vendredi 18 mars 2011

2012, les politiques et le logement #1


Ils en ont un, n'en ont pas, peinent à le rembourser, cherchent en vain plus grand, se morfondent en taudis, étudient dans des chambres de 8m2, sont propriétaires mais précaires, se partagent un loyer dévorant les deux tiers de leurs revenus avec comme perspective d'y rajouter un jour le tiers restant : le logement est une préoccupation forte des français (la 4e parait-il), promesse de prospérité sans cesse repoussée ou  source de dépenses croissantes, de craintes et d'insatisfaction. 

En cette fin de trêve hivernale, histoire de "sonder" les intentions à un an du gros scrutin, j'ai visité les sites internet des principaux partis politiques, de gauche à droite, pour comparer leurs lignes directrices sur le logement. Rien n'est encore officiellement proposé pour 2012 et nous referons régulièrement le point. Mais, la forme et le fond nous renseignent déjà... 


1 / Les propositions du NPA : 
Sur le site, un dossier regroupe des articles pertinents sur le mal-logement et les efforts de l'Etat pour privatiser le secteur du logement social et pousser les ménages modestes dans la nasse du crédit. Dans le texte "nos réponses à la crise" clôturant le congrès de février 2011, le logement est considéré, au même titre que la nourriture, l'énergie ou l'éducation, comme un des fronts de l'offensive pour la garantie de l'accès aux biens communs. Le parti anticapitaliste se prononce pour "la création d'un grand service public du logement en expropriant les grands groupes de l'immobilier". Y voyant là "une condition pour proposer des logements bien isolés, sobres en consommation d'énergie".

Dans une fiche argumentaire, de fin 2009, on trouve des mesures plus précises : 
"- Construire 150 000 à 200 000 logements sociaux par an, de type prêt locatif aidé d'intégration (PLAI) et prêt locatif à usage social (PLUS), accessibles à plus de 70 % des ménages résidant en France. 
- Arrêter les 300 000 démolitions prévues par l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Au nom d'une prétendue mixité sociale, on supprime des logements en bon état et bien situés, des 4 et 5 pièces, remplacés, quand ils le sont, par des logements plus petits et plus chers. Ces destructions et reconstructions coûtent 190 000 euros par logement alors qu'une réhabilitation ne coûte que 26 000 euros.
- Lutter réellement contre les logements et immeubles de bureaux inoccupés depuis deux ans, avec droit de réquisition.
- Arrêter les ventes de logements HLM et renationaliser les sociétés HLM.
Bloquer les loyers, pour aller vers des loyers ne devant pas dépasser 20 % du revenu.
- Augmenter le budget, renforcer le rôle de l'État et remettre en cause des décentralisations passées et à venir. Contrôle par la population des besoins, des constructions, des attributions."

Attaque multilatérale. Disons qu'avec l'application d'une ou deux mesures, on améliorerait déjà considérablement la situation. 

  


2 / Les propositions du Parti de Gauche et du Parti Communiste : 
Les députés du PG et du PC ont cosigné un ensemble de mesures sur le logement dans une proposition de loi déposée le 15 Mars 2011. Ce "programme d'urgence pour le logement et de lutte contre la spéculation immobilière" sera "le point d'appui pour le programme de Front de Gauche" selon Martine Billard (PG). 
PG et PC se prononcent pour :
"- Des mesures d'urgence : interdiction des expulsions pour les personnes en difficultés sociales ou financières, pour les foyers prioritaires ou en attente de réponse, interdiction des coupures d'eau et d'électricité pendant la trêve hivernale.
- Augmenter la construction de logements sociaux en mettant l'accent sur les plus sociaux (type PLAI et PLUS) et fixer le taux de logements sociaux de la loi SRU à 30% "dans les zones tendues" et "25%" ailleurs. Multiplier par 10 les pénalités en cas de non-respect de la loi SRU
- Pour le parc privé : encadrement réglementaire des loyers. Suppression de la caution, du mois de carence pour toucher l'aide au logement et rétablissement de son caractère rétroactif.
- Rétablissement du 1% logement à 1%, "contre 0,45%" actuellement. 
Rehaussement du plafond de dépôt du livret A (qui finance le logement social) de 15.000 à 20.000 euros. 
- Suppression de la taxe sur les bailleurs sociaux (votée dans le dernier projet de loi de Finances).
Renforcement de la taxe sur les logements vacants."


