samedi 24 décembre 2011

Les blogueurs sont-ils des cons ?

Cher Eric Mettout,

C'est avec grand intérêt que j'ai lu votre billet intitulé "Qu'est-ce que la gauche a à voir avec la rémunération des blogueurs ?" sur le site Observatoire des médias. Je tenais à vous faire part de ma sincère admiration pour votre clairvoyance journalistique et budgétaire. Vous n'êtes pas rédacteur en chef de Lexpress.fr pour rien. Disons-le d'entrée, certes un peu maladroitement avec mon vocabulaire rustre de type sans carte de presse, je suis 100% d'accord avec vous: les blogueurs sont des crétins.

Et il n'y a effectivement aucune raison pour qu'une presse en difficulté, soumise "aux rigueurs de l'hiver budgétaire", se mette à gaspiller les subsides de l'Etat en rémunérant un apport rédactionnel externe (ce que les blogueurs avec l'esprit de caricature qu'on leur connait qualifient un peu vite d'"article"). Comme vous le précisez, vous et vos collègues de la presse êtes indispensables pour embellir, amplifier, et "offrir" au monde ce "regard décalé" (qu'ils appellent un peu abusivement "travail") auquel vous faite l'honneur de pouvoir figurer en bonne place au milieu de réclames pour du crédit, des croisières et des placements défiscalisation dont ils ne toucheront rien parce que... parce que c'est comme ça. Ont-ils seulement conscience les ingrats que sans vous ils n'existeraient pas? Je crains que non. 

Je loue votre souci de "bonne gestion". C'est un point trop souvent ignoré par ces blogueurs qui ont tendance à péter plus haut que leur cul au simple fait qu'ils annoncent parfois les catastrophes économiques avec un ou deux ans d'avance sur les économistes, alors que la plupart d'entre eux n'ont même pas de travail sérieux (les blogueurs pas les économistes). J'ai moi aussi géré du salarié, je sais ce que c'est. Que de contrariétés! Effectivement, on s'économise beaucoup de tension nerveuse en ne payant pas les gens d'entrée. Et je ne parle pas du gain de temps en paperasses diverses, cotisations sociales, assurances et autres retraites ou rétributions de droits d'auteurs. 

Ne pas rémunérer les blogueurs n'est effectivement pas une question politique, mais bien une solution pratique que l'on devrait d'ailleurs généraliser à l'ensemble du monde de l'entreprise. Lisant votre billet, je pense que nous serons d'accord: La France est prise en otage par ces travailleurs habitués par un atavisme séculier, freinant la croissance nationale, à être assisté d'une rémunération en fin de mois pour un labeur que l'entreprise leur fait pourtant l'honneur de pouvoir accomplir en son sein.

Et vous avez mille fois raison lorsque vous affirmez courageusement qu'à L'Express.fr vous ne payez pas les blogueurs pas seulement "par souci de bonne gestion, mais aussi par principe."

Comme vous l'écrivez on ne peut mieux: ne pas payer les blogueurs c'est également leur permettre de garder cette "liberté de ton" qui leur permet d'écrire aux fats, aux sots et autres imbus de leur petit pouvoir "va te faire enculer, hey connard". Les blogueurs sont taquins, certes, c'est pour cela qu'on les tolère. Ils sont le zeste de causticité d'un quotidien trop formaté. Il faut donc les aider à subsister tout en continuant de ne pas les payer, les aider à s'émanciper en les prenant sous sa coupe. Il en va de la liberté d'expression de ceux qui veulent faire l'opinion

C'est pourquoi je m'inquiète comme vous que certaines rédactions (par chance encore rares) payent ou envisagent de payer les blogueurs "parce qu'ils n'ont pas envie de les voir filer à la concurrence". La rigueur d'accord, mais l'éthique avant tout: La presse ne doit pas se laisser dicter ses comportements par de vulgaires contingences économiques. Le blogueur doit rester ce saltimbanque de la prose se chauffant au seul radiateur de ses idées, et non un vil libéral osant monnayer un prétendu talent dont il n'a pas le diplôme. Entre nous, ce ne sont pas des amateurs sans écharpe rouge, planqués derrière leur clavier comme Slovar, Melclalex ou Rimbus qui égaleront la pugnacité d'un Christophe Barbier et ses enquêtes de bureau entre deux brillantes chroniques TV. 

