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2 mars 2021

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En 30 après Gainsbourg

Il y a 30 ans ce jour (en vrai c’était le 3 mars), les bras chargés de mes « nouveaux » enregistrements pirate de Prince, en rentrant d'une matinée à l’espace Wagram où se tenait une convention du disque  j’apprenais à la radio la mort de Serge Gainsbourg. L'annonce me surprenait peu. Aussi loin que le tout juste majeur que j’étais pouvait s’en souvenir, j’avais vu trainer dans un triste état - plus ou moins alcoolisé - d’un plateau télé à l’autre celui qui se complaisait dans le rôle du poète dandy et maudit. Je n’aurais finalement connu « de son vivant musical » que très peu de temps Gainsbourg. Cinq ou six ans grand maximum du collège au lycée et je ne connaissais à l’époque que son versant « contemporain », le Gainsbarre de "Love and the Beat" ou "You’re under arrest", pourtant par son attitude (l'engueulade avec Catherine Ringer chez Denisot, son passage à Droit de Réponse avec le professeur Choron, son happening du billet de banque brulé dans l'émission 7 sur 7...) et sa décontraction à envoyer se faire foutre tout le monde avec la plus belle mauvaise foi du monde, il m’aura profondément marqué. 

J’ai mis du temps à découvrir d’abord sa musique (et le génie de ses productions des années 70, foncez écouter "Melody Nelson", "L'homme à la tête de chou" et ses BO de l'époque) mais aussi les raisons de son apparente insouciance face à la mort qui apparaissant alors comme une envie de destruction. Il le dit lui-même dans plusieurs interviews, c’est un rescapé. Il aurait dû mourir pendant la guerre à plusieurs reprises et son succès à été relativement tardif (la trentaine bien passée), presque contre son gré. Il est le WTF incarné. Les hommages dans les médias sont assez discrets ce jour. Et pour cause, à peu près tout ce qu’est le Gainsbourg que j’ai connu dans les années 80 serait aujourd’hui interdit d’antenne. Les paroles équivoques sur l’inceste, le sexe, la cigarette à tout bout de champ, les provocations jubilatoires, les blagues douteuses. Gainsbarre ne pourrait tout simplement pas faire carrière aujourd’hui ou alors dans les rubriques faits-divers et juridiques. A la place on a Vianney. C’est bien Vianney. 

Ci-dessous son passage dans l'émission "Sex Machine" en 1984. C'était sur le service public le samedi soir oui messieurs dames : 

 

1 commentaires:

Anonyme a dit…

"A la place on a Vianney. C’est bien Vianney".

S'il y avait que ce dernier. Dans le genre, on a aussi Christophe Mae et sa chanson "les gens" : jamais entendu quelque chose d'aussi mauvais, que ce soit la "mélodie", ou les paroles, il a recopié son dictionnaire de rimes le type. Comme disait Coluche : Quand on pense... Qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça se vende pas ! Le niveau est tombé bien bas. J'ai vraiment l'impression d'être un vieux con. Misère !

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