vendredi 30 novembre 2012

Apocalypsimmo 18: La contre-politique du logement de David Pujadas

Certains mots dans le débat gouvernemental provoquent mécaniquement des tirs de barrage médiatiques. 

"Nationalisation" en est un. Dans nos JT, il est souvent précédé d'un "la menace de" comme l'alerte terroriste ou sanitaire. 

"Réquisition" en est un autre.

La ministre du Logement, Cécile Duflot, annonçait hier la réquisition de logements vacants avant la fin de l'année. La mesure s'appliquera à trois territoires (les zones les plus tendues) et ne concernera que des bâtiments appartenant à des personnes morales. Il faudra vérifier l'application concrète, mais c'est déjà un signe fort à même de chahuter les certitudes foncières de quelques-uns.


Signe qui n'a pas échappé au journal télévisé de France 2 passant pour l'occasion en Def Con 1,  mode : touche pas à ma propriété.

Jeudi à 20h. Pour illustrer l'annonce ministérielle, David Pujadas et sa rédaction proposent un sujet sur "l'enfer des propriétaires" (sic) vivant sous le joug des locataires indélicats (16.50 sur ce lien). Dans un pays qui compte 800.000 très mal logés, 200.000 personnes à la rue, 10 millions touchés par le mal-logement, où plus d'un tiers des 18-30 ans désignent le logement comme l'élément le plus prioritaire dans leur situation personnelle (avant de manger ou trouver un travail), où tu ne peux dégoter un 20m2 à la location sans afficher 6000 euros de salaire, un CDI sur trois générations avec l'ambassadeur du Qatar pour se porter caution: voila un drame de société de la plus haute représentativité. 

(Rentabilité à moins de 2 chiffres, confusion dans les trousseaux de clefs, avoir des gueux sur ses terres ? Les drames cachés de cette face méconnue du mal-logement qu'est la multipropriété)

Introducing Laurent, jeune propriétaire qui vient d'acheter "un appartement de 100m2 dans une résidence cossue" de Paris et qui donc, conformément à une enquête récente d'un courtier attestant que les primoaccédants ont quasiment disparu des agences immobilières et que les transactions ne se font plus qu'entre possédants, a vendu son précédent appartement pour acheter le nouveau. Problème: il l'a acheté avec des locataires dedans (un couple et deux enfants). Ces derniers payent leur loyer, mais n'ont pas trouvé un autre toit et ne partiront pas tout de suite. Pire, ils sont protégés par la trêve hivernale. Laurent, lui, doit rendre les clés de son précédent appart, là maintenant. 

(Spirit of Augustin Legrand by Nexity)

Proprio et (risque d'être) SDF: Monde de merde, ma brave dame! Bon, Laurent empoche un loyer et, vu qu'il a fait sa transaction dans une ville qui prend du +10% par an, il a dû faire une petite PV pas trop pourrie. Donc, je community-manage mes larmes en mode "Hey ho mollo Calimero !". Mais la rédac' à Pujadas en a décidé autrement (solidarité entre proprios peut-être ?). La séquence émotion démarre sur les chapeaux de roue. 

LAURENT LE PROPRIO
- Je suis à la rue avec mes trois filles et ma femme.

Notons que Laurent dispose de quelques aptitudes en marketing: impression de tracts distribués dans le quartier, relooking façon enfant de Don Quichotte et grève de la faim sous la tente Quechua devant le bel immeuble à palmiers, délation auprès des voisins sur le train de vie supposé du locataire "vous vous rendez compte, il roule en A6" et reprise dans de nombreux médias (Le Figaro, Metro, France Infos, France 3, M6) jusqu'au JT de France 2

Le JT nous lâche au passage son infographie sur ces fourbes locataires qui connaissent sur le bout des doigts une loi complice de leurs forfaits. 

(Conformément à la loi sur la présomption d’innocence, le locataire apparaît sans menottes)

Sur que les propriétaires, eux, ne connaissent rien aux subtilités des 312.000 niches disponibles pour défiscaliser, tout en spéculant, dans l'immobilier et ainsi tripler leurs revenus pépères sur le dos des locataires (qui sont probablement aussi ces travailleurs pas assez compétitifs et payés trop chers des autres sujets du JT) en leur refourguant taudis ou placard à chaussures à des tarifs monégasques

Comme le cas de Laurent à quand même un arrière-gout de nappage chantilly-fraise au grand buffet de l'"enfer", le journaliste sort de sa poche le joker de la vraie galère: une autre propriétaire vivant "un cauchemar" à cause de son locataire. 

