samedi 4 octobre 2008

Mon Apéro chez des UMP : Le pire contre-attaque

Pour ceux qui ont raté le premier épisode : c'est ici.

Même décor, mêmes intervenants. Neuf mois se sont écoulés.

SALON PARISIEN - INT.DEBUT DE SOIREE - (03.10.2008)
Muscadet et Bretzels chez le couple de quinquas parisiens angoissé par le calcul de ses retraites, le montant total de ses minimes héritages, tout à la fouille de ses tiroirs, histoire de dénicher quelques babioles à vendre sur ebay. Le mari, encarté UMP, digère moins bien la vie qu'en février dernier. Il aura mit le temps mais il me croit maintenant : Christine Lagarde a un "pet au casque" !

Pour le reste, mon encarté a des aigreurs d'estomac : Il n'a pas fini de payer l'appartement acheté il y a deux ans, sur conseil du banquier, après trente-et-un ans de location. (Pour info : Le bailleur était un grand assureur qui a "subitement" liquidé son stock immobilier parisien à un "prix préférentiel" pour ses locataires, "prix d'ami" supérieur au "prix du marché" actuel.)

LE QUINQUA DANS LE CACA ENCARTE UMP respire un peu
Pour l'instant à Paris ça va, ça ne baisse pas.

SEB MUSSET conciliant
Non, non pas trop...

Je le devine se torturant pour savoir comment il va passer entre les gouttes du mecano économique qui lui tombe sur la gueule. Il a quand même renouvelé son adhésion à l'Union pour la Monarchie des Puissants. J'ai beau lui dire qu'un encartage n'est pas un contrat europ-assistance et qu'il ne faut pas compter sur Frédéric Lefebvre ou Brice Hortefeux pour honorer ses mensualités ou lui faire de la place dans leurs chambres d'amis quand il sera jeté sur le trottoir, rien n'y fait. Son argumentaire est puissant :

LE QUINQUA DANS LE CACA ENCARTE UMP
Le site de L'UMP est tellement bien fait avec toutes ces vidéos !

SEB MUSSET
Mais, concrètement mon bon monsieur, pouvez-vous me citer une chose qu'il vous a apporté votre Président en deux ans de mandat merdeux ?

LE QUINQUA DANS LE CACA ENCARTE UMP
Ah bah tout de même, avec la loi sur les seniors, on va pouvoir être à la retraite et continuer à travailler !

C'est sûr que vu sous l'angle régressif, il n'y a rien à dire.

A ce propos, Madame, qui jusque là se taisait en buvant son Schweppes dans un coin du salon, s'est mise à faire des "ménages" - comprendre du baby-sitting - pour arrondir les fin de mois. Oui, après avoir pourri le marché du travail de leurs enfants sur la base d'un non-partage appuyé, les jeunes retraités songent sérieusement à piquer les "jobs" de leurs petits-enfants.

L'EPOUSE DU QUINQUA SOUS QUININE susurre en lapant son godet.
Y a beaucoup de demandes en ce moment.

La dégelée capitaliste mondiale ? Pas la peine d'en rajouter : Recroquevillé derrière ses piles de Paris-match, le couple ne pense qu'à elle. La "crise financière" conditionne désormais ses moindres faits et gestes. Les certitudes s'effondrent mais pas les habitudes. On vote à droite, on votera toujours à droite, jusqu'à l'apocalypse du marché. Le Président n’est plus nommé. Même dans ce milieu acquis à l'UMP, le nom du pauvre type au costard trop grand accompagné de sa pouf en papier glacé devient peu à peu une injure. Mais peu importe les hommes, dans le beau salon à patins, il est question de "principes". Le gaga couple quinqua préfère tout perdre en bourse et renflouer les banques jusqu'à sa propre banqueroute. Au bout de la misère, même s'il doit être SDF, le gentil couple choisira la mort plutôt que la gauche.

Sarko, c'était Bruce Willis dans The last man standing, le dernier recours. Celui-ci se révèle impuissant : Il n’y a plus d’espoir.

C'est là, au détour d'une troisième rasade, que l’impossible arrive. En trinquant au kir tranquille, l'encarté UMP et moi, tombons enfin d’accord :

SEB MUSSET
Tout cela va continuer avec une de ces guerres mondiales dont l'humanité quand elle est à bout de souffle a le secret ! Les gouvernements occidentaux ont atteint les niveaux d’impuissance et de discrédit requis. Les peuples sont désespérés. Et L’économie ? L'économie, mon bon encarté, elle n’attend que ça !

LE QUINQUA DANS LE CACA
Alors santé !

SEB MUSSET
Oui, trinquons. Nous sommes là pour ça.

Prochain épisode : Le retour du jeudi (noir bien sûr)

2 commentaires:

Tom a dit…

Le beauffissime "s'ki nous faut, c'est une bonne guerre", ça marche à tous les coups.

Hé ! On l'a, la guerre.

Vincent a dit…

Je cite : "Oui, après avoir pourri le marché du travail de leurs enfants sur la base d'un non-partage appuyé, les jeunes retraités songent sérieusement à piquer les "jobs" de leurs petits-enfants."

Ceci est une chose non dites par les médias et par le gouvernement.. Je me tue à l'expliquer depuis des années à mon entourage.. Comment est ce que ne peut pas le comprendre ? c'est pourtant simple.. (bordel!)