Je ne serais pas non plus de ceux qui vous feront le procès du dumping salarial ainsi exercé sur les salaires des jeunes journalistes. Vous prenez d'ailleurs grand soin dans votre billet de séparer les torchons sales du joli linge journalistique d'entrée de gamme en lui insufflant de votre style racé, digne des meilleurs séminaires de la Cogip, cette fierté corporate indispensable pour que, dans l'adversité salariale, il préfère rallier votre cause que de se tâcher aux côtés des scribes de la plèbe. Vous avez raison: "Un journaliste est un journaliste, un blogueur un blogueur, et le second n'a pas vocation à se substituer au premier, mais à le compléter". Toutefois, dans le souci de la transparence de ce budget auquel vous semblez attaché, nous aimerions connaître le coût unitaire des articles de L'Express. Pourriez-vous indiquer à vos lecteurs en bas de page, le prix de revient d'un billet de Barbier, et celui d'un journaliste pigiste ou stagiaire ? Voila qui, j'en suis sûr, clouerait le bec une fois pour toutes à vos détracteurs.

En conclusion, je partage votre opinion: les récents débats sur la fortune et la notoriété constituées par une entrepreneuse américaine grâce aux contributions non rémunérées de blogueurs n'ont pas lieu d'être. Il en va non seulement de la survie de la presse, mais de son rebond économique. Vos collègues de Rue 89, l'ont bien compris: La gratuité est un business model d'avenir pour ceux qui ont les moyens de se l'offrir.  Si les blogueurs ne le comprennent pas, tant pis pour eux et tant pour mieux pour vous. D'ailleurs, je ne peux que me féliciter de vos positions sur leur manque de maturité. 

Comme vous, je ne suis pas loin de penser que si les blogueurs étaient un peu moins cons, ils vous diraient "merde" et se constitueraient eux-mêmes en Scop, en association, voire en site de presse. Ce qui chamboulerait probablement le PIF (Paysage Internet Français) de l'info en ligne.

Heureusement, Eric Mettout, qu'il reste des rédacteurs de votre trempe pour rappeler à ces prétentieux la hiérarchie de l'écrit, les valeurs et l'ordre des gens.

Ayant bien conscience de la médiocrité du support blog utilisé pour cette missive, je vous propose de continuer d'en parler afin d'enrichir le débat et la régie publicitaire sur un site de presse digne de ce nom.

Bien à vous,

Et joyeux Noel.

Seb Musset - 24 décembre 2011

40 commentaires:

Romain blachier a dit…

Cap clap superbe billet!

Anonyme a dit…

Il serait intéressant de savoir combien touche un rédacteur en chef d' "une presse en difficulté, soumise "aux rigueurs de l'hiver budgétaire"".
Juste pour savoir ce ce que c'est "l'hiver budgétaire".

Rimbus a dit…

Ah et bien ton billet traite des questions qui m'agitent, au niveau bloguesque. J'ai un projet de blog rémunéré, justement, avec un petit site d'info en ligne… si ce projet survit à la crise financière, nous en reparlerons ;-)

Dagrouik a dit…

si les blogueurs étaient un peu moins cons, ils vous diraient "merde" et se constitueraient eux-mêmes en Scop, en association, voire en site de presse.

YES WE CAN !

Melclalex a dit…

brillant et si vrai

Anonyme a dit…

sérieusement pourquoi ne pas monter votre scop, voir pour commencer juste un site communautaire où vous agrégez vos billets. De toute façon, nous devons être plein de lecteurs à lire vos blogs respectifs (bon il vous faudrait un graphiste et des dessinateurs). Si vous lancez une contribution je mets 50e au pot.

MrT

Anonyme a dit…

Les blogueurs devraient faire comme les journalistes, réclamer une niche fiscale taillée sur mesure pour eux et rien que pour eux.