Changement de décor. Il s'agit ici d'un studio "cassé" par un salopiaud qui n'a pas payé son loyer durant deux ans. 

(Commentaire du JT : "Un cauchemar pour la propriétaire démunie
présenté en situation avec son avocat à 200 euros de l'heure)

Pas la même surface, pas les mêmes clients, pas la même finalité (l'appartement de Laurent est une résidence principale, le studio de madame est une rente): le seul point commun du reportage est la jérémiade de deux propriétaires torturés par leurs locataires, ces riches assistés sans gêne au train de vie indécent (qui pour certains vont jusqu'à vivre la vie de château dans des 8m2 voire plus). 

Ce sujet, totalement hors sujet rapporté à la nouvelle qu'il est censé illustrer (la réquisition) est  diffusé le lendemain d'un autre reportage "logement" (19.00 sur ce lien) dans le JT de France 2. Oui, la veille David Pujadas proposait de passer le blocage des loyers de Cécile Duflot "au banc d'essai". Un reportage affirmant que "les propriétaires n'ont pas attendu le blocage pour inverser la tendance"  (Information démentie par l'observatoire des loyers Clameur : +2.4 % pour les loyers depuis le début de l'année, plus que l'inflation). En conclusion, France 2 y recueillait à nouveau le témoignage d'une bâilleuse parisienne. Rageant de ne pas pouvoir augmenter le loyer (1500 euros pour 80m2 soit "30% en dessous des prix pratiqués"), l'indignée va vendre son appartement.

(Le blocage des loyers. Contreproductif ou sans effet ? Bah, dans le doute, les deux.)

Deux sujets logement sérieusement orientés pro-rente et pro-capital à 24 heures d'intervalle: un déformant la réalité, l'autre surexposant des exceptions alors que l'on compte infiniment plus de mal-logés que de propriétaires abusés: n'y aurait-il pas ici comme dans l'idée de saboter les annonces et les mesures du ministre du Logement ?

Certes, mal-logement et JT s'articulent souvent sur le même paradigme: pleurer sur les situations des démunis (le spectacle des autres) et, lorsqu'un semblant de début de solution radicale est envisagé pour le plus grand nombre, en exposer immédiatement la dangerosité (pour les intérêts du public cible). Il en revanche regrettable qu'on pratique de même sur le service public à la rubrique "information".

Rassurons-nous. La météo sera bientôt suffisamment rude pour que Pujadas lance ses journalistes à la poursuite des marronniers de fin d'année sur les premiers "morts de la rue" (et pas du manque de logement, tu saisis la nuance ?) dans des enquêtes de terrain au bord du périphérique auprès de types de 30 ans qui paraissent 60, sans toit en semi-coma, à qui ils demanderont, déculpabilisés par le sentiment d'accomplir un devoir d'information:

"- Alors vous avez froid ?" 

Articles connexes : 
- Pauvre petit propriétaire
- Eric Zemmour et la menace HLMiste
- SOS Proprios en détresse
- Capital, comment faire passer un désordre immobilier pour un "bon plan" logement ?

21 commentaires:

Tassin a dit…

Excellent décryptage!

cdg a dit…

Quand on achete un papartement avec des locataire dedans, il y a une decote, et en general c est pour le louer, pas pour y habiter tout de suite.
Si cet imbecile a vendu son appartement sans s assurer qu il pouvait amenager dans le nouveau tout de suite, c est quand meme bien de sa faute
En resume: il a achete un appartement moins cher car occupe, il a vendu par contre le sien au prix fort car vide et apres il se plaint !
Il a qu a louer un appart en attendant que ses locataires partent, comem ca il verra l autre cote du miroir

petit écran de fumée a dit…

Bien vu !
Effectivement, le parallèle est saisissant avec la nationalisation.
La "réquisition" fait plus peur que le démantèlement, les plans sociaux et les drames du mal-logement.
Après avoir exalté la "liberté" depuis les années 80, quand nos perspective étaient encore l'expansion, le capitalisme, désormais en repli, confronté à des murs de saturation, a trouvé sa nouvelle icône sacrée pour garantir son immunité : la propriété privée. En entretenant volontairement la confusion entre
- le droit de l'individu a être maître de sa sphère d'existence, matérielle, dans sa vie privée,
- et le droit à la possession, à l'accaparement des biens communs, à l'accumulation de richesses issues de stratégies de conquête et d'impérialisme dignes des pratiques médiévales,
le capitalisme assure sa survie. Le débat est parfaitement présenté pour nous convaincre que vouloir combattre le second point menacera le premier point.

