jeudi 15 juillet 2010

[video] la société de la corruption

12 juillet 2010. Quelques minutes avant le sarkopiposhow d'été d'un magnanime souverain[1] mis en condition par l’homme qui tua Vérité Relance, quelques blogueurs rencontraient Séverine Tessier, fondatrice de l’association Anticor.

Anticor est une association regroupant élus et citoyens contre la délinquance en col blanc, spécialisée dans l'alerte des conflits d'intérêt dans la classe politique. Elle a déposé deux plaintes en 2009 : contre François Pérol, ancien conseiller du monarque et nouveau pilote du lobby bancaire, pour prise illégale d'intérêt et une dans l'affaire des sondages de l'Élysée.

L'entretien a gravité autour d'un thème souvent abordé sur ce blog : l'insistance de notre gouvernement à livrer clés en main, via la législation et / ou le démantèlement de services publics, des populations à des entreprises privées, si possible gérées par des proches de ce même gouvernement.

Vous retrouverez des analyses de cette rencontre sur Piratages, Intox2007 et chez Sarkofrance.

Voici 4 extraits en vidéo...

Extrait 1 :

"Le stade ultime de la corruption : la corruption démocratique" Durée : 7.30

- La banalisation des conflits d'intérêt : De la grippe A au Woerth-Bettencourt en passant par les jeux en ligne.

- L’importance de la fraude fiscale en France (évaluée à 50 milliards). Hormis du symbolique et annonce médiatique Woerthienne du type "je suis l'ennemi public n°1 en suisse". Rien n'est fait. Au contraire. Depuis l'arrivée de ce gouvernement les fuites fiscales sont plus abondantes que jamais tandis que, dans le respect du choc d'austérité (ce booster idéal pour retourner au précambrien social), les plus faibles se voient ratiboiser leurs aides au nom de la rigoureuse rilance képasdelarigueur.



Extrait 2 :
"Ré-instaurer les contre-pouvoirs" Durée : 5.00

Face à une démocratie vérolée de l’intérieur, dépénalisant peu à peu les affaires, "c'est le corps social qui réagit..."

La société glisse vers l’impunité juridique et idéologique de la délinquance politico-financière. La tolérance envers "les affaires" étant inversement proportionnelle au niveau social des individus, les plus pauvres sont les plus dégoûtés.

Dégoûtés et non révoltés, la nuance fait la différence.

"Taxer les pauvres" et les culpabiliser tout en leur distillant de la logique libérale par tous les canaux de contrôle médiatique ne suffit plus : il s'agit de les écœurer du débat public, le fatalisme renforçant la mécanique de corruption.

Dans le même temps, conséquence de l'abandon de l'état, de l'individualisme et d'une paupérisation croissante : la corruption se généralise sur le terrain et s'insinue dans nos esprits. D'où l’importance de la dénoncer au niveau local (outils de diagnostics indépendants, expertises objectives, conseils citoyens, interpellation par les députés, dépôts de plaintes…) : le champ d'action le plus accessible.




Extrait 3 :
« La corruption érigée en dogme » Durée : 4.00.

- Retour sur la dimension culturelle de la corruption basée sur notre asservissement à la logique de marchandisation généralisée.

- De l’importance de s’intéresser plus aux corrupteurs qu'aux corrompus (rarement le cas dans les médias et pour cause, les corrupteurs sont souvent les annonceurs.)



Extrait 4 :
"Incompatibilité des fonctions et inéligibilité des politiques avec casier judiciaire."
Durée : 4.00

Pour S. Tessier, la désaffection du vote est du en grande partie à la perte de crédibilité des politiques, au travers des affaires et autres condamnations classées sans suites électorales par leurs partis (...si ce n'est que ces candidats perdent de plus en plus souvent).

Selon le Cevipof, en 2006 : 60% des français jugeaient leurs élus corrompus.

Un retour à la légitimité de la classe politique passe, entre autres, par une liste d’incompatibilité des fonctions (le cumul des fonctions est souvent plus préjudiciable que le cumul des mandats) et un principe d’inéligibilité des candidats déjà condamnés. C'est loin d’être le cas aujourd’hui.