Marco a dit…

Chapeau, et mes respects...
Et joyeux Noël !

Anonyme a dit…

Merci por cette mise au point, on n'en peut plus de tous ces journaleux à la pensée"molle" bravo pour votre coup de gueule, très beau billet!!!!! bon Noel à vous et àtousvos lecteurs

cmoi a dit…

Bravo, magnifique, allez faites la cette SCOP !!!!

bembelly a dit…

Et paf! dans le Metout!
Merci pour ce cadeau de Noëll

Mettout a dit…

Cher Seb, nous partageons donc un art consommé de la mauvaise foi - ou comment faire dire à son contradicteur ce qu'il n'a jamais dit. En revanche, nous divergeons là: pour apporter la dite contradiction, je ne me sens pas obligé de rabaisser mon interlocuteur. Il me semble, mais sans doute fais-je preuve ainsi de ce manque de discernement et de compétence qui est la marque de fabrique de ma corporation, n'avoir méprisé personne en expliquant simplement ce qui est, que le site dont je m'occupe n'a pas les moyens de payer les blogueurs qui lui font l'honneur de participer à sa réussite et que ce point est très clairement précisé dès la prise de contact. Dits blogueurs dont, ceux qui me connaissent le savent bien, je respecte profondément la démarche et ce que, notamment, elle nous a apporté en secouant quelques-unes de nos plus détestables habitudes. Ce respect n'est pas toujours réciproque, ai-je le droit de trouver ça dommage? Passe de bonnes fêtes.

GdeC a dit…

ah N c'est une bonne idée, ça, la scop ! j'en suis !

seb musset a dit…

@intox2007 @GdeC > Yep. Ça fait un moment que c'est dans l'air. Mais va falloir commencer à faire quelque chose de sérieux avec les gens de bonne volonté.

Anonyme a dit…

Va faloir faire vite pour imposer un modèle, en effet, la presse papier, dans cinq ans, c'est mort!!!

FAN a dit…

Que devient Grand François??? J'apprend que les bloggeurs peuvent se faire rémunérer, pourquoi pas, c'est aussi bien que de servir de cobayes pour des laboratoires!! JOYEUX NOÊL 2011 BISOUS FAN

Un partageux a dit…

Mettout et d'autres savent bien jouer sur deux notions qu'ils aiment à rendre floues et poreuses. On retrouve cela maintenant dans tous les domaines d'activité ou presque.

Il y a des professionnels qui souhaitent, et c'est bien normal, pouvoir tirer un revenu et vivre décemment de leur travail.

Et puis il y a des amateurs qui pratiquent les mêmes activités pour leur seul plaisir ou pour le besoin de mettre en avant leurs idées ou leurs talents.

Un blogueur, exactement comme un journaliste, un photographe, un romancier mais aussi comme un jardinier, un bricoleur du bâtiment ou un pêcheur, peut être professionnel ou amateur.

Beaucoup de professions sont sinistrées par la mise en concurrence des professionnels avec les amateurs. Ainsi essayez donc de vivre de votre métier de photographe maintenant que jusqu'au moindre office de tourisme on ne paie plus la moindre prise de vue. Essayez donc de vivre de votre métier de traducteur ou d'interprète maintenant que jusqu'au moindre petit entrepreneur vous ouvre des yeux grands comme des soucoupes quand vous demandez des sous : c'est tellement chouette de rencontrer ou traduire des compatriotes que cela suffit bien...

http://partageux.blogspot.com

Anonyme a dit…

le commentaire de Francis Mizio
à l'article de Mettout est simplement excellent. A lire absolument!!

Cpof

Asclespios a dit…

Oui les blogueurs peuvent être des c...s.
Voir sur Marianne !

pupuce a dit…

je ne sais pas si pour répondre à un corporatisme (bien francofrançais soit dit en passant vu de ma lucarne de pauvre femelle de rien du tout sans titre ni autre légitimité que ce soit) la meilleure solution est d'en créer un autre.
m'enfin je suis anarchiste, alors...
^^

Oweia a dit…

Le contenu éditorial a un coût, et les plateformes de l'Express et autres profitent de contributions gratuites en mettant à disposition de ces même bloggueurs une forme de visibilité. Pas sûr que le gagnant de l'histoire soit le bloggueur. il me semblerait équitable de rémunérer les bloggueurs au nombre de visites.

