vendredi 10 septembre 2010

Retour de flamme


D'autres détailleront l'indigeste première partie du "débat" spécial retraites de l'émission politique "A vous de juger" sur France2 jeudi dernier : confit de Fillon servi au miel de journalisse et mithridatisé à la même éditocratie de salon de thé qui cachetonne en trois huit depuis la rentrée, des plateaux télés aux radios périphériques, pour nous faire la pédagogie aveugle de la réforme qui nique. Je n'ai pas vu le début, j’étais alors confortablement calé sur la 3 et ses « Incorruptibles » où la question des traitres et des fayots est réglée à la batte de base-ball.

Mais, à 21h40, alléché par un live-twitt de haute volée, je zappe sur l'intervention surprise d'une Ségolène Royal au Vitascorbol, remplaçant les têtes du PS sur le plus gros dossier social du moment : les retraites.

Chamboulant la Chabot Medefo-encastrable et réduisant en copeaux un Jean Boissonnat, en visite de maintenance annuelle hors de sa crypte cryogénisée, la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes appuie là où ça fait mal et rétablit un peu de vérité là où je ne l'attendais plus, après une heure de castration mentale UMP (avec risque d'un fort taux de déroute des spectateurs vers les "Incorruptibles").

Dans cette dense demi-heure, étonnant moment de télé, celle dont son camp sous-estime les capacités de connexion populaire, revient sur l'essentiel soulevé et piétiné par cette réforme, ce qui est classiquement escamoté de ce type de débat-show bidon:

- La casse des acquis que la droite n'a jamais supporté et sur l’attente en coulisses "des fonds de pension, des assureurs privés et des banques [...] tapis dans l'ombre pour mettre la main sur le pactole".

- Le prétexte "fallacieux", et largement exposé dans l’émission par Fillon, que l’âge de départ à 62 ans résoudrait tous les problèmes de déficit. Elle rappelle à toutes fins utiles que le même assurait, en 2003, que sa réforme d'alors garantirait le financement des retraites jusqu’en 2020. Le même reprend aujourd'hui la ritournelle alors que la nouvelle réforme ne les financera que jusqu'en 2017 (date autorisant au Monarque un deuxième et dernier quinquennat pépère où il pourra pleinement se consacrer à laisser une trace de slip dans l'histoire).
A propos de mensonges et d'incompétence, Royal rappelle que « les réformes passées Balladur et Fillon cumulées ont abouti à baisser le niveau des pensions de 20%. ». Toujours bon à garder en mémoire.

- L’absurdité de devoir attendre 67 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein dans un pays qui compte un chômage record des plus de 55 ans et des moins de 25.

- La remise en cause des pseudos exemples étrangers, le fameux « ils l’ont bien fait ailleurs ». On oublie de préciser les effets au quotidien de cette privatisation des retraites (par exemple, depuis 2008, la classe moyenne américaine, jeune, tape de plus en plus fréquemment dans son épargne retraite pour… consommer) et les risques inhérents à ces épargnes individualisées instantanément misées dans le casino boursier.

"Je ne veux pas que les salariés aient à la fois subi la financiarisation de l'économie [...] et aillent alimenter par leurs cotisations des fonds de pensions qui demain vont peut_être faire faillite, qui vont à nouveau se balader au niveau de la planète des prédateurs des entreprises délocalisées."

Pour les complexés d'une herbe qui serait plus verte ailleurs, elle rappelle qu'une fois la réforme passée « nous serons le seul pays qui cumule la contrainte de l’âge […] plus la durée de cotisation la plus longue d'Europe

- Le silence révélateur du Medef dans cette réforme. Je cite : « On n’entend pas le Medef, parce que la réforme de François Fillon EST la réforme du Medef : Mettre a bas la retraite à 60 ans, mettre à bas la retraite à 65 ans à taux plein et taxer les salariés. »

- Les premières victimes de la réforme : « Quand vous remettez en cause la liberté, non pas l’obligation, de prendre la retraite à 60 ans, vous frappez les ouvriers, vous frappez les petits employés, vous frappez les femmes qui ont déjà des durées de vie [de cotisations] incomplètes, des cadres qui ont eu des durées d’études longues. » [...] « Ce sont les plus faibles, les plus pauvres, les ouvriers, les employés et même les malades (puisqu'on refuse d'intégrer la pénibilité des tâches) qui sont appelés à financer les retraites et ça, c'est insupportable et nous devons nous battre, le dos au mur.»

