lundi 14 février 2011

Trop riche pour te taxer

Reconnaissons à la droite sa constance fiscale. Malgré 4 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres et bientôt 10 ans aux manettes, elle reste fidèle à sa ligne : réduire les impôts des plus riches (et défoncer la gueule des autres). 
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François Baroin, ministre du budget, et Gilles Carrez, rapporteur à l'Assemblée Nationale, fredonnent en coeur depuis 48 heures, la possibilité d'un relèvement du seuil d'entrée de l'impôt sur la fortune qui passerait de 790.000 euros de patrimoine à 1.3 millions (pour un coût de 900 millions d'euros). 
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En matière de cadeaux fiscaux, il faut roder son slogan et tapisser en amont les cerveaux (la réforme fiscale sera présentée en mai) afin que les troupes mises à contribution (un gros segment de la classe-moyenne) soient convaincues que, vraiment, "l'impôt des riches, c'est trop injuste".
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Dans le cas du relèvement de l'ISF, nos compères mettent en avant la cruelle question des propriétaires :
«La valeur de leur logement s'est envolée, sans aucun lien avec l'évolution de leurs revenus » explique Gilles Carrez dans Les Echos. Oui, tu as bien lu, il est urgent d'exempter ces êtres malingres et sans défense pris dans les phares de la spéculation immobilière individuelle et débridée car, colossal malheur, la pierre a trop monté et les riches sont malencontreusement trop enrichis (en ne produisant rien). Dur. Quelle sera la prochaine étape ? Si l'immobilier baisse, Baroin leur rendra-t-il de l'argent ? Possible. Question subsidiaire : vu que son loyer augmente aussi, le locataire va-t-il aussi se voir octroyer un petit rabais fiscal ? Peu probable.
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Non satisfait de ne pas cadrer l'immobilier et de ne pas limiter la folie foncière qui détruit les plus faibles, éparpille les modestes, les isolant géographiquement et/ou les poussant à s'endetter toujours plus longtemps, nos experts de la rente, pourfendeurs rhétoriques de la gauche "ultra-caviar" (alors qu'ils n'ont de cesse de le servir à grands saladiers, et avec courbettes, aux plus grosses fortunes de ce pays) veulent désindexer la flambée immobilière du calcul de l'ISF.  OK, certains propriétaires concernés n'ont pas acheté pour "jouer au casino foncier" mais nous ne voyons aucune priorité, si ce n'est électorale[1], de les exempter d'une logique foncière dont ils jouissent et que les autres subissent.
( - Tout ça c'est bien beau m'sieur Baroin, mais pour la défiscalisation des travaux d’agrandissement de la loggia on fait comment ?)
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Ce n'est pas ce type d'exonérations immo (carrez propose 500.000 euros de décote rien que ça) qui rabaissera le prix du m2 de certains quartiers inaccessibles au commun des mortels. Là aussi, reconnaissons une constance de droite : elle entreprend tout pour maintenir les prix du secteur à la hausse :
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1 / que les biens de son électorat ne se déprécient pas à l'argus. 
2 / que "le dynamisme" des banques soit maintenu, quitte à vendre aux insolvables. On y vient peu à peu. (cf. le PTZ+ et la privatisation rampante du parc locatif social.)
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L'autre motif de Carrez pour le relèvement de seuil : exonérer "les classes moyennes, sans parler des très nombreux contribuables qui ne font pas de déclaration mais sont très proches".
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Précisons que le patrimoine moyen des français se situe aux alentours de 165.000 euros (ce qui me parait déjà bien haut) et que le "qui ne font pas de déclaration" est une euphémisme pour "qui fraudent massivement". L'ISF étant un impôt déclaratif, là où le petit contribuable avec sa déclaration préremplie a toutes les chances de se faire chopper pour un écart de 30 euros, le propriétaire retraité (qui bénéficie déjà d'un abattement de 10% sur ses impôts) qui a acheté sa maison dans les années 70 pour finir de la rembourser, sans douleur grâce à l'inflation des salaires, dix ans après (qui est donc assis sur un gros tas de thune pour peu qu'il soit dans un coin "prisé", c'est à dire bientôt partout vu qu'il y a pénurie organisée) peut sciemment en sous-évaluer la valeur et ne pas payer l'ISF (rien de plus simple puisqu'il faut que les services fiscaux établissent un comparatif entre deux biens rigoureusement identiques - ce qui arrive rarement - pour exiger son règlement).  Là aussi, étonnons-nous que, contrairement à son habitude sur le durcissement de la loi et le renforcement des contrôles, la droite songe à cette amnistie déguisée au prétexte qu'il y aurait trop de fraudes, euh pardon... trop peu de déclarations d'ISF. 
Bref, l'UMP tente de convaincre les classes-moyennes de la suppression d'un impôt que la majorité d'entre elles n'a aucun risque de payer (mais bon, tant qu'elles baignent dans le délire de l’éternelle hausse, elles ne s'épargnent aucun espoir), en offrant un joli cadeau à une tranche d'électeurs (les "riches pauvres" ou "pauvres riches") disposant d'un niveau de vie plus que confortable, tout en octroyant une ristourne supplémentaire aux très riches de ce pays, déjà proportionnellement moins imposés que les smicards. (35% pour le très riche - voire beaucoup moins s'il a l'aide, et il l'a toujours, de bons avocats fiscalistes - contre 45% pour le type au smic).
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Au passage est encore véhiculée l'idée que l'impôt est un boulet, qu'il tue la compétitivité, détruit la couche d'ozone et égorge les enfants.  Les impôts ce sont d'abord des hôpitaux, des écoles, des enseignants, des routes, des infrastructures de qualité... Si cela a tendance à partir en breloques et à en mécontenter certains (note que la propagande de l’impôt trop cher va de concert avec celle d'un service public médiocre), ne pas oublier que le gouvernement orchestre ce mouvement.  Il détruit le service public, organise sa désorganisation pour le vendre à prix cassé, à la découpe, à ses poteaux du privé.  L'autre constante action d'une droite,  il est vrai très "cohérente".
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Quand le pays en sera arrivé là... non seulement tu ne paieras pas moins d’impôt, mais il est fort probable que la version relooké "moderne" et compétitive de notre service public évaporé te coûte deux à trois fois plus cher. Vu et vérifié dans ces pays sur lesquels il faudrait s'aligner

