lundi 9 octobre 2017

Flexibilité : Quand Macron et Collomb jouent aux Playmobils


Bande de riens. Gérard Collomb et Emmanuel Macron ont raison : vous êtes vieux et immobiles.

La vraie France de la Win ne se plaint pas. Elle est en marche. Elle fait des séminaires de remotivation le dimanche. Elle prend son petit déjeuner à Lyon vers 7h, déjeune sur le pouce à la cantine de Matignon, avant de faire quelques tournées l'après-midi en Uber (les chaises à porteur du XXIe siècle, la disruption est totale) dans les usines populacières de nos colonies de lointaine province pour sermonner aux feignants, virés au bout de 30 ans de boulot, comment mieux travailler pour moins cher à 5 heures de route de chez eux. Attention, il est important d’être armé pour affronter la bêtise crasse du salarié désemparé, un costume de chez Jonas et Cie fera l’affaire. C’est important pour être respecté, d'autant que c'est filmé. N’allez pas chercher la sophistication, puisque vous êtes chez les pauvres : un simple modèle à un SMIC fera l’affaire. 

Mais l’hyper-mobilité de la modernité en marche n'empêche pas de se détendre un peu. Vers 18h, la France de la Win se réunit à Cannes pour un afterwork constructif avec les derniers soutiens de gauche encore dans la secte. Le sujet : comment mieux récompenser ceux qui ont déjà tout, et leur assurer une meilleure sécurité dans ce monde de flexibilité ? Les tapas seront servis par Bruno Roger Petit.

Il est déjà 22h. Voilà un lundi bien rempli : 15h de boulot. Mais ça fait déjà trop "droit acquis" de compter ses heures, la France de la Win compte en kilomètres : 1840 kms dans la journée. Petite forme. Il est l'heure de se reposer. La journée de travail de demain risque d'être dérangée par les fonctionnaires. Mardi 10 octobre, les cyniques rétrogrades arpenteront en guenilles les rues de France pour la défense de quelques privilèges du monde ancien (salaire, retraite et autres luxes qui bouffent la marge nette de l'actionnaire). Don't care. La France de la Win est flexible, elle restera donc inflexible, et poursuivra son brainstorming sur la casse du code du travail par Google Hangout.

2 commentaires:

Gibbon a dit…

Flippant de réalisme… Le côté rassurant, c'est qu'il n'a pas fallu longtemps pour que le masque tombe. Encore un qui ne fera pas de second mandat…

babelouest a dit…

Bonjour Seb

Nous le savions, bien avant les pseudo-“élections” : pourquoi aujourd'hui encore, certains continuent-ils à ne jurer que par micron ?

Le grand Charles (1,93m) les traitait de veaux, aujourd'hui on parle de mougeons, apparemment ce sont toujours les mêmes volatiles à écailles sauf qu'ils ont en plus des cornes de limaces.

Il est dommage que désormais, grâce au scélérat traité de Lisbonne, nous puissions bénéficier, nous citoyens, de la peine de mort par tirs sciemment létaux de la part des forces dites « de l'ordre » censées nous protéger, si nous indiquons nos objections en empruntant les chaussées bitumées. Peut-être ce détail en refroidit-il certains, tentés de rejoindre les protestataires.

Amicalement
bab