mercredi 15 décembre 2010

Le Dassault megamix (christmas edit)


Avec sa déconnexion de la réalité des gueux, une bonne grosse dose de fuck you attitude, se débarrassant des pudibonderies de jeune fille d'un Rioufol ou d'un De Kerdrel : l'avantage de Serge Dassault (milliardaire héritier sénile aux Rafales invendus plein le calbut à bretelles[1] n'en ayant jamais foutu une rame de sa vie mais ne ratant jamais une occasion d'accabler les feignasses en tout genre qui l'empêchent de capitaliser rond), c'est qu'il synthétise l'air du temps politique comme personne. Regarde 8 minutes des megamix de DJ Sergio tous les deux ans et tu t'économiseras le suivi exhaustif des meetings UMP qui suivront. 

Sa légendaire intervention sur I-télé en 2008[2]  résonne encore dans nos mémoires. Elle donnait le tempo de la politique sociale du gouvernement pour les deux prochaines années (sous-travail, mise sous le tapis des chômeurs, démontage du service public, hommage appuyé au dialogue d'entreprise à la chinoise et fist aux syndicats avec un rêve ultime : l'interdiction des grèves).

Ce matin, alors que j'émergeais embrumé par le manque de café, me rappelant alors que mon abonnement internet allait prendre 5 euros le 1er janvier tout en entendant sur les ondes, entre deux spots pour les banques, que mon assurance habitation prendrait, elle, 6% et qu'il n'y aurait pas de coup de pouce à ce  salaire minimum que je ne touche même pas, Papy Dassault trônait tranquille sur Europe 1 face à un MOF abandonnant vite la tentative d'en faire un modèle de patron social. 

Alors que nous annonce l'oracle ?

Rien de bien neuf en fait, la remise en cause des paradigmes obsolètes n'étant pas le signe distinctif des progressistes de droite, mais c'est dit avec tellement de conviction que je ne peux garder pour moi ce florilège idéologique d'une figure de l'élite capitalistique tricolore doublée d'un démocrate hors-pair, au physique si représentatif de l'état mental de la clique qu'il défend. 

Attention, âmes sensibles s'abstenir, c'est un best-of : Les chômeurs français sont "indemnisés à perpétuité"[3],  les salariés sont "en vacances toutes les cinq minutes" et c'est la faute aux 35 heures. "La gauche a des idées spéciales qui ne vont pas dans le sens de l'économie". Les gens ont "trop de droits" et ça creuse les déficits. La vie c'est l'activité permanente, la retraite c'est l'ennui et pas besoin de salaires quand on a des actions... 


La vieillesse serait-elle un naufrage ? Nous n'en saurons probablement jamais rien à titre personnel. Avec un monde à la Dassault (c'est à dire celui d'aujourd'hui en un peu plus cost-killé), comme le suggère son propre journal, je doute que "les inutiles" vivent bien  longtemps. 


[1] Oui, Sergio si prompt à taper sur l'état qui subventionne à tout va, va se faire racheter par l'Etat ses avions invendus à l'export (soit 100 % de sa production entre 2011 et 2013 pour un montant de 800 millions d'euros payés de ta poche de feignasse).

[2] Si grandiose qu'elle se trouve en post-face de Perverse Road.

[3] Le million de chômeurs en fin de droits sera ravi de l'apprendre.

21 commentaires:

Gaël a dit…

arf... Dassault...

Tassin a dit…

Ahahah! Merci Seb pour ce cadeau de noël!
Ah ces "jeunes qui attendent qu'on les paye". Allez donc voir en Chine!