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[1] A l'approche des présidentielles, dans un contexte de défiance, chaque voix de l'électorat chouchouté, mais dérouté, compte : du golden-retraité (à 4X4 et siège de baignoire automatisé pour déguster sans effort, drapé d'un tapis de bulles de savon bio, le "C dans l'air" spécial les français ne sont pas assez productifs) aux jeunes couples visant l'enrichissement par le pavillon en plâtre, bâti sur marécage, payable en deux fois 30 ans de soumission salariale.  


[update 15.02.2011 : Le Monarque déclare qu'il veut supprimer l'ISF. Au moins c'est plus clair, bien qu'il contredise son ministre du Budget en moins de 24 heures, mais on n'est plus à ça près.


[update 2 15.02.2011 : le même jourla justice ordonne l'expulsion du collectif Jeudi noir du bâtiment de l'avenue Matignon qu'il occupe depuis décembre.]

16 commentaires:

mike hammer papatam andropov a dit…

Non, mais il est vrai qu'il faut rétablir la vérité vraie : Je l'ai vu, cet impôt, de mes yeux vus, égorger des petits nenfants qui sortaient tout juste de l'école, afin de courir jusqu'à la Fac d'économie récupérant TOUJOURS le banc le plus proche du prof.

Ca vous démotive la croissance, ce monstre tapi dans nos luxueuses avenues. Reléguons cet envahissant demeuré dans les ruelles cradingues, bourrées de pauvres.
Et qu'ils lui refilent eux-mêmes toutes leurs allocations qu'on leur octroye déjà largement.
Ca fera auto-gestion, c'est ça qu'ils voulaient, non ?

Très beau billet, particulièrement démonstratif.

Jerome a dit…

Là où je ne te rejoins pas, c'est qu'il ne faut pas considérer que l'impôt est la solution miracle à toutes les misères du monde.
Et la jalousie inter-générationnelle n'apportera pas la solution aux problèmes actuels, même si je suis parfaitement d'accord pour dire que notre génération a été sacrifiée par celle qu'il l'a précédée.

Les impôts ce sont d'abord un gouffre immense où tout part telle une chasse d'eau géante.
Où partent tous ces milliards puisqu'on voit tous les jours notre service public partir en débandade ?