En attendant un retour plus actif du blog, avec un jour de retard, voilà une façon plus instructive qu'un défilé avec chars et Carla de célébrer la fête de sa "république irréprochable" qui est la notre.

Ils se servent de la démocratie comme accélérateur de business, certes.

Qui leur a laissé la concession ?

Qui peut leur reprendre ?



Merci à O_live et Séverine Tessier pour cette rencontre.

Référence citée : «Les discrètes vertus de la corruption » Gaspard Koenig, 2009, Grasset

* * *

[1] Pas la peine d'en faire un billet : tout individu rationnel aura fort normalement été atterré par la cascade de mensonges et des contrevérités déballés, avec sa légendaire syntaxe de salle de garde et l'assurance des grands jours, par un monarque se la jouant solide mais décontracté (mais peinant à inspirer l'un ou l'autre chez le quidam aux sens non-atrophiés).

L'allocution Berluscono-ceaucescuienne avec charentaise journalistique
embedded n'était juste pas nous. Elle s’adressait à son camp qui, lui aussi, montre quelques signes de désenchantement mais garde un faible (La droite, what else ?) pour les réponses concepts s’emboîtant tel un Duplo dans un dentier à sa vision pépéro-sécuritaire d'une retraite dorée avec monte-escalier automatisé et assistants d'autonomie à domicile.

Oui, le camp de la France moderne a 65 ans d'âge moyen.

L’affaire Woerth-Bettencourt le secoue à peine. Au fond, les passe-droits, le favoritisme, les clans et, grosso modo, l'avarice et la cupidité l’animent (notre monarque l'a d'ailleurs rappelé).

Il a donc parlé à son camp à cran en méprisant le reste des français.

Rassurez-vous
les autres : D'autres appeaux, type je n'augmenterai pas les impôts, sont dans les tuyaux.

12 commentaires:

Stéphane Laborde a dit…

Très bon billet, et j'approuve à 100% la conclusion.

Mais par ailleurs je tiens à rajouter que tout ceci est exponentiellement démultiplié par la nature de la monnaie source de la corruption.

Changeons le code source de la monnaie pour la créer sur le Citoyen, et il n'y aura plus d'autre choix que d'être "corrompu" par l'intérêt général, même si c'est dans le but de gagner de l'argent...

Ca changerait drôlement la nature de la corruption !

BA a dit…

Des enveloppes chez les Bettencourt : des témoins font (un peu) avancer le schmilblick.

L'ex-secrétaire d'André Bettencourt et l'ancien maître d'hôtel confortent les déclarations de Claire Thibout.
Ils ont été entendus les 8 et 9 juillet par les enquêteurs de la brigade financière. Chantal Trovel, l'ex-secrétaire d'André Bettencourt et Pascal Bonnefoy, l'ancien maître d'hôtel du couple Bettencourt, ont raconté les pratiques en vigueur chez ceux qui les ont employés pendant plusieurs années. "Le Monde" s'est procuré les procès-verbaux de leurs déclarations.

"Je savais que M. et Mme Bettencourt aidaient financièrement des personnes politiques".

C'est ce que Chantal Trovel a déclaré aux enquêteurs. Cette aide serait passée par un système d'enveloppe d'argent en liquide, comme l'avait déjà évoqué Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, lors de son audition.
"Ces enveloppes, elles existaient", explique M. Pascal Bonnefoy, le majordome, cité par Le Monde. Les deux témoins ont cependant précisé n'avoir jamais assisté à une remise d'argent en liquide à une personnalité politique.

D'après le récit de l'ancienne secrétaire aux enquêteurs, les Bettencourt recevaient de nombreuses visites de courtoisie. Parmi les visiteurs, Chantal Trovel cite les couples Barre, Lellouche, Woerth, l'ancien garde des sceaux Albin Chalandon, le philosophe Bernard-Henri Lévy, Claude Pompidou et Bernadette Chirac.

Certaines visites étaient plus intéressées que d'autres. "Je savais que M. et Mme Bettencourt aidaient financièrement des personnes politiques. C'était une évidence que ces personnes venaient pour cela," a raconté l'ex-secrétaire d'André Bettencourt. "Durant les périodes qui précédaient des élections de tous ordres, des personnes qui ne venaient pas d'habitude à la maison demandaient des rendez-vous auprès de M. Bettencourt".

