30 mars 2012

10 conseils pour payer son carburant moins cher

par
Par Dominique Lesplife, coach conso du blog.

Peuple des jantes, j'entends ta colère. Tu en as marre d'être l'automobile dindon plumé par l'état maquereau à la solde du lobby des trottinettes ? Je te comprends. Cette hausse doit cesser ! Comme le disait déjà en 1979 Michel Galabru dans ce brûlot sociologique "Flic ou Voyou" signé Lautner:  "Aujourd'hui tu as déjà le croissant beurre à 1 franc 30, tu ne trouves pas que c'est un maximum ?" *(à 4.00 ici)

Voilà donc 10 conseils testés et approuvés pour faire de substantielles économies à la pompe:

Conseil 1 (le plus important) / Arrête de vivre dans la croyance que le prix de l'essence puisse durablement baisser un jour. Ça fait juste 30 ans que ça ne fait que monter, et au moins dix que l'on te répète que les stocks sont limités et le pic dépassé. 

Conseil 2 / Préventivement. Dis systématiquement, en soirée comme en entretien d'embauche, que tu n'as pas le permis de conduire. Crois-en mon expérience, c'est tout bénéfice sur le long terme, sauf évidemment si tu ambitionnes une carrière de VRP itinérant (mais là je m'incline, on ne peut lutter contre la passion). 

Conseil 3 / Si tu n'as pas le permis, ne le passes pas. Tu ne rates rien. Le scandaleux tarif de ce ticket d'entrée devrait t'alerter sur l'exponentiel gouffre à pognon qui t'attend au tournant à sens unique sur ton porte-monnaie.

Conseil 4 / Fort du constat du conseil 1, ne t'endettes pas sur 30 ans pour habiter à 117 kilomètres de ton boulot (dont la conjoncture pourrite incite à penser que tu ne le garderas pas aussi longtemps). Je sais: il est super ce hameau à Nowhere ville, que c'était trop une affaire top parce qu'en centre-ville c'est trop cher, que tu vas pouvoir laisser libre court à ton délire créatif de décorateur d'intérieur made-in-M6, que le Casto où t'iras trois fois par jour n'est seulement qu'à 40 kms, que tu vas pouvoir bétonner une terrasse de 200m2 rien que pour ta gueule et creuser ta piscine au bulldozer à mazout (avec un repose serviette en bois bio, parce que ça te fait des ondes positives face à la machine à café d'être aussi proche de la nature) et qu'après les trois heures de Citropeine quotidiennes (3 pour madame, 3 pour monsieur) le cadre de vie ici est incomparable. Je sais tout ça, donc merdalafin: cesse de squatter les ondes de libre antenne de ta stérile indignation pétroleuse.

Conseil 5 / Adopte la Dis-leur merde au dealer attitude. L'essence te coûte un bras ? Fais-lui un doigt. Boycotte la bagnole individuelle. Vu comment état et constructeurs craquent du slip dès que les ventes chutent d'un 1% sur l'année, crois bien qu'avec qu'une chute massive, ils vont soudain t'inventer une baisse des prix généralisée sur bagnoles et carburants, voire même, on peut rêver, massivement oeuvrer pour une reconversion rapide vers les véhicules hybrides (p'tet même que ça redonnerait du boulot aux ouvriers chez nous va savoir ?).

Conseil 6 / Ce faisant, réapprends à marcher, à faire du vélo comme dirait Christine. Réapprends à cultiver la vie autour de toi avec des gens du cru et non à la chercher loin et en troupeaux d'anonymes, formatée et prête à consommer dans les temples commerciaux, officines à logos et autres multiplexes à pop corn. Consomme local et à proximité. Tu vas voir c'est dingue comme l'on devient inventif et ouvert sans voiture. L'automobile doit se réserver à l'exceptionnel, non au quotidien. Privilégie la location, ce qui ne résout pas ton problème d'essence j'en conviens, mais casse l'accoutumance. 