Tout va bien, le service public joue parfaitement son rôle de chien de garde du capitalisme...

Anonyme a dit…

Ajoutons :

- au moment de la fronde des pigeons, deux reportages deux soirs de suite pour défendre leur point de vue, rien sur les patrons entrepreneurs qui s'opposaient à leurs arguments ;

- le jour de la présentation du rapport Gallois : 5 réactions proposées, 4 pour, 1 contre.

Anonyme a dit…

Et certains voudraient plus de journalistes de drouatte!

Anonyme a dit…

J'adore le flottement dans la notion de propriété privée...

"scandaleux" dit parisot quand il s'agit d'exproprier des financiers de l'industrie.
insupportable quand "mes locataires" ne sont pas aussi profitables que prévu.

mais quand Vinci exproprie paysans/résidents de propriétés et territoires protégés pour construire un aéroport, là, a'pus le droit à la propriété, prié de céder la place au "bien commun".
Au bulldozzer s'il le faut...

Anonyme a dit…

Pas aussi simple que ça. Le JT mélange, mais cet article mélange aussi un peu tout. Il confond les bourrins multi-investisseurs qui ne font que chercher à se faire plus de fric.
Non, les propriétaires ne sont pas tous des "gros riches". Preuve en est, ici, ce futur SDF qui paye un crédit énorme, qui a vendu sa maison (oui, qui a pris de la valeur, mais celle qu'il a acheté a tout autant grimpé dans la même période, pour arriver encore plus haut, malgré un "vendu loué, fin de bail début 2012"), et qui ne peut pas habiter dans son unique possession (pas son cinquième chateau, juste son seul appartement, acheté comme résidence principale) à cause d'un imbécile qui gagne plus que lui et pourrait bien plus aller "louer ailleurs" mais qui ne veut pas bouger.

Je vais vous citer mon exemple, oui, propriétaire depuis quelques mois, donc officiellement "riche".
Eh bien j'ai passé plus d'un an et demi après l'obtention de mon diplôme à travailler en habitant encore chez mes parents comme un gosse (très agréable à 25 ans), à payer chaque mois ma carte navigo et ma facture mobile et c'est tout (l'intégralité du reste de l'argent allant de côte pour mon "apport personnel" à l'achat), pour avoir le droit d'atteindre l'endettement maximal pour être enfin heureux propriétaire d'un 24m² en rez-de-chaussée. Au passage, j'ai dû faire un prêt au noir auprès de mes parents, quelques dizaines de milliers d'euros à leur rembourser.
Eh bien après avoir payé mes traites de crédit, mon "emprunt" au noir, mes travaux en paiement étalé (appartement reçu vide, sans cuisine ni rien), mes charges, mes factures d'eau, d'électricité, d'internet, de téléphone et de transport, j'ai un reste à vivre mirobolant de 150 euros. Mes amis locataires (à salaire équivalent, eux aussi avec un diplôme d'ingénieur) ont un reste à vivre qui flirte avec les 1000€. C'est un choix de vie. Je ne l'ai pas fait par cupidité, mais juste pour éviter la sempiternelle location qui consiste, en gros, à jeter par la fenêtre le même prix qu'un crédit, sauf que ça ne construit rien, et, c'est beau la naïveté, pour un jour me dégager un petit complément de salaire, si possible sans avoir droit tous les 4 ans à 2 ans de loyers impayés et un appartement saccagé avec plusieurs dizaines de milliers d'euros de travaux à faire. Donc ne confondez pas la situation de ceux qui achètent pour en faire leur résidence principale ou pour avoir un petit studio à louer en plus, et les goldfarmers qui justement sont les principaux ennemis des petits accédants.

