8 mai 2012

Le gros chagrin d'Olivier Mazerolle

par
"J'ai envie de dire merci Nicolas Sarkozy pour cette journée" Olivier Mazerolle, journaliste objectif à BFM. 08.05.2012

Il faut bien que l'info continue. Après la journée consacrée au développement de la notice d'utilisation du nouveau président globalement considéré par l'éditocratie comme un accident de l'histoire[1], voici en ce 8 mai sur nos écrans de divertissement le nouvel épisode de l'info-feuilleton version politique: Pleurer Sarko. Ou, comment les larmes journalistiques sont parfaitement solubles dans la commémoration historique.

Avouons qu'à défaut d'avoir réussi sa campagne, Nicolas Sarkozy négocie parfaitement sa sortie. Après un discours rassembleur quelques minutes après la défaite (peut-être son meilleur depuis 5 ans), celui qui parait-il veut arrêter la politique entame avec le concours appuyé des chaines d'info[2] une séquence anesthésiante de ripolinage de son image. L'acmé lacrymale en sera incontestablement ce dépôt de gerbe ce 8 mai sous l'Arc de Triomphe en compagnie de son successeur, François Hollande. 

Sur les chaines de news TNT, ce jour de célébration de l'armistice de 1945 vire vite à l'hommage au président du passé, avant que ses sbires (Pecresse, Zadig et Voltaire), fidèles à la tradition, taclent à l'antenne le nouveau président à 10 mètres de la flamme. 

Terminées les consignes de campagne: avant de changer de cheval d'ici quelques jours, Mazerolle livre la météo de ses émotions et y va de son commentaire de poète-pouet dans ce qui tourne sur BFM à la cellule de soutien psychologique de sortie du sarkozysme. Et si la question politique du matin répétée par Jean-Michel Aphatie ou Ruth Elkrief (et surement par d'autres dans une journée ne fait que commencer) fut "A quoi pense-t-il ?", la leçon à retenir est que "Sarkozy est apaisé".  Super. On est content pour lui.
(Une autre claudette en larmes ne s'expliquant toujours pas l'électrocution de la popstar.)

Et les victimes de sa politique tombées au champ d'honneur de sa guerre anti peuple, à quoi pensent-elles exactement en ce moment ? Ouais, bah coco tu comprends: c'est pas avec ça qu'on va capter le spectateur et puis aujourd'hui c'est l'armistice. Priorité aux anciens opposants.

Partir sur l'image du rassemblement et de l'apaisement avec un commentaire dégoulinant de guimauve à la nostalgie alors que durant cinq ans le président n'a fait que diviser les Français et cliver le débat, et qu'il appelait à siffler les journalistes en meeting il y a encore quatre jours: il fallait le faire, ils l'ont fait.

Il est vrai qu'en ce jour médiatiquement silencieux du 10e anniversaire de l'attentat de Karachi voir Sarkozy sur la sortie se faire relooker façon ancien combattant sur la flamme du soldat inconnu par les experts en carton de l'info-feuilleton, oui, il y a de quoi pleurer.


[1] comme quoi, ils devraient plus souvent lire les blogs.

[2] N'y voyez aucun complot, on est dans le réflexe pur.

6 mai 2012

La chanson du dimanche

par
L'élastique de la catapulte est bien tendu, vous avez le couteau entre les mains. Bonne journée, votez bien.


(et après rendez-vous sur twitter)

4 mai 2012

Le choix du 6 mai : hier contre demain

par

Dans 2 jours, nous serons enfin fixés. Qu'écrire de plus ?

Que rien n'est joué. 

En fait pour le 6, je pourrais reprendre mon texte de mars 2011 intitulé Une France sans futur ?Tout y est. On peut résumer le choix qui se présente à quelques mots:  La Peur contre la confiance. Hier contre demain. La peine contre l'espoir. 

