mercredi 23 septembre 2009

le gendarme à new-york

Parce que Broadway c’est déjà un peu Pittsburgh et qu’il faut au moins 4000 kilomètres de distance avec le pays dont on a la charge et des buildings derrière soi[1] pour en imposer aux culs-terreux coincés à la maison, ce 23 septembre et après l'avoir bien rodé, le monarque a livré à ses ouailles un talk-show multi canal en à peu près live from New-York devant un Ken et une Barbie déjités [2].


Gagne du temps lecteur. Tu es las du bonhomme et de ses gesticulations, notre comité de rédaction a retenu la crème de son interminable intervention : Ces accroches syntaxiques pour lesquelles tout le barnum fut orchestré.

A savoir, par ordre d'entrée en scène :


"La crise est un tsunami". "Fallait bien qu'on bouge puisque rien ne tenait". "C'est La France qui a eu l'idée du G20". "Pourquoi la crise ? Mais parce que le capitalisme est devenu fou". "La France s'est battue". "Les paradis fiscaux et le secret bancaire, c'est terminé". "il faut plafonner les bonus". "Nous sortons d'un trimestre de croissance positive". "La semaine dernière j'étais au Brésil pour vendre des rafales". "Carla m'en parle beaucoup". "Non je ne pense pas à 2012". "Il n'y a pas l'ombre d'un propos raciste dans la bouche de Brice Hortefeux". "Je n'ai pas le droit d'être négligent dans ma façon de m'hydrater".

Pour le fond : Taxe carbone, hausse du forfait hospitalier dans les tuyaux et impôt accident du travail, enfin, pour ceux pas déjà victimes d'un chômage dont il sera ici moins question que de l'Iran. A ce sujet ne boudons pas notre plaisir : Pour une fois que le monarque fait l'éloge de la manifestation, qui plus est dans le cadre de la contestation populaire d'un scrutin présidentiel !

Malgré ses efforts en pédagogie du désastre et une habile prise en pogne de l'interview (à base de je me pose moi même les questions auxquelles je veux bien répondre),
question efficacité du discours le comité de rédaction a cru détecter quelques inhabituelles traces de lassitude chez les passeurs de plats.

En témoignent ces images de déjités capturées au plus violent de l'offensive :



Mince... avec toute cette fausse agitation, j'ai raté les Simpsons.

C'est tout de même d'un autre calibre au niveau gag.



[1] A la différence des ouvriers de Faurecia, les choisir bien grands.

[2] "Déjité", nom masculin désignant un type de journaliste français. Le déjité est un animateur d'information envoyé sur le terrain. Fait relativement exceptionnel. Le déjité n'étant pas réputé pour sa témérité, ce transfert est généralement articulé autour d'un voyage présidentiel à minimum quatre heures d'avion du plateau parisien. C'est ainsi que l'on retrouvera plus facilement le déjité à Washington cirant les mocassins de quelque président qu'en té-ci entrain de disserter avec du jeune sur les bienfaits de la répression policière à jet hydro-pulsé.

14 commentaires:

labilbe a dit…

Merci pour le résumé bref mais intense :)

Anonyme a dit…

zolive
Seb, il faudrait te créer une emission rien que pour toi, genre à 21h juste après le JT, que tu commenterais et recadrerais...

Yann a dit…

Il ne faut surtout pas oublier cette perle "e monde court à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans le couche d’ozone"

Anonyme a dit…

Mouais. Les Simpsons, c'était quand même mieux avant. Les pieds nickelés à New-York, c'est bien drôles aussi.

Homer a dit…

Je fais le vœux qu'il soit interviewé par un journaliste étranger. Juste pour le mettre dos au mur.

seb musset a dit…

Pour l'utilisation du mot "coupable" à la place du mot "prévenu" que je n'ai pas relevé sur le moment (Déjà 25 minutes de Tranksen présidentiel dans la tronche)

Prémédité ou pas, je ne vois que 2 explications (cumulables) :

1 / l'ex-avocat d'affaires ne mérite pas sa qualification.

2 / C'est le signe extérieur d'une sur-confiance dans le verdict à venir.

supahumandignity a dit…

Je n'ai pas écouté en Live...Mais la remarque de Yann dans les commentaires après la lecture de ce post m'a vraiment intrigué.

Je suis donc aller voir ses déclarations !!