Conseil 7 / Sors-toi de la tête que la voiture est un symbole d'émancipation et de réussite sociale. C'est le symbole ultime de l'asservissement et du moche à grande échelle. Désolé de casser ton dream, mais une bagnole, en plus d'être un boulet, c'est laid. Hormis ces quelques véhicules tunés à la Kevin (des Kevin à qui je rend hommage pour leur inébranlable passion pour l'originalité): la possession d'une automobile, c'est tellement XXe siècle ! Quant à posséder une dans une grande ville, genre à Paris (capitale réputée pour sa vitesse moyenne de 7km/heure et ses pics de pollution aux micros particules), c'est le signe extérieur le plus flagrant, au minimum, d'une connerie sans nom et, plus avant, d'un égoïsme profond.  

Conseil 8 / Le bonheur retrouvé n'est-il pas le plus performant des véhicules pour se diriger vers la félicité ? Et bien sans voiture, tu redeviendras un être aimable et civilisé. Tu te débarrasseras d'un puissant générateur d'anxiété et tu t'épargneras des dizaines d'opportunités quotidiennes de te faire traiter de "connard" par ces maudits piétons à qui tu grilles la priorité sur leur passage réservé sans même t'en apercevoir (ou alors, un poil trop tard, quand la tête du p'tiot est incrustée façon décalco sur ton pare-brise ébréché et que tu balises de savoir si chez Carglass ça va le faire pour la promo jusqu'au 10... rapport qu'ont est le 11).

Conseil 9 / Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour les autres. Pour les raisons évoquées ci-dessus, la voiture est un facteur aggravant d'individualisme et d'éparpillement social. On bride mieux les salariés s'ils sont éloignés géographiquement les uns des autres et s'ils se soumettent de bonne grâce au tensions des trajets à respecter pour arriver à l'heure. La voiture a évidemment joué un rôle capital dans la grande mise en kit du salarié. La capacité de mobilité, au même titre que la propension à accepter les charges de boulot supplémentaire pour la même paye, font partie des impératifs de "flexibilité" insidieusement imposés par l'entreprise à l'employé qui les intègre sans rechigner, pire en s'en vantant d'un "ouah mes trajets en voiture pour aller et venir du boulot, c'est vraiment un moment de décompression rien que pour moi" au méchoui d'anniversaire organisé par Natacha pour les 2 ans de sa Hyundaï Santa Fé

Conseil 10 /  Si malgré ces conseils, tu t’évertues à posséder une voiture (dont je ne m'offusque pas que l'on taxe fortement l'usage à condition d'offrir en contrepartie une large gamme de transports publics, en ville et à la campagne, de qualité et à faible prix, voire gratuite) ou que, bon, "tu n'as pas le choix" et que "l'isolement c'est ma vie quoi", accroches-toi à une vieille chignole (je conseille la R18 à l'incassable courroie de transmission, enfin tant que l'usage des voitures de plus de 3 ans n'est pas criminalisé) et bichonne là pour qu'elle dure un siècle (si, si c'est possible même si personne n'en fait la pub à la télé). Fais en profiter les autres sur un maximum de trajets et partage les frais (ou offre-les, si vraiment t'es un mec sympa, ce qui est le cas vu que tu m'as lu jusque-là).

Tu trouves mon article malhonnête et que je suis odieux avec les automobilistes ?  Attends un peu de lire mon billet sur les deux-roues qui zig-zaguent hagards et se garent partout avant de te faire une idée arrêtée à mon sujet. Pour la ristourne sur le plein, je confirme: sans voiture, elle est de l'ordre de 100%.


Illustration : Christine, John Carpenter (1984).

Articles connexes :

29 mars 2012

La gauche sans doute

par
"Qu'est-ce qu'il se passe ? Il se passe la réplique de 2005.
Jean-Luc Mélenchon, 29.03.2012, France Info

Quelle fine et discrète tentative de la droite néolibérale de pousser la gauche à se diviser en flattant un Jean-Luc Mélenchon ne cessant de progresser dans les sondages.

