la qualité des programmes qu'il a vendus au durant des années.

Christian De Gournay, boss de la Cogedim, lui, est à deux doigts de rejoindre les files d'attente des Restos du coeur avec sa gamelle trouée: "On ne sent pas les pouvoirs publics prêts à réagir vite à une conjoncture détériorée" En décodé: le logement social ne va pas arranger les ventes de la Cogedim. J'ai envie de dire ça tombe bien puisque les locataires en logement social n'ont pas le pognon pour lui acheter quoi que ce soit. On me glisse dans l'oreille que certains, des fous probablement, ne veulent d'ailleurs pas acheter du tout, mais juste avoir un toit. 

A la question de l'impact de l'encadrement des loyers, Laurent Vimont de Century 21 lâche une grosse intox non relevée par l'aréopage corporate, pas plus que par Valeurs Actuelles : "Cette mesure est inappropriée et inapplicable. Inappropriée, car un propriétaire ne pourra même pas revaloriser un loyer s'il fait de grosses dépenses d'entretien" [Faux, le texte de loi prévoit une hausse au-delà de l'indice de référence lorsque le propriétaire a effectué des travaux d'un montant au moins égal à la dernière année de loyer] Et Vimont de préciser que "le marché locatif repose sur les épaules des particuliers". Justement Laurent, il s'agit de sérieusement remettre de l'ordre dans un secteur complètement libéralisé depuis 15 ans avec les méfaits sur les prix que les français, non-propriétaires, ont du subir, eux, sans pouvoir s'offrir de tribune dans la presse. 

Mais Vimont n'en démord pas "Cette mesure d'encadrement est d'autant plus paradoxale que les loyers ont moins augmenté que l'inflation en 2012". Encore un peu et il traiterait les locataires d'odieux privilégiés plaçant en Suisse le pactole emmagasiné sur le dos de leurs proprios exploités par un état soviétique. En même temps Laurent, comme les chiffres de l'inflation ne prennent pas en compte le coût du logement depuis le commencement de la hausse des prix qui ont doublé en 10 ans cet argument n'a qu'une signification toute relative.

Bruno Corinti de Nexity tente de rassurer tout le monde "Les logements Scellier, même à Montauban ou à Périgueux (sic), ont fini par se louer, signe qu'il faut laisser faire le marché sans le réguler par des loyers imposés". Bruno oublie bien sûr de préciser le montant des loyers finalement négociés (à mon avis pas bien loin des tarifs dans le social). Corinti conclue sur ce point de consensus de la tablée, histoire peut-être de couper court aux accusations d'une présidence trop lente: "On peut affirmer que le ralentissement du marché est dû à François Hollande". Et paf les gauchos !

Emile Garcin, de Emile Garcin propriétés, va plus loin : "Il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy a pris des mesures dignes du communisme". Et oui, dès fois pour la caricature, ce n'est pas la peine d'en rajouter.

A la question de la conversion des bureaux vacants en logement, Laurent Vimont de Century 21 oppose un refus catégorique. Impossible de les convertir en logements, car "les coûts de transformation liés aux normes d'habitation actuelles rendent l'opération non rentable pour un promoteur" et le journal de synthétiser dans un encart rouge "L'obligation de construire du social peut rendre plus rentable la construction de bureaux et renforcer la pénurie de logements". 

Résumons à l'issue du dossier la philosophie des professionnels réunis: 
- Construire du logement social pousserait les professionnels à construire des bureaux vides (plus rentables) difficilement adaptables en logements privés. 
- Construire du logement social augmenterait le coût du logement privé. 
- Construire du logement social entraînerait la fin du monde dans d'atroces diarrhées à perspective de 5 ans. 

Comme une impression de regarder les dirigeants de Kodak au moment de l'arrivée de la photo numérique. Consternant spectacle de professionnels ne voulant se résoudre à accepter que les Français n'ont tout simplement plus d'argent à consacrer pour alimenter la hausse des prix continue à laquelle nos professionnels s'étaient habitués. 