Le respect de la SRU, vu l'hétérogénéité des situations, risque d'être moins idyllique que prévu. Le PC et le PG misent sur la loi et de fortes taxes. Ils visent la rapidité via des lois d'urgence. Mesures concrètes mais flou sur le droit de préemption ou la saisie des locaux vacants (évocation d'une taxe, non évaluée).


3 / Les propositions du Parti Socialiste : 
Quand tu googleises "ps, logement" tu atteris sur deux courts clips. Au milieu des circonvolutions lexicales à base de "il y aura un atelier sur la question de la ville habitée spécialement consacré aux questions de logement qui pourra faire le point sur la façon dont on vit en ville et la façon dont on souhaiterait vivre en ville", je n'ai retenu que :

Le renforcement de la loi SRU montée à 25% de logements et un "peut-être se couper UN PEU des démarches spéculatives" du plus mauvais effet.

Une fois encore : même à 20%, certaines communes préfèrent payer une taxe plutôt que rentrer dans les critères et devoir côtoyer du gueux. On peut monter à 50 ou 100% de logements sociaux si ce n'est pas respecté et que les sanctions sont faibles : on n'avancera pas. Quant aux démarches spéculatives, elles ont multiplié par deux en dix ans les loyers de la ville où je suis né, où avoir un travail ne suffit plus pour résider, donc il faut mettre en oeuvre plus que du "UN PEU".

En grattant dans le texte "41 propositions pour une nouvelle société urbaine", on trouve une approche intéressante dépassant le seul logement individuel et intégrant une politique urbaine avec, par exemple, "une SRU des commerces et services", même si les deux premiers articles du texte "maîtriser l'étalement urbain" et "inviter les jardins et réserves vertes au cœur de nos villes" sont contradictoires[1].  L'exode des classes populaires, avec force propagande télévisuelle et tapis rouge bancaire, vers leurs pavillons à crédit sur des terres jadis cultivables à deux heures de transport des lieux de travail s'intègre à merveille dans la logique de purification sociale des centre-villes, bio et sécurisés où les thunés (de gauche, de droite et d'ailleurs) préfèrent rester entre eux.

"- Construire massivement des logements sociaux. 
Imposer un tiers de logements sociaux dans chaque nouveau projet de construction. 
- Faire un repérage complet des logements vides pour augmenter la taxe sur les logements vacants.
- Accroître les moyens consacrés à des réserves foncières disponibles [droit de préemption sur les bâtiments en vente ?]
- Agir pour stopper les dérives des prix de l'immobilier en encadrant les loyers à la relocation.
- Accroître les aides à la pierre pour la construction de logements sociaux.
- Garantir une remontée à plus de 70 % de la collecte du livret A à la CDC. [Les banques s'y opposent.]
Limiter l'accès aux prêts à taux zéro aux foyers modestes et moyens. [arrêter de filer des aides aux riches, c'est louable, endetter les pauvres l'est moins.]
Augmenter la taxe sur les logements vacants dans les zones tendues
Faire appliquer immédiatement la loi SRU."

