Pourquoi il faut mettre le créateur d'Instagram en prison (dans la cellule d'Amélie Poulain et Michael Bay)

Tant que ça se limitait à la principauté de Twitter, ça se supportait encore. C'est lorsque, déconnecté que j'étais sur cette plage normande, qu'une copine d'enfance, pas geek pour un sou, me fit l'article de cette "super application qui avait fait des photos trop belles du baptême de [s]on gamin, un moment unique" que je compris qu'une nouvelle étape dans la soft-uniformisation des masses était irrémédiablement franchie. 

Quête d'un vintage de pacotille pour enrober de joli la platitude de sa vie, Instagram, application pour smart-phone achetée 1 milliard par Facebook (avant son introduction en bourse[1]) donne du "cachet" à tes clichés en les photoshopant à l’excès à ta place.  La chose vient se surajouter à l'orgie de clichés permise par le numérique (le moindre week-end chez Mamy se transformant ainsi en 500 "immortelles" photos sur disque dur que personne ne triera jamais et qui sombreront peu à peu dans l'oubli puisque jamais imprimées et vite submergées par des milliers d'autres). Outil "rendant doué comme Kubrick" le dernier des incapables ayant du caca dans les yeux, Instagram participe du grand processus de destruction de la culture des images et de notre rapport face à elles : c'est à dire un rapport soumis, passif, totalement à sens unique. Tu me diras, c'est moyennement grave, le gros des dégâts ayant déjà été fait avec des décennies de télévision, d'esthétique publicitaire, et de cinéma mainstream.

Instagram ne contribue pas à la "démocratisation de l'image" comme je l'entends dire, mais bien à  la généralisation de l'image repensée pour toi. De plus après la disparition du support  argentique, c'est tout simplement la progressive destruction de l'idée de réel dans le cadre et le formatage au tamis de nos souvenirs auxquels nous convie cette si ravissante application. Si dans le cinéma certaines techniques de tournage, de narration, de montage ou des évolutions des appareils de prises de vue ont profondément marqué les images "venant d'en haut"[2] restreignant peu à peu la tolérance du spectateur aux autres cinématographies (la prochaine étape sera le virtuel totalement accepté comme réalité, on y est presque), la photo personnelle restait peut être la dernière part de créativité artistique, et de neutralité, pour un paquet de néophytes "d'en bas".

Désormais leurs souvenirs sont en passe d'être transformés, circonscrits dans les limites d'un esthétisme calibré autour d'une vingtaine de filtres sous copyright. 

Voilà pourquoi je préférerais toujours une photo brute avec tous ses défauts au même cliché enjolivé d'un vomi pastel en tube, c'est à dire vidé de sa force, de ses informations, bref de sa singularité. La photo et le cinéma ne sont que très superficiellement une histoire de filtres, mais avant tout une histoire de cadre et de construction d'image


[2] symbole de cette déchéance de l'image: la désacralisation du directeur de la photographie. A l'époque de l'argentique, et sans retour vidéo sur le plateau, il portait le film sur ses épaules (d'où son salaire parfois plus élevé que celui du réalisateur). Aujourd'hui, on peut basiquement tourner un film sans chef op' avec la sécurité d'un "oui on verra ça en post-prod".

Illustration: Sans soleil, Chris Marker 1982

107 commentaires:

romain blachier a dit…

cela améne aussi à tout un pseudo discours sur l'art de certains instragrameurs

Gildan a dit…

J'en ai une de toi... elle est très belle ...et sans filtre !
:)

uneraisonparjour a dit…

Amen.
Que dire de plus ? Ravie en tout cas de t'avoir lu.
Bises pastelles et virtuelles sans flou gaussien.
Victoire.

Anonyme a dit…

L'intérêt principal reste quand même le partage des photos plus que les filtres. Instagram ne se résume pas qu'à des filtres ! Raison pour laquelle Facebook a payé...

El Gaffer a dit…

C'est vrai que voir toutes les photos publiées avec le même filtre, et entendre dire qu'elles sont magnifiques, ça fait un peu froid dans le dos.
Rien ne vaut un retour à l'argentique, pour savoir ce que c'est que de faire vraiment de la photo!!!!

Anonyme a dit…

Instagram est avant tout une appli orientée smartphone et partage de photos en direct.
Rien à voir avec la photo en elle-même.

Je pense que les deux peuvent cohabiter puisque les outils sont différents, l'approche l'est donc aussi.

Que ce soit en amateur (comme moi) ou en professionnel.
(iPhone user et heureux possesseur d'un D7000)

DZ COMMUNICATION a dit…

Entièrement d'accord, ça contribue à vendre de plus en plus d'iPhone et autres smartphones un point c'est tout, sans oublier les dégâts que cela engendre dans le monde de la photo.

Nicolas du Comptoir de la Comète a dit…

Merde, je vais être bucolique. Le développement de la photo numérique sur les appareils photos et internet ont tué la photo... Je suis parti en vacances sans mon appareil photo. Je me demande en effet pourquoi prendre des photos souvenir alors que Google Image pourrait me donner plein de souvenirs et alors que Instagram utilisé par des abrutis pourrait me filer des clichés soi disant personnels...

Anonyme a dit…

Facebook a racheté instagram non pas pour l'application qui peut etre devellopée par n'importe quel etudiant en informatique en 1 semaine mais pour le nombre de personne qui utilisent l'application. Apres instagram reste une application de partage de photo comme il en existe beaucoup d'autre mais qui est la plus utilisée sur smartphone ce qui fait qu'effectivement on trouve bcp de photos dechets, mais il ne faut pas generaliser a tous les utilisateurs. Je ne pense pas qu'on puisse comparer de vrai photos faites par des professionnels avec des photos d'amateurs qui croient que grâce a instagram ils font des photos de pro et toute la nuance est la. Certains artistes vont peut etre pouvoir se servir d'Instagram pour se faire connaitre mais cela reste un partage sociale et une maniere de rendre son travail visible par d'autre comme on pourrait le faire pour mettre en avant un evenement sur facebook. Je ne suis pas d'accord sur le faite qu'on puisse dire que Instagram banalise la photo, nous vivons dans un monde ou tout devient numerique et les prochaines generations n'auront plus d'albums photos comme on a connu mais ils auront des albums photos de famille en ligne qu'ils pourront partager entre eux et pour c'est pour cela qu'Instagram a sa place dans le monde du numerique.

pepito well a dit…

Alors ceci est pour toi Seb Musset http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/22/real-normalize-lapplication-anti-instagram-qui-devoile-la-cruelle-verite/

Bonne soirée

Antoine

Valerie et Henri a dit…

ça fait plus de 10 ans que notre regard a été progressivement formaté par par les pub à la télé d'abord, puis par le cinéma. Instagram est maintenant arrivé et permet "enfin" de corriger nos photos et de les "re"mettre en conformité avec ces images dont la virtualité est devenue la triste et uniforme réalité. H.Cartier-Bresson doit se retourner dans sa tombe...

FabEhrhardt a dit…

En complément :
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/22/real-normalize-lapplication-anti-instagram-qui-devoile-la-cruelle-verite/

Anonyme a dit…

Puisque tout est politique, il y a pire que le côté esthétique avec instagram : j'aime qu'une photo "dise" quelque chose, et donc elle doit s'inscrire dans une époque. Avec IG, on cherche à brouiller ça et toutes ces photos perdent beaucoup de leur sens. Quoi que, remarquez ... l'over-saturation+extreme -vignetage touch placera bientôt tres clairement une photo dans une époque !