Comme dans la consommation courante, le logement va s'orienter en deux grandes tendances : le basique et le luxe. Je leur laisse le luxe, et insiste vraiment pour que l'Etat garantisse le basique. Car, je ne sais pourquoi, l'expérience peut-être, je ne fais confiance ni aux particuliers ni aux professionnels pour corriger les abus des 15 dernières années.

Article publié sur le blog Apocalypsimmo

20 septembre 2012

Apocalypsimmo 15: Donnez-leur du moche !

par
L'hiver dernier il défendait l'idée que ne pas faire des travaux pour son locataire c'était autant de thune en plus pour le bailleur. Cet été, il portait plainte auprès de la commission européenne contre les organismes HLM pour "concurrence déloyale" sur le marché de l'immobilier.

Pour la rentrée, Jean Perrin, président de l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers, diamant brut de la pensée des rentiers, franchit le Rubicon et s'attaque au mal-logement. Il suggère qu'on loge enfin ces pauvres qui font désordre dans la rue, dépréciant la côte des quartiers n'ayant vraiment pas besoin de ça par en cette période de retournement de l'immobilier. 

Mais, déjà que les prix chutent, n'allons pas sottement dégrader le standing du possédant en distribuant quatre murs et un toit avec l'eau courante au premier venu. Perrin propose donc que l'on construise aux revenus modestes des cabanes en préfabriquées avec modules en plastiques ou, en langage courant, du low cost cradingue en containers. Même que le béat de la pierre appelle ça "l'habitat essentiel"  
(Simulation AutoCad de l'habitat essentiel)

"Dans une série de propositions souvent iconoclastes, l'organisation, virulente contre des "contraintes" actuelles qu'elle juge excessives, prône aussi de supprimer les ascenseurs, quitte à n'offrir l'accès aux handicapés qu'aux seuls appartements "situés en rez-de-chaussée"" Peut-on lire dans Le Point.

Il n'a pas tort le Perrin. Corrigeons ce travers du pauvre à se rouler dans la vie facile avant qu'il ne soit trop tard. Un vice dont le recours abusif à l'ascenseur dès qu'il y a des étages à monter est le signe précurseur. Si l'on ne prend pas garde, un jour cette tentation conduira la vermine à réclamer fenêtres et électricité. 

Reconnaissons que l'autre avantage de "l'habitat essentiel" à la Perrin, en plus de ne rien coûter, est de valoir en retour queue de chie sur le marché. Comme ça: pas de concurrence des prix. De plus, à l'heure où l'assemblée vote des constructions massives de HLM, cette vie en glacière réservée aux pauvres perpétuerait dans l'imaginaire des potentiels futurs propriétaires que logement social = habitat de sous-catégorie, inconfortable, moche et petit. 
(L'habitat essentiel saura se fondre dans l'environnement.
Ici la déchetterie)
Dans un pays où des millions de gens ne savent pas qu'ils sont éligibles à un logement social, il faut à tout prix éviter la prise de conscience chez les revenus modestes qu'il vaut peut-être mieux, pour eux, habiter dans des bâtiments neufs à basse consommation énergétique et à loyers réduits, que de s'endetter sur 30 ans pour rembourser à la banque un machin isolé se dévalorisant à vue d'oeil. 

Avec le ramdam de Duflot, le propriétaire n'est pas à l'abri d'un basculement idéologique de ses compatriotes. Perrin précise d'ailleurs avec une terreur teintée d'incompréhension interdite que les HLM d'aujourd'hui sont "d'une qualité équivalente à celle des logements privés". Ce qui, nous en conviendrons, est le comble de l'injustice.