Constats de terrain et bonnes intentions mais manque de punch au niveau de la dénonciation de "la France des propriétaires" (cf. la mesure sur les prêts, et sa formule tarabiscotée sur "les moyens fonciers disponibles"). Le PS prône plus de constructions sociales mais n'aborde pas la réhabilitation des logements vétustes. Ce serait pourtant à la fois plus économique et écologique. Proposition essentielle : imposer un taux minimum de logements sociaux sur TOUTES les nouvelles constructions.  
Cette semaine, un groupe d'élus PS a également annoncé le dépôt d'un projet de loi favorisant la reconversion des locaux professionnels en habitation. Avec une taxe applicable au bout d'un an de vacances et mécanismes incitatifs pour la rénovation.

 


4 / Les propositions d'Europe Ecologie / Les verts :
De par sa proximité avec "les enfants de Don Quichotte" ou le collectif  "Jeudi noir", auxquels des élus des partis précédemment cités ont apporté leur soutien, EELV semble en pointe sur la question du logement.  On trouve des articles et des tribunes fort bien inspirées dans la presse ou sur le site de leurs eurodéputés mais je n'ai rien trouvé sur le site national. Je me suis donc basé sur les propositions du groupe EELV en région Île-de-France : (rapport détaillé et chiffré en .pdf)

"Construction massive de logements sociaux et très sociaux. [avec obligation normes BBC, défendre l’accès aux familles avec 25% de grands logements]
Renforcement de la Loi SRU. (En Ile-De-France la région accordera dorénavant son aide à la construction de PLS - logement social intermédiaire - aux communes présentant plus de 40% de logements sociaux.)
Reconquête des espaces vides et lutte contre le scandale des vacances. Dispositif de conversion des bureaux vides (5 millions de m2) en logements grâce à une prime supplémentaire (1500 euros) pour chaque opération de transformation. Proposition du doublement de la pénalité sur les logements vacants et d'une mise en place d'un droit d'expropriation sur les logements en état de vacances anormalement longues.
Lutte contre la précarité énergétique, via la mise en oeuvre d'un service public de l'énergie et la réhabilitation de 200.000 logements chaque année. [aides à la rénovation dans le parc privé]"

En gros, les mêmes points que PG-PC et PS sur la construction et la loi SRU. Comme le NPA, EELV envisage le droit d'expropriation sur les logements inoccupés. La prime sur la reconversion des logements est une bonne idée mais 1500 euros par opé ne motiveront aucunement banques et assureurs (fréquents propriétaires des bureaux inoccupés). 

5 / Les propositions du Modem :
On trouve sur le site du Modem des textes dénonçant des politiques "qui ont écarté les plus fragiles et les classes moyennes de l'accès au logement" appuyant sur la réduction constante des crédits de l'Etat en faveur de la production de logements sociaux, stigmatisant eux aussi la "vision étriquée" du "tous propriétaires" et la spéculation qu'elle entretient, avec un appel à un "toit digne et durable". Mais... aucune proposition.

6 / Les propositions du Nouveau Centre :
Aucune proposition trouvée dans le domaine sur le site du NC.

 
7 / Les propositions de l'UMP :
Vous trouverez dans mes billets un condensé des mesures de l'UMP en matière de logement. Elles se résument à trois : endetter les classes moyennes avec la complicité des banques, engraisser les classes supérieures grâce à moult aménagements fiscaux jugés "discriminatoires" par l'UE, dégager par la loi tous les autres. Pas de page dédiée sur le site. A l’occurrence "logement", on retrouve un panégyrique des mesures passées.