Mike Hammer Papatam Andropov a dit…

Bien dit. Je n'avais de toute façon pas cette merde puisque je ne possède pas l'Ipod machin-truc qui va avec et dont je me secoue la nouille. Mais j'aurais très bien pu tomber dans le panneau sans même songer à nos amis photographes (existent encore ?)

Le problème n'est donc pas, si j'ai bien compris, qu'une génération de demeuré prolongent son CDD de demeuré, c'est qu'effectivement, ça contamine le reste des gens. Geekeries, donc, rajoutées à l'effet de masse ("t'as vu, j'ai instagramé mes photos de plage", C'est curieux ? Comment tu fait pour ne pas l'avoir ?).
A force de dire que tout est top, et qu'IL FAUT avoir le dernier truc...

Fred Camino a dit…

Voilà, j'avais le micro-pouillème de doute sur cette appli que je n'utilisais pas encore, l'affaire est réglée après la lecture de ton billet.

Anonyme a dit…

Excuse moi, mais qui es-tu pour juger de la qualité de la vie des gens ? Parce que ta pote fait des photos qu'elle apprécie, une population entière est jugée par un blogueur parce qu'elle ne se lance pas dans la quête du cliché qui devra être accroché sur un mur de galerie ?Tout ça sent la révolte adolescente. Techniquement, on s'en branle de Instagram. Y'a des gens qui l'utilise et qui apprécient et d'autres pas. Au mieux, ça pousse les VRAIS photographes et les VRAIS artistes à se dépasser et à aller chercher des vecteurs de créativité ailleurs afin de repousser les limites du déjà vu.

Je ne vois pas en quoi la vie des gens qui savent faire de la VRAIE photographie est plus intéressante que celle des gens qui utilisent des applications pour smart phone parce qu'ils ne connaissent rien d'autre.

Je trouve ça bien méprisant tout ça.

Chosson Thibaud a dit…

Un mauvais photographe sera toujours mauvais, que ce soit en argentique ou avec un iPhone, avec ou sans filtres!
Pour moi l'auteur de cet article n'est qu'un extrémiste du "c'était mieux avant, bande de jeunes cons ignorants".
Qu'il se détende et laisse Instagram a ceux que ça amuse.
PS: voila le lien vers ma galerie de photos, pleines de filtres, quelle hérésie!
www.500px.com/thibaud

Anonyme a dit…

En effet, j'aimerai lire des commentaires de certains photographes "pros" lorsque le Polaroïd s'est democratisé. À chaque époque ses réactionnaires.
Je pense que le problème est moins l'utilisation des filtres à la Photoshop que l'abondance de publications de photos privées plus que banales.
Le pire ne serait-il pas ces images servant de support à cette psychologie à 2 balles accompagnées de phrases toutes faites bourrées de fautes d'orthographe ?

Fabrice Abec a dit…

Un aigri de plus, qui regrette la disparition du liftier, de l'allumeur de réverbère, de la manivelle manuelle sur les voitures.
L'explosion du numérique permet de se débarasser des photographes qui n'ont que leur technique à proposer et ouvre le champ à des créateurs qui n'ont pas envie de se prendre la tête de la technique pour la technique. Dur pour quelqu'un de 40 ans d'être aussi snob. La preuve que la vieillesse n'est pas une question d'âge mais bien de mentalité.

Clara Forest a dit…

J'ai passé les huit derniers mois sur Instagram. J'y ai découvert une communauté dynamique et très amicale, des gens extrêmement doués et notamment des photographes qui se partagent entre DSLR, film et iPhone. Instagram n'est qu'une plate-forme de partage. On peut y envoyer des photos prises en dehors de l'appli, filtrées ou pas, voire partager ses photos argentiques dessus.
L'iPhone est pour moi un outil incomparable pour faire de la photo. Les clichés sont de bonne qualité, l'appareil est léger, peu encombrant et discret. Il permet de faire de la photo de rue de façon extrêmement satisfaisante. La postproduction intégrée est aussi un grand plus.
Et même avec ce nouvel outil, je rentre à la maison après un jour de photo avec une vingtaine de clichés tout au plus, tous pensés, soigneusement pris, et j'attends quelques heures (ou quelques jours) avant de les poster.
Ce que ce billet dit au fond, c'est que la photo est un truc d'élite, réservé aux spécialistes, à ne pas mettre entre les mains de la plèbe. Ce point de vue m'emmerde. Beaucoup de mes contacts Instagram ne faisaient pas vraiment de photo avant d'avoir cet appli, mais possédaient un oeil, un talent pour voir et capturer les choses, qu'ils exploitent maintenant. Et c'est une excellente chose.

Ice a dit…

Voilà un débat plus ou moins entamé pour le cinéma avec la mort de Tony Scott : http://icezine.wordpress.com/2012/08/22/tony-scott-et-son-heritage/
Mais en effet, le pire est que certains découvrent une application pour partager des photos sur son smartphone! Hum, ça se faisait déjà avant avec picasa et flickr par exemple (ok, l'appli smartphone ne suivait pas au début) , dont la retouche est possible en ligne ensuite. Et déjà, on notait des gouts parfois curieux dans les groupes de vote, plus encore que la selection robotisée de l'Explorer de Flickr.
Vaste débat...

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je suis d'accord, il faut être ferme, il faut dire non à toutes ces conneries.
Il y a un stade ou les discussions ne sont plus possibles.
Amis photographes, sachez dire NON ...

A+

RLZ

Mire Adore a dit…


Attention ! Les "caves" se rebiffent.

M.Musset serait un "vieux réac" qui irait contre le "progrès". Hum...

Il me semble que son propos n'est pas de dire "c'était mieux avant" ou de mettre à l'index les utilisateurs d'instagram, mais d'attirer notre attention sur le danger d'uniformisation de notre rapport aux images, de notre goût, par la représentation systématique de nos vies à travers un formatage vintage numérique et pré-maché.

Loin de stigmatiser la photographie amateure, M. Musset se demande plutot si "la photo personnelle" n'était pas "la dernière part de créativité artistique... pour un paquet de néophytes d'en bas "

Pour moi, toute l'ironie du propos est résumée dans le titre du billet.
Difficile de traiter de réactionnaire quelqu'un qui propose de "mettre le créateur d'Instagram en prison dans la même cellule qu'Amélie Poulain et Michael Bay"

Miyakuru a dit…

Dommage qu'on ne puisse pas liker certains commentaires.
Instagram, c'est un peu l'équivalent de Blogger pour les sites internet. Ca laisse croire à certaines personnes qu'ils sont webmaster alors que c'est un métier. Et pourtant, tous les webmasters ne crachent pas sur les bloggeurs débutants pour leur dire que ce qu'ils font c'est de la merde.

Je suis assez d'accord avec ceux qui disent qu'instagram, c'est avant tout une plate forme d'échange. Après rajouter des filtres ou pas... Sérieusement, avec les dernières versions de photoshop, ca devient de moins en moins dur de le faire et ça ne rends pas le travail des photographes professionnels moins bon. Au contraire, ça pousse des débutants à aller au dela de juste cliquer sur trois boutons pour rendre une photo différente des autres. Et puis ca rends moins snob, ces soit-disant pros qui maitrisent la technique photoshop mais qui n'ont pas vraiment d'idées créatrices avec un appareil dans les mains!!

Pour ma part, j'utilise instagram pour atténuer la pauvreté de qualité de mon iphone 3g, j'ai un apn pour les photos de tous les jours et un reflex pour le plaisir de prendre des vrais photos. Je ne suis peut etre pas un vrai photographe mais j'en suis passionné. je continue à aimer instagram, crossprocess et hipstamatic, c'est de la photo facile et puis c'est tout!
On a le droit d'aimer bouffer macdo et pourtant être un fin gourmet!