"Tout ce qui relève du superflu doit être banni" continue Perrin le samaritain ne faisant pas ici référence aux agences immobilières, mais bien au confort des locataires. Quant aux handicapés, ces privilégiés d'une société d'assistance qui bouffent de leur indécrottable impotence le pognon de ceux déjà en surplus d'indécence, et bien tant pis pour leur gueule! Les normes sur "l'accessibilité physique" ont "tué l'accessibilité financière". A bon entendeur, pour toi le mec en fauteuil roulant: la vie rien qu'au rez-de-chaussée va commencer.
(En option à 15.67euros, le sanitaire à domicile)
Perrin, au top, plaide également pour une généralisation de la colocation, mais de masse: 

"Les laveries déjà fréquentes dans les résidences étudiantes pourraient être complétées par des espaces de séjour commun"

Rien de tel pour oublier sa nuit en boite de conserve que la chaleureuse camaraderie de ses semblables sous les tôles d'un hangar où, bras dessus bras dessous, l'on pourra laver ensemble strings et caleçons, mais aussi prendre ses repas et pourquoi pas, soyons modernes, se doucher. Mais à l'eau froide, n'allons pas non plus nous rouler dans la luxure. Bref, un vibrant plaidoyer pour un retour à la vie en collectivité, mais en zones réservées et rien que les fauchés. Seules âmes encore préservées du matérialisme ambiant et dont la quotidienne proximité avec la survie leur offre l'opportunité d'apprécier les joies simples d'un quignon de pain sec dans la gueule ou d'un sommeil sur carton aromatisé à la pisse. 

Visionnaire, humaniste, mais pas mécène pour un sou, le patron des proprios insiste: il ne mènera pas gratuitement cette révolution du camp de concent... euh du "bâtiment en France" sans une substantielle baisse des impôts pour les propriétaires !

C'est fort légitime. Leurs biens ne s'étant valorisés que de 150% en 10 ans. 

24 novembre 2008

Splendeur et misères du peuple objet

par
L'hiver est en avance, le grand décompte du téléthon de l'indifférence a commencé, le gros rouge et les tentes Quetcha sont de sortie, le standard du 115 est en place pour que, vous aussi, puissiez dénoncer en tout anonymat le SDF qui ruine la réputation de votre rue...

Et bien non pas cette année !


Faute d'un état un peu burné, dont le triste chef a encore été prit en flagrant délit video de mensonge lorsqu'il s'engageait en 2006 à ce qu'il n'y ait plus un seul SDF d'ici deux ans*, cette fois c'est la justice qui donne le ton des festivités !

Le tribunal de police de Paris inflige ce 24 novembre deux amendes aux associations Droit au Logement et les enfants de Don Quichotte (respectivement 32.000 et 1875 euros) pour avoir dressé des tentes pour les sans-abris dans les rues de la capitale (dont rappelons-le des centaines d'immeubles appartiennent à des banques ou des fonds spéculatifs et restent inhabités depuis des années, sans parler des bâtiments appartenant à l'église).

La peine est relative à une "
infraction de 4e catégorie pour avoir embarrassé la voie publique en y laissant des objets".


Le même jour, et parce qu'il en va du "rayonnement international de La France", Philippe Seguin, président de la Cour des comptes, dépose un rapport alarmiste au Premier Ministre : La France est à la traine des autres pays, elle manque cruellement de stades de football de grande capacité. Le chiffre de 8 est avancé.

Reconnaissant au football une dimension religieuse, Séguin insiste : "Cet état de fait oblige à l'ambition et au perfectionnisme."

Le type sans toit,
frigorifié sur le bitume, qui ne joue pas à la baballe et ne rapporte aucune devise, est lui prié de ne pas agoniser dans le chemin.

En y réfléchissant un peu... D'un point de vue logistique, les maxi-stades présentent cet avantage (non précisé dans le rapport) que, entre deux coupes du monde, on peut y stocker préventivement et de façon massive, toute les ultra-gauchistes qui menacent l'hexagone.

Je retire ce que j'ai dit : Cet état est vraiment prévenant avec ses objets, pardon, ses sujets.



* Il fallait évidemment entendre : "je m'engage à ce qu'il n'y ait plus un seul sdf dans mon champ de vision d'ici deux ans". Les experts en sarkozisme auront rectifié d'eux-mêmes.

26 septembre 2008

Megalomanie de la nausée

par

Crochet dans l'après-midi au jardin du Luxembourg pour écouter les conversations angoissées des petits vieux au sujet de leurs économies placées en banque. Je m’attarde un moment sur l’injure esthétique que représente la tour Montparnasse dans le paysage et me dit que finalement à cette distance, uniquement à cette distance, le monolithe noir n'est pas si moche mais que, quand même, on est en droit de se demander ce qui leur est passé par la tête dans les années 70 !

