jeudi 9 juin 2011

[video] Peut-on encore habiter Paris ? #1 : la pied-à-terrisation


Votre rédacteur entame bientôt sa cinquième année sur Paris.

Un constat : ici, la plaie immobilière s'appelle "placement". Grâce à elle, sous deux variantes, "immeubles de bureaux (vides)" pour banques ou entreprises et "investissement locatif" pour particuliers, il devient impossible pour une famille moyenne, sans héritage ou indispensable "coup de pouce parental", de vivre, à la location ou à l'achat, dans une ville qui vire à vue d'oeil au ghetto pour riches. NDLR : ce n'est pas tant le mot "riche" qui me défrise que celui de "ghetto", le manque de mixité sociale (habitation comme commerce) étant un des fléaux foncier et sociologique de ce pays. Que ce soit dans les villes-banlieues, les campagnes-ghettos et les capitales-villages aseptisées, le manque de mixité débouche sur le mépris respectif des populations, permet aux communautarismes de se renforcer, aux méfiances de prospérer.

"Dsl, nous le destinons à la location saisonnière, plus rentable, plus fléxible car l'idée est que nous ayons un pied-à-terre à Paris."[1]

Comme si le locataire parisien n'avait déjà pas assez de la pénurie de logements (artificielle, Paris est une coquille vide), de la gentrification[2], de l'abondance de taudis (car bizarrement la folie foncière n'a d'équivalent dans l’excès que l'insalubrité de son offre), il doit désormais faire face à la mode de la "pied-a-terrisation" de la capitale.

Il s'agit pour un propriétaire de mettre son bien immobilier rénové et meublé à la location pour la classe-moyenne supérieure (étrangère généralement et en vacances spécifiquement) ou les cadres supérieurs. Se substituant ainsi au parc hôtelier, le proprio loue son 2 ou 3 pièces à 800 euros la semaine à une famille brésilienne, russe, allemande ou américaine qui, bien dans l'air du temps, pourra s'"imprégner de la vie parisienne" sans prendre le risque de bouger de son standing habituel.  

Le propriétaire a 2 options :
- soit il déclare la location et empoche une réduction d'impôt de 50%, 
- soit il opère "au noir" et empoche bien plus. 

Dans le deuxième cas, l'opération est sans risque. Les sommes sont payées à l'avance, par internet, ou en cash sur place. Il y a déjà bien peu d'inspecteurs du travail, autant dire qu'une brigade de contrôle des résidences secondaires est de l'ordre du rêve : pourtant c'est bien d'évasion fiscale dont il s'agit. Elle se double d'une gonflée mécanique des loyers parisiens. Le vivier de touristes étant inépuisable, à 800 euros ou plus par semaine, les tarifs déconnectés des réalités salariales s'expliquent un peu mieux

Le proprio accumule les baux courts, gagne bien plus (défiscalisé ou sans le déclarer) qu'en louant à des "locaux" peu à peu parias dans leur propre ville. Il ne prend pas le risque de s’embarrasser à long terme de familles (beaurk) de revenus modestes (rebeuark) et garde la disposition de son appartement à peu près quand il le souhaite, sans même à avoir à se fader la moindre visite. 

La pratique d'une poignée est devenue  une mode en trois ans. Au "désolé mais vous n'avez pas les garantis nécessaires" au relent d'aristocrate plutôt embarrassant en ces périodes pré-révolutionnaires, se substitue maintenant un "désolé mais vous n'êtes pas touristes" à la ségrégation plus friendly.

Ci-dessous, l'encart décomplexé de la rubrique "placement raison" d'un "Valeurs Actuelles" du mois dernier, récupéré dans la boite aux lettres de mes voisins virtuels:
clique pour agrandir.

Tout va bien dans le meilleur des mondes sauf pour les irréductibles masochistes qui travaillent sur Paris. Pour servir nos bienheureux vacanciers, que ce soit pour la tambouille ou les conduire avec béret à travers St-Germain-des-Près au volant de 2CV bleu blanc rouge (véridique), ils doivent s’exiler en 27eme périphérie ou cramer l'intégralité de leur paye dans un loyer pour cage à lapins (si toutefois le dossier est accepté, ce qui n'arrive jamais sans Papa et Maman, encore eux, pour se porter caution). 