Anonyme a dit…

Pour poursuivre dans la discussion... Le propos n'est pas que Musset soit réact ou non. C'est plutôt de dire que son billet aurait pu être écrit il y a 100, et déjà, on faisait du snobisme avec l'art. Michael Bay et Amélie Poulain avaient certainement leurs équivalents il y a 100 ans ou 300 ans. Il y aura toujours une élite pour se dire fin connaisseurs et vomir son venin sur les petites gens.

Ce n'est pas Instagram, Michael Bay ou Amélie Poulin qui ont baissé le niveau de l'art. Il y aura toujours des gens pour apprécier les trucs de bases et d'autres qui développeront des goûts plus raffinés. Et qui a dit que Instagram c'était de l'art ? Ou que les films de Michael Bay étaient des grands chef d'oeuvres ? Même les gens qui consomment ces produits savent bien que c'est du tout cuit.

Ce billet s'apparente à un délire de hipster : "moi je connaissais les trucs mieux avant et maintenant tout le monde s'empare d'un truc médiocre et passe à côté de l'authentique... nian nian nian..."

Moi je dis vive ces apps, et qu'on en invente encore et toujours plus. Ce ne sera que des contraintes supplémentaires pour tous les artistes confondus qui devront vraiment se forcer à créer de l'inédit.

seb musset a dit…

Je crois qu'il y a un malentendu : le mal ce n'est pas l'application en soi, c'est la réduction des possibilités qu'elle implique, et la façon dont on appréhende l'image. Le talent fera toujours la différence quelque soit le support, en revanche le machin réduit sérieusement la créativité puisqu'elle l'aligne. Le plus inquiétant est que le formatage des images venait jusqu'à présent d'en haut, et que désormais il va être généré tout seul par la base.

Bon sinon @Miyakuru bouffer Mac Donald et être un fin gourmet ? Non, désolé pas possible pour moi(et pourtant je suis loin d'être un fin gourmet, juste j'aime pas la merde). Reste qu'effectivement on a le droit d'en manger. Je ne sais pas si c'est une avancée pour l'humanité.

Bust it Away a dit…

Je trouve qu'il y a un peu trop de colère ici, Instagram n'a rien fait de mal, pas réduit la créativité et surtout pas tué la photo, le problème (si s'en est un) vient d'ailleurs.

Instagram est un outil, un filtre. Une photo d'un barbecue n'a pas plus d'intérêt avec ou sans Instagram. Si le sujet est nul, et sans intérêt, Instagram n'y changera rien.
Le problème c'est surtout que les gens n'ont plus du tout l'habitude de créer ou de repousser leur limites d'imagination.
Ils appuient sur le bouton, il veulent que ça soit partagé dans l'instant pour obtenir des Like afin de se sentir reconnu, c'est notre société. Instagram est un reflet de notre société, mais ne l'a aucunement créer.

Quand tous les touristes utilisaient les mêmes appareils photo jetables kodak, la chimie et donc les couleur était la même pour tout le monde, c'était aussi très standardisé. Ceux qui cherchaient plus loin, avait un vrai appareil et choisissaient leur films.

Mais on avait autant de photos sans intérêt avant qu'aujourd'hui.

Maintenant tout le monde peut faire des photos, mais il n'y a pas plus de gens qui s'intéressent vraiment à la photo. Si ils veulent s'amuser avec Instagram, qu'ils le fassent, ils trouveront peut être leur photos dénaturés super belles mais en passant devant un vrai travail de photographe, ils verront la différence.

Vous n'aimez pas instagram, ne l'utiliser pas.
Je l'ai sur mon Ipod, je ne l'utilise pas, en tout cas pas pour de la photo.

Nicolas du Comptoir de la Comète a dit…

Pareil que Bust machin. Je n'utilise pas Instragram pour faire de la photo. Ça me sert bien, par contre, pour cuire des moules.

Anonyme a dit…

Et si les gens qui n'auraient jamais considéré faire de la photo se développaient un goût soudain en utilisant Instagram ?

"[...] c'est la réduction des possibilités qu'elle implique, et la façon dont on appréhende l'image."

Je comprends la peur du nivellage vers le bas. Ça me rappelle l'époque des premiers Harry Potter - que je n'ai pas lu - et l'engoûment des écrivains et journalistes qui disaient que c'était de la merde et qu'il fallait encourager les lecteurs de HP à aller vers des ouvrages plus riches. Or une étude a démontré - il faudrait que je la retrouve - que des gens qui ne lisaient jamais se découvraient un goût pour la lecture et commençaient à consommer davantage de produits littéraires et para-littéraires. C'est quand même pas mal ça, non ?

Il me semble qu'Instagram ou ce genre de media qui "démocratise" une certaine pratique culturelle a toujours existé. C'est juste que maintenant c'est tellement à grande échelle qu'on ne peut échapper à sa rencontre. Après, que ce soit McDo ou FB ou autre, on a le choix de l'utiliser ou non. Vouloir métaphoriquement emprisonné son géniteur ne rime à rien car échapper à la médiocrité ne tient qu'à soi. C'est une question individuelle et les jugements de valeurs n'ont pas leurs places dans le débat car ça ne mène qu'à une polémique d'opinion très subjective.

Anonyme a dit…

Une analyse...
L'iphonographie ou la machine à fabriquer le temps : SUR culturevisuelle/blog/10514

film izle a dit…

bare sen yapma kanka

frisette a dit…

Est-ce qu'Instangram vous fait peur, M. Musset ? Je veux dire est-ce que vous en avez peur car il peut concurrencer le travail des photographes ?
- Si oui, alors vous lui donnez de l'importance et ce concurrent "déloyal" vous chagrine. Mais est-ce que l'art doit être cher ou inaccessible ou RARE ?
- Si non, alors il n'y a pas de malaise. Les clichés de famille, de vie, restent juste des souvenirs. Effectivement, est-ce grave d'uniformiser nos souvenirs ? Pour cela il faudrait être sûr que le souvenir qu'apporte la photo, soit uniquement la photo et non pas le moment de vie auquel elle est rattachée.

Enfin, je dirai (et cela n'est qu'un avis) que ce sont les photographes professionnels qui ont entraîné cela en commençant à montrer leur retouche numérique, comme apportant de l'esthétique. Je me souviens des premières photos numériques en noir et blanc avec un ou deux détails en couleur.
Les gens d'en bas, ne font peut-être que copier les photographes d'en haut...

Anonyme a dit…

A vous lire vous me paraissez tous frustrés, jaloux aigris, et comble du comble dotés d'un profond sentiment de supériorité face à l'appropriation de l'image par tous

Anonyme a dit…

Parce qu'il est question de créativité ou d'expression chez les clients d'Instagram, donc, Apple ?

Rich bored kids nothing else

Oomu a dit…

heu...

vous êtes si haineux et en souffrance ?

Les gens utilisent des appareils et des programmes pour s'envoyer des photos rigolotes entre amis et familles

hiiiii appelez la police !!!!

Ils sont pas là à pleurer et à se massacrer à coup de couteaux mr l'agent ! non ils se font des photos rigolotes ! quelle horreur !

-
Vous êtes des religieux en guerre contre le quotidien sympathique.

-
Vos égos vous étouffent. Vous insultez vos voisins, vos cousins, vos familles, vos amis et tout le monde.

Vos considérations ne sont que VOS considérations.


-
Nul n'est obligé d'utiliser des filtres.