Sur ces considérations, j'ouvre mon 20 minutes et là je comprends que la folie des hommes n’a décidément pas de limite : Bertrand Delanoé donne son feu vert à la construction d’une pyramide verre de 200 mètres de haut dans le quartier de La Porte de Versailles. Ce sont les riverains qui vont être contents, déjà qu'ils sortent de quatre ans de travaux pour un tramway inutile.
Oh la belle tour "Bio" qui n'a aucune cohérence esthétique avec son environnement ! Oh le beau délire mégalomane d'un Maire qui veut marquer sa ville et donner une assise immobilière à sa conquête de la nation !

Oh le beau maire caviardo-socialiste soucieux des aspirations de ces concitoyens et des réalités foncières de sa ville ! Au moment où il y a au bas mot 300.000 demandeurs de logements sociaux et des pancartes "bureaux à louer" dans tout Paris, y construire une pyramide de bureaux me parait effectivement essentiel !

30 juillet 2008

CHACUN CHERCHE SA CLAQUE

par
J'étais bien décidé à ne pas allumer la télévision... Et patatras, je tombe sur un sujet propagandiste au 13 heures de "la première compagnie" au sujet du nouveau concept marketing pondu par un stagiaire fatigué de Séguéla : ""La maison au 15 euros".

Décodons : Il s'agit de vendre ce que l'on arrive pas à vendre depuis 6 mois à des gens à qui on ne voulait pas vendre il y a encore 2 mois.

Où comment le marché, ayant intégré la dégringolade à venir, s'apprête à plumer les derniers poulets avec la contribution active de l'état qui veut passer pour un bon samaritain.




Rappelons au gouvernement que les plus démunis ont besoin d'un toit et non d'un crédit.

5 avril 2008

SERVICE PUBLIC IDEOLOGIQUE

par
Voilà le bon service public télévise comme le souhaite surement notre monarque. Jeudi 3 avril 2008 sur France 2 dans l’émission d’investigation qui se la pète à mort à défoncer des portes ouvertes « Envoyé Spécial », nous avons assistés à un modèle du reportage sans concession. Des reporters intrépides aux ordres d'une direction de barons se sont risqués sur un terrain de bataille des plus dangereux, la province française, peuplée de méchants terroristes, les travailleurs pauvres locataires de leur logement, pour donner la parole à leurs victimes, les rentiers.

Le reportage s’appelle « expulsés au nom de la loi », il revient sur les expulsions locatives dont le nombre a doublé an dix ans. C’est une rediffusion qui a lieu à la veille des annonces de réformes du gouvernement en matière de logement sociaux. On comprend vite pourquoi. Et le reportage de se conclure sur un plaidoyer larmoyant sur les propriétaires qui ne "gagnent pas assez".

Drame dans le salon du couple de retraités. Chiffre à l’appui et factures de Castorama au en main, le couple est « acculé » à vendre sa deuxième maison achetée pour générer un revenu locatif. Ce salaud de pauvre de locataire à trois mois de retard de paiement. Le retraité est prêt à s'enchainer au portail du mauvais payeur : "Ah si j'avais su..." geint-il.

Interrogé en caméra cachée, la locataire se défend : « Si j’avais le quart de ce qu’ils ont [mes proprios], je serais heureuse. Et moi pourtant je travaille ».

Le reportage précise tout de même que dans plus de 90% des cas, les locataires en défaut de paiement ne le sont pas par malhonnêteté. Ce qu’il manque de préciser, c’est que dans plus de 90% des cas les bailleurs particuliers sont des pingres de la pire espèce*. Croyez-en un expert en location qui imagine sans peine que le taux de vote pour notre monarque dans cette catégorie sociale doit lui aussi atteindre les 90%.

* il serait également intéressant à l'heure où l'on parle de racisme, qu'"Envoyé spécial" s'intéresse à la ségrégation raciale plus ou moins discrètement opérée les bailleurs particuliers et les agences ayant pignon sur rue.

20 décembre 2006

Top Ad 728x90