Je passe sur la Disneylandisation de Paris qu'entraîne l'afflux des cornets deux boules en quête d'une "authenticité" que de leur cocoon surfing et de leurs excursions en tongs Armani à la recherche de cette tarte éthérée d'Amélie Poulain ils contribuent à détruire, ou sur les désagréments quotidiens de la cohabitation avec nos aventuriers du confort en safari chez les fauchés abandonnant sur le pallier leurs poubelles improvisées dans un sac MacDo avant de reprendre l'avion (véridique again). Pourquoi s'embarrasser des coutumes sanitaires de l'autochtone ? 
(pffff...)

La pied-à-terrisation concerne également l'achat sec. Là on passe dans une autre dimension, celle de l'hôtel particulier : les surfaces s’agrandissent, les appartements s'achètent par paquet de dix, des quartiers se vident

Dans les zones de forte tension immobilière, cette pratique doit être interdite ou très fortement taxée. Les aides doivent se concentrer sur les logements sociaux, pour les résidents, et les hôtels, pour les touristes, et non sur une énième défiscalisation aux profits des plus riches qui a pour effet direct d'exclure tous les autres.

J'ai entendu dire que la municipalité se saisissait du dossierPour l'instant, on se félicite que Paris soit la capitale des tournages (avec crédit d'impôt) d'une flopée de navets et de nanars à la gloire d'un Paname de magasin de souvenirs. "Wait and see" comme on dit désormais ici. 

Bonus : la version vidéo du billet.


[1] Kassedédi au jeune couple sympa qui vient d'acheter un appartement sur Paris mais n'y habite pas.

[2] Le processus se répète dans d'autres grandes villes françaises : Marseille, Nantes, Lyon...

27 commentaires:

Anonyme a dit…

le prix a la semaine de ce type de location est en fait dicte par le prix des hotels+resto
Si tu dois payer 80 € d hotel + 20 € de nourriture par jour et par personne, tu te rend vite compte que louer un appart est plus rentable (sans compte que c est plus pratique pour le non touriste qui vient chanque semaine et rentre chez lui le WE (j ai pratique))


Comme tu le note si bien, il n y a aucun controle sur ce type de pratique. Si ca change un jour, ca sera sur la pression des restorateurs/hoteliers qui voient cette concurrence d un mauvais oeil

dalipas a dit…

Merci merci merci de me démontrer à quel point j'ai eu raison de quitter cette ville (ma ville natale) en décembre 1980 pour ne plus jamais y remettre les pieds autrement qu'en ponctuel visiteur étranger.
Et oh merveille, oui ! Il y a bien une vie ailleurs qu'à Paris ! Et une belle vie même ! Avec la vraie nature à portée de main sans le prériph à traverser ni les embouteillages du dimanche soir 50km alentours...
Allez bon courage quand même !

Nicolas a dit…

Près de chez moi, il y a une nouvelle résidence comme ça. Pendant les travaux, elle était présenté comme une espèce d'hôtel pour les cadres provinciaux en déplacement en région Parisienne pour de moyennes durées...

En fait, elle semble louée "à l'année" car une compagnie de voyages étrangère (Autrichienne, je crois) parce qu'un machin comme ça en proche banlieue ressemble à un hôtel mais est beaucoup moins cher qu'un hôtel Parisien...

(cela dit, c'est très bien pour le patron de la Comète, d'autant que ces braves gens dînent à 18h30, ce qui fait donc un service supplémentaire sans personnel en plus...)

Anonyme a dit…

Merci Seb, encore une fois un excellent billet...

Anonyme a dit…

Groland a déjà couvert un sujet similaire:
http://www.strimoo.com/video/17141038/Groland-Location-d-appartement-a-Paris-MySpaceVideos.html

Sébastien F. a dit…

A mon avis, le problême ne doit pas être réglé qu'au niveau "Mairie" mais au niveau national (qui a dit un grenelle des locations courtes ?) Parce que si Paris règle le problème d'une manière, il se déplacera en proche banlieue où les tarifs sont certes moins cher, mais toujours excessifs également (moins cher que trop cher, ca reste toujours cher).