Trop fort papy Dassault. Le fils n'est pas mauvais non plus. Je lui trouve un petit air de Francis Kuntz. Je vous invite à regarder ses "coups de gueule" contre les 35h, l'ISF...

http://www.olivierdassault.fr/

Anonyme a dit…

Pour la retraite, en accord avec ton dernier paragraphe, voici ce qui nous attend.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/14/un-tournant-historique_1453243_3232.html

Anonyme a dit…

Ahh Dassault !!! Je me souviens encore, ému, de sa prestation à France Inter il y a quelques années, dans le 7/9. J'en pleurais de rire, même si ce n'etait, au fond, pas drole du tout.

cybfil a dit…

"Les Français sont des veaux", 40 ans que les ouvriers acceptent tous et n'importe quoi (j'en ai fait parti), à 49 balais aujourd'hui j'ai arrêté de cotiser déjà depuis 2005, et croyez moi on ne s'en porte pas plus mal.............
Aussi étrange que cela puisse paraitre, c'est possible, mais pas à la portée de tous...... Mais quand le peuple aura compris, il sera trop tard, bonne chance à tous......
Merci Seb, pour tes textes, c'est un régal sans cesse renouvelé, par moment un peut trop gentils........mais bon "the Big Fucking Brother is Watching us"
Pace salute fil.

zergy a dit…

En parlant des USA : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/senat-us-un-homme-a-parle-28685

JL a dit…

une telle dose de connerie ça ne peut pas être qu'un don, étant par ailleurs l'incarnation même de l'Inutilité Absolue, le beau Serge travaille sans doute tous les jours à ces beaux discours et autres sentences qui se retrouveront en quelque anthologie du bêtisier humain d'une époque horrible.copié mais encore inégalé,qui mieux que lui, de tous les lèches-culs qui satellisent le haut personnel politique en place, applique ,sans pudeur aucune, la méthode raffinée du plus c'est gros plus ils vont aimer.pour nous autres ça devient quand même fatigant ce non renouvellement du genre, on a toujours le mauvais rôle dans les histoires de Serge, il semble tout droit sorti d'un autre âge pour venir nous montrer combien profond il peut nous la mettre...
à part ça j'aime beaucoup venir ici

squeek a dit…

Pour rajouter a toutes ces idées progressistes il me vient en mémoire les idées d'Alain Minc. Souvenez-vous c'était en mai 2010, il nous apportait une solution clé en main pour lutter contre les dépenses de santé des personnes très âgées !!! Quelle belle année n'empêche !!

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/05/11/secu-les-chiffres-fantaisistes-d-alain-minc_1349678_823448.html

Anonyme a dit…

Je ne comprends pas les commentaires. L'argent des chômeur provient des Cotisation/impôts ou de l'emprunt de l'état pour les payer. L'indémnisation des chômeurs est payée en amont de leur activité pour une période délimitée. La fin de droit offre le RSA, comme un tapis de sécurité pour la population. Ce n'est pas confortable, mais ce n'est pas l'objectif.

Je veux bien qu'on en rigole, comme d'un propos scandaleux, mais le niveau de la compétition est donné par le marché, ceux qui arrivent à faire des produits de qualité et pas cher.

Vous écrivez sur un ordinateur que vous avez acheté toujours trop cher par rapport au gratuit. Si la France ne sait pas produire des ordinateurs, ils viennent de ceux qui les font, et de ceux qui trouvent des stratégies pour les faire moins cher.

Une entreprise finance tout cela en plus des périodes de vacance où le salarié ne bosse pas. J'aimerais bien voir vos propositions d'amélioration de la situation, plutôt que des attaques stériles.

Je comprends que la part de redistribution des gains est à revoir, mais qu'est-ce que vous défendez ?

Pour le rachat des avions par l'état : vous avez une autre idée ? couler Dassault ?

seb musset a dit…

@anonyme > l'éternelle mascarade de la compétition avec les autres. A défaut d'améliorer leur condition, détériorons la nôtre. Tu remarqueras que même la chine commence à être trop chère, et que l'équivalent de cet ordinateur sur lequel j'écris va bientôt être fabriqué dans d'autres pays aux conditions d'esclavage encore plus optimisées.

Nous serions prêts à payer l'ordinateur plus cher, nous serions même prêts à le fabriquer, si cela était rémunéré en conséquence.

L'occidental ne "maintient" actuellement son pouvoir d'achat qu'avec l'importation de produits asiatiques construits sur la base d'une main d'oeuvre exploitée loin de ses yeux. Pour le reste, tous les prix augmentent en local. Euh, enfin sauf les salaires. Dans l'hypothèse, de plus en plus illusoire, ou tu as un.