Pourquoi nous demande-t-on toujours plus d'impôts et pourquoi réduit-on le nombre d'infirmières, de profs et qu'on privatise les autoroutes ?
Ca veut certainement dire trois choses :
1- soit il y a des gens qui se servent au passage. Ce serait alors un détournement de fonds à côté duquel Moubarak serait un petit joueur
2- soit il y a une armée mexicaines de gens qu'on paye à rien foutre pendant qu'on coupe sombrement dans les missions régaliennes de l'Etat.
3- soit on utilise l'argent à tort et à travers (ce qui n'est jamais qu'une extension du point 2)

Comme j'ai confiance dans notre démocratie (et notre cour des comptes), je me refuse à penser que le point 1 soit la cause principale.

Et ce sont les points 2 et 3 qui ressortent des rapports de ladite cour des comptes.

Bref, il faudrait réformer l'Etat. Arrêter le gâchis et arrêter de payer des fonctionnaires qui ne servent à rien pour mieux payer ceux qui servent l'Etat.

Si on fait ça, l'Etat sera alors créditeur et pourra rembourser les milliards qu'il emprunte chaque année.
Dans 10 ans, on pourra alors baisser les impôts et tout le monde sera content.

Mais c'est un doux rêve... continuons à augmenter les impôts pour gâcher encore plus de milliards.
C'est la seule chose sur laquelle le peuple de France arrive à avoir un consensus.

yazan a dit…

L'impôt freine la croissance selon eux! C'est bien pour ça qu'ils baissent les impôts des riches, faut bien faire revenir ces investisseurs qui se sont expatriés là où les taxes leurs sont plus avantageuses....
Sauf que... Ils sont pas revenus, ces riches, malgré défiscalisations, bouclier ou autres niches fiscales en abondance... bin oui... Ainsi vont les riches....
Alors, puisque qu'il est à présent démontré que la sacro sainte doctrine de droite visant à baisser les impôts des riches est totalement contre productive, reste plus qu'à faire l'inverse!
Même taxés, tant que y'aura de l'argent à se faire, y'aura des rapaces pour se bousculer au portillon!
MA DOUE BENIGETT!!!!!

Anonyme a dit…

j ai lu dans le canard enchaine de cette semaine que la moyenne d age de l electorat francais est de 55 ans. Donc il faut pas s etonner si l UMP va draguer ceux ci.
Surtout que ceux ci sont traditionellement le coeur de son electorat

Par contre dire que plus d impots ca fera des sevices public meilleurs, c est tres optimiste. Si on se compare a l Allemagne (non pas parce que c est la reference de Sarko quand ca l arrange mais car c est un pays ou j ai vecu et qui est de taille comparable a la notre) on a:
- des services public fonctionnant en general mieux qu en france
- un % d impots par rapport au PIB inferieur au notre

Si en France on paye plus d impots ca sera pour subventionner encore plus les paysans, sauver les heritages (a votre avis, pourquoi on parle maintenant de la necessite de prendre en charge la dependance ?) et autres mesures clientelistes du meme genre

La France est extremement mal geree, les impots sont complexes et bourres d exemption ce qui fait qu évidement tout le monde a l impression de se faire avoir et de payer plus que le voisin pour des depenses pour le moins discutables (qu il s agisse des voyages de nos ministres ou d engloutir des millions dans des JO a Annecy pour prendre des exemples recents)

Abdel Housni a dit…

Salut,

Assez choquant le fait que le petit smicard paie plus (proportionnellement) que le gros riche...

Si cela convient aux français, que trouver à redire à ce système ?

@++

seb musset a dit…

@anonyme @jerome > qu'il y ait un problème de gestion, certainement vrai dans certains secteurs et cela nous ramène à la question du contrôle citoyen à un niveau plus "humain" par exmeple via les collectivités.

1 / Mais comme je le dis dans l'article tout est sciemment fait pour foutre le boxon dans les services en question et convaincre le contribuable du bienfait de la privatisation (c'est le méthode pour la poste, le pole emploi...). Actuellement la SNCF est dans le viseur, bizarrement sa "modernisation" conduit à un fonctionnement moins performant qu'il y a 30 ans !

Dans cette optique, privatisation ou pas, soyez assurés que vos impôts ne diminueront pas bien au contraire puisque tant qu'il y aura un secteur public et une croissance molle, il y aura toujours de bonnes raisons de l'accabler de tous les maux.