Dernière mesure plébiscitée : l'annonce d'une taxe sur les loyers abusifs des petites surfaces. Louable dans l'intention, cela ne concernerait que les surfaces inférieures ou égales à 13m2 (le minimum légal est 9m2) avec un loyer supérieur à 40euros / m2 (Zut, j'habite dans 25 et ne paye que 33euros du m2, pourvu que je vive encore plus mal et paye plus pour enfin payer moins). Nous n'avons pas le montant de la taxe. Ce type de surface concerne essentiellement les étudiants et, s'ils peuvent louer à ce prix-là : c'est souvent que les parents raquent derrière. Voyons-y un impôt supplémentaire sur une transaction entre gens solvables et non une mesure combattant le mal logement. Une fois le vivier d'étudiants asséché, les propriétaires parisiens de ces surfaces se tourneront à leur tour vers l'hébergement pour touristes avec réservation en ligne qui leur permettra de louer à 100 euros la nuit (Ce Formule 1 de crise "à la mode auto-entrepreneur" en centre-ville se multiplie de Londres à New-York en passant par Paris). D'autant que Benoist Apparu veut empêcher le groupement des chambres de bonnes. Oui, le projet est bien de continuer à faire vivre les jeunes dans 9m2. Comme Christine Lagarde, il annonce également le lancement d'un site pour comparer les prix. Yo Benoist : ça existe déjà depuis 10 ans ! Ça s'appelle Seloger.com (et quelque chose me dit que tu n'y vas pas souvent.)  

Pour le reste, je te renvoie au site heureuxproprietaire.com, synthèse de l'idéologie gouvernementale s'arrêtant malheureusement au stade premier âge : "couleurs vives, mensonges et attrape-gogos".
8 / Les propositions du Front National :
Ça se trouve en deux clics (A méditer pour les autres partis). La clarté apparente masque un survol de la problématique selon deux axes : suprématie de la propriété privée et les critères famille / nation sur le logement social (en sursis). Le FN veut "mettre en place une véritable politique d'accession à la propriété des familles françaises." Mais "Revaloriser les PEL et CEL" est la seule proposition.  Et de prévenir : "Le locatif, social ou non, doit être une étape dans le parcours menant à la propriété, non pas une forme permanente d'habitat." Pas de doute, on est à droite. Même droite libérale : "Le développement de la propriété a pour but une responsabilisation accrue, gage d'un meilleur entretien et donc de moins d'interventions publiques et une solvabilisation des ménages en les aidant à se constituer un patrimoine." En décodé, le logement social c'est beurk et ce sera de pire en pire. Pour ce qui est du privé, Le FN veut renforcer les garanties pour le propriétaire.

Parmi les propositions :
"-  Favoriser la mixité intergénérationnelle plutôt que la mixité sociale." [Bah oui, Papa pauvre et fiston pauvre ensembles c'est mieux.]
- "Remettre à plat le système d'aides au logement[...]pour le rendre strictement soumis aux conditions de ressources et à la situation familiale des familles françaises." [Comprendre : dehors les célibataires, les homos, les divorcés et les sans-papiers].
Assurer la transparence dans les procédures d'attribution des logements sociaux : réunions des commissions d'attribution rendues publiques, listes des bénéficiaires disponibles dans les mairies." [Transparence dans les critères d'attribution : pour. Citer les noms : contre].
"- Conditionner toute location d'un bien privé à un « contrôle technique » vérifiant les normes d'habitabilité du logement et le niveau du loyer demandé. [Celle-ci tombe comme un cheveu au milieu de la soupe mais mérite qu'on s'y intéresse.]
Réformer la loi SRU. [dans quel sens ? Mmm, j'ai ma petite idée].

Conclusion (provisoire) : 

1 / A droite. Absence de remise en cause des déséquilibres actuels. Au contraire, on tambourine son contentement et l'on prône la domination idéologique du propriétaire et la séparation de classes, pour ne pas dire plus. Notons également que le terme "mal logement" se fait discret.

2 / Au centre une absence, provisoire, espérons-le. 

3 / A gauche, malgré des variantes dans les modalités et les priorités, la thématique est considérée à la hauteur du problème et des propositions crédibles pour un logement plus accessible, de meilleure qualité et moins coûteux, s'entrecroisent du NPA à EELV. Dans ce domaine au moins, l'unité serait possible autour de quelques mesures phares.  Priorités communes constatées : 1 / construction de logements sociaux. 2 / renforcement de la loi SRU. 3 / encadrement des loyers privés. 