Anonyme a dit…

On a encore le droit d'acheter ,c'est le principal ,après les modalités , c'est plus pour remplir je pense ,qu'ils aient l'impression de bosser au JT.
Mais le JT , c'est la voix du gouvernement normalement , veut-il faire peur d'acheter aux gens encore motivés , une tactique loucedé mais qui marche avec la réquisition pour calmer le jeu et qui sait ,remettre un peu de "public" dans le logement ?
On peut rêver ...

pupuce a dit…

et ils regardent la lucarne.
et ils l'écoutent.
et ils ont peur, les pauvres chéris.
et ils prennent des assurances.
mais les assureurs aussi ont peur, allons.
alors il devient nécessaire de gagner non pas trois mais quatre fois le loyer de salaire net. pour rassurer l'assureur qui rassure le proprio.
et comme le smic est toujours à mille balles, on n'y arrive pas.
ils laissent alors leurs appartements vides, de peur de risquer un impayé.
et nous restons avec nos maris violents, nous gardons nos jobs mal payés, nous acceptons le harcèlement sexuel de nos patrons, nous supportons tout même l'indicible.
parce que nous aussi nous avons peur.
à ceci près que notre peur à nous, ce n'est pas celle d'un mois de découvert, ça il y a longtemps qu'on l'a vécu mille fois, ça ne fait pas si mal que ça, va...
non notre peur à nous, femmes, mères, soumises à tous les vents et toutes les tempêtes, discriminées partout, interdites de tout, notre peur, c'est la rue, le froid...
notre peur c'est la mort.
la nôtre et celle de nos enfants.
mais bien entendu, pauvres petits chéris petits accédants, nous allons vous plaindre.
bien entendu.
parce qu'il est bien connu que si nous ne sommes pas ce genre de saintes, nous serons des putains, hein.
(crevez, éventuellement? )
(non?)
(je sais pas ça ferait de la place)
(pis comme nous si on crève c'est pas bien grave, je vois pas en quoi ça le serait davantage si c'est vous, en fait)

Benoit a dit…

"Eh bien [...] j'ai un reste à vivre mirobolant de 150 euros. Mes amis locataires (à salaire équivalent[...] ont un reste à vivre qui flirte avec les 1000€. [...] juste pour éviter la sempiternelle location qui consiste, en gros, à jeter par la fenêtre le même prix qu'un crédit[...] "

Sans trop s'arrêter sur cette incohérence, j'ai l'obligation de vous annoncer que votre timing est mauvais.

http://www.immobilier-danger.com/IMG/friggit-novembre-2012.png

Si vous êtes ingénieur (je le suis aussi), je ne doute pas que vous surmonterez cet écueil. Mes parents avaient fait le même en achetant en 91 à Paris (timing raté également) et malgré une baisse de 40% de la valeur de leur logement en 5 ans, cela ne les a pas empêché d'élever deux enfants dans l'amour et le bonheur auxquels ils ont droit.
Je vous souhaite le même bonheur qu'eux.

cdg a dit…

@Anonyme
Je confirme ce que dit Benoit. Vous avez achetez au mauvais moment et vous allez probablement d ici 2-3 ans vous retrouver en ayant perdu (potentiellement) tout votre apport personnel. Il faut donc esperer poru vous que vous ne devriez pas vendre rapidement, soit a cause d une mutation/nouveau travail soit parce ce que vous allez avoir femme et/enfant (dans 24 m2 ca va etre dur sinon)

sinon etre proprietaire c est quand on a finit de payer le credit. sinon vous etes locataire. Vous n avez pas louer un logement mais de l argent. Vous etes donc locataire de votre banque

PS: au cas ou vous auriez pas compris comment vous pouvez perdre 100 % de votre apport, voici une explication.
Vous achetez qualque chose a 100. Votre apport est de 20. Soit un credit de 80 (j ignore ici les divers frais et taxe). Supposons maintenant que les prix baissent de 20% (ce qui n a rien d extraordinaire vu ce que ca a monte jusqu a maintenant). donc votre appart de 100 vaut maintenant 80. Probleme vous devez 80 a la banque (et meme plus avec les interets). donc si vous vendez, vous avez perdu tout votre apport perso :-(

omer a dit…

« ...pleurer sur les situations des démunis (le spectacle des autres) et, lorsqu'un semblant de début de solution radicale est envisagé pour le plus grand nombre, en exposer immédiatement la dangerosité... »

Cela rejoint ce que disait don Helder Camara :

"Je nourris un pauvre et l'on me dit que je suis un saint. Je demande pourquoi le pauvre n'a pas de quoi se nourrir et l'on me traite de communiste".

seb musset a dit…

@omar > Ou encore "Si vous parvenez à faire en sorte que les gens se posent des mauvaises questions,vous n’avez plus à vous préoccuper de la réponse" (S.George)

omer a dit…

Seb m'a tuer...

seb musset a dit…

Oups.