-
un jour vous aurez des enfants, et vous chérirez ces photos de familles.

Vous en ferez tout le temps avec n'importe quoi sous la main et vous les archiverez.

vous en imprimerez certaines, vous en sauvegarderez une tonne "au cas où, pour le futur, pour les petits enfants".

-
Vous n'avez aucune raison d'être méprisant.


-
si instagram a été acheté pour aussi cher (pas entièrement payé en cash hein), c'est à cause de l'immense base de donnée qu'il represente et des droits d'exploitation (dans le cadre de ce que les utilisateurs accordent) de l'immense banque de photos.

Il y a de la valeur là dedans; Pas les petits filtres coloré, mais l'immense contenu et ses utilisateurs.

Oui , ça vaut quelque chose. Considération d'entreprises dont on se fiche : il suffit de ne pas utiliser et basta.

Oomu a dit…

et le titre est honteux

parler de prison pour des gens qui n'ont jamais rien fait de mal.

Ce n'est même pas drôle, parce que le fond de l'article est du mépris envers des personnes qui ne vous font aucun tort.

(et sincèrement, faites un tour sur internet, vous verrez que les images ne sont pas uniformes... y a un chaos délirant de tout)

Anonyme a dit…

Un peu n'importe quoi comme article quand même. Nier qu'il y a des gens qui sont capables de rendre l'utilisation de cet outil artistique c'est être un peu étroit et naïf.

Anonyme a dit…

Instagram est à la photographie ce que le blog est à la littérature...

Anonyme a dit…

à bas les prisons !

Anonyme a dit…

Cet article ne m'a pas convaincu. Je ne vois vraiment pas en quoi les gens sont plus passifs lorsqu'ils utilisent Instagram, que nous l'étions lorsqu'on se faisait tirer le portrait dans un photomaton, ou lorsque nos arrières grand-parents passaient chez le photographe pour se faire confectionner un daguerréotype. L'histoire de l'invention de la photographie dans la seconde moitié du 19e siècle est justement celle de la standardisation des images... Regardez un peu les collections de photographies dans les musées et les bibliothèques du monde entier (nombre d'entre elles sont numérisées) et vous observerez que la majorité d'entre elles sont des objets de consommation vendues à la pièce, souvent sous forme de cartes postales ou de cartes de visites. Les expressions, les postures des personnes qui y sont représentées sont extrêmement standardisées... En ce sens, ces documents sont très utiles pour comprendre l'industrialisation de l'image, sa production et sa diffusion en masse dès le début du 20e siècle. Instagram se situe donc dans la continuité de cette histoire où le commun des mortels s'approprie une technologie pour produire des images, les reproduire, les conserver ou les partager. La différence, maintenant, c'est que l'on a changé d'échelle (mondiale - et non plus seulement occidentale), de vitesse, et que cet outil technologique s'est largement répandu.
Instagram, outil de formatage ? Oui, probablement. Comme les blogs, Twitter ou Facebook en sont également... une simple page blanche et un stylo sont aussi des outils qui nous contraignent à représenter le réel par des mots ou des images en composant avec des contingences techniques. Dans chacun de ces cas, la femme et l'homme doués imagination peuvent tout à fait exprimer leur singularité. Encore faut-il en avoir le désir.
Là où je vous rejoins, c'est qu'Instagram et Twitter sont peut-être des grosses machines à produire du "cliché" (iconographique ou langagier)... J'avoue que je n'ai pas d'opinion tranchée, n'utilisant ni Instagram ni Twitter. Mais je doute fort qu'une personne ayant le projet d'imaginer une représentation du monde puissante, complexe et singulière se contente d'utiliser ces systèmes de publication et de partage. Le monde de l'image numérique ne se limite pas à Instagram. Nous avons le choix, on peut utiliser d'autres applications, c'est la condition de notre liberté et c'est ce qu'il faut défendre, non ?
Bien cordialement.
Esther

Anonyme a dit…

Article tranché mais pas très éloigné de la réalité...

En revanche dans les commentaires, et sans snobisme aucun, j'ai bloqué sur les "clichés sont de bonne qualité" à propos de l'iphone. L'Iphone tout comme la très large majorité des smartphones fait des photos médiocres (automatiquement retravaillée pour masquer à minima les faiblesses de l'optique).

Autant ne jurer que par la surenchère technique est une connerie, autant saluer la qualité du matos photographique des smartphones c'est tomber dans l'excès inverse...

Anonyme a dit…

Article intéressant, tant sa bêtise montre à quel point on est toujours le con de quelqu'un.

Blogs, FB, Flickr, Tumblr, etc... Depuis l'avènement des appareil reflex, c'est la surenchère : des gens sans talent aucun, qui postent chaque jour des photos sans intérêt mais d'une prétention infinie, basées uniquement sur un "angle de vue différent" (en fait pompé sur une photo vue la veille sur les mêmes réseaux sociaux), et une grosse retouche Photoshop.

Alors on se sent "artiste", parce que les photos déclenchent des hourras d'émotion quand on les montre à tata ou à sa petite soeur de 16 ans. On se trouve du talent, on se sent différent, meilleur que la plèbe.

Et puis Instagram arrive. Et on se rend compte que la "plèbe", que les "beaufs" (définition du beauf : le reste du monde à part soi-même et son groupe de potes) font en fait EXACTEMENT les mêmes clichés en 10 secondes avec un Iphone de merde. Alors forcément, on se rend compte qu'on a au final aucun talent, qu'on ne vaut pas mieux que ce "beauf" qu'on méprise parce qu'il ne sait pas faire un réglage des blancs. C'est dur à accepter, pas l'existence d'Instagram non, mais d'ouvrir les yeux sur ce que l'on vaut réellement, c'est à dire rien.

L'arrivée d'Instagram c'est ça en fait : faire ouvrir les yeux à tous les pseudo-artistes sur le fait que tout le monde peut faire comme eux, et qu'ils n'ont jamais eu le moindre talent.

seb musset a dit…

La dure loi du net. Sur les blogs tu peux être sans pitié avec les Roms, pas avec Instagram sinon tu fais du "mépris de classe" et tu es "réactionnaire". Instructif sur l'époque

Ranx a dit…

Ce commentaire "prend la pose" mais n'argumente pas. Prendre les Roms d'une coté et Instagram de l'autre vaut autant que de parler de la misère des Syriens et des chaussures à Velcro de l'autre. Soit un sujet d'actualité touchant à la misère irréfutable de... (tape le nom du peuple ) et l'objet familier de l'autre. Tout le monde a un avis sur un objet familier, c'est bien normal. Et peu de gens ont un avis argumenté sur un sujet vu à la hauteur du journal de 20h (car oui, que veux tu qu'on dise à part, "la misère des Roms c'est pas bien" ou "Ils l'ont bien cherché, on est en France quand même"). Bref, ton argument ne tient pas la route et c'est limite malhonnête. Bon. L'idée est surtout de se dire qu'Instagram peut énerver mais n'a fait de mal à personne, pas plus que les GIFS qui clignotent d'il y a dix ans ont fait de nous des artistes, ou que les blogs ont permis de créer des auteurs. Dans le lot, il y a beaucoup de charbons pour quelques diamants.

Yann Riché a dit…

Non c'est vrai, aller chez des gens et regarder des photos dont on s'en fout s'est dur... Et instagram c'est parfois cela.