* * *
Esquissons ici un programme de synthèse, purement personnel, s'inspirant des idées des uns et des autres : 

- Mesures d'urgence : interdiction des coupures d'eau et d'électricité pendant la trêve hivernale.
- L'encadrement progressif des loyers à la relocation lié à un "contrôle technique et énergétique" entre chaque location. 
- Dissuader par une forte taxe la possession de résidences secondaires, logements et bureaux vacants dans les zones à forte densité.
Saisie des logements vacants depuis cinq ans.
- Dans le cadre d'une reprise en main des organismes de logements sociaux par l'Etat et d'une sécurisation de l'affectation des fonds du livret A : un programme ambitieux, chiffré, de construction de logements sociaux (et pas au fin fond de la Nièvre), couplé à l'impératif de mixité sociale sur les nouvelles constructionsla réhabilitation des logements vacants et des taudis (dont la saisie est possible) avec en perspective, à 10 ans, un logement pour tous.[2]

A toi de compléter.

 
[1] à moins de construire en hauteur.


[2] j'avais évoqué le droit à un "quota de m2" par habitant, à la naissance, mobilisable ou pas.


P.S : Nous parlerons de l'entrée française in extremis en logique de guerre une prochaine fois. Le côté urgence de l'information (lui donnant depuis peu la saveur des plus palpitants épisodes de 24 heures avec cliffhanger quotidien) tend à ringardiser au bout de deux heures la moindre analyse. Mon sentiment : toute euphorie générale à souvenirs courts m’emballe moyen.

14 commentaires:

Dagrouik a dit…

Très Bien ! Voilà un bout de programme commun

Sur les taudis, tu aurai pu mettre le chiffre de la Fond Abbé Pierre, ça fait réfléchir.

Et rappeler qu'a 30 K€ annuels on rentre encore dans le barème logement "social" . Et que les partis de gauche ne font pas tous la difference entre PLAI (HLM de base), PLS ( < 1816€ mensuel pour 1 individu).

Et on a déjà une déformation de la structure de l'offre. Le paquet doit être mis sur le PLAI, donc le HLM de base.

GdeC a dit…

@seb : beau boulot. Voila un panégérique qui permettra à chacun de se positionner en connaissance de cause, à présent. Billet on ne peut plus pédagogique..
Ps. merci pour le lien.

Anonyme a dit…

Sur l'image , les nouveaux logements sociaux , c'est bien sous le pont ?

Habitat76-CG76 a dit…

C'est plutot culotté de dire de la part du parti socialiste "Des mesures d'urgence : interdiction des expulsions pour les personnes en difficultés sociales ou financières".
Ce parti n'est pas social du tout, il ne faut pas se tromper.
Pour ma part ,c'est ce parti qui m'a foutu dans la merde (Conseil général de Seine-Maritime) qui me sachant avec un handicap du dos et avec le RSA m'a supprimé le rsa pendant une année entière 2009-2010, ce qui fait que pendant ce temps je n'ai pas pu payer de loyer et de ce fait, je me retrouve en état d'expulsion.
Mais c'est un coup fourré, car le président du conseil général de seine-maritime est aussi le président de Habitat76 là ou je loge, j'ai bien compris la magouille.
Alors de dire que le parti social propose ci et ça, quel hypocrisie.


ça fait du bien de se lacher un peu.

Anonyme a dit…

Avant tout programme, il faut faire une analyse correcte de ce qui se passe.
Comment en effet résoudre des problèmes si on ne sait pas d'où ils viennent ?

Malheureusement je ne vois rien de convaincant sur ce sujet dans les partis politiques.

Anonyme a dit…

attention Seb. L age moyen de l electeur en France est > 50 ans.