Quoi ? Il y'aurait un problème Mélenchon ? Pour qui ? Avoir deux programmes de gauche en tête des trois premières intentions de vote à 30 jours du scrutin: où est la mauvaise nouvelle ?  L'un et l'autre des deux candidats ont déclaré qu'ils appelleraient à voter pour l'autre au second tour: où est l'interrogation ? Qu'un Front de gauche, passé de rien à 3e force politique en 5 ans, réunissent toujours plus de monde en meeting, "s'oppose de manière utile et constructive" et réintéresse au débat citoyen et au processus démocratique des centaines de milliers de citoyens désabusés par la classe politique: où est l'inquiétude ? Régénérer cette indispensable imagerie de gauche qui fait péter de trouille le bourgeois et redonne confiance au petit employé (la prise de la Bastille 2.0 avait une sacrée gueule) dans une campagne à dominante bleue (graphiquement au moins), ré-insuffler un air révolutionnaire dans un climat tristoune et agréger (presque tous) les divers courants d'extrême gauche pour permettre au PC de renouer avec ses scores d'il y a 25 ans: doit-on être vraiment s'en désoler à gauche ?  

Jean-Luc Mélenchon réussit son pari: recréer une dynamique populaire (en fait coaguler les 10-15% traditionnels de l’extrême-gauche dans ce pays) pour infléchir la ligne programmatique du Parti Socialiste tout en affaiblissant le Front National. Et si celui qui se voit comme l'avant-garde d'un mouvement européen de victoire dans les urnes contre les gouvernements néo-libéraux va plus loin, je ne m'en plaindrai pas. 

Mais ne nous trompons pas d'ennemi. Sur le packaging média et sa surexploitation, la montée Mélenchon arrange les bidons d'une droite qui peut ainsi, en une passe, détourner la question de son manque de programme et de ses maigres réserves de voix au second tour tout en tapant sur François Holland, suspecté de ne pas être assez à gauche aujourd'hui, accusé de faire alliance avec les communistes dans un mois. 

L'inhabituelle clémence à droite envers Mélenchon n'aura qu'un temps, trois semaines précisément. Après il resservira d'épouvantail. Hollande le sait parfaitement, d'où sa tempérance à se déporter trop loin du centre, bien que les évènements et la montée de Melenchon l'y poussent inexorablement. Ne perdons de vue la donne française:  une population de votants qui, par intérêt financier et / ou domination culturelle, est encore ancrée à droite. Notons à ce sujet la revalorisation opportune des retraites au 1er avril. L'équilibre du moment est de rendre désirable la gauche sans réanimer les vieux réflexes de droite. Chacun à leur manière, Hollande et Mélenchon y oeuvrent et, par-dessus tout, l'époque à bout de souffle nous y conduit. 

Le véritable question du premier tour n'est donc pas la puissance de gauche à donner à son vote, mais bien de voter. Le pouvoir en place a d'ailleurs été bien discret en matière de communication sur l'inscription sur les listes électorales et la simplisme procédure de vote par procuration (le 1er tour tombant en plein pendant les vacances scolaires).


Tiens d'ailleurs... j'aime beaucoup cette vidéo.

25 mars 2012

Objectif nul

par
 
Le Monarque aurait donc retrouvé une grosse partie de son programme dans un deux-pièces de la côte pavée à Toulouse. Ainsi, faute d'idées, la droite s’apprête à nous faire une mini-campagne sécuritaire pour la troisième présidentielle consécutive.

Ceci devrait théoriquement indiquer à l’électeur que, malgré les gesticulations, la droite et les résultats en matière de sécurité, depuis 10 ans ça ne marche pas

C'est que... entre 2007 et 2012 notre Monarque aura supprimé près de 13 000 postes de policiers et de gendarmes et ce, comme le précise Melclalex, au nom de la "performance" (cad "la compétitivité" appliquée aux forces de l'ordre). Il en va de la "performance" comme de la "compétitivité", ces logiques axées sur le ratio mathématique au détriment de la qualité et de la proximité, nous éloignent peu à peu du but premier et nous rapprochent inéluctablement du zéro absolu.


Voilà qui n’empêche pas notre monarque de lâcher un de ses faux "off", censés relever le niveau de médiatisation de sa campagne sans projet, en qualifiant son opposant François Hollande de "nul"

Il voulait juste dire par là que son concurrent principal n'a pas pu exercer une longue pression sur le RAID à distance, conduisant l’opération au semi ratage puisque, comme les 66 autres millions de français, il n'est pas président. Et donc, un moins que rien.