Le suivi des dernières semaines du président-candidat en campagne bunkérisée avec son illuminé papiste confirme tout ce que nous anticipions, parfois en caricature, au sujet de son état lors de ces 5 années de blog en partie consacrées à la dénonciation de son action. En meeting, la violence et les amalgames de ses propos font désormais passer Sarah Palin pour un prix Nobel de modération.

Selon son entourage, le président-candidat est convaincu qu'il va gagner. La droite ne peut pas perdre. Absolument pas. Même à gauche nous nous surprenons à ne pas y croire, même avec 375 sondages / 375 favorables. C'est dire combien la droite a contaminé nos représentations de la société. La droite ne peut juste pas envisager un pays sans droite. C'est contre nature. Du coup, du sommet à la base elle met en place des processus de résistance psychologique:

1 / Le déni. Avec "la vague souterraine qui va remonter aux étages" (sic). Certes, une grande partie de l'électorat de la droite barrée vivant déjà dans un monde parallèle fait de rentes réelles et de peurs fantasmagoriques, l'investissement intellectuel est modéré. 

2 / La vindicte. Décomplexée par les propos du chef en tribune, la base se lâche. L'accusation des "autres", les immigrés, les assistés, les travailleurs sociaux s'affiche désormais sans gêne à longueur d'ondes par NKM de l'UMP ou Ginette et Polo du PMU. Les journalistes sont maintenant molestés en meeting par des militants gonflés à l'haineuse harangue du pompeux incompétent, ou sifflés sur dénonciation du président. Ils ont probablement un peu vite oublié les idylles passées lorsque, ensemble, tout devenait possible.


Méfiance pour dimanche. N'oublions pas que le président-candidat a fait 10 millions de voix au 1er tour là où il aurait dû faire le score de Cheminade. Il faut rester mobilisés. Il reste deux inconnues: le taux de participation et le nature du vote des abstentionnistes du 22 avril. Et là, vu le niveau de gloubiboulga mental ambiant côté colère, on peut avoir des surprises. Rappelons que le président-candidat ne ménage pas ses efforts depuis deux semaines pour se positionner en "opposant au système" censé représenter "l'alternative" en inondant ses discours de stigmatisations tous azimuts avant de conclure sur la conservation de son pognon (le tronc commun de l'électeur de droite) en drapant ça de "défense du  travail" (avec un million de chômeurs de plus en 5 ans pour ceux qui débarqueraient). 

Le plus inquiétant à droite reste cette énergie du désespoir poussant chef et militants à se surpasser dans l'abjecte en piétinant éthique, morale, humanité, ou même la simple évidence. Nous n'avons pas ce travers à gauche (et jusqu’à présent cela a plutôt réussi à François Hollande), mais en fin de campagne à l'heure où la nuance n'est plus de mise, face à la kermesse au vomi, c'est une faiblesse.


Dimanche, faites que ce blog n'ait plus à écrire sur ce cornichon et sa clique autrement qu'à la rubrique judiciaire.

Après... les combats ne feront que commencer. Combat contre les forces de l'argent qui sauront appuyer là où ça fait mal. Combat pour réparer 10 années de casse sociale. Et le plus important: effort continu pour apaiser la société. L'histoire retiendra d'abord de son quinquennat que ce générateur de peur et dissensions nommé Sarkozy aura divisé le peuple comme aucun de ses prédécesseurs, jusqu'à son dernier souffle de pouvoir, pour assurer aux plus riches cinq années supplémentaires de prospérité. 

Illustrations : Blitz wolf de Tex Avery (1942), Du petit monde de Gildan

[video] Films de campagne(s)

par
Lundi 7 mai. Soit l'homme prônant depuis quelques jours le bonheur par les frontières les franchira allègrement dans un aller-simple  pour Miami en classe affaires véreuses avec Mickaël Vendetta sur les genoux. Soit il savoure sa victoire inespérée en autorisant quelques supporters galvanisés à tabasser journalistes et blogueurs à coups de déambulateurs. Toujours est-il que Le citoyen sera face à son destin et que vers 20h une question cruciale déchirera la société: qu'est-ce qu'il y a ce soir à la télé ? Cela tombe bien, ce soir-là, lendemain du second tour, deux programmes en couleur et de qualité ayant pour cadre les coulisses électorales seront diffusés l'un après l'autre.