Il n'y a donc désormais plus qu'a attendre que les pays asiatiques qui nous ont bien rendu dépendants avec leur came discount qui tombe en panne tous les 2 mois, montent leurs prix et là, ce sera la mise en slip finale.

Si l'entreprise finance les vacances, ce n'est pas par philanthropie mais bien parce qu'à un moment certains se sont bougés rapport qu'ils en avaient plein le cul des discours des Dassault de l'époque. L'Etat a du suivre : Tout Dassault qu'il est, il est minoritaire dans ce pays.

Couler Dassault ? S'il ne vend pas ses avions et ne sait pas se réinventer en interne. Oui. Il n'a pas de pitié avec ceux qui ne produisent rien. Aucune raison que l'état subventionne son incompétence de secteur privé.

seb musset a dit…

pour compléter : http://obouba.over-blog.com/article-l-evolution-des-salaires-dans-les-pays-low-cost-63308853.html

Anonyme a dit…

En effet, on risque d'être à poil rapidement, dépendants, et dépossédés du savoir faire. La prochaine porte d'entrée dans la compétition est prendre ce que d'autres ne voudront pas faire et à bas salaire ou vendre nos ressources locales.

Pour la compétition, je pensais aussi à la mascarade, de cette division de la planète en zones de compétitions qui se font la guerre. Maintenant, les ressources ne sont pas distribuées équitablement, mais elles sont en quantités limitées, et il n'y a pas et n'aura pas ce confort de vie pour chacun sur terre. Moi je suis du "bon" côté, je ne veux pas la compétition, c'est pratique. Mais ceux qui n'ont rien, ils la veulent. et ils font ce que nous ne voulons pas, quitte à sous-traiter ensuite, quitte à travailler à bas prix. c'est une forme de concurrence déloyale, c'est la forme la plus aggressive de la compétition, du profit presque pur. Ca tue les concurrents de fait, ensuite, les prix peuvent monter. Je veux bien les vacances payées, et d'autres avantages, mais cela nous rend moins compétitifs et dépossédés à terme. Je ne vois pas comment la négociation de ces avantages pourrait perdurer, parce qu'elle offre des marges de manoeuvre à des plus aggressifs, de fait.

Dassault, comme Giat(nexter), ne comprend pas que leurs produits sont excellents mais invendables et que ce paramètre(prix compétitif) doit entrer dans leur cahier des charges. On maintient ces entreprises de défense sous perfusion, parce qu'on ne veut pas être dépendant des technologies militaires (aussi). Cette vision des choses a tué l'aggressivité de ces entreprises, qui font des trucs, sans intention de les vendre. La compétition s'exerce entre les entreprises de défense pour avoir les budgets de l'état et non pas comme compétition avec l'extérieur. Ce n'est pas tout à fait secteur privé en ce sens où quand ils perdent, ils continuent de gagner. Jusqu'à ce que finalement perdre devienne la voie officielle, avec l'état comme trampoline. On exportera moins, l'état empruntera d'avantage, voire réorientera des % d'autres budgets sur celui là.

Un jour une entreprise d'évaluation des technologies militaire, trouvera que certains équipements étrangers sont moins chers et à des performances similaires....

Tassin a dit…

@ Anonyme :

Tu penses sincèrement que la compétition est arrivée toute seule comme par magie?

La mondialisation a été réfléchie, planifiée puis appliquée.

On peut stopper la compétition et revenir aux taxes douanières (qui existaient encore en Europe jusqu'en 1992 par exemple), comme le fait la Chine! (40% de taxe sur les importations de pièces et voitures étrangères, pas fous les Chinois!).

Vouloir minimiser les dégâts de la compétition comme tu sembles le préconiser, c'est déjà l'accepter.

kaos a dit…

@anonyme qui a visiblement trop pris d'acides quand il était jeune :
"parce qu'elle offre des marges de manoeuvre à des plus agressifs, de fait. " Il manque une part non-négligeable dans ta phrase : "parce qu'elle offre des marges de manoeuvre à des plus agressifs avec leurs populations, de fait.
Hein. Ca change, tout de suite. Oui, l'esclavage rend "compétitif". Quand tu payes pas les gens qui bossent pour toi 12 ou 16 heures par jour, c'est sûr tu vas te faire des ronds facilement, et ruiner tes concurrents qui ont la mauvaise idée de respecter les droit de leurs salariés. C'est d'ailleurs la position de Dassault, de façon générale : rétablir les pires conditions de travail possibles, pour être compétitif.