Parallèlement, le public basculant dans le privé celui-ci va ses couts exploser. On ne parle pas ici d'une concurrence "bonne" ou Free arrivant sur le marché permet aux autres de s'aligner à un forfait à 30 euros (truc toujours pris en exemple par les libéraux, et d'ailleurs remis en cause depuis le 1er février) mais bien de violente hausse, voire de création des coûts, sur les accouchements, les soins du cancer,l'alphabétisation...bref tous ces domaines qui marchent plutôt mieux qu'ailleurs et sont globalement accessibles à tous pour une qualité relativement équitable sur tout le territoire (même si la aussi, les politiques actuelles favorisent la désagrégation). Dans ces domaines là, il y aura la qualité pour celui qui peut payer, et le discount pour les autres. Mais, nouveauté, il y aura également d'OBLIGATION de passer par le privé (avec perversion de l'esprit des lois sociales, Ex : cotiser pour ta retraite est obligatoire par la loi et tu seras obligé de passer par le privé dans les faits.) Ce gouvernement apporte des bassins de population au marché. L'impôt sera toujours obligatoire mais concentré sur le privé (c'est à dire les quelques gros groupes dominants).

2 / Son discours sur le refus d'augmenter les impôts est faux (enfin il est vrai pour les riches, qui ont même vu leur imposition diminuer comme jamais depuis 40 ans). Ce gouvernement n'a eu de cesse de créer des taxes depuis son arrivée (je crois que l'on en est à 35 soit presque une par mois.)

@abdel > Pour commencer à m'intéresser à la question, c'est proprement hallucinant. En gros, si tu es riche en France, tu peux tout simplement NE RIEN PAYER (voire récupérer de l'argent). Aujourd'hui, Le Sénat s'est encore prononcé pour une défiscalisation supplémentaire pour l'investissement (mon cul) en outre-mer.

seb musset a dit…

tiens... a propos de SNCF

http://owni.fr/2011/02/15/prison-automate-lexemple-dune-gare/

Anonyme a dit…

C'est quoi ce truc des allemands qui paient moins d'impôts ? D'une part, le prélèvement à la source du salaire désavantage financièrement les résidents au détriment des frontaliers qui paient leurs impôts en France. D'autre part, si le long de la frontière les allemands viennent en nombre s'installer, c'est sans doute aussi que c'est financièrement plus avantageux.

Anonyme a dit…

Il faut déjà voir que le taux de PO en France demeure à peu près stable, autour de 40-45% (en fonction des cycles économiques il y a plus ou moins d'argent qui rentre). Aux Etats-Unis ils en sont à 30% à peu près, MAIS ils n'ont pas la Sécurité sociale ! Or la plus grosse part des dépenses des administrations publiques sont des dépenses d'assurance sociale (et PAS des dépenses de personnel, donc le coup des fonctionnaires c'est un peu usé). Sur 1000 Mds de dépense publique, environ 300 Mds de l'Etat proprement dit, 200 des collectivités locales, et 500 de la Sécu. J'ai envie de dire : et alors ? Si certaines prestations considérées comme essentielles sont socialisées (bouh le vilain mot), ce n'est pas un mal en soi. Chacun cotise en fonction de ses moyens, et perçoit des prestations selon ses besoins. Moi ça me paraît bien.
Vous voulez de la santé et des retraites à la sauce US ? Signez là (mais seulement si vous êtes thuné, et attention aux petits caractères).

D'autre part, il faut s'attarder sur la structure de ces PO : qui paie ? Et là, comme tu le notes fort justement, les plus aisés ne sont pas les plus sollicités au regard du fric qu'ils possèdent.

On rappellera que les impôts les plus productifs sont la TVA et la CSG, qui touchent les consommateurs et les travailleurs avec des taux identiques pour tous. Donc les plus pauvres y consacrent une plus grosse part, proportionnellement à leurs revenus. C'est l'adage bien connu "Taxons les pauvres, ils sont pauvres, mais ils sont nombreux". Et dans le même temps, les riches viennent pleurnicher pour les quelques centaines ou milliers d'euros d'ISF dont on les soulage chaque année. Donc on fait des "allègements" pour les riches, ce qui creuse la dette, ce qui oblige l'État à emprunter aux dits riches contre intérêt, et justifie de sabrer dans les dépenses sociales qui profitent au plus grand nombre (grand nombre qui paie le plus).

Tout ceci est finalement assez scandaleux.

Anonyme a dit…

"OK, certains propriétaires concernés n'ont pas acheté pour "jouer au casino foncier" mais nous ne voyons aucune priorité, si ce n'est électorale[1], de les exempter d'une logique foncière dont ils jouissent et que les autres subissent."