La toute primaire fois de Jeremy Sahel, documentaire auquel j'ai (un peu) participé, sera diffusé le 7 à 19h30 sur LCP. Jeremy a suivi de l'intérieur la campagne des primaires socialistes, une première dans la politique française (et quand le concept va arriver à droite en 2072, ça devrait envoyer du lourd). Il en sort un film de 56 minutes démarrant au lendemain de l'affaire DSK pour s'achever à la désignation du candidat 6 mois plus tard. On suit au travers de séquences brutes, les interrogations et les doutes des états majors, mais aussi la ferveur militante et la montée de la dynamique. Stéphane Le Foll, organisateur de la campagne de Hollande pour la primaire, (l'un des rares à avoir accepté sans condition la présence de la caméra) est le fil rouge du film qui sera accompagné d'un webdocumentaire sur le site de LCP. Amuse-toi à y compter les têtes de blogueurs. Voici 2 extraits en exclu:

Extrait 1: Arnaud Montebourg en campagne à Toulouse.


Extrait 2: Stéphane Le Foll commente les résultats du premier tour


Pause bière. A 20h45 sera diffusé sur la 3 le dernier épisode de la série Elysée 2012, la vraie campagne de Serge Moati. Le réalisateur du débat de 81 entre Mitterrand et Giscard (entre autres, il a signé nombre de documentaires politiques et de fictions) a rempilé ici pour sa 4e campagne présidentielle, embarqué en caméra discrète. Après être venu nous voir au début de la campagne au Kremlin des blogs, il nous a accueillis avec Jegoun et Intox dans la dernière ligne droite du montage de l'épisode final (le film sera achevé quelques heures avant la diffusion). Moati assume parfaitement être en décalage avec ce que demandent des médias à la recherche de la sidération permanente (quête de la petite phrase, priorité au direct supposé gage d’absolu...). Il n'est pas journaliste donc pas à la recherche du scoop, mais de moments de vérité. Des séances de motivation de Copé aux consignes d'Eva Joly à son équipe, des confections de pancarte au rassemblement de Melenchon à La Bastille en passant par Philippe Poutou découvrant Le Fouquet's: Il nourrit l’espoir d’œuvrer pour l’histoire en livrant non pas ce que montre l'info classique, mais en décalant sa caméra sur le côté. 

Extrait de Elysee 2012, la vraie campagne. NKM face à Marine Le Pen


Impératif d'empathie. Moati insiste sur l’impératif d’empathie avec les personnages filmés qu’il s’agisse de militants Front de Gauche, de la droite populaire ou de cadres du FN (ce qui lui a d’ailleurs valu pas mal de reproches). "Quand ils sont contents, vous devez être contents. Quand ils sont tristes vous devez être tristes. A gauche comme à droite. Si vous arrivez avec une idée arrêtée sur les gens que vous allez filmer, votre film sera mauvais".

Extrait de Elysee 2012, la vraie campagne. G.Peltier + Concorde - Vincennes, la bataille des meetings.


La violence est consubstantielle aux campagnes présidentielles. Féru d’histoire politique, Moati nous rappelle que les débats dans la 1e partie du siècle étaient au moins, si ce n’est plus, violents que la campagne 2012. C’est le côté réducteur de l’information d'aujourd'hui, de la TNT à twitter, où tout se résume à une phrase qui intensifie la portée des messages et donne un sentiment de flux tendu du trash. D'ailleurs, il nous bombarde de questions sur la campagne en ligne avant de rendre hommage à ceux qui occupent la moitié de son film: les militants politiques. En meeting, au porte à porte, en distribution de tracts, et ce, quel que soit leur sensibilité: "Ce sont toujours les oubliés de l’histoire".

