lundi 14 octobre 2013

[Exclusif] Brignoles est à droite !

"Le FN remporte l'élection cantonale partielle à Brignoles grâce à la gauche". Voilà en substance ce que l'on entend depuis hier.

Suggestion de présentation :

On ne minimisera pas la responsabilité du gouvernement dans la sanction des urnes (classique) lors d'une élection intermédiaire, mais s'il y a bien une connerie à dire, et qui est donc dite et répétée à la télévision (à croire que ça ne sert qu'à ça), c'est bien : "Le FN passe à Brignoles grâce à la gauche".  

Ce serait aussi bête que de prétendre que le FN gagne à Brignoles (élection déjà remportée en 2011) grâce à la publicité continue des chaînes d'infospectacle, rabâchant en boucle depuis deux semaines que le FN va créer la surprise autour de cette micro élection et que, par conséquent, 1 français sur 4 va voter pour un Le Pen aux prochaines élections ![1]. Hein, ce serait réducteur d'écrire ça ? 

Une seule chose est acquise à Brignoles : l'électorat de gauche ne s'est pas mobilisé au premier tour. C'est oublié un peu vite que le résultat du second tour est, avant tout, la conséquence d'un vote de droite dans un canton ultra marqué à droite, où le PS avait été éliminé dès le premier tour aux dernières présidentielles.

Si les Brignolais ayant voté UMP au second tour ne sont pas forcément de droite (Quelques restes du front républicain moribond ont juste fait doubler le nombre de voix pour la candidate UMP de 1397 à 4931 entre les deux tours), en revanche ceux qui ont voté extrême droite, eux, le sont très clairement. 

Qu'ils en aient conscience est une autre histoire. 

C'est le seul enseignement que je tire de ce scrutin : le FN prend lentement et sûrement la place de l'UMP. 

Je crois que Le Pen père disait "il vaut mieux préférer l'original à la copie". Et bien, après cinq ans de sarkozysme, la pyromanie opportuniste d'un Copé ou la dragouille FN du châtelain Fillon, les électeurs UMP commencent à suivre la formule. 

Et je ne vois pas, même en cherchant très fort, des traces de gauche là-dedans. 

[1] Quel scoop. Juste vingt ans que ça dure.


Nouveau livre, L'abondance. 
+ d'infos
Disponible ici en papier ou ebook.

3 commentaires:

Jégoun a dit…

Ça m'a énervé, aussi.

Toutatis a dit…

1er tour : Lopez+Dispart = 49,5%

2ième tour : Lopez = 54%

Donc Lopez a gagné 4,5% entre les deux tours.

c'est ça le principal enseignement de cette élection.
on a vu les partis dominants faire appel aux abstentionnistes du 1er tour, et les nouveaux votants ont amplifié le résultat.

lejournaldepersonne a dit…

Les mauviettes
http://www.lejournaldepersonne.com/2013/10/les-mauviettes/

Vous vous levez un matin…

Et vous tombez de haut, en apprenant que vous n’étiez rien qu’une couverture pour l’homme de votre vie, qu’il ne vous a épousé que pour dissimuler sa véritable identité, sa véritable activité, sa double vie puisqu’il est agent trouble… un espion ou quelque chose dans le genre qui s’est servi de vous, sans que vous ayez l’ombre d’un soupçon!

Moralité : Vous avez été victime d’un coup monté…

Victime expiatoire condamnée à broyer du noir.

Ne croyez surtout pas que vous êtes en dehors du coup…

Parce que vous y êtes pour beaucoup.

On ne vous l’a peut être jamais dit , mais si, mais si…

L’histoire n’est pas autre chose qu’un scénario… montée par un salaud et racontée à un idiot.

Ainsi font, font, font… les marionnettistes à leurs petites marionnettes.

Il n’y a pas plus tragique que la politique :

Derrière chaque peine, il y a une mise en scène…

Parce que le monde se divise en deux : Les méchants d’un côté… et les mauvais de l’autre.

Je vous rassure, les plus à plaindre sont en même temps les plus à craindre :

Les mauvais… les sots… et tous ceux qui vous ressemblent et qui veulent nous faire croire qu’il y a autre chose que des méchants et des mauvais…

Je les appelle : les mauviettes…



Le plus simple c’est de vous creuser la tête au lieu de vous laisser absorber par des histoires sans queue ni tête !

Réécrivez votre scénario si vous ne voulez pas jouer dans celui d’un autre. Et comme je suis un peu allumée, je ne peux pas m’empêcher de vous éteindre.