C'est un point sur lequel je ne suis pas d'accord. Prenons l'exemple du gars qui a un revenu disons correct et qui a acheté il y a 20 ans un appartement qui a quadruplé artificiellement (pas un gars multi-propriétaire ou un fils à papa, et il y en a). Il se retrouve donc avec un patrimone "virtuelle", dans le sens où il n'a pas vraiment cet argent, et il va payer dessus un impot sur la fortune dont la seule justification ne vient pas qu'il est riche mais qu'il y a eu spéculation. L'ironie du truc, c'est qu'il est obligé de se loger pour moins bien, en revendant donc, et en plus, il lui faudra payer son futur appart 4 fois le prix également. On me dira que ces cas sont minoritaires. Je pense que c'est vrai mais ce n'est pas uen raison pour les nier.

seb musset a dit…

@anonyme > C'est un vrai problème que je nie pas (mais loin d'être un une priorité par rapport aux millions de gars dans la merde).

Il faut également voir où se situe le bien en question. (exemple le centre de Paris, prix le plus cher de France, à une taxe d'habitation faible comparée à certaines banlieues puisque son calcul est basé sur "la valeur locative en 1970" et qu'a l'époque les immeubles modernes - les barres d'aujourd'hui - se louaient plus cher que les vieux apparts en ville valant une fortune aujourd'hui).

C'est un problème pour les locaux dans certaines zones rurales devenus prisées ou touristiques. Là je ne vois pas de solutions pour les exempter, c'est la spéculation qu'il faut limiter. Les décisions doivent être prises en amont pour bloquer la montée des prix ou sanctuariser des zones...

Anonyme a dit…

En effet, je suis d'accord sur le fait que la cause première est la spéculation, et le maintien artificiel des prix à ce niveau

Le gars de mon exemple n'en est qu'une conséquence, nous sommes bien d'accord là-dessus (et effectivement, le cas en question concernait un appart parisien ou proche banlieue)

Tassin a dit…

Juste un petit aparté sur la SNCF puisque Seb l'a mentionné.

Le plus cocasse dans cette histoire de tentative de privatisation de la SNCF, c'est qu'elle a été créée dans les années 30 en nationalisant les compagnies de rail... privées qui étaient incapables d'assurer le service et faisaient faillites les unes après les autres!

stefetrachel a dit…

cela va nous donner de plus en plus de scene comme celle ci dans les mois à venir les salariés vont s agacer à force

http://www.youtube.com/watch?v=fyl91YhYV1M

BA a dit…

Le nouveau siège de l'Otan à Bruxelles coûtera plus de 110 millions d'euros à la France.

Le nouveau siège de l'Otan, qui sera construit en face de l'actuel à Bruxelles d'ici à 2015, coutera plus de 110 millions d'euros à la France, soit un peu plus de 10 % de son coût total.

Le secrétaire général de l'Otan a mentionné récemment que le projet global de construction devrait s'élever aux envrions d'un milliard d'euros, le double du chiffre évoqué l'année dernière et dont nous faisions alors l'écho sur ce blog.

Interrogé par nos soins, le ministère de la Défense a bien voulu nous communiquer les précisions suivantes sur la contribution de notre pays :

" La France participe à hauteur de 11,7477% pour les parties communes (clé à partir de notre part relative dans les budgets de l’OTAN) et de 3,776% des parties privatives (parkings). Sur la durée du projet, notre participation s’élève à 110, 112 million d’euros".

La France est le quatrième contributeur financier au sein de l’Alliance, derrière les Etats-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni.

Alors que les responsables de l'Alliance atlantique et notamment le secrétaire général de l'Otan ne cesse de dénoncer, souvent à juste titre, la faiblesse des dépenses militaires en Europe, le choix de consacrer un milliard d'euros pour abriter la bureaucratie de l'Alliance mériterait au moins d'être discuté...

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Le-nouveau-siege-de-l-Otan-coutera-plus-de-110-millions-d-euros-a-la-France_a132.html

Blogueur Influent a dit…

Le gouvernement a proposé que chaque français ait un minimum de 1500 euros pour vivre chaque mois, afin que chacun ait des conditions de vie décente, puisse se loger et se nourrir.
Vous m'avez cru ?
Mais non évidemment, personne ne m'a cru, ma blague tombe à l'eau, le gouvernement s'est juste battu et se battra avec constance pour qu'aucun millionnaire ne paie plus de 50% d'impôts, faut pas désespérer Bettencourt !
Tiens, je m'en vais relire le livre des Pinçon/Pinçon-Charlot : Le président des riches : Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy. Déprimant, mais utile.