La toute primaire fois de J.Sahel. LCP 7 mai 19h30
Elysée 2012: la vraie campagne de S.Moati en collaboration avec C.Lancellotti,V.Decointet et H.Marquis. France 3 7 mai 20h40

Illustration: @_margal

3 mai 2012

Hollande: L'anaphore tranquille

par
Dernière riposte party géante des activistes numériques hier soir à La Bellevilloise pour commenter le débat de second tour Sarkozy / Hollande. Coincé dans la grande salle bondée, j'ai la nostalgie soudaine des premières ripostes PS où il y’avait plus de pizzas que de participants. Enfin...  Malgré la bonne humeur, vu les milliers de messages à la minute partant d'ici encombrant un réseau vite saturé, les conditions étaient un peu hardcore pour un live tweet efficace. Livrons ici nos impressions à l'issue de ce qui restera un beau débaudruchage du sarkozysme penaud. 

François Hollande s’est révélé ce soir aux Français. Pour ceux qui suivent et s’intéressent un peu au personnage depuis plusieurs mois, ce ne sera pas une surprise. Pas surprenant non plus un Sarkozy fuyant, de plus en plus courbé et sautillant sur sa chaise, se frottant le nez, cherchant du regard le journaliste sauveur (mais contraint par le CSA au mutisme). Pauvre chaton pris dans les barbelés de son bilan, il n’est jamais sorti de sa posture habituelle au dédain d'abord: les "vous mentez", les "c’est faux", les baratins, les formules maladroites, les moments mythos et les incontournables éléments de langage usés jusqu'à la corde. J'ai ainsi pu biffer toutes les cases de mon bingo des débats Sarko (la piscine halal, le point DSK, le point Mitterrand, le point Drapeau rouge, le "c'est pas moi c'est la crise", le "c'est la faute aux 35 heures"...). Malgré la longueur (2h50), les tunnels de chiffres et quelques baisses de régime, F.Hollande, raide et pointant du doigt, a gagné la bataille de la crédibilité (au point de distiller le sentiment, pour celui qui débarquerait de l'étranger, que c’était lui le président et l’autre l’opposant). Le candidat socialiste a surtout remporté les deux moments clés du débat (celui avant qu'on zappe et celui où l'on revient d'M6):

Le début: en attaquant très fort sur le respect que l'on devait aux Français en tant que président, là où tout le monde le pronostiquait  "à la cool" (histoire de ne pas prendre de risque et de surfer sur son avance). Du coup, il a donné le tempo et a toujours plus ou moins maîtrisé la danse. D’autant que Sarkozy, au lieu de parler de son projet, n’aura finalement passé sa soirée qu'à s'opposer au programme que le candidat socialiste déclinait sans ciller. Un débat finalement à l'image de cette campagne: Le fond et la constance pour l'un, l'approximation et la panique pour l'autre. Sarkozy s'enlisera finalement seul dans ses thématiques fétides, Hollande clôturant d'entrée par des réponses fermes sur la laïcité.

Sa fin: en assénant en slam une tirade anaphorique d’anthologie (renforçant par le verbe sa stature présidentielle) devant un Sarkozy (pourtant fan de Stéphane Camus, Kevin Zweig, Seb Musset et  Grégory Le Balzac) hébété qu’on lui dise ses 4 vérités en 3 minutes avec plus de style qu'il n'en aura jamais eu en 5 ans. Quelque part ce soir, Hollande a vengé en prime-time nombre de Français face à l'arrogance d'une politique et d'un mode de gouvernance qu'ils subissent depuis trop longtemps. 



Mercredi soir, le Karcher a été passé devant 17 millions de spectateurs. Bien. Ne reste plus qu’à confirmer cela dimanche prochain. 