Slovar a dit…

Merci à toi pour ce papier.

Ne reste plus qu'à réfléchir à un site et une entreprise coopérative commune et transformer un beau rêve en réalité

@mitiés


Slovar

cultive ton jardin a dit…

"Pourriez-vous indiquer à vos lecteurs en bas de page, le prix de revient d'un billet de Barbier, et celui d'un journaliste pigiste ou stagiaire ? Voila qui, j'en suis sûr, clouerait le bec une fois pour toutes à vos détracteurs."

En voilà une bonne idée. Le salaire d'un pigiste ou d'un stagiaire, j'en ai une vague idée. Par contre, le prix de revient d'un Barbier, je sèche complètement.

Ça "clouerait le bec" aux mauvaises langues, tu dis? T'as le sens de l'humour, ou quoi?

Anonyme a dit…

Les blogueurs sont peut être tous des cons, mais ils sont aussi tous différents et surtout ils ne sont pas pour la plus part fourvoyés avec la pourriture servile du capital... Par ailleurs, que ce cher Musset se rassure, les blogueurs ne l'attendrons pas pour se rassembler en scop, assos ou je ne sais quel organisation, et ça prendra le temps qu'il faudra que ça lui plaise ou non.

Si la presse papier est en train de couler, c'est pas être pas irrationnel... Les gens en ont sans doute ras le le bol de lire la même merde dans tous les médias et désormais passent par les blogs ! Si les journalistes ne sont pas content, ils n'ont qu'à chialer sur eux même !

Autre précision, on est tous le con d'un autre...

J'ajouterais que se soumettre à la pensée unique vendue par tous ces merdias permet de ne pas penser individuellement, bonne journée...

seb musset a dit…

@Slovar > J'en ai également parlé à Intox qui a pas mal d'idée sur le sujet. 2012 sera l'année.

seb musset a dit…

@cultivetonjardin > Le tarif est d'autant plus compliqué à calculer que le Barbier à l'instar d'un Zemmour ou d'un Thréard au Figaro sert de colonne publicitaire au journal de part son omniprésence sur les plateaux en qualité de "journaliste au Figaro ou à l'Express" (belle mécanique).

P. Sage a dit…

Bonsoir Seb

Une camarade de taf m'a filé quelques liens qui pourraient t'intéresser. Le débat faisant rage itou au Québec. Mais là, on se bat.

Voici donc :

Ecrire Gratuitement Dévalorise L'Ecriture, Le Métier ... Par Cécile Gladel :

http://cecilegladel.wordpress.com/2011/12/21/ecrire-gratuitement-devalorise-lecriture-le-metier/

Tout Travail Mérite Salaire par Nathalie Collard :

http://blogues.cyberpresse.ca/collard/2011/12/21/tout-travail-merite-salaire/

Les effets d’un Huffington Post au Québec par Martin Lessard

http://blogues.radio-canada.ca/triplex/2011/10/27/les-effets-dun-huffington-post-au-quebec/

Par ces liens tu trouveras d'autres contributions.

Voilà qui peut alimenter le débat.

Je te souhaite un très bon réveillon du 31

Stéphane Laborde a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Stéphane Laborde a dit…

Le post est excellent ! Je voudrais y apporter deux remarques :

(1) La "presse" vit de la dette, de subventions d'Etat sans lesquelles elle aurait fait faillite depuis un bon moment. Qui payera donc in-fine cette distribution arbitraire de monnaie ? Est-ce légitime de faire ceci pour les uns, au détriment des autres ?

(2) En admettant que les bloggueurs arrivent à se faire payer, toujours en fin de pyramide ce sera très peu. Et en quoi cela résoudra le problème de l'an prochain, de dans 10 ans, de dans 20 ans, des activités libres, créatrices de valeurs, qui seraient toujours non rémunérées mais captées indûment par autrui pour son propre compte ? Faut-il gagner un combat pour la seule création de valeur libre présente, ou pour toute la création de valeur libre présente et future ?