Et c'est visiblement ta position également, sauf que lui, au moins il est logique, il va se faire un max de ronds dans l'histoire. Alors que toi on va te sucrer tes vacances, ta sécu, ton Smic, ta retraite, les 35/39/40 voire 48 heures, ton chômage et tes allocs, et tu applaudiras ? A moins que tu sois un milliardaire désœuvré en errance sur le net gauchiste, t'es con.

Ps : et le jour où je pleurerai parce qu'il n'y pas assez de technologies militaires françaises de pointe en circulation, he ben il est pas prêt d'arriver.

Anonyme a dit…

@kaos, avec qui on devrait pouvoir discuter sans être attaqué.

Je ne donne pas mon avis sur ces messages, j'essaie d'approcher la description de la situation : oui, cette marge de manoeuvre, qui est utilisée par les esclaves, tue les entreprises qui offres des avantages aux salariés, de fait qu'elles sont moins compétitives. Si vous savez renverser cette phrase, en apportant des arguments et non des attaques personnelles, je veux bien vous écouter.

J'ai pour l'instant l'argument de Tassin sur les taxes à l'import, qui semble cohérent. Pour moi l'arrivée de la compétition vient de la réussite dans la modification de l'organisation de certaines entreprises. (=>organisation , ne veut pas dire nécessairement, bas salaires, esclaves, mais si certains acceptent les bas salaires alors l'entreprise prend l'avantage). La répartition des gains est à revoir, même si investir permet d'améliorer son niveau de compétition. Sans aller jusqu'à la planification intentionnelle, aujourd'hui en entreprise, le salaire que vous demandez n'est pas possible. Travaillent ceux qui acceptent les salaires dévalués. C'est ça ou le chômage ou RSA. Comme il y a toujours des gens pour l'accepter, ça marche. Des personnes qui ont 10 ans d'expérience, demandent des salaires de sortie d'université. Ca devient la norme.

Pour votre deuxième paragraphe (@kaos), je me mets dans la peau d'un entrepreneur. Je voudrais bien créer, pour essayer de comprendre la problématique, et voir comment ce mode de fonctionnement est construit (voir inévitable). Bien entendu, je veux payer les salariés avec des hauts revenus, biensûre, je veux qu'ils soient compétitifs, et qu'ils aient des vacances, etc. bien, comment je finance si les produits ou services que je vend ne sont pas compétitifs ? (Pour info, le financement des salaires, des vacances c'est l'emprunt ou les ventes de produits/services).

Il est logique lui ? se faire un max de ronds alors qu'il ne pourra jamais les dépenser ? Si cela semble être un objectif pour vous aussi, vous devriez comprendre l'importance de la compétition sur les prix, et sur la façon des les obtenir en amont. J'ai l'impression que vous voulez demander toujours plus d'avantages, sans connaître d'où ils viennent.

Pour les exports d'armes, ça vous plais pas forcément, mais ça rapporte de l'argent à l'état. De plus, les technologies militaires arrosent ensuite le civil.

Anonyme a dit…

@kaos, avec qui on devrait pouvoir discuter sans être attaqué.

Je ne donne pas mon avis sur ces messages, j'essaie d'approcher la description de la situation : oui, cette marge de manoeuvre, qui est utilisée par les esclaves, tue les entreprises qui offres des avantages aux salariés, de fait qu'elles sont moins compétitives. Si vous savez renverser cette phrase, en apportant des arguments et non des attaques personnelles, je veux bien vous écouter.