Le pearltree des réactions au débat:
Illustration : Riposte party à La Bellevilloise, Paris, 02.05.2012

2 mai 2012

L'unité du 1er mai: Virons-le !

par
"Ce 1er mai nous appartient, il n'appartient à personne d'autre" Mot d'ordre scandé à l'unisson vers La Bastille, le 1er mai 2012 vers 20h.

Bataille des défilés ce 1er mai dans Paris. Avec Gildan et Intox, et malgré la tentation d'accompagner SarkoFrance dans son infiltration de la gériatrie apeurée à monte-escaliers Stena de La France Botox s'agglutinant place du Troca dans les effluves de Chanel n°5, je suis resté aux bonnes vieilles habitudes du 1er mai. J'ai suivi de 14 à 20h30 le défilé parisien à l'appel des syndicats. 

Place à tous sans distinction: La France qui travaille, celle qui travaille mal, celle qui cherche à travailler, à travailler mieux et tous les autres quelles que soient leurs origines. Charme et chaleur de ces 1ers mai là: ils n'excluent personne, sauf ceux qui basent leur réflexion sur une logique d'exclusion justement. Du coup, ils sont largement débordés: enfants, familles, retraités, salariés, chômeurs, féministes, précaires... Pour avoir défilé plusieurs fois début mai sur la capitale (avant que cela ne devienne une mode impromptue pour une droite n'ayant pourtant eu de cesse de moquer ce type de rassemblement depuis 5 ans), cette fête du travail est probablement la plus importante et la plus compacte des 4 dernières années sur Paris.


Combien étions-nous ? En me basant sur les précédentes éditions, et sur la densité de celle-ci, je dirai 150.000. On me parle de 750.000 avec la province. Vers 20h20 alors que la foule abondait encore Place de Bastille, j'apprenais à travers mes derniers souffles de batterie que nos journaux télévisés n'en relataient rien, préférant abondamment relayer le rallye des fins de races du candidat-président.

Avec son rassemblement du "vrai travail" auprès de La France qui n'en rame pas une, Sarkozy visait la Une du JT avec le pouvoir d'une image massive, livrée clef en main, assortie de son faux chiffre (à la compta pyramidale) asséné avec assurance à 5 jours du second tour. A ce titre, c'est gagné. Là où les défilés syndicaux se multipliaient en France s'étalant lentement (sans service de production d'images léchées), celui de la France rance des rentiers et des fils à papa se concentrait en statique dans les limites de son ghetto, à l'intersection du 8e et du 16e arrondissement de Paris (le petit père du capital y fait des scores à 70%), avec une communication visuelle aux petits oignons, en plans réalisés au grand angle avec des cadres avantageux.


Tandis que la droite avec chauffeur, après son brunch dominical, ratonnait une journaliste devant le palais de Tokyo, nous, nous défilions solidaires et dans la bonne humeur de Denfert à La Bastille sans discontinuer durant plus de six heures. Malgré les sensibilités diverses, peu ici s'abstiendront dimanche. Pourvu que le message hurlé et hurlé soit entendu au-delà de nos bataillons de motivés. N'oublions pas mai 2007. Rien n'est joué tant que ce n'est pas voté.

Bottons l'incompétent hors d'une République qui ne le mérite pas. Ennemi des travailleurs, braqueur de notre modèle social, il n'a et n'aura de cesse de repprocher aux autres les conséquences de sa politique désastreuse en branlant du nationalisme, de la peur d'autrui, de la frontière et autres thématiques dont il se moque comme de sa première Rolex. Jamais dans la Ve République un président n'aura dégradé en aussi peu de temps son pays, aussi bien dans son économie que dans ses institutions, dans sa pratique du pouvoir que dans nos vies quotidiennes. Voilà l'unique second souffle promis pour son prochain quinquennat: définitivement dédouaner les gens de mal penser et une fois encore pourrir ce terrain qu'il méprise tant.  

Répétons-le. La vraie leçon du 1er tour n'est pas le score du Le Pen, mais bien celui de Sarkozy. Le chasser du palais est le préalable à toute discussion posée sur l'après. 

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