Anonyme a dit…

@Anonyme : vous avez quand même constaté sur vos traites de remboursements de crédit que les mensualités des premières années consistaient principalement à rembourser la banque et non à payer son bien.
En fait, il est souvent plus intéressant de louer si on ne compte pas rester plus de 4 à 5 ans (si le prix de l'immobilier reste stable, s'il baisse, il vaut mieux louer encore plus longtemps).
Or entre 20 et 30 ans, il est très fréquent que la situation des personnes change : vie de célibataire, vie de couple, premier puis second enfant. Il est évident que rester 10 ans dans le même appartement de 25m² est impossible pour la plupart des gens.

Anonyme a dit…

@cdg, benoit, anonyme
Je ne suis pas un spéculateur, j'ai acheté pour y vivre. Je vendrai si vraiment j'en ai besoin, sinon, je le placerai en location.
Mais le but n'était pas de faire un "vis ma vie de propriétaire". Le but était de contrebalancer l'article, qui mélangeait un peu tout, et désignait les propriétaires à la vindicte populaire, ajoutant un petit "tu n'as pas à te plaindre que tes locataires te pourrissent la vie".

Anonyme a dit…

@cdg, benoit
Pour ce qui est de la "baisse de l'immo", apparemment ça baisse en Province et Grande Couronne, mais Paris et la Petite Couronne continue de monter. Or, j'ai acheté en Petite Couronne près du Métro, là où les prix montent, montent, montent, même en période de crise.

Benoit a dit…

@Anonyme.

Là encore, vos messages sont contradictoires.
Le premier dit: je ne spécule pas.
Le deuxième dit: de toutes façons, chez moi ça monte.

La plupart des proprios que j'ai rencontrés m'ont dit également qu'ils ne spéculaient pas. Je ne sais pas pourquoi, je ne les aurais pas blâmés (chacun fait ce qu'il veut). J'espère qu'ils arrivent quand même à se décoller l'esprit de l'effet richesse.

Pour votre commune,les prix sont là: http://www.notaires.paris-idf.fr/outil/immobilier/carte-des-prix
La grande couronne s'est retournée, la petite commence et la moitié de Paris a entamé une faible baisse pour l'instant.
Là encore, je n'ai pas vocation à prédire l'avenir. J'ai un sentiment comme chacun. Libre à vous de vous faire le votre.

Anonyme a dit…

@anonyme : Désolé, mais le truc habituel du locataire qui jette son argent par les fenêtre me donne toujours de l'urticaire.

Si ces articles sont effectivement souvent à charge contre les proprio, il faut noter que les journaux de France2 sont à charge contre les locataires, alors que ce n'est pas du tout leur fonction. Si tu rajoutes à ca les interventions de mr langley "j'ai un graphique" et d'autre expert "indépendants" mais de droite quand même, ca commence à faire beaucoup.

J'ai vu la plupart des sujets passés sur france 2, et je dois dire qu'ils m'ont fait bondir. Surtout la bourgeoise qui vendait son appartement "sous évalué" qui n'imageait pas du tout le sujet du journal sur le "blocage" des prix : c'était évident qu'elle vendait car elle sentait la baisse de l'immobilier.
Quand au "pauvre" gars qui a acheté un petit 100m² en plein paris, loué, je vais pas le plaindre. De toute façon, il me semblait qu'il était possible de rompre un bail si on voulait occuper le logement. C'est juste qu'il faut laisser le temps à l'occupant (6 mois).

Benoit a dit…

"Quand au "pauvre" gars qui a acheté un petit 100m² en plein paris, loué, je vais pas le plaindre. De toute façon, il me semblait qu'il était possible de rompre un bail si on voulait occuper le logement. C'est juste qu'il faut laisser le temps à l'occupant (6 mois)."

Si j'ai bien compris le reportage dans ce cas, c'est une fin de bail et le locataire ne veut pas partir...