Monsieur Pascal Bonnefoy dit n'avoir aperçu qu'une seule fois Nicolas Sarkozy entre 2002 et 2004. Il a par contre en mémoire "un grand dîner au cours duquel étaient conviés M.et Mme Woerth, M. de Maistre, M. Kouchner et Mme Ockrent". Le repas a eu lieu au début de l'année 2007, selon les dires du maître d'hôtel, qui ajoute : "M.Woerth, je crois que c'est M.de Maistre qui l'avait invité."

Selon le témoignage de l'ancienne secrétaire de Monsieur Bettencourt, c'est lors d'entretiens discrets et sans témoin que l'argent s'échangeait.

"M. Bettencourt avait dans son bureau un coffre contenant entre autres des grosses liquidités. Si une personne venait et qu'il avait la somme qu'elle lui demandait, alors il lui remettait les fonds", a-t-elle expliqué.

Chantal Trovel a raconté qu'il était parfois arrivé qu'André Bettencourt lui dise, au sujet d'un visiteur : "Il est venu vraiment pour ce que je pensais".

http://www.lepost.fr/article/2010/07/15/2152688_affaire-bettencourt-deux-autres-ex-employes-parlent-des-enveloppes.html

BA a dit…

Bettencourt : de nouveaux témoignages sur les « enveloppes » aux politiques.

Contrairement à ce que proclame la propagande élyséenne, des témoignages recueillis par les policiers crédibilisent les déclarations fracassantes de Claire Thibout, l'ex-comptable des époux Bettencourt, sur l'existence d'enveloppes en espèces ayant profité à des personnalités politiques, principalement de droite.

Les dépositions d'un majordome et d'une secrétaire, et le témoignage d'un ancien chauffeur des Bettencourt à Mediapart (à lire ici), ne laissent guère de place au doute.

http://www.mediapart.fr/journal/france/150710/bettencourt-de-nouveaux-temoignages-sur-les-enveloppes-aux-politiques

BA a dit…

L'audition de Patrice de Maistre met Eric Woerth en difficulté.

D'après des procès-verbaux d'audition auxquels "Le Monde" a eu accès, la brigade financière traque bien le trafic d'influence et oriente ses investigations en direction du couple Woerth.

L'enquête, ordonnée par le parquet de Nanterre, dans laquelle quatre personnes avaient été placées en garde à vue jeudi 15 juillet, a été ouverte pour blanchiment de fraude fiscale et trafic d'influence, elle vise donc également les conditions d'embauche de Florence Woerth, l'épouse du ministre du travail.

Ce dernier devrait pour sa part être bientôt entendu comme témoin.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/17/l-audition-de-patrice-de-maistre-met-eric-woerth-en-difficulte_1389184_823448.html#ens_id=1386567

BA a dit…

Maître Antoine Gillot est l’avocat de la comptable Claire Thibout et du majordome Pascal Bonnefoy, deux personnages clés de l’affaire Bettencourt. Il réclame le placement de la milliardaire en garde à vue.

LE PARISIEN : Quatre proches de Liliane Bettencourt ont été entendus, plus de 35 heures, par les enquêteurs de la brigade financière. Qu’en retenez-vous ?

ANTOINE GILLOT : Au risque de choquer, la question fondamentale me semble être celle-ci : pourquoi le parquet de Nanterre n’a-t-il toujours pas entendu Mme Liliane Bettencourt sous le régime de la garde à vue ? Son avocat, Maître Georges Kiejman, passe son temps à dire qu’elle est en pleine forme et qu’elle a toute sa raison. Le parquet a rejeté la plainte pour « abus de faiblesse » déposée par sa fille. Mme Bettencourt elle-même reconnaît qu’elle a commis une fraude fiscale et a annoncé qu’elle rapatrierait ses fonds en Suisse. Et on ne l’interroge pas ? Et on ne la met pas en garde à vue ?

Pourquoi, selon vous ?