J'ai pour l'instant l'argument de Tassin sur les taxes à l'import, qui semble cohérent. Pour moi l'arrivée de la compétition vient de la réussite dans la modification de l'organisation de certaines entreprises. (=>organisation , ne veut pas dire nécessairement, bas salaires, esclaves, mais si certains acceptent les bas salaires alors l'entreprise prend l'avantage). La répartition des gains est à revoir, même si investir permet d'améliorer son niveau de compétition. Sans aller jusqu'à la planification intentionnelle, aujourd'hui en entreprise, le salaire que vous demandez n'est pas possible. Travaillent ceux qui acceptent les salaires dévalués. C'est ça ou le chômage ou RSA. Comme il y a toujours des gens pour l'accepter, ça marche. Des personnes qui ont 10 ans d'expérience, demandent des salaires de sortie d'université. Ca devient la norme.

Pour votre deuxième paragraphe (@kaos), je me mets dans la peau d'un entrepreneur. Je voudrais bien créer, pour essayer de comprendre la problématique, et voir comment ce mode de fonctionnement est construit (voir inévitable). Bien entendu, je veux payer les salariés avec des hauts revenus, biensûre, je veux qu'ils soient compétitifs, et qu'ils aient des vacances, etc. bien, comment je finance si les produits ou services que je vend ne sont pas compétitifs ? (Pour info, le financement des salaires, des vacances c'est l'emprunt ou les ventes de produits/services).

Il est logique lui ? se faire un max de ronds alors qu'il ne pourra jamais les dépenser ? Si cela semble être un objectif pour vous aussi, vous devriez comprendre l'importance de la compétition sur les prix, et sur la façon des les obtenir en amont. J'ai l'impression que vous voulez demander toujours plus d'avantages, sans connaître d'où ils viennent.

Pour les exports d'armes, ça vous plais pas forcément, mais ça rapporte de l'argent à l'état. De plus, les technologies militaires arrosent ensuite le civil.

Anonyme a dit…

@kaos, avec qui on devrait pouvoir discuter sans être attaqué.

Je ne donne pas mon avis sur ces messages, j'essaie d'approcher la description de la situation : oui, cette marge de manoeuvre, qui est utilisée par les esclaves, tue les entreprises qui offres des avantages aux salariés, de fait qu'elles sont moins compétitives. Si vous savez renverser cette phrase, en apportant des arguments et non des attaques personnelles, je veux bien vous écouter.

J'ai pour l'instant l'argument de Tassin sur les taxes à l'import, qui semble cohérent. Pour moi l'arrivée de la compétition vient de la réussite dans la modification de l'organisation de certaines entreprises. (=>organisation , ne veut pas dire nécessairement, bas salaires, esclaves, mais si certains acceptent les bas salaires alors l'entreprise prend l'avantage). La répartition des gains est à revoir, même si investir permet d'améliorer son niveau de compétition. Sans aller jusqu'à la planification intentionnelle, aujourd'hui en entreprise, le salaire que vous demandez n'est pas possible. Travaillent ceux qui acceptent les salaires dévalués. C'est ça ou le chômage ou RSA. Comme il y a toujours des gens pour l'accepter, ça marche. Des personnes qui ont 10 ans d'expérience, demandent des salaires de sortie d'université. Ca devient la norme.

Anonyme a dit…

(...) suite. (trop long pour un seul post)

Pour votre deuxième paragraphe (@kaos), je me mets dans la peau d'un entrepreneur. Je voudrais bien créer, pour essayer de comprendre la problématique, et voir comment ce mode de fonctionnement est construit (voir inévitable). Bien entendu, je veux payer les salariés avec des hauts revenus, biensûre, je veux qu'ils soient compétitifs, et qu'ils aient des vacances, etc. bien, comment je finance si les produits ou services que je vend ne sont pas compétitifs ? (Pour info, le financement des salaires, des vacances c'est l'emprunt ou les ventes de produits/services).

Il est logique lui ? se faire un max de ronds alors qu'il ne pourra jamais les dépenser ? Si cela semble être un objectif pour vous aussi, vous devriez comprendre l'importance de la compétition sur les prix, et sur la façon des les obtenir en amont. J'ai l'impression que vous voulez demander toujours plus d'avantages, sans connaître d'où ils viennent.