(c) Les systèmes monétaires à Dividende Universel sont les seuls systèmes monétaires respectueux des trois libertés économiques .

GdeC a dit…

@P.Sage : merci Philippe pour ces précieux liens, je vais aller prospecter ça.. Effectivement, si nos cousins ont déjà fait du travail avant nous, pourquoi s 'en priver ?

seb musset a dit…

@P.Sage > Merci Philippe. Effectivement, très intéressant. J'en avais déjà lu certains. Nous devons faire la jonction des francophones !

ema / la bienveillante a dit…

Dès lors qu'un blogueur est "accueilli" sur un site qui génère de l'argent par sa contribution, l'affaire devrait être entendue...

Salauds de journalistes de gauche

Wuyilu a dit…

Youpi pour ce billet (-; De la part d'un crétin de notre grande non corporation des blogueurs !

Eric a dit…

Ce serait intéressant d'écouter Anne Sainclair, qui souhaite aussi recruter des blogueurs bénévoles pour le Huffington Post à la française!

Pierre-Marie Bourdaud a dit…

Ah Rue 89. Voilà le dernier message que j'y ai posté :

Bon, ceci est mon dernier message, je vous informe de mon départ de la Rue.
L'envie de ce départ fut la reprise par Rue89 le mensuel de mon article sur l'Art Contemporain (n°3, p 101). Sur le coup, je fus flatté (qui ne l'aurait été). Ensuite, je me dis (et le fis savoir à la rédaction) que fournir bénévolement de quoi gagner son pain quotidien à d'autres, ça le faisait moyen. Je n'ai rien contre le bénévolat, j'en fais, mais c'est avec et pour des gens bénévoles comme moi, pas des professionnels. J'ajoutai aussi mon regret que Rue89 n'ait pas mentionné, en signature, le fait que j'étais écrivain et donc avec des livres à vendre.
On me répondit, entre autres, que les tribunes publiées par Le Monde et Libé ne sont pas rémunérées.
Je répondis que certes, mais au moins on fait état des titres et des travaux de leurs auteurs.
Là-dessus : depuis 10 jours aucune réponse, même pas le regret d'avoir oublié cette mention qui n'aurait rien coûté à la Rue et m'aurait (peut-être) permis de commencer à regagner l'argent que jusqu'ici j'ai perdu, écrire un livre ça coûte cher.
Même pas ce minimum qui m'aurait fait encaisser de bosser gratos pour le mensuel. Alors, cette goutte a fait déborder le vase.
« L'info à trois voix » est un jeu de dupes. Nous sommes tous égaux certes, mais certains sont moins égaux que d'autres : les simples riverains.
La gratuité du net est un leurre : il y a toujours, quelque part, au moins quelqu'un qui donne et quelqu'un qui encaisse.

Patrizia a dit…

Clap, clap, clap, bis! J'adore et j'ai partagé sur TW et FB dans un grand éclat de rire. Merci.

princesse101 a dit…

Dire que j'avais râté cette note ! Magnifique !

Lislandais a dit…

Génial :)
Pas seulement parce que je partage le point de vue (hélas), mais aussi parce qu'il est exprimé avec cette verve sardonique qui fait le bon pamphlet.

Signé : un con de blogueur

http://vivre-en-islande.blogspot.com/2009/05/sale-vieux.html

http://vivre-en-islande.blogspot.com/2010/03/la-chronique-de-lapprenti-chroniqueur-1.html

Elisa a dit…

Bien dit!
Elisa, en Argentine
Travel Blogger

Grosse FAtigue a dit…

Je trouve pour ma part, en tant qu'inventeur français du blog avec Lazuly, qu'il est scandaleux que personne n'ait pensé à ce jour, à ma propre rémunération ni à celle de Lazuly. Nous finirons morts et pauvres, triste inutilité. Alors qu'Anne Sinclair, par exemple....