Je vois deux raisons. La première, c’est que Liliane Bettencourt fait partie, en raison de ses liens avec le président de la République, de la caste des intouchables. Comme l’a révélé ma cliente Claire Thibout, l’héritière de L’Oréal est un des principaux bailleurs de fonds de l’Etat UMP. Elle a été reçue à l’Elysée alors que la procédure engagée par sa fille était toujours en cours. Les liens qu’elle entretient avec le plus haut sommet de l’Etat expliquent la mansuétude dont elle fait l’objet.

http://www.leparisien.fr/abo-politique/liliane-bettencourt-doit-etre-entendue-en-garde-a-vue-18-07-2010-1004895.php

BA a dit…

Dimanche, Eric Woerth et son épouse Florence se sont accordés un "instant de détente", selon les termes du ministre du Travail, sur le Tour de France où ils ont suivi la 14e étape. Mais à l'arrivée à Ax-Trois-Domaines (Ariège) en fin de journée, le ministre s'est fait huer par le public alors qu'il se trouvait sur le podium.

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/france/article.aspx?cp-documentid=154158276

BA a dit…

Bouclier fiscal : le Trésor public a remboursé 100 millions d'euros à Mme Bettencourt.

Le Trésor public a remboursé au total 100 millions d'euros au cours des quatre dernières années à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal, a indiqué au Canard Enchaîné Pascal Wilhelm, l'avocat de Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de la milliardaire, révèle le journal dans son édition à paraître mercredi.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=80f667723787f3f666ce1473bbaa0d55

BA a dit…

LE FIGARO : Pourquoi refusez-vous de transmettre les enregistrements à Mme Prévost-Desprez, qui instruit un supplément d'information dans l'affaire Bettencourt ?

LE PROCUREUR PHILIPPE COURROYE : Je ne souhaite pas répondre à cette question.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/21/01016-20100721ARTFIG00509-courroye-je-ne-suis-pas-homme-a-ceder-aux-pressions.php

Traduction :

Philippe Courroye est lui-même mouillé dans le scandale Bettencourt.

Le scandale Bettencourt-Woerth est en réalité un scandale Bettencourt-Woerth-Courroye.

Les preuves sont lisibles sur le site du journal LE POINT. Lisez les enregistrements secrets :

http://www.lepoint.fr/societe/document-affaire-bettencourt-les-enregistrements-secrets-05-07-2010-1211175_23.php

BA a dit…

Philippe Courroye est pris en flagrant délit de mensonge. Philippe Courroye prétend dans LE FIGARO : "Les propos prêtés par Mediapart à Claire Thibout concernant un financement politique généralisé ont été démentis par ses auditions devant les enquêteurs."

Or, c'est faux.

Lisez ce qu'a déclaré Antoine Gillot, l'avocat de Claire Thibout :

Me Gillot affirme encore que sa cliente "ne s’est aucunement rétractée et a maintenu mot pour mot" ce qu’elle avait déclaré au journaliste de Mediapart. Notamment les "espèces demandées" par Patrice de Maistre "pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy" et le versement de ces fortes sommes en liquide à Eric Woerth.
Claire Thibout confirme également les visites de Nicolas Sarkozy chez Liliane Bettencourt, comme d’autres hommes politiques de droite. Et qu’à l’occasion de ces visites de politiques, "il lui était demandé de préparer des enveloppes avec des espèces", explique l’avocat.
Monsieur et Madame Bettencourt "se montraient très généreux avec les personnels politiques de droite", a-t-elle réaffirmé aux enquêteurs. Tout en concédant que Claire Thibout n’avait jamais assisté personnellement à des remises d’enveloppes.
"Je crois que la vérité va sortir", pronostique l’avocat, évoquant les documents produits par le site marianne2.fr (près de 400.000 euros sortis en liquide dans les mois qui ont précédé l’élection présidentielle, ndlr).

http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-07-09-bettencourt-l-avocat-de-l-ex-comptable-denonce-le-harcelement-464014-9-11.html

BA a dit…

Nouvelles révélations : l'agenda qui accuse Woerth et Maistre.

Dans son édition de ce samedi 24 juillet, Marianne publie un fac-similé de l’agenda 2007 de Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt.

Première surprise : à la date du 18 janvier 2007, 13h30, Claire Thibout a inscrit : « Patrice de Maistre, RV Mme Bettencourt », suivi d’une flèche indiquant sur la page de droite : « pour donner enveloppe qui donnera à Patrice ». Claire Thibout affirme que, ce jour-là, elle a remis une enveloppe contenant 50.000 euros en liquide.