Pour les exports d'armes, ça vous plais pas forcément, mais ça rapporte de l'argent à l'état. De plus, les technologies militaires arrosent ensuite le civil.

kaos a dit…

@ anonyme gâteux : la compétitivité n'a aucun intérêt, et effectivement la proposition de Tassin peut être un pas dans vers une contraction de la guerre économique, quoique j'aie des doutes sur les vertus du protectionnisme.

"De plus, les technologies militaires arrosent ensuite le civil." Non les riches ne fabriquent pas d'autres riches, mais des pauvres, des tas de pauvres. Mais c'est difficile à faire rentrer dans les cervelles moisies des apprentis-sorcier de l'économie nationale-libérale. La théorie du ruissellement on en parle depuis 40 ans, on n'en a pas vu la queue.

"
Il est logique lui ? se faire un max de ronds alors qu'il ne pourra jamais les dépenser ? Si cela semble être un objectif pour vous aussi, vous devriez comprendre l'importance de la compétition sur les prix, et sur la façon des les obtenir en amont. J'ai l'impression que vous voulez demander toujours plus d'avantages, sans connaître d'où ils viennent."
Je crois que là, des sommets de bêtise crasse sont atteints. Le principe même du capitalisme est l'accumulation sans fin. Et, faut-il le rappeler, Dassault est un héraut (et un héros) du même capitalisme. En déduire ses motivations ne devrait pas être trop difficile à partir de là.

J'ajoute que 'vous', puisqu'il s'agit de se vouvoyer, êtes un larbins qui sans cesse pense à la place ses maîtres, qui ont effectivement fort intérêt à maintenir la compétition à son plus haut degré. Et que vous confondez allègrement produire des richesses et faire de l'argent. Bref, que vous êtes de droite, que je ne vous doit donc aucun respect, y compris celui de ne pas vous 'attaquer'. Si votre cervelle est effectivement attaquée, je n'y suis pour rien.

Tiens, allez encore un morceau de bravoure, pour la route.
" je veux qu'ils soient compétitifs, et qu'ils aient des vacances, etc. bien, comment je finance si les produits ou services que je vend ne sont pas compétitifs ?(Pour info, le financement des salaires, des vacances c'est l'emprunt ou les ventes de produits/services).
Alors 1. les vacances et la compétitivité sont parfaitement opposées. 2. Les vacances sont un droit. Point final. La compétitivité peut bien aller se faire foutre. 3. C'est bien le minimum que ça soit le patron qui paye tout ça, ça fait partie du salaire. Et 4. Le salaud qui cherche à compresser les salaires et droits de ceux qu'il exploite déjà ne mérite aucune considération.

Ne vous fatiguez même pas à répondre, comme vous pouvez le constater je suis parfaitement sourds à vos "arguments", et je serai d'autant plus méchant la prochaine fois. Si vous pouvez cesser de penser que les créateurs de richesse sont les entrepreneurs, peut-être alors qu'il ne sera plus impossible de "pouvoir discuter sans être attaqué" avec moi.
Mais le gloubi-boulga infâme entre du réformisme capitulard et du larbinisme volontaire, ça sera non.

Anonyme a dit…

Ca y'est la cible m'est collée dessus, vous pouvez enfin tirer à loisir. Ca vous détend, peut-être, mais ça ne fait que ralentir ma lecture.

Je voudrais bien entendre vos propositions, pour créer une entreprise, donner les avantages aux salariés que vous revendiquez, produire des richesses sans faire de l'argent. Je suis curieux, parce que là, je n'ai rien vu.

Attention, il faut quelque chose qui fonctionne, pas des revendications à travailler 30h / semaine, avoir 10 mois de vacances, pas de compétition sans intérêt (un monopole ? ou des entreprises concurrentes qui se tiennent la main ?), produire des richesses à partir de rien.

Je n'ai pas besoin de votre considération. En attaquant ainsi, vous mettez fin au débat sans rien proposer, c'est marrant parce que de la même façon, vos demandes d'avantages irréalistes mettent fin à l'entreprise.

seb musset a dit…

Bon... attendez que je revienne de vacances, enfin si je reviens, et je vais remettre les pendules à l'heure. 35, p'tet même 32.
Paix, amour, tolérance et service public pour tous.