Tomlecabron a dit…

Super billet Monsieur Musset,
C'est vraiment ça la plaie à Paris. Bien vu !

seb musset a dit…

@Sebastien F. > clairement le problème est loin d'être seulement lié à la mairie mais disons que je ressens une certaine frilosité à attaquer de face (et en le revendiquant haut et fort) cette question un poil plus importante que la couleur des pots de fleur dans le prochain réaménagement de la voie sur berge.

seb musset a dit…

@Sebastien F. > trois axes : fiscalité (en finir avec les exonérations), encadrement juridique de la location courte et réquisition des logements vacants au bout d'un certain nombre d'années.

Anonyme a dit…

La critique du boboïsme est bien vue dans cet article. C'est le paradoxe d'une ville comme Paris : c'est invivable et hors de prix en même temps. La société de consommation fait qu'on ne conçoit plus de vivre dans des endroits qui ne ressemblent pas à des centres commerciaux, et la tertiarisation fait qu'on ne conçoit plus autre chose qu'un emploi de bureau. Du coup, alors qu'il y a plein de place en province, on s'entasse tous à Paris. L'image du Paris charmant et romantique subsiste encore (à cause de la médiatisation, du cinéma...) et les gens croient que cette image colle toujours à la réalité. C'est pourquoi les touristes sont prêts à faire des milliers de kilomètres pour venir à Paris, alors que les seules choses à voir sont des héritages du passé (Louvre, Notre-Dame, etc) condamnés à disparaitre un jour, et accessibles en passant un tourniquet après avoir acheté un billet à un guichet. Soit le comportement consumériste par exellence. On consomme tout mais on ne vit plus rien. Voilà pourquoi le terme de "disneylandisation" est très bien choisi dans cet article. Le plus triste, c'est qu'en repartant, aucun touriste ne s'est rendu compte qu'il a séjourné à Disneyland, et non dans une ville réelle...

seb musset a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
seb musset a dit…

@anonyme > la grille de lecture "boboisation" ne veut plus dire grand chose tant elle s'est étendue à tout le territoire. Chacun aspirant au fond à devenir bobo.

A vrai dire à Paris, on est plus dans une bonne guerre de classes avec très riches et très pauvres (éradication de la classe moyenne comme nulle part ailleurs), avec des touristes au milieu pour l'activité économique et quelques SDF pour rassurer le galérien du logement sur sa condition.

Anonyme a dit…

Peut-on savoir où louait ce jeune couple cité en [1] ? J'ai l'impression d'avoir exactement le même modèle... C'est en effet une plaie, d'autant plus que les touristes s'enquièrent bien moins que les habitants de leur impact sur la vie quotidienne.

Anonyme a dit…

@seb musset : c'est vrai, mais il faut quand même noter les paradoxes de la situation. Dans une guerre, il est censé y avoir un gagnant, or qui gagne à Paris ? Moi je ne m'estimerais pas gagnant d'être riche, de me payer un 100 mètres carrés pour 800 000 euros, pour habiter à Disneyland dans une foule superficielle et dans le bruit avec les belles choses accessibles en passant un tourniquet. Je ne m'estimerais pas non plus gagnant d'être un touriste et de claquer des milliers d'euros pour passer une semaine ou deux dans un parc d'attraction. Il y a un vrai problème de perception de la réalité. Plus c'est merdique, plus la demande est forte. C'est sans doute une situation inédite dans l'histoire. Si les gens se rendaient compte que le Paris réel n'est plus le charmant Paris dont il leur reste l'image dans la tête, ils fuieraient tous. Paris n'est plus une ville à part, c'est la même chose que New York : toutes les nouvelles constructions s'y font en béton, les gens y mangent la même chose (principalement du Kraft Foods et du Nestlé acheté chez Franprix, avec de temps en temps un petit tour dans un sushi bar franchisé), y ont les mêmes loisirs (le dernier James Cameron au cinéma, le dernier Lady Gaga écouté sur leur IPod, du shopping au Megastore), s'habillent pareil (Levi's, D&G, etc), et pensent même pareil (modernité, consumérisme). Un jeune new-yorkais ou un jeune parisien, c'est pareil à 99%. Donc Paris n'existe plus en réalité. Mais sur le plan de l'imaginaire, du virtuel, Paris existe comme jamais. Depuis quelques décennies, le cinéma nous vend en image ce qui n'existe plus en réel. Depuis les vieux films avec Alain Delon jusqu'à Midnight in Paris, en passant par Amélie Poulain, ça fait quelques décennies que les images nous vendent du Paris authentique alors qu'il a basculé dans la modernité la plus totale. Amélie Poulain, on ne la voit pas faire un quart d'heure de queue dans une boulangerie pour acheter un pain industriel en plastique à 80 centimes d'euros. Quand on lit les forums américains sur le tourisme, on voit que les gens sont en extase devant Paris. Ils ne voient pas qu'ils ont New York chez eux et que c'est la même chose mais moins loin (excepté l'héritage du passé dont je parlais plus haut, mais qui ne vaut plus rien puisqu'il est passé du stade de ville à celui de musée). Riche ou pauvre, c'est la même lobotomisation pour tout le monde. Le riche est content de pouvoir s'offrir son minuscule appart pour un prix de presque 7 chiffres, et le pauvre en ferait autant s'il en avait les moyens. Quand les gens veulent de la merde, la société s'organise pour la leur offrir, moyennant paiement. Si, avec une législation stricte, on ramenait les prix de l'immobilier parisien dans le domaine du raisonnable, alors on reglerait la question matérielle. Ca permettrait de vivre en enfer pour pas cher, ce que personne n'est censé vouloir, en théorie. Sans supprimer la modernité, c'est sans doute le mieux qu'on puisse faire. D'ailleurs je crois que c'est cette modernité qui est responsable du fait qu'il soit devenu très cher de vivre à Paris. Après tout, il n'est pas donné de vivre à Madrid, à Berlin, à Tokyo, à San Fransisco, ou dans toute grande ville d'un pays moderne. Pourtant Delanoë n'est maire que de Paris.