Néanmoins, je ne partage pas la vision de l'auteur. Photographe amateur, suffisament averti pour être bien équipé, instagram s'appuie aussi sur le retour à une photographie pauvre, à savoir un trou dans une boite qui projette la lumière sur de la pellicule. Cela donne un style. Avec les smartphones on peut styliser, avec succès ou pas.
Cela rend l'appli populaire, mais pas seulement, car de nombreuses autres applications apparaissent pour utiliser en "live" son photophone et partager avec ses "amis" les photos de chaque instant.

Pour les photographes cela ne change rien, les sites d'information en ligne utilisent de plus en plus d'images en creative common (pour ne pas acheter les images au micro-stock?) et le problème du photographe est de fournir un produit fini : album en ligne, album imprimé, histoire...

Et ce qui se passe pour les photographes (des données gratuites) se passe pour de nombreux autres métiers, toute révolution numérique ou pas a ses victimes malheureuses.

Bref libérons le créateur d'instagram, si l'appli a du succès c'est que cela correspond à une demande pérenne ou non, mais à une demande, des artistes brillants en font de belles choses, le petit cousin à son baptême sera numérisé, et rien n'empêche d'être organisé et de possèder de superbes albums de photos de familles instagramées aujourd'hui et twiterrisée demain... qui sait ?

Anonyme a dit…

L'article soulève plusieurs aspects concernant la photographie, la technique et l'art :
- la photographie de masse, simple clic d'un instant de vie même inintéressant a toujours existé. Les photos de nos ancêtres même en nb n'étaient pas toujours des chefs d’œuvre. Simplement le coût de développement et la diffusion restreinte faisaient qu'elles étaient moins nombreuses.
- la technique numérique permet de simplifier et de démocratiser la photographie. Ainsi chacun peut s'approprier et utiliser ce nouveau domaine sans avoir à être savant.
- l'art ne tarde jamais à récupérer les nouvelles technologies et à en tirer des modes d'expressions jusque là inconnus. Le champ de l'expression artistique s'en trouve élargi.
Enfin pour terminer sur le sujet, les gens curieux et inventifs en profiterons, grâce à la découverte simple et esthétique de ces nouveaux outils, pour aller plus loin dans l'utilisation de la photographie, son histoire, ses maîtres et chercherons à créer leur propre univers moins formaté, plus personnel.

Sepia La Seiche a dit…

Ce n’est qu’un nouveau gadget dans la mutualisation du bon gout tempéré. Dans la même geôle je veux Ikéa et le vinaigre balsamique.

Mathieu a dit…

Je comprends l'idée et je suis un peu d'accord.
Je trouve que les gens sont un peu cons de faire de la photos façon 70/80's en 2012 ils n'ont pas conscience qu'une photo "niquel" prise en 2012 avec les outils de 2012 aura pris un sacré coup de vieux d'ici 20 ans.
Merci la société de consommation merci le "je veux être connu maintenant tout de suite et être renommé" même si je fais de la merde insipide qui semble cool avec un cadrage de merde et un PDV tout aussi banal.
Dans 10 ans il regretteront de ne pas avoir pris un cliché le plus clean possible pour ne pas avoir tout les détails. Mais bon pour ça faut un peu de jugeote et penser à plus long terme que je veux un pouce sur facebook.

Mais bon qu'ils continuent à faire mumuse si ils veulent.

Roger Labeyrie a dit…

merci pour la critique salutaire d'instagram ; pour ceux qui parle de partage, ils existent de nombreux outils depuis longtemps mais n'étant pas spécialisés smartphone ils demandent un peu de manipulation et donc d'effort... ce qui est trop demander.
Par contre, je ne suis pas nostalgique de l'argentique, je ne supportait pas l'époque où les "fans" de photos bassinaient tous leurs amis sur la qualité des différents fixateurs et de l'Ilford par rapport au kodak. En plus le numérique c'est une vrai démocratisation de la fabrication de l'image, ce qui évidement ne démocratise pas le talent.

Unknown a dit…

Ben moi je suis pas du tout d'accord, je suis un professionnel de l'image et de la retouche photo, j’ai du voir passer des dizaines de milliers de photos de professionnelles c'est 20 dernières années, et je suis admiratif devant les photos que font les copines de ma fille et ma fille s'y est mise récemment. Les jeunes ont une culture de l'image que nous n'avions pas, globalement les photos n'utilisent pas de filtres bidons, et le niveau des photos est exceptionnelles. Enfin il y a les gens qui utilise instagramme et les filtres. Comparez ces clichés aux photo prises à l'instamatic à l'époque et je ne suis pas sure que la comparaison soit flatteuse pour ces derniers.

Je vous conseille de flaner sur les milliers de blogs photos qui fleurissent sur le net, il y a plein de pépites.

Warhol a dit…

Vous êtes vraiment des réactionnaires, je ne vois pas en quoi un nouveau support technique modifierait en que ce soit un regard. Pourquoi ne pas en revenir au daguerréotype avec une demie-heure de pause tant que vous y êtes, pour le coup, ce serait vraiment roots.

seb musset a dit…

Merci pour vos commentaires. Je me régale :P

Je n'ai aucune passion particulière pour l'argentique. Je constate juste que le numérique a rajouté une abondance de clichés où la quantité prime souvent sur la qualité (on ne réfléchit plus en prenant en cliché, déjà qu'on réfléchissait peu, et avec Instag. on se repose sur l'effet). Après ça éternel débat : oui, chaque avancée technologiques a ses avantages et ses conséquences positives.

Sinon, suite aux qualifications d'esthète ou réac : j'ai été dans les premiers à tourner en numérique DV et à défendre ce format dans le cinéma il y a plus de 15 ans. A l'époque, dès que je sortais une caméra, personne ne voulait croire (des amateurs aux pros) que l'on pouvait faire des films avec des machins aussi petits.

Les temps ont changé comme on dit.

Laurent a dit…

Bah dans Polka ils ont fait un portrait du mec qui a créé instagram et d'autres trucs dans le genre d'applis photo communautaires http://www.polkamagazine.com/19/le-mur/instagram/928
Et Seb, j'ai pas d'avis plus favorable que ça sur l'appli mais avant de jeter le mec en taule, que celui qui n'a jamais mangé un plat preparé ( y compris au resto ) balance la première caillasse à se pauvre gars ce sera déjà pas mal et ça évitera d'avoir à le réinsérer après ( rapport à ta présentation ou tu dit "Se remet doucement de 5 années de sarkozysme" tu donne pas vraiment le bon exemple du changement, là maintenant ;-) )

Laurent a dit…

Suite de mon post précédent, pas trés clair il faut bien le dire, pour moi Instagram, c'est comme les plats préparés, ça gâche souvent le produit originel et y'a toujours trop de gras( ou de grain) ça manque de finesse et toutes les sauces ( filtres) ont un peu la même saveur qui tente d'imiter des recettes simples, mais quand on ne sait pas faire on se contente de ça. Bon après essayer de reproduire les défauts d'antan en cuisine comme en photo c'est clair que ça ne fait pas vraiment avancer les choses. Alors on met en taule les 9/10emes des patrons de l'agro alimentaire et des restaurateurs et ils pourront échanger leurs recettes avec le mec dinstagram ( ou alors juste une petite caillasse, c'est mieux)

Anonyme a dit…

Je suis assez passionné de photographie (et non utilisateur d'Instagram) et j'aime beaucoup l'idée du coup de gueule.

Par contre, j'ai l'impression que la mayonnaise ne prend pas :
- Le coup de photographe pro qui défend son gagnepain.
- La tendance "recherche d'authenticité", d'où le goût pour ces fameux filtres.
- Un standard fermé : Nos appareils sont déjà de terribles instruments à standardisation.
- Ne pas oublier que c'est un moyen de partage...

