22 janvier 2007

ESPRITS LIBRES ?

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Petite analyse de l'émission "ESPRITS LIBRES" de Guillaume Durand du Vendredi 19 janvier 2007, diffusée sur le service public, dont Nicolas Sarkozy était le sujet principal... Un bel exemple de cirage de pompes journalistique.
L'art est moins aisé que la critique... mais que dire du journalisme ?


19 janvier 2007

INTERNET, PEUPLE, ELECTION ET BANANIA

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"Le néo-fascisme sera l’ultime expression du libéralisme social libertaire, de l’ensemble qui commence en mai 68. Sa spécificité tient dans cette formule : tout est permis, mais rien n’est possible. A la permissivité de l’abondance, de la croissance, des nouveaux modèles de consommation, succède l’interdit de la crise, de la pénurie, de la paupérisation absolue. Ces deux composantes historiques fusionnent dans les têtes, dans les esprits, créant ainsi les conditions subjectives du néo-fascisme. De Cohn-Bendit à Le Pen, la boucle est bouclée : voici venu le temps des frustrés revanchards. »
Michel Clouscard, philosophe marxiste français vivant à Gaillac.

"Croire que le peuple à son mot à dire, c'est faux"

Seb Musset, philosophe glandeur vivant en Charente.




LA BLOGOSPHERE POLITIQUE, NOUVELLE STAR ACADEMY ?

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Peut-on critiquer les roboches posent mollement leurs anti-questions convenues, enrobées de rires génés, au monarque Chirac lors de ses voeux à la presse et, la semaine suivante, se vanter d'avoir été invité au "Sacrozy 2007" de l'aspirant-dictateur* parce que l'on est un bloggeur influent ?

Le paysage journalistique post-2007 se joue aujourd'hui...


* candidat unique et président du parti qui l'a élu à 98,1%, belle leçon de démocratie.

18 janvier 2007

TOUT VA BIEN ON EST NOMBREUX

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Comme l’hiver trop chaud et les vœux du président, le rapport annuel de l’INSEE sur le régulièrement exceptionnellement bon taux de fécondité des femmes françaises égaye de ses pourcentages rose bonbon, en régulière augmentation, les janviers moroses. Tambours télévisuels et trompettes radiophoniques de la félicité générale ambiante ! Tout va mal mais on se multiplie donc tout va bien.

Retour vindicatif dans le discours des principaux prétendants à L’Élysée du triptyque pétainiste : travail – famille – patrie, déployé comme un rideau de fumée sur la barbarie triomphante d’une société cultivant par ailleurs l’individualisme jusque dans les derniers retranchements de la race où comment, face à la déshumanisation générique, se réjouir de l’expansion du nombre de spécimens. Et n’allons pas émettre des réserves publiques. A la différence des années précédentes, il est ouvertement mal vu de remettre en question, de remettre en perspective, juste de prendre un peu de recul sur "la bonne nouvelle mettant à mal les déclinologues".

A mon humble avis de philosophe à deux balles, si on doit parler de psychologie des masses face à ce chiffre, ces naissances répondent moins du domaine de la confiance que ceux de l'ennui, du manque d'imagination et du désir de consommation.

16 janvier 2007

SACRE FRANCAIS

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Rien de bien bandant dans l’actualité si ce n’est le sacre napoléonien du nain à la tête de son parti démocratique qui l’a élu à 98% des suffrages exprimés. Ce nouveau démocrate est l’unique candidat, ça c’est de la rupture. Les médias, fatigués de La Royale, repartent pour deux semaines sur la séquence Nicolas. Il est vrai que l’homme reçoit depuis un mois toute la presse chez lui pour des dîners mondains que les roboches français avec toute l’ignominie qu’on leur connaît acceptent. En toute objectivité, c’est entendu. A deux doigts du Heil moi-même sur son estrade au sommet de sa pyramide devant ses fidèles trépanés, le nain les implore de le laisser tranquille : il doit convaincre le reste de la plèbe des "médiocres indécis", ces "cons de pauvre", les "crétins de gauchos" et même ceux de couleur, tous ces français télé-digérables qui voteront ce qu’on leur dira de voter. Le sacre de Sarkozy ? C’est un meeting de Le Pen à la sauce Tony Blair. A gauche comme à droite, 2007 est l’année de l’hallucination collective.

4 janvier 2007

DES TENTES ET DES BEAUFS

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Surfant sur les résidus temporaires de mauvaise conscience bourgeoise post-festivités, l’association des enfants de don quichotte gonfle la gêne des politiques au sujet des cent milles sans-abri et des millions de mal logés dans notre pays. Dans ses vœux, Chirac veut faire voter - avant les élections présidentielles - par l’assemblée le droit au logement opposable qui permettrait à chaque sans-abri d’attaquer judiciairement sa commune pour qu’elle lui trouve sous délais un logement. Au-delà de l’inconscience des effets collatéraux pratiques d’une telle décision - comportement somme toutes classique du président -, la promesse s’attaque aux lampistes.

Les principaux responsables de la crise du logement français sont les spéculateurs, français moyens crédules bercés par le discours des banques en même temps qu’ils sont stressés par des médias - et notamment leur préféré TF1, filiale du groupe BTP Bouygues « les maisons de maçon » - les incitant à acheter, même et surtout s’ils ne possèdent rien. A partir du moment où la masse est prête à s’endetter sur cinquante ans pour acquérir un deux pièces, le prix de l’immobilier n’est pas prêt de baisser. CQFD. Il n’y a donc que deux solutions : plafonner au niveau législatif le prix du mètre carré locatif ou alors endetter les SDF ! Quelque chose me dit que les principaux candidats à la présidence, trop soucieux de ne pas perdre leur électorat de base, opteraient pour la seconde hypothèse.

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