mardi 30 septembre 2008

This is the end ? (I hope)



Wall Street s’écroule? Le plan Paulson est rejeté par la chambre des représentants américains ? Du côté de mes prédictions, 2007 aura été une année moyenne mais quel carton en 2008 ! Oui, on me rigolait au nez il y a encore un an dans les diners parisiens quand, entre autres, je prétendais que le capitalisme, c'était le communisme des riches. Aujourd'hui que les états balancent des centaines de milliards par jour pour sauver, à mon sens inutilement, les banques de l'agonie tandis que leurs citoyens glissent dans la misère, sont expropriés, exploités où crèvent de faim, on ne m'invite plus, peut-être que l'on me trouve moins "bouffon".

Voyez-vous, pour une fois, je suis comme l’américain moyen et Michael Moore : Que les banquiers perdent leurs banques m’en touche une sans bouger l’autre. Le sort des banquiers, des assureurs et autres parasites m’inspire autant de pitié que celui des électeurs Sarkozistes. Ils l’ont cherché, ils l’ont eu, qu’ils pleurent tant qu’ils le souhaitent mais pas dans mon chemin et qu’ils ne me demandent surtout pas de payer pour leurs kleenex.

Non, Monsieur Le Président, avec 84 euros sur mon compte, sans crédit, sans propriété, sans actions, je ne suis pas du genre à trembler pour "la sécurité de mes placements".

Non, Madame Lagarde, avec une visibilité sociale personnelle d’à peu près un mois, ne me demandez pas de me sentir concerné par "la sauvegarde de l’économie de marché".

Pas la peine d’essayer de me culpabiliser non plus, de me répéter, « vous verrez si l’on ne sauve pas les banques ce sera bien pire ! ».

Non, Monsieur Le Banquier, vous qui croyiez il y encore deux mois « à la loi du plus fort », vous tomberez du haut de votre gratte-ciel, moi du rez-de-chaussée. On verra bien qui survivra. Et même si je souffre un peu, c’est un risque que je suis prêt à prendre, motivé comme jamais je ne l’ai été !

Rien que pour balayer de mon horizon et de celui des générations à venir, la nuisible présence de sangsues de votre acabit.

Voyez-vous, Messieurs les banquiers, Messieurs les politiques, vous avez bien plus à perdre que nous. Vous avez besoin de nous, nous n'avons pas besoin de vous.

So long.

Allez, reprenons tous en cœur le gros succès du hit-parade américain en septembre 2008 :


"Loin du cœur et loin des yeux
De nos vies, de nos banlieues
L'économie meurt peu à peu
Peu à peu...

Rien que 700 milliards pour eux
Pour ne plus fermer les yeux
C'est beaucoup et c'est bien peu
C'est bien peu."

8 commentaires:

Sir-Sux a dit…

Hum, je suis complétement d'accord avec ce post.

Moi aussi, j'ai toujours détesté les banquiers et les assureurs, tous ces métiers où l'ont fait du fric avec du fric (et voir parfois sans comme c'est les cas avec les subprimes)

Si seulement ça pouvait être la bonne...

toto a dit…

Etonnante cette quasi-unanimité de la presse pour dénoncer les députés américains qui ont refusé d'avaliser le plan Paulson. Ces scélérats ont osé tenir compte de l'avis de leurs électeurs, qui ont réagi massivement. On se croirait revenu au référendum sur la constitution européenne.

Vincent a dit…

Sans humour aucun : que pense ce qui risque de tomber de la cave ?

Sinon, idem de mon côté.. Un agent immobilier, il y a à peine un mois, me disait que le marché immobilier Lillois ne retomberait jamais. L'argument des montagnes et des salaires qui ne suivent pas ne la touchaient pas ; car pour elle, il y avait toujours des gens assez riches pour payer. Les mêmes que tes "amis" de tes diners parisiens ?

Christophe Claustres a dit…

Tout pareil pour moi.Un banquier me soutenait sans rire que les prix de l'immobilier ne baisseraient pas , même dans des coins de zone 5 les plus éloignés.

Quand on n'a rien à perdre,on n'a rien à craindre.

OUTREMEUH a dit…

Pendant des années, toute une clique de spéculateurs ont boursicoté, joué, gagné et se sont fort enrichis.

Et voilà qu'ayant chanté tout l'été, ils se trouvent fort dépourvus quand la bise fut venue.

Quand on joue, on gagne ou on perd !

Maintenant que tous les copains MedefUmpistes perdent leur billes, ce serait la faute-à-pas-de-chance ?
Va-t-on demander au contribuable de payer pour leurs dettes de jeu ?

Trop facile !

A tous, je dis qu'il n'y a pas de crise, les riches restent riches, les pauvres demeurent pauvres.

Je n'ai pas joué, je n'ai pas gagné, maintenant je n'ai rien à perdre.

Ce n'est pas ma crise.

Thomas a dit…

Pourquoi interdire les commentaires anonymes?

Tiens et au cas ou vous ne le saviez pas, les Etats Unis préparent la loi martiale.

http://www.dailymotion.com/video/x6wfrq_usa-1-octobre-loi-martiale_news

Yann a dit…

un véritable hold up en tout cas.
Ces mecs copains de bush qui se sont gaver pendant 8 ans vont faire le hold up du siècle en vidant avant de partir les caisses des USA afin uniquement de maintenir leur niveau de vie. Et l'américain moyen qui va payer !!
ET en France, l'état (nous ?) renfloue dexia à coup de milliards. milliards en moins pour l'éducation par ex.
Je ne veux pas payer pour eux ! qu'ils deviennent pauvre, ça leur fera la b...

toto a dit…

La dernière qui vient de tomber : un des PDG de Dexia, la banque en faillite renflouée par 3 milliards d'argent public, partirait avec 3,7 millions €