Le Monarque aime nous répéter à longueur de plateaux conciliants que "la crise est passée par là" et que "les Français ne sont pas assez compétitifs". Nous pouvons lui signifier en retour et selon ses propres termes que son bilan à la tête du pays est pire que nul, il est rétrograde.


Répétons-le, encore et toujours :

- 1 million de chômeurs en plus (+ forte hausse depuis 30 ans, 35% en 5 ans), 
- 612 milliards de dette supplémentaire (le poids de la dette passe de 64 à 85% du PIB en 5 ans), 
- 75 milliards de cadeaux fiscaux
- 340.000 pauvres supplémentaires (225 par jour), 
- un taux de prélèvement obligatoire passé de 43 à 45 %, 
- 300.000 emplois industriels détruits (750.000 en 10 ans de droite), 
- 80.000 postes d'enseignants supprimés
- Création de la franchise médicale, augmentation du forfait hospitalier, doublement de la taxe sur les mutuelles complémentaires, suppression de 16.360 lits d’hôpitaux...


Je te laisse compléter tant, des conditions de travail à l'état de la retraite en passant par le soutien actif à la bulle immobilière, il n'y a pas un domaine où il n'a pas empiré les choses. Je n'évoque pas non plus les affaires Bettencourt, Karachi, l'air force four-à-pizza, la hausse de salaire de 172% et l'augmentation de 30% du pouvoir d'achat du président en 5 ans de "crise passée par là" (hausse de 2.1 M à 2.7 M d'euros révélée par sa récente déclaration de patrimoine)...

Avec un CV pareil et de telles prétentions salariales, notre glorieux monarque qui, toujours animé de la passion des autres, traite alternativement peuple et concurrent de "con" ou de "nul", ne se verrait probablement pas confié un poste de déboucheur de chiottes par Pôle Emploi.  

Motif ? Pas assez performant et très peu compétitif.

22 mars 2012

Le pouvoir de l'info spectacle

par

Seconde fois que je cite cette phrase d'un conseiller du Monarque en un an, mais elle éclaire parfaitement la séquence médiatique que nous venons de vivre:

La vraie révolution ce n'est pas internet, mais la TNT."

On pensait mercredi matin que le président-plus-candidat s’extirperait de sa campagne suspendue pour parader après un assaut, selon toute logique policière, imminent. Mais étrangement quelqu’un quelque part a préféré laisser se diluer l’infusion toulousaine

Sur les écrans, le siège de la rue du Sergent Vigné nous aura offert la démonstration des limites de ce mode d’information uniquement basé sur “ la priorité au directavec une absence croissante de recul de la part de ceux censés trier l’information. Un sommet est atteint vers 15 heures mercredi lorsque l'envoyé spécial de BFM annonce l’arrestation de Mohamed Merah. La nouvelle infirmée par d’autres journalistes puis par Guéant lui-même, la chaîne met de longues minutes à se dégager de sa boulette (sans la démentir formellement) laissant son journaliste se dépatouiller seul à l’antenne (vu que c’est le concept, tu piges?). Au bout du rouleau, il lâche un mémorable: “je vous confirme mes informations contradictoires”

Un détail au regard du point plus important: ce temps d’antenne figé sur un bout de mur à Toulouse avec en commentaire le chloroforme de la logorrhée des experts en ameublement ne pouvait pas faire de mal dans une période où il faut à tout prix éviter de parler du reste. 

Et l’on comprend dans ce type de circonstances extrêmes, l’utilité de ces chaînes pour le pouvoir en place:

1 / Cultiver la sidération (un peu l’effet loft story saison 1, version “choc et effroi”. Déjà vu avec l'affaire DSK).

2 / Ressasser les thématiques connexes par des "experts" (experts parce que vus à la télé) : islamisme, terrorisme, pro-sécuritaire, les jeux vidéos c'est le mal... 

3 / Recréer du sacré. L’information (dans ce cas de figure où les journalistes sont mis à l’écart sur le terrain) se résumant à une broderie autour du vide: l’écriture est proche de celles de leurs confrères "mode" ou "cinéma" attendant au pied du tapis rouge des oscars, le passage des stars. Ici, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.

4 / Écraser toute autre information, thématique ou prises de parole hors de cette actualité. Durant deux jours, l’opposition (à part peut être Marine Le Pen qui s’est réveillée de sa torpeur programmatique lundi matin pour multiplier les directs) a littéralement eu la voix coupée. Une bombe a explosé à Paris, on en a à peine parlé.