Anonyme a dit…

Merci pour cet excellent article.
Je partage totalement votre avis.

Malheureusement, nos politiques n'ont toujours pas compris qu'il est temps (ou pas) d'agir pour régler ce problème du logement et aucun ne semble vouloir aller dans ce sens...

Cordialement.

Anonyme a dit…

Article pertinent mais de toute façon les personnes qui achetent pour faire de la location saissonniere veulent aussi en disposé pour eux donc c'est un plus. il n'aurait pas quoi qu'il arrive pas ete proposé(l'appartement) en location puisque il le veulent pour eux par
intermittence faux probleme un peu demagogique sur ce point cet article

Anonyme a dit…

Votre idée des étrangers et des touristes qui font monter les prix de l'immobilier parisien est assez croustillante. Rappelez-vous ce qu'on dit des Corses qui se plaignent des prix élevés de l'immobilier sur leur île, à cause des résidents secondaires et de l'industrie touristique. On les accuse de tous les maux, dont le moindre est le "communitarisme" !

C'est donc assez amusant de constater que les Parisiens moyens de 2011 vivent le même calvaire que tous les habitants des zones "à touristes" de la planète. Vous êtes en train de vous faire jeter proprement de votre ville par plus riches que vous, c'est tout ! Je vous signale en apparté que les Franciliens ont procédé de même pendant les 10 dernières années sur la côte bretonne, où les jeunes ménages ne peuvent désormais plus se loger et sont contraints de s'installer à 15 bornes à l'intérieur des terres. Bref... La morale n'est pas de ce monde...

Pour Paris, c'est principalement dû à l'incurie des pouvoirs publics qui ont encouragé fiscalement cette situation depuis la fin des années 90. Le retour de balancier sera sévère pour les spéculateurs et ce sera bien fait pour eux !

pupuce a dit…

confirmation de l'étendue du phénomène: banlieue rennaise, trois de mes voisins financent leur achat immobilier en louant des merdouilles en sous sol (demi fenêtres enterrées, sanibroyeurs, bonjour, étudiant, bienvenue chez toi) pour 300 euros par mois (oui tu lis bien). mon agent immobilier m'avait d'ailleurs conseillé de faire de même. Bin hé, 3 comme ça c'est la moitié de ton chrome de payé tous les mois, hein (oui seulement la moitié, tu lis bien. le pavillon moyen des années 70 se vend à 300000 euros par ici, vas pas croire...bien des mariages ne tiennent que par la magie de l'endettement basé sur les deux salaires et du crédit qui ne permettra la revente que quand les poules auront des dents...les propriétaires ne sont pas si heureux qu'on le croit, va, ils se sont juste fait mettre plus profond que les autres).
tout ça pour te dire que ça ne pue pas qu'à paname, hélas. et quand tu vois cette réalité, ces étudiants contraints de devenir smicards et de ramer, ces femmes contraintes d'encaisser les baffes derrière les rideaux de la jolie maison qu'on leur envie tant...tu voudrais bien lire autre chose que "fainéantise" et "immigration" pour seules réponses au sujet du revenu universel.
en tout cas moi je voudrais bien. parce que là le problème il nécessite des mesures bien plus vastes et novatrices que des petits plâtres sur jambe de bois.
C'est la façon dont tourne le monde qu'il faut urgemment réinventer...je regarde présentement mes mômes...