Bref, j'ai envie de me faire l'avocat du diable :
- Ces photos vont super mal vieillir : le look Instagram sera un jour "Tellement 2012"
- Ces "oeuvres d'art" restent de jolies dans un flux Facebook. Imprimées ou en plein écran, c'est de la bouillie d'image.
- Pourquoi ne pas diversifier les applications, il en existe plein et chacun pourrai y trouver son propre style. Malheureusement la suprématie d'Instagram combat cette idée.
- Plus loin, pourquoi forcer le partage à la prise de photo ? Beaucoup d'utilisateurs reprochent ce point à l'application. Considérer les gens comme des artistes cela demande au minimum du respect.

Enfin pour faire mon bon troll :
- J'adore la quantité, de mon point de vue c'est probablement la meilleur chose qui soit arrivé pour la photographie.
- Le DV est vraiment un format horrible. Les défenseurs du DV (s'il y en reste) doivent par contre réellement aller en prison.


seb musset a dit…

Pas faux sur le DV. C'était juste 2000x - cher mais pas 2000x - bien

Anonyme a dit…

l'eclosion de ces applications n'a certainement pas ete prise suffisamment au serieux par les photgraphes professionnels. tout ce Qui est argentique n'est pas garant d'un vrai regard (tout le monde n'est pas cartier bresson, dieuzaide ou trutat...)
l'argentique reste un procede ultra polluant, toxique et consommateur de papier. alors sincerement je prefere que des milliers de photos restent au fond des disques durs plutot que de retrouver au fond d'une poubelle des tirages papiers non facturees, diapo et planches contact(difficiles a dechiffrer quand on edite un sujet et que le photographe annonce fierement qu'il appliquera un filtre au developpement...)
un regard reste un regard quelque soit le procede
donc je ne comprends pas l'angoisse des photographes pro. et puis cette democratisation peut aussi permettre de decouvrir de vrais talents enfouis, a l'image des musiciens liberes des contraintes financieres et des intermediaires qui ont pu s'exprimer sur le web
bien a vous

Anonyme a dit…

C'est bien la première fois où je me donne la peine de lire quasiment jusqu'au bout différentes réactions suite à un article,et suis ravie d'être tombée sur ce témoignage. En modeste amatrice photos depuis ces deux dernières années tous ces logiciels photos m'ont permis certes de retoucher mais surtout de comprendre pourquoi telle ou telle image était trop sombre ou trop clair. Quand à utiliser certains effets je ne pense pas que cela ôte quoique ce soit au soutenir qui va avec ! Quant aux professionnels de cet art, et ben il le resteront. Jamais un pro ne jugera ce que son troisième voit. Il observe,il n'epie pas que ! Car ds ce cas cà porte un autre nom : paparazzi !

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je suis parvenu à lire ton article parce que j'ai lu le mot "prison". Je me fous d'Instagram et ne m'en suis jamais servi, cependant je sais ce que c'est, et je sais m'en servir.
Je suis né d'une mère photographe assez connue.
Ce que tu décris là comme un outil abérant de démocratisation de l'image n'est pas, pour moi, si diabolique.
D'après toute cette nostalgie du passé, je dirais que tu es vieux ou du moins que tu veux le faire paraitre. Heureusement l'homme évolue. Il a créé une application qui, selon finalement seulement une vingtaine de filtres différents, permet à une population d'obtenir un souvenir convenable d'un moment passé.
Oui cela embellit une photo mais d'une part ou est le mal ? et d'autre part ce n'est simplement qu'un outil dont on obtient un résultat plus satisfaisant. L'argentique est largement plus satisfaisant que le numérique, est-ce pour cela que c'est de la triche ?
Permet moi de trouver que chacune de tes réflexions sont stupides. Tu cherches le mal la ou il n'y en a pas.
La raison qui te pousserais à "emprisonner" l'auteur de "ce carnage" serait celle que grâce à cette appli, tout le monde serait capable d'obtenir de jolie cliché ?
En gros, on ne distinguerait plus les vrais artistes des amateurs ? Ah merde je ne savais pas que les artistes photographiaient n'importe quoi et après l'application d'un filtre sur leur cliché ideux, prétendait à un chef-d'oeuvre.
Et quand cette amie te vante les mérites de quelque chose qui lui permet de rêver en revoyant les images de son baptême, tu te moques d'elle ? Sache que ton dévouement à écrire un article comme celui-là ne m'a pas apporté un sentiment de moquerie envers toi mais de pitié associée à aucune compassion. La phrase parfaite pour décrire cela est "tu me fais pitié !" et notre ancien crétin t'aurais envoyer "Casse-toi pov' con" et cette fois je ne lui en aurait pas voulu.

Anonyme a dit…

L'image photographique et filmique part du réel dans tout les cas ... On peut coller n'importe quel filtre dessus, la réalité sera toujours le point de départ ...

Le problème des filtres avec instagram est surement le même que celui de votre conception de la question réalité en photographie : le manque total de réflexion, et la canne technologie de l'automatisme qui fait que tout devient impersonnel ( mainstream pour les intimes du fashion modélisme des esprits ).

Si vous êtes frustrés de ne pas voir le réel en image, vivez le. :)

Je n'utilise pas instagram ( mon téléphone ne faisant pas grand chose hormis avoir une longue durée de vie, appeler et envoyer des sms.), je comprends la facilité qui attire, notamment face à un monde de l'image toujours plus complexe et toujours plus tordu.
Il y a beaucoup de question à prendre en compte : L'utilité de l'images aujourd'hui ? Remplace t-elle sur les réseaux sociaux les paroles vides de sens et d'intérêt que nous partageons dans la vie de tout les jours et qui nous servent notamment nous positionner socialement par rapport aux autres ?

Est elle toujours un vecteur d'information ? Une image proche de la réalité, proche de ce que nos yeux peuvent capter du monde ?

Est elle aussi instable lorsqu'il s'agit de capter nos souvenirs que notre rétine ? Peut on se fier aux images ? Peut on se fier à nos propres images ? Ce que nous avons vécu se retrouve t il réellement dans nos albums de famille ?
Au fond Instagram par le biais de son conformisme ne poussera t il pas par le biais de l'esprit à se souvenir du monde tel qu'il était, dépassant le médium pour en revenir à la réalité ?



L'écriture est elle devenue irréelle depuis l'informatique ? Est elle devenue fade et énervante depuis l'utilisation de l'internet ? Depuis les blogs ( retour en arrière sur la vision des skyblogs ... c'était une belle blague à l'époque les blogs ... aujourd'hui qui n'en a pas ? )

La connaissance est elle limité par l'utilisation de wikipédia ? De google ? Depuis que nous délaissons les livres pour nous pencher sur un écran ? Surement à voir les réactions d'opinion générale et généralisante contenue dans la majorité des critiques du monde moderne ... et même des journalistes professionnels ...



Pour finir. Même si certains ont dit : " Le message, c'est le médium"
Une photo, quelque soit le filtre, quelque soit l'appareil, l'argentique, le numérique ... reste un médium, un outil à penser, à travailler ...
Combien de photographes ( même professionnel ) en laissant faire les compressions automatiques des boitiers photographiques, en laissant les préréglages de l'appareil ( même en mode manuel ) transformer leur point de vue originel sur la photo , transformer les couleurs, le grain, disent capter la réalité parce qu'ils n'ont pas fait ensuite de traitement photographique ?

Le post traitement photographique numérique qui a tué la photo ( des puristes ) et qui était pourtant utilisé de la même manière en argentique avec par exemple : les virages au sélénium, à l'or , au cuivre... j'en passe et des meilleures.... Par des professionnels parfois même des reporters professionnels.