A 30 jours du premier tour, le président-pas-encore-re-candidat n’allait pas se priver d'une OPA sur les cerveaux de 32 heures. La situation le replaçant de fait en position de leader incontestable, autant la faire durer. De plus, une fois le suspect circonscrit, une version longue offre le temps au président-bientôt-re-candidat d'optimiser sa stratégie de campagne composant (ou non) avec cette nouvelle donne.

Fin du siège jeudi matin avec la mort prévisible de Merah. Sortis d'un plan de Michael Bay (mais tourné au camescope), Claude Gueant et les policiers remontent lentement la rue pour annoncer aux journalistes que l’affaire est bouclée. Suit une intervention solennelle du président-presque-à-nouveau-candidat à l’Elysée pour le 13 heures. Soignant son entrée, il conclut comme à son habitude sur des décisions de lois qui ne seront jamais appliquées notamment celle criminalisant la consultation de “sites extrêmes[2]. 

Qu’est-ce qu’un site extrême ? Qui décide de l’extrémité ? Une consultation c’est quoi exactement ? Condamné à quoi et comment ? Autant de questions qui importent peu en Sarkozie. On ne fait pas, on dit qu'on a fait ou qu'on va faire, ça coûte moins cher. Il s’agit ici de briser la séquence de suspension en parlant raide, de choisir les termes du débat à suivre, de caler les autres à sa parole, d’exciter les outrés pour les pousser à la faute[3].

Sarkozy profiterait d’un effet combo Human Bomb meets Papy voise ? L'équation est autre et les faits-divers ou actes terroristes survenus lors des précédentes campagnes n'ont pas tous bénéficié aux pouvoirs en place. Les crimes sont atroces, atypiques même dans le cadre d’un terrorisme radical. Le suivi et l'opération policière gardent aussi une odeur de fiasco et soulignent les limites du tout sécuritaire (lenteur de la remontée de l'info, comment un mec surveillé par la DCRI a-t-il pu se concocter un stock d’armes? Pourquoi avoir choisi un assaut de nuit et sur son terrain alors qu'on aurait pu le cueillir tranquille devant chez lui?). Cette tragédie devrait surtout rebooster un FN affaibli depuis quelques semaines en le réorientant plus franchement vers les thématiques que l’UMP s’acharne à lui piquer. 

C’est de cela dont Sarkozy et ses équipes ont dû réfléchir durant ces longues heures de siège. Après l’émotion et la stupeur, fort de ce rebondissement ouvrant la porte à une campagne encore plus cradinguecontinuera-t-il à jouer le clivage ou visera-t-il le rassemblement ?


illustration: photo-montage d'après une image de Fox News.

[1] Et dés qu’elle levait un peu le ton, enlevé c’était pesé: on l’accusait de récupération, tandis qu’au même moment dans diverses tribunes quelques éditorialistes rances, et des figures politiques de la droite ne se gênèrent pas pour accuser la gauche, les verts, Martine Aubry et même Stéphane Hessel des massacres de Toulouse.

[2] Sur le fond, ne soyons pas étonnés que cette séquence de portenawak télévisuel s'achève sur une condamnation d'internet.

[3] J'ai écrit à plusieurs reprises que ce président était une bavure démocratique à la solde des pouvoirs de l'argent doublé d'un incompétent fort en gueule dont le seul talent est de n'avoir honte de rien. Ce qui est un peu excessif. Suis-je un site extrémiste ? 

20 mars 2012

Ayez peur !

par
Nous interrompons notre exil provisoire du blog pour un point sur la présidentielle. En effet. Il semble que le candidat-président, rompant sa promesse de suspension de campagne suite à la tuerie de Toulouse, a enfin révélé son programme ce matin au collège François-Couperin de Paris. 

Efficace et ayant déjà fait ses preuves: Ayez peur



Après cinq ans d'une politique et de propos à l'outrance banalisée ne visant qu'à cliver, stigmatiser, dresser les uns contre les autres, notons l'utilisation d'enfants en fond d'écran pour un passage plus efficace de l'émotion. 

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