samedi 3 décembre 2011

La tentation d'Yves

Connais-tu Yves Thréard ? Probablement. Si tu allumes la télé ou la radio dans la journée en semaine, tu as une chance sur deux de tomber sur son expertise socio-économique (de droite). A quel titre? Il est journaliste et directeur adjoint du Figaro. Enfin presque. Parce qu'avec ses passages télés permanents, il n'a plus le temps d’écrire grand chose Yves et nous pond donc des billets de blog à peine plus épais qu'un tweet. 

Son billet du 2 décembre 2011, intitulé "Montebourg et le social nationalisme" était simple, sa ligne claire: croiser les effluves Merkel et Bismarck, comme l'a récemment fait Arnaud Montebourg, c'est mal.


Extrait:  "La germanophobie de Montebourg, qui compare Angela Merkel à Bismarck, renvoie à la tentation du social-nationalisme de quelques figures de la gauche au siècle dernier. Le politologue Dominique Reynié [autre expert en plateaux, chargé de délivrer la musique d'ambiance de notre résignation au libéralisme, le plus souvent chez Yves Calvi] avait déjà relevé ce travers chez bon nombre de "nonistes" socialistes, lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen."

Il faut croire que la télé détruit tout, et d'abord la mémoire. Heureusement que quelques gauchistes du net comme Rimbus ou Melclalex en ont à revendre.

Le 19 mai 2010, au moment du premier "sauvetage" grec, Y.Thréard publiait un billet tout en cirage de pompes envers Merkel en qui il voyait l'opportunité d'enfin pouvoir imposer à la France ce serrage de vis social ultime avec salaires à 1 euro qui fait triquer les libérauxLe titre du billet ?

"Merkel, un Bismarck en jupon !"    



Extrait: "Merkel, si moquée à son arrivée au pouvoir, si critiquée dans la tourmente financière de ces dernières semaines, est une redoutable politique. Sans doute, pense-t-elle à Bismarck, le père de l'unité allemande, qui fut aussi un fervent adepte de la realpolitik pour assurer la domination de son pays dans une Europe pacifiée (il était hostile à l'annexion de l'Alsace-Lorraine)"

La tentation du social-nationalisme se cache donc jusque dans la rédaction du Figaro. Qui l'eût cru ?

6 commentaires:

Mac Mahon a dit…

Entre Thréard et Rioufol, je préfère Thréard.

Anonyme a dit…

Thréard, Cohen (le gros pas l`aure, j`ai oublié son nom, sisi!), Godet, Marseille, avec leurs serts-plats habituels Calvi, l`abruti de l`Express (aussi oublié son nom! Cèst comme ca quand on regarde pas la TV...) un jour, paieront tous leurs forfaits, seulement il faudra attendre, attendre et attendre encore l`éveil salutaire du peuple. autant dire faudra être archi patient!! Mais ce jour-là, ils auront tout intérête à courir vitem très vite!! sauf Marseille qui a eu le bou goüut de crever avant d`être à la retraite, au mpoins aura-t-il vécu dans sa chair, l`absurdité totale du système qu`il aura toute sa vie cautionné...

b.mode a dit…

Thréard se veut une version light de Rioufol mais au bout du compte ils sont des propagandistes éhontés, sans aucun esprit critique sur la politique suicidaire sarkozyste, juste à la botte du répugnant Dassault et du dégoulinant Mougeotte. On peut ajouter à cette liste de pollueurs médiatiques le rédac chef du Figaro Magazine, Alexis Brézé. Tous ces connards font le bonheur d'Yves Calvi, le journaliste préféré des français, qu'on nous dit !

Monsieur blabla a dit…

@b.mode : La différence entre ces gens et Calvi est qu'ils sont de droite, alors que Calvi est apolitique et d'abord guidé par le bon sens et l'intérêt du français ordinaire. Non, je rigole.

b.mode a dit…

J'espère... sinon y'a qu'à se pendre avec une saucisse...

Rimbus a dit…

une intéressante vidéo d'il y a un an, où MF Garaud démontre les dangers de la volonté de domination de l'Allemagne et la stupidité de la France de la laisser s'exercer :
https://www.youtube.com/watch?v=FfRhIf4C1Uo

Merci Seb de cet excellent billet.