Mais deuxième surprise, à laquelle Marianne n’a pas tout de suite prêté attention : à la date du vendredi 19 janvier, 8h30, elle a inscrit : « Patrice et trésorier ». Or, dans l’agenda 2007 de Patrice de Maistre, saisi par les policiers de la brigade financière, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a noté, le même jour à la même heure, un rendez-vous avec Eric Woerth « au café ».

1) Cette information prouve, à l’évidence, que depuis le début de cette affaire, Claire Thibout est bien informée lorsqu’elle évoque des remises d’enveloppe à des politiques.

2) Le rendez-vous « Patrice et trésorier », inscrit dans l’agenda de la comptable, le lendemain de la remise d’enveloppe, ne laisse-t-il pas entendre clairement qu’il s’agissait de remettre à Eric Woerth, en tant que trésorier de l’UMP, les 50.000 euros remis la veille ?

En tout cas, pour la première fois, les enquêteurs tiennent une piste tangible. Le 21 décembre 2006, Liliane Bettencourt demande 500.000 euros en espèces à la banque Dexia (lire Marianne n°692). Refus circonstancié de la banque qui lui accorde finalement 100.000 euros contre un chèque libellé à son ordre.
Le 18 janvier 2007, trois mois à peine avant le 1er tour de l’élection présidentielle, Claire Thibout remet une partie de cette somme, 50.000 euros, à Liliane Bettencourt au cours d’un rendez-vous qui apparaît à la fois dans l’agenda de la milliardaire et dans celui de la comptable. L’héritière de L’Oréal remet alors l’enveloppe à Patrice de Maistre.

Puis, le lendemain, le même de Maistre rencontre Eric Woerth au « café », au cours d’un rendez-vous qui, cette fois, est inscrit dans l’agenda de Maistre et dans celui de la comptable.

Quelle explication Eric Woerth et Patrice de Maistre vont-ils cette fois avancer pour se justifier ? De Maistre pourra éventuellement arguer qu’il n’a fait que boire un « café » avec son « ami » Eric Woerth. Mais ce dernier est désigné ès qualité de « trésorier » par Claire Thibout dans son agenda : trésorier de l'UMP et, donc, de la campagne du candidat Nicolas Sarkozy.

L’audition de l’ex-ministre du Budget, qui doit intervenir d’un jour à l’autre, s’annonce décidément passionnante.

http://www.marianne2.fr/Nouvelles-revelations-l-agenda-qui-acuse-Woerth-et-Maistre_a195610.html

BA a dit…

Le 21 décembre 2006, Liliane Bettencourt demande à sa comptable Claire Thibout d’aller retirer à la banque DEXIA la somme ahurissante de 100 000 euros en liquide !

Lisez cet article :

http://www.marianne2.fr/Nouvelles-revelations-dans-l-affaire-Bettencourt-le-cheque-de-100-000-euros-qui-accuse-_a195352.html

Et après le 21 décembre 2006 ?

Après le 21 décembre 2006, que sont devenus ces 100 000 euros en liquide ?

La réponse est là :

Nouvelles révélations : l'agenda qui accuse Woerth et Maistre.

http://www.marianne2.fr/Nouvelles-revelations-l-agenda-qui-acuse-Woerth-et-Maistre_a195610.html

BA a dit…

Ecoutez cet enregistrement sonore. C’est la voix de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt :

Ci-dessous, Patrice de Maistre, le 23 avril 2010, à propos du conflit d'intérêts de Florence Woerth :

« Je me suis trompé quand je l’ai engagée. C'est-à-dire qu'en fait, avoir la femme d'un ministre comme ça, ce n'est pas un plus, c'est un moins. Je me suis trompé. Pourquoi ? Parce que comme vous êtes la femme la plus riche de France, le fait que vous ayiez une femme de ministre chez nous, tous les journaux, tous les trucs disent : "Oui, tout est mélangé, etc." Bon. J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des Finances (du Budget, NDLR), il m’a demandé de le faire. Je l’ai fait pour lui faire plaisir. »

http://www.mediapart.fr/journal/france/280610/bettencourt-pourquoi-eric-woerth-ne-dit-pas-la-verite