Gularu a dit…

Excellent article, tellement vrai. C'est la misère : soit on reste et on flingue l'argent dans le loyer, soit on part mais c'est plus dur de trouver un boulot...

:/

Anonyme a dit…

Nous avons fait exactement le même constat... je suis une parisienne de la classe moyenne résistant en restant et en travaillant à Paris.
Mais il est vrai que cela n'est pas facile tous les jours.
Je voulais juste dire que certain propriétaire loue encore à des classes moyennes en leur faisant confiance...Je sais ce n'est pas la majorité mais notre propriétaire ne nous a pas demandé de garant alors que nous avons des salaires moyens et que mon compagnon est intermittent du spectacle.
Nous avons eu beaucoup de chance mais jusqu'à quand.

NOUS RESISTONS

Iiris

seb musset a dit…

@anonyme > Oui, il existe encore des "plans", des proprios sympas (de moins en moins, ils meurent leurs enfants héritent et deviennent de vraies petites entreprises immo) mais rester à Paris avec de faibles revenus devient effectivement un acte de résistance tant les tentations sont grandes (et conçues pour) de se barrer loin.

seb musset a dit…

@anonyme 19.36 > ayant habité en province et à la campagne, j'ai vu à moindre échelle, le même processus s'enclencher. La cote ouest progressivement bouffée par les résidences secondaires pour anglais et l'arrière pays blindé de retraités qui se mettent à aménager leur grange pour en faire du locatif avec, parfois, là aussi, de belles arnaques. (cf mon 2e livre : Perverse Road)

Anonyme a dit…

-un maire de gauche
-une immigration de riches ou une iimagration de pauvres
-pas de frontières, pas de règles.
-le communautarisme est voulue par toutes les populations. Il n'y a en effet que des bobos pour vouloir forcer des populations à côtoyer des gens avec lesquels ils ne veulent pas vivre.

Et vous reprochez à quelques malins de profiter de la situation?

Merci de confirmer mes analyses et celles du FN en tout cas.
Tournez vos articles dans tous les sens, vous n'en sortirez jamais à moins de mentir.

Un autre Séb

Ju a dit…

il est bien, ton billet.

Anonyme a dit…

UNe BOMBE !

Paris à 40 % est bâti sur terrain effondrable .

http://www.rue89.com/paris-sous-terre/2011/06/03/ces-proprietaires-qui-comblent-les-trous-du-gruyere-parisien-206167

Le sous-sol a été vidé de sa pierre pour construire Paris par des entrepreneurs privés et c'est aux propriétaires actuels de remplir à coup de béton les trous de gruyère !

Facture , 50 000 , 200 000 euros , 1 million d'euros ... tout dépend ...

Si la bulle n'explose pas , elle pourra s'affaisser ... ce qui risque d'être pire !

Anonyme a dit…

La même chose est en train de se passer à Berlin qui était une ville arty et cheap. Les résidents voient les tarifs de leurs loyers exploser. Bouygues et consorts construisent des résidences en pagaille... résidences qui sont bombardées par les locaux... Résultat : vigiles, grillages.
Ca évolue façon gated communities à l'américaine. Un bonheur.

Gilles Delouse a dit…

Bon j'allais dire la même chose que l'anonyme du dessus.

L'exemple de Berlin est encore plus frappant car ce qui se passe insidieusement et depuis longtemps à Paris se fait en pleine lumière et à une vitesse hallucinante là-bas.
Et comme à Paris, une des causes est la transformation en un Disneyland géant, sur le thème "Conformistes béats (très bien décrits l'article précédent sur les Choses), vivez vous aussi le frisson de la culture underground".

C'est dramatique pour les gens qui habitent là-bas.