Extrait des ses déclarations intégrales en ligne.
de 14:25 à 14:53
"Des scientifiques et des savants du MONDE ENTIER,
se sont réunis pendant DES MOIS ET DES MOIS,
pour dresser un CONSTAT,
(et c'est le CONSTAT qui est ACCABLANT ! ) :
Le MONDE va à SA PERTE, si on continue à ÉMETTRE DU CARBONE
qui créer un TROU DANS LA COUCHE D'OZONE et qui BRISE LES ÉQUILIBRES DE LA PLANÈTE.
ça c'est UN CONSTAT !! "



C"est plus qu'une perle!! C'est un diamant de pensée unique simplifiée à l'intention de golems volontaires pour sauver la planète à grand coups de maisons en bois, et de 4X4 hybrides...
Et de révéler à la population (une fois encore) un ennemi commun à combattre: le si cruel CO2 !!!

Anonyme a dit…

J'ai du mal à respirer... vous pensez que c'est à cause du CO2 ?

merci pour le résumé.

En France, on a pas de pétrole, mais on a Sarkozy... ?!

Anonyme a dit…

Très bien vu la sortie sur le soutien aux "manifs" iraniennes.

L'année prochaine, Sarko défilera en tête de cortège de la CGT le 1er mai.

un autre Séb

stephane a dit…

La fin des paradis fiscaux remplit le pot

Mais si le bien être culinaire d’un Français n’a pas de prix, il a un coût. Un gentil français présent sur place et soucieux des deniers de notre État impécunieux a trouvé le temps de contacter Bakchich pour s’émouvoir du montant de cette ô combien nécessaire mobilisation du savoir-faire français pour entamer la résolution des problèmes du monde. Et le chiffre, en temps de crise et de déficit abyssal, n’est qu’une goutte d’eau dans le puit sans fond de la dette (140 milliards annoncés pour 2008). Autant dire que 400 000 euros de plus ou de moins dans les caisses vides de l’État, tout le monde s’en tamponne. Les caisses de l’État ne vont pas tarder à déborder. Eh oui, « les paradis fiscaux, c’est terminé », comme l’a dit Sarkozy lui-même mercredi soir en direct à la télévision. Et qui dit fin des paradis fiscaux, dit retour des milliards planqués par nos pauvres élites, donc allègement considérable de la dette ! Encore un événement à fêter !

A lire ou relire sur Bakchich.info

stephane a dit…

4000 invités, une facture de 400 000 euros.
Sarkzoy a régalé la communauté française de New York lors d’une petite sauterie mercredi 23 septembre au soir. On ne passe pas tous les jours à la tribune de l’ONU…

Tassin a dit…

@ supahumandignity :

Qu'est-ce que tu reproches aux maisons bois?

BA a dit…

Les défaillances d’entreprises ont augmenté de 22,7 % en août en France sur 12 mois, égalant le précédent record qui devrait être dépassé à la fin de l’année, apprend-on auprès d’Euler Hermes.

Sur les 12 derniers mois, près de 63.800 défaillances ont été constatées, un chiffre comparable à celui enregistré lors de la récession de 1993, a précisé Karine Berger, directrice des études chez Euler Hermes Sfac.

"C’est le glissement le plus élevé enregistré depuis le début de la crise", a-t-elle déclaré à Reuters.

"Nous prévoyons que les défaillances atteindront près de 70.000 à la fin de l’année, ce qui serait un record historique", a-t-elle ajouté en confirmant les dernières prévisions de l’assureur-crédit.

http://www.lesechos.fr/info/france/reuters_00186257-hausse-de-22-7-des-defaillances-d-entreprises-en-aout.htm

Oui, mais nous restons positifs.

Répétons tous ensemble le nouveau slogan des hypermarchés Carrefour : « Le positif est de retour. »

Répétons les belles déclarations de madame la marquise Christine Lagarde : « La récession est finie. »

Yann a dit…

Entre MAM et Titine, je ne sais qui élire comme la reine des discours optimistes. Souvenez-vous lorsqu'en juin ou juillet (juin je crois) le taux de chomage a légèrement diminué. Tout de suite Titine s'emballait en annonçant que grace à l'intervention du gouvernement dans l'économie, la récession est finie en apportant pour preuve cette baisse conjoncturelle du chômage. Comment peut-on établir de telles conclusions avec un seul chiffre, que je considère comme étant un artéfact?
Tout comme le discours rassurant (toujours de Titine) en octobre dernier nous faisant croire que la France allait être touchée par la crise de façon limitée. J'appelle ça le "syndrome du nuage de Tchernobyl"....