Autrement dit il n est pas concerne par les problemes que tu decris, au contraire!
Certains peuvent encaisser des loyer plus eleve et la plupart se rejouissent que leur appartement/maison ait encore prix 10 % cette annee (bon c est completement virtual car ils ne peuvent vendre sans devoir racher autre chose qui comme par hasard aura pris +10 %!
Mais ca la plupart ne s en rendent pas compte)

Anonyme a dit…

Le problème c'est qu'il y a aucun contre pouvoir pour faire en sorte que les programmes annoncés soient tenus.Pourquoi pas un point en moins à chaque promesse non tenue? Au bout de 12 par exemple, aller tu dégages!
(comme le permis!).
les promesses n'engagent que ceux qui y croient...

cultive ton jardin a dit…

"L age moyen de l electeur en France est > 50 ans." (anonyme)

Faut arrêter de nous gonfler avec l'égoïsme des vieux. Un, ils ne sont pas tous riches, deux la plupart d'entre eux ont des enfants... qui galèrent.

Seb, as-tu les moyens de chiffrer le déficit en logements sociaux lié au non respect par certaines villes de la clause des 20%? Actuellement, certaines mairies acceptent au contraire de dépasser ce pourcentage, et se font allumer par leurs oppositions et accuser de vouloir faire de leur ville "une ville pauvre, donc une pauvre ville" (citation véridique d'un guignol local qui en appelle à l'indignation des commerçants, soulignant quer les pauvres sont mauvais clients).

J'ai lu trop vite, ou personne ne songe à monter les amendes à un niveau dissuasif pour les villes qui refusent d'appliquer le 20%? Pour ma part, je suggère INÉLIGIBILITÉ DÉFINITIVE, C'EST COMPLÈTEMENT INADMISSIBLE QU'UN ÉLU SE DISPENSE DE RESPECTER LA LOI.

seb musset a dit…

@cultive ton jardin > Ne généralisons effectivement pas sur l'âge (qui cache des disparités sociales). En revanche... En 2012, "les seniors pèseront 51 % des voix exprimées, et les jeunes 15,4 % seulement."

Ci-joint l'article :
http://www.latribune.fr/actualites/politique/20110311trib000607472/pourquoi-les-plus-de-50-ans-sont-la-cle-des-elections-de-2012-.html

Une liste a été publiée dans Les Echos fin 2012.
Sans surprise trio de tête des villes importantes ne respectant pas le quota : Paris, Neuilly, Nice.

BA a dit…

Sur près de 99 % des bulletins dépouillés, le PS obtient 25,04 % des voix, l'UMP 17,07 %, le FN 15,18 %, le Front de gauche plus de 9 %, et Europe Ecologie-Les Verts 8,28 %, selon le ministère de l'Intérieur.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/cantonales-forte-poussee-du-fn-en-duel-avec-le-ps-dans-plus-de-200-cantons_974386.html?actu=1

BA a dit…

Cantonales : l'UMP au bord de l'implosion.

Coup de tonnerre : François Fillon contredit Nicolas Sarkozy !

La consigne décidée par Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé -refuser toute notion de front républicain contre le FN- passe mal au sein de l'UMP. Déjà, les centristes et les radicaux s'en étaient éloignés.

Lundi soir, au bureau politique de l'UMP, François Fillon, en demandant à son tour, en cas de duel entre le Parti socialiste et l'extrême droite, de "voter contre le FN", commet un acte politique majeur. Celui qui s'érige en chef de la majorité contredit ainsi le chef de l'Etat et le chef de l'UMP.

"Notre position n'est pas tenable pendant une semaine, à moins que l'on nous enferme dans un loft, s'exclame un conseiller ministériel. Il y a une espèce d'hypocrisie à ne pas vouloir prononcer le mot PS."

De son côté, selon les informations de LEXPRESS.fr, l'ancien secrétaire général du mouvement, Xavier Bertrand, a recommandé le vote blanc.

Cette réunion s'est tenue dans une ambiance "très particulière". Aucun intervenant n'a été applaudi.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/cantonales-l-ump-au-bord-de-l-implosion_974727.html

edouard dupas a dit…

Bravo pour cette synthèse remarquable des différents programmes politiques concernant le logement, point sensibilissime de la question socio économique.