Le progrès technique n'est en rien criminel , seul sont utilisations peut l'être. Est il criminel de ne pas réfléchir chacune de ses actions ? Et de ne pas maitriser pleinement la conception de ses images ?

Anonyme a dit…

L'image photographique et filmique part du réel dans tout les cas ... On peut coller n'importe quel filtre dessus, la réalité sera toujours le point de départ ...

Le problème des filtres avec instagram est surement le même que celui de votre conception de la question réalité en photographie : le manque total de réflexion, et la canne technologie de l'automatisme qui fait que tout devient impersonnel ( mainstream pour les intimes du fashion modélisme des esprits ).

Si vous êtes frustrés de ne pas voir le réel en image, vivez le. :)

Je n'utilise pas instagram ( mon téléphone ne faisant pas grand chose hormis avoir une longue durée de vie, appeler et envoyer des sms.), je comprends la facilité qui attire, notamment face à un monde de l'image toujours plus complexe et toujours plus tordu.
Il y a beaucoup de question à prendre en compte : L'utilité de l'images aujourd'hui ? Remplace t-elle sur les réseaux sociaux les paroles vides de sens et d'intérêt que nous partageons dans la vie de tout les jours et qui nous servent notamment nous positionner socialement par rapport aux autres ?

Est elle toujours un vecteur d'information ? Une image proche de la réalité, proche de ce que nos yeux peuvent capter du monde ?

Est elle aussi instable lorsqu'il s'agit de capter nos souvenirs que notre rétine ? Peut on se fier aux images ? Peut on se fier à nos propres images ? Ce que nous avons vécu se retrouve t il réellement dans nos albums de famille ?
Au fond Instagram par le biais de son conformisme ne poussera t il pas par le biais de l'esprit à se souvenir du monde tel qu'il était, dépassant le médium pour en revenir à la réalité ?



L'écriture est elle devenue irréelle depuis l'informatique ? Est elle devenue fade et énervante depuis l'utilisation de l'internet ? Depuis les blogs ( retour en arrière sur la vision des skyblogs ... c'était une belle blague à l'époque les blogs ... aujourd'hui qui n'en a pas ? )

La connaissance est elle limité par l'utilisation de wikipédia ? De google ? Depuis que nous délaissons les livres pour nous pencher sur un écran ? Surement à voir les réactions d'opinion générale et généralisante contenue dans la majorité des critiques du monde moderne ... et même des journalistes professionnels ...



Pour finir. Même si certains ont dit : " Le message, c'est le médium"
Une photo, quelque soit le filtre, quelque soit l'appareil, l'argentique, le numérique ... reste un médium, un outil à penser, à travailler ...
Combien de photographes ( même professionnel ) en laissant faire les compressions automatiques des boitiers photographiques, en laissant les préréglages de l'appareil ( même en mode manuel ) transformer leur point de vue originel sur la photo , transformer les couleurs, le grain, disent capter la réalité parce qu'ils n'ont pas fait ensuite de traitement photographique ?

Le post traitement photographique numérique qui a tué la photo ( des puristes ) et qui était pourtant utilisé de la même manière en argentique avec par exemple : les virages au sélénium, à l'or , au cuivre... j'en passe et des meilleures.... Par des professionnels parfois même des reporters professionnels.


Le progrès technique n'est en rien criminel , seul sont utilisations peut l'être. Est il criminel de ne pas réfléchir chacune de ses actions ? Et de ne pas maitriser pleinement la conception de ses images ?

Jean-Philippe a dit…

ouhla, tant de commentaires, de tout, de rien, de l'ignorant raleur au hipster instagrammisé...

Plus sérieusement, Instagram uniformise, mouais, j'ai comme un doute, ya de tout la dessus, du bon, du moins bon, j'aurais même tendance à dire qu'au contraire de Flickr, la qualité va en s'améliorant!
Cela dit, comme dit un peu avant, a l'époque des jetables Kodak, des pellicules Kodak achetées en supermarché, et développé au comptoir "photo" dudit supermarché (en réalité, dans un labo usine qui traitait à la chaine des milliers de pellicules de la même marque, dans le même bain, avec le meme temps de révélateur pour tous, nous avions déja une uniformisation.
Ensuite, avec l'arrivée des reflex abordables, on a pu voir les désaturations partielles, puis les poses longues en N&B, puis les HDR, puis les poses longues HDRisées, etc etc etc.
Tout est question de mode, et dans 2 ans, ca n'existera plus ou ca se sera recalé sur autre chose...

Anonyme a dit…

Bien dit!

Anonyme a dit…

Ce qu'il y avait de bien avec le chromo de l'époque de mes parents (de vos (arrière) grands parents, bande de petits c...) c'est que ça ne permettait pas d'en faire des milliards tous les mois!!!

Taïjicam Stead a dit…

Pour le retour à la peinture à l'huile (c'est bien plus beau) la photographie a souffert des mêmes critiques de la part des peintres...
Que des gens veuillent conserver leur gagne pain c'est bien normal... Mais ce sont des cons...

Taïjicam Stead a dit…

L'erreur est humaine !

Taïjicam Stead a dit…

Tu as raison ! Les conservateurs ont un auditoire garanti! Et en plus il ne défendent que leur job...
La photographie à subie les mêmes critiques par les peintres de l'époque ...
Ce qui me fait marrer c'est que les conservateur ne veulent conserver l'époque dans laquelle ils avait des avantages.

Taïjicam Stead a dit…

Absolument! Vive la peinture à l'huile...

Thiriot a dit…

Je suis en désaccord total avec ce que tu dit, tu un discourt de ce que j'appellerai tout simplement un "vieux reac", instagram ne permet pas juste de mettre un filtre sur une photo pour la balancer et dire : oh regardaient cette scène totalement banale, vous avaient vue quand on met un filtre comment c'est cool ! Instagram est un réseau social ou on peut montrer sa vie sans les mots, sa ne ce compare pas avec de la vrai photographie.
Je pense que tu a eu peur de perde ton pseudo talent de photographe et de te le faire voler par des petits instagrammers, ou plutôt tu à sûrement du avoir peur de perdre le peut de culture que tu a dans un milieux précis et pour montrer ton petit coter "je ne suis pas comme tout le monde, je ne suis pas le mouvement et je suis intelligent"

Thiriot a dit…

Je suis en désaccord total avec ce que tu dit, tu un discourt de ce que j'appellerai tout simplement un "vieux reac", instagram ne permet pas juste de mettre un filtre sur une photo pour la balancer et dire : oh regardaient cette scène totalement banale, vous avaient vue quand on met un filtre comment c'est cool ! Instagram est un réseau social ou on peut montrer sa vie sans les mots, sa ne ce compare pas avec de la vrai photographie.
Je pense que tu a eu peur de perde ton pseudo talent de photographe et de te le faire voler par des petits instagrammers, ou plutôt tu à sûrement du avoir peur de perdre le peut de culture que tu a dans un milieux précis et pour montrer ton petit coter "je ne suis pas comme tout le monde, je ne suis pas le mouvement et je suis intelligent"

Thiriot a dit…

C'est si faux ce que tu dit que je me force à te répondre pour juste te faire comprendre de la débilitée entière de ton commentaire.

Thiriot a dit…

Bravo, sa résume bien ce que je pense (kiss)

Taïjicam Stead a dit…

Enfin un commentaire équilibré et bien pensé!
Avec un peu de recul, les agacements géneré par la photographie amateur, ne peuvent être que l'expression de la médiocrité de photographe pros...

