31 décembre 2006

BONNE NOUVELLE : JE SUIS MOINS PESSIMISTE QUE LA REALITE !

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Le dictateur digne discute avec son bourreau cagoulé tandis que celui-ci lui passe la corde au coup. Petit comité énervé qui tire son coup en catimini matinal et filme sa barbarie justifiée au téléphone portable pour la faire circuler sur les réseaux du monde entier.

Le jour où le trois millième GI mort sur le sol Irakien est fêté, l’Amérique de Bush fait du tyran de toujours le nouveau martyre et, se réveille à sa raison guerrière : Merde les mecs on avait oublié ! Il nous faut un ennemi ! Ou, selon ses mots de messie :

GEORGE BUSH
- C’est une étape importante pour la démocratie !

A l’heure où Saddam Hussein aurait du, au nom de l’histoire et pour que ses victimes ne soient pas mortes en vain, témoigner à vie de ses crimes, son corps froid est déposé à l’arrière d’un pick-up pour un dernier trajet à travers le désert irakien. Au premier matin de l'année, il est balancé dans la fosse commune de l’oubli.

28 décembre 2006

IL FAUT QUE LES CHOSES SOIENT DITES...

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Ce soir-là autour d'une belle pièce de charolais dans un restaurant bondé du quinzième arrodissement de Paris, à l'abri des sans-abris, un jeune ex-londonien, l'avenir de La France parti se construire à l'étranger depuis dix ans, nous gratifie d'une sentence si judicieuse :

- Quand t'es riche, faut vraiment être con pour devenir pauvre !

Le reste de la nuit n''est qu'une de ces longues beuveries dont on ne prend physiquement consicence de la portée qu'un à deux jours aprés.

23 décembre 2006

MYTHE, HYSTERIE ET ROUTINE (update)

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Y en a toujours de la vieille conne qui fête noël, seule depuis vingt ans, qui vient acheter sa sélection de mini-buchettes. Elle ne sait pas quoi prendre Mamy alors elle hésite, repose, reprend et finalement embarque quinze mini-buchettes chez elle pour goûter. Elle reviendra qu’elle dit avec un sourire angoissé, pour prendre le modèle king-size ad-hoc qui saura la contenter lors de sa célébration en solitaire devant le grand bêtisier de l’année sur TF1. En attendant, elle rédige son chèque d’une main lente. A ma caisse. Devant moi !

Tout cela me fait perdre un temps précieux que je pourrais consacrer à me droger par exemple.

L’hystérie de Noël reste pour moi un de ces mystères s’approfondissant avec les années. Qu’est-ce qui anime les gens, même les plus athées, les plus isolés, pour fêter noël chaque fois à la même date imposée, souvent pas pratique ? Faire son Noël ! Même de misère, mais surtout, surtout, ne pas se retrouver comme un con, hors du jeu, le soir de la fête conventionnée. Célébration chrétienne puis auto-célébration des familles, devenue désormais la piqure de rappel, entre halloween et les soldes, du consumérisme triomphant : il faut avoir pour être. Pourtant, des timides illuminations parisiennes à la non-récurrence du jingle bells dans les boutiques de ma région, cette édition française m'apparait austère.
Le peuple retient son souffle et frissonne en silence, il s'économise pour des lendemains qui pleurent.

20 décembre 2006

19 décembre 2006

MAIRIE CRISSE MEUSSE > PARIS EN DECEMBRE, LE BILAN

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Sur les maréchaux sud-est reliant la porte de Montreuil à celle de Charenton, j’assiste au désolant spectacle d’une capitale vieille et sale : Trottoirs boueux où s’entrechoquent dans les frissons vagabonds, petits cadres méprisants qui rentrent du boulot et laissés pour compte. Plus loin, un plus chanceux, un adolescent, tabasse une copine à l'arrêt de bus. Certains s’insultent, de tous âges. D’autres, avec moins de courage, se jettent des regards haineux. L’endroit, jadis glorieux, n’est qu’un cloaque méritant sa désinfection.

Tout ce que m’offre à voir Paris, cette réunion d’humains se pensant plus vivants parce que sérrés - alors que plus sérrés, nous ne sommes que plus puants - me fait pleurer.

Et quelle météo !

18 décembre 2006

LA TREPANATION TRANQUILLE

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Nicolas Sarkozy prône la rupture tranquille, je ne vois dans son programme qu’une continuation violente.

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