Mais avec un tel don de synthétiseur, que n'es tu devenu analyste ou rédacteur des débats au Sénat pour racler tes 2000 euros par mois et te goberger peinard en compagnie de nos si chers sénateurs au train de vie absolument indispensable à la République !!

Allez j'en profite pour faire de la pub pour mon blog poétique :

http://poesie-et-racbouni.over-blog.com/


Continue le seb, ça fait déjà 3 ans que je suis tes tribulations

Laurent a dit…

Evidement
-personne ne souhaite taxer les terrains qui dorment dans le seul but d'obtenir une PV.

-Personne ne souhaite modifier les règles d'urbanisme.
Forcément les tours c'est le mal :

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2010/09/genenvilliers-luth.jpg

http://urbanmens.com/wp-content/uploads/2010/11/new-york2.jpg

-Personne ne parle de la libération de foncier par l'Etat.

Bref les politiques s'attaquent ou disent vouloir s'attaquer comme toujours à des problèmes qu'ils ne connaissent pas donc pour lesquels ils ne peuvent avoir de solutions.

Mr Z a dit…

PROPOSITIONS COMPLEMENTAIRES POUR PARIS INTRA-MUROS :

1) Autoriser (voire même obliger) que tous les nouveaux immeubles fassent au moins 10 étages à Paris intra-muros dans les arrondissements suivants : 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20.

2) Obligation pour tous les acquéreurs d'avoir au moins 20% (voire 40%) du montant du bien, neuf ou ancien, en apport personnel (pour dissuader les spéculateurs), comme cela se fait actuellement en Suède, au Canada, en Chine, en Israël, aux USA depuis la réforme Obama, et bientôt au Royaume-Uni.

3) Suppression totale et immédiate de tous les dispositifs d'aide pour l'investissement locatif (scellier & co ...), et de tous les dispositifs d'aide pour l'achat dans l'ancien (y compris pour ceux qui achètent pour se loger). Les seules aides à l'achat doivent être réservées exclusivement aux logements neufs, dans des immeubles de 10 étages minimum et pour ceux qui vont y habiter pendant au moins 5 ans.
(En fait il serait encore plus efficace ques les aides soient octroyées non pas aux acheteurs mais aux promoteurs sous forme de subventions pour chaque logement neuf mis sur le marché, dans un immeuble de 10 étages minimum. Le but étant que les promoteurs construisent des logements sans tenir compte de la demande, de manière à ce que l'offre de logement excède la demande et fasse baisser les prix.)

4) Interdire purement et simplement la location d'appartement à des touristes dans Paris intra-muros (il y a des hôtels pour les touristes). Ceux qui ne respecteront pas cette interdiction devront être pénalisés par une lourde taxe (au moins équivalente au loyer versé par le touriste).


5) Mesures vis a vis des promoteurs : ils ne pourront désormais plus recevoir des accomptes pour des propriétés qui n’ont pas été achevées sans le feu vert du gouvernement. Une fois qu’ils l’auront obtenu, ils devront publier le prix de chaque lot dans les dix jours. L’objectif est de pousser les promoteurs à mettre sur le marché tous leurs appartements, pour éviter qu’ils ne fassent volontairement grimper les prix en réduisant artificiellement l’offre. Cette pratique serait courante. Les promoteurs qui violent les règlements ou effectuent des pré-achats pour faire croire que l’offre est inférieure à la réalité, devront être lourdement punis.


6) Il faut arrêter de focaliser le débat de la construction sur les logements sociaux, ce n'est qu'une autre ruse pour continuer à faire flamber les prix des logements non-sociaux.
C'est simple à comprendre : il faut construire massivement des logements neufs (sociaux ou pas). Plus l'offre de logement sera grande, plus les prix à l'achat ou à la location seront bas.