Taïjicam Stead a dit…

C'est carrément l'inverse ! Les pubs se mettent à ressembler aux filtres d'ins de base.
Avant on avait qu'un seul filtre : c'était les Péloche couleur délavées des année 70 ou le ton sépia du début du ciècle ... Et sachez que d'un un smart phone il y a de nbreuses appli photo que l'on peut combiner... La logique combinatoire étend à l'infini les possibilité.... L'uniformisation je vois pas! Mais pas du tout!

Taïjicam Stead a dit…

C'est réducteur : que dire des films en noir et blanc faits de nos jours... Ils brouillent les choses? Ils ne racontent rien? Je crois plutôt que l'arrivée de ces filtres et une réaction aux images trop propres de notre époque numérique.... Une réaction au zéro défauts !
Mettre de la patine sur un meuble trop neuf! Alors c'est pas forcément le signe d'une société qui prend le temps des choses .... Certes! La faute à qui? Il y a ce jeans faussement vielli aussi tellement sexy !

Taïjicam Stead a dit…

Dire ça sur un blog qui tue la presse c'est joli!

Taïjicam Stead a dit…

Attendre que l'avis des autres confirment un préjugé n'est pas constructif...

Taïjicam Stead a dit…

Un autre commentaire éclairé et raisonnable ! Je suis photographe et m'amuse beaucoup avec instagram !

Taïjicam Stead a dit…

100 % ok merci pour ta gentillesse et pour ton envie de voir la créativité se démocratiser !

Taïjicam Stead a dit…

Tu dis ça sur média qui 'tue' la presse et le journalisme

Taïjicam Stead a dit…

Uniformisation je ne crois pas, il y a des tonne de 'filtres' réglables que l'on peut combiner à sa guise . C'est mieux bien mieux que ces pellicules de merde des année 70 ou on était obligé d'utiliser un filtre appelé 77 sur instagram ...

Taïjicam Stead a dit…

Ahhhh un commentaire intelligent ! Je dis oui!

Taïjicam Stead a dit…

Oui !

Taïjicam Stead a dit…

Seb, si tu approfondis ta connaissance des smart phones et des centaines d'applis tu comprendra que les possibilité combinatoires sont immenses ... L'uniformisation dont tu parles n'est autre que l'uniformité pré existante des êtres humains. Le panurgisme est là ! La preuve ! Lis le nombre de posts qui confirment ce que tu pense sans que leurs auteurs n'aient pris la peine d'essayer Instagram !

Taïjicam Stead a dit…

Oui !

Taïjicam Stead a dit…

Excellent point de vue!

Taïjicam Stead a dit…

Bravo!

Taïjicam Stead a dit…

Le résultat numérique est bien supérieur aux mauvaise chlmies des années 70 80 90 2000! Même avec un pauvre iPhone 3GS !

Taïjicam Stead a dit…

Vrai ! Pourquoi s'énerver ? Si ce n'est que par la peur que notre médiocrité soit demadquée!

Taïjicam Stead a dit…

J'ai sur instagram un photographe intéressant qui traite de la vie des Roms

Taïjicam Stead a dit…

Le fakir préfère le kefir ! Le bon goût du fauteuil le plus confortable et de la suavité du vinaigre le plus doux . Détester l'esprit grègaire c'est bien car il est dangereux mais traversez vous les villes en marchant sur les toits ? Allez vous à la chasse sur des échasses ? Avez-vous le bon goût de vivre en maillot de bain en Alaska ? Vos avis ne valent que dans la mesure où vous ne jugez pas ceux que vous concidérez comme ignorants et seulement dans la mesure où vous êtes capables d'élever vos congénères. Impliquez vous et expliquez vous sans snobisme anarco-élitiste . Allez y créez je veux voir de quoi vous êtes capable!

Taïjicam Stead a dit…

Les photos faites avec un iPhone sont meilleurs que celles faites avec un appareil moyen des année 70 80 90 2000... Donc non!

Taïjicam Stead a dit…

Je suis photographe et grâce à instagram j'ai 39000 abonnés dont 3000 actifs ... J'ai avec eux des échanges qui vont du banal "awesome" à des discussion bien approfondies ... Quand je fait une expo onèreuse je vois 50 personne venir le jour du vernissage dont la moitié sont des instagramers .... Il est où le problème ?

Taïjicam Stead a dit…

Instagram c'est la démocratisation de l'expo!

Taïjicam Stead a dit…

Le révélateur me fillait des vérités aux doigts !

Taïjicam Stead a dit…

Oui bravo !

Taïjicam Stead a dit…

Vous avez raison mais j'ai même à partir de cliché instagram , fait des cyanotype !

Taïjicam Stead a dit…

Alors asseyez instagram qui n'est qu'une façon de publier vos créations

Taïjicam Stead a dit…

Vite dit , il y a effectivement beaucoup de déchets mais il y a des perles avec ou sans filtres qui ne sont que des façon rapide de corriger modifier des images... Il y une appli snapseed qui fait certaine choses mieux et plus rapide que Photoshop CS6 ... Alors pourquoi critiquer ? Tout dépends de la façon dont vous utilisez vos outils !

Taïjicam Stead a dit…

Instagram c'est une façon d'exposer ses photos presque gratuite avec des centaines des gens qui entrent dans votre galerie pour voire de image un peu petites ... Dit comme ça ça vous vas mieux ?

Taïjicam Stead a dit…

Oui !

Taïjicam Stead a dit…

Joli !

Taïjicam Stead a dit…

Intéressant je trouve toutes ces questions! Les aberrations chromatiques ne sont elles pas aussi aussi des choses avec les quelles nous devont travailler ? Etc...

Taïjicam Stead a dit…

Je tape mes message sur un iPhone pas terrible quand il corrige les mots à l'insu de votre plein gré... Je voulais dire "vérues " et pas vérité !

babelouest a dit…

Eh bien, je sais maintenant ce qu'est Instagram. Bof, çà ne va pas loin. En fait un réseau social (j'abhorre) qui change l'équilibre de couleurs d'une photo. Ce que peut faire Gimp avec plus de subtilité.

Après tout, s'il y en a que cela amuse... mais ce sera sans moi. Quant à mon fils, après quelques petits cours de ma part il s'éclate avec les réglages manuels en connaissance de cause. Bien sûr, ce genre de jeu ne se fait pas avec un iPhone. Est-ce pour autant de l'élitisme ? A mon avis, simplement une démarche artistique pour saisir un certain effet, une certaine atmosphère - mais sans pour autant la dénaturer, bien au contraire.

Nondiversion a dit…

Merci pour cet article sur Instagram comme outil supplémentaire de spectacularisation du monde (Debord aurait pu en faire un film).
En ce sens, Instagram participe tant à la mise en scène du monde qu'à son oubli : http://nondiversion.wordpress.com/2013/09/26/la-nouvelle-facon-de-voir-le-monde-dinstagram/

Cordialement,

Nondiversion

Olivier Leclercq a dit…

Quel article réac!
Instagram est une plateforme. C'est le contenu qui fait sa qualité, pas sa forme. Les filtres sont facultatifs. Aujourd'hui, les meilleurs photographes professionnels y sont. Si vous suivez des ados en pleine crise de d'ego, c'est à vomir, si vous suivez les grands noms de la photographie, c'est un bonheur.
Quand à moi, j'utilise un bon compact, je shoot en raw et développe avec une appli très simple, et je n’utilise aucun filtre.
Au début, je disais la même chose, et je peux vous assurer que, pour l'avoir pratiqué, c'est vraiment excitant !
Vive Instagram !