- Posant LA vraie question : « Comment se fait-il que les revenus du capital ne soient pas appelées au co-financement des retraites et cela d’autant plus qu’il y a 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales dont profitent les entreprises ? »

- Repointant la fameuse valeur travail si chère au Monarque avant qu'il ne la piétine: « Leur travail [des ouvriers] a enrichi les actionnaires, leur travail a permis de revaloriser le capital de l’entreprise, leur travail a enrichi les détenteurs du capital de l’entreprise [...] donc la partie du salaire qui s’est transformée en capital ou en revenus pour les actionnaires doit contribuer au financement des retraites. »

- La peur et la résignation conditionnée des français qui « ont tellement été macérés dans une propagande », notamment ceux de moins de 40 ans de plus en plus nombreux à déblatérer le laïus classique qui contente les casseurs d'acquis « ouais bah de toutes les façons, on les aura pas nos retraites… ». A ceux-là, elle lance un: « Même quand vous êtes le dos au mur et bien nous devons continuer à nous battre».

Ségolène Royal déconstruit les thèses au formol des détenteurs de la grosse thune au point qu'Arlette Chabot (à qui, après sa pitoyable prestation, je conseille la retraite anticipée pour pénibilité à taux plein chez le spectateur) tente de la tacler. Sans succès: le diesel est lancé.

Puis, Jean Boissonnat se réveille:


HIBERNATUS
« - Si vous arrivez au pouvoir dans 2 ans, est-ce que rétablissez la retraite à 60 ans ? »

Elle rétorque un « solennellement, je vous dis oui » à haute teneur présidentielle, résonnant sec comme un couperet jusqu'à Washington.

Et tout s'enchaine...

SEGO, crochet du gauche
"- Au nom de quoi ceux qui possèdent des actions, des stock-options ne cotiseraient pas. Monsieur Boissonnat ?"

HIBERNATUS, esquive molle
"- Ça ne fait pas des masses de français ces gens-là."

SEGO, kick flip rotation latérale bing dans les chicots fallait pas m'énerver papy
" - Oui mais ça fait beaucoup d’argent, Monsieur Boissonnat [...] La cour des compte a évalué à 25 milliards la fraude fiscale des plus riches [en fait c’est plus], c’est presque le besoin de financement pour les retraites cette année. »

Boissonnat se rendort pour 3 ans. Chabot (genre d'arbitre partial seule à même de pouvoir faire gagner l'équipe de France de foot 38 à 0) est dépassée (c'est à dire que le travail, les retraites toussa, c'est pas son truc à Arlette, plutôt spécialisée dans la récitation d'évangile grassement rémunérée) et rebalance du TINA à grandes cuillerées dans la machine à essorer les cerveaux:

CHABOT, lave plus beau
- « On a l’impression que taxer les riches, c’est le miracle et qu'on va régler le problème des retraites. Y a encore de l’argent à trouver. »

SEGO, coup de boule
« - Et taxer les pauvres, c’est le miracle ? " J'aurais ajouté "connasse" mais bon ça aurait pas fait classe.

CHABOT, mais où est donc passé mon "Que sais-je : il faut sauver les riches." ?
« - C'est pas un discours un peu archaïque ? Euh, c’est ce que dit l’UMP. » [merci de la précision]

ROYAL, Steven Seagal m'a tout appris.
« - Oui, pour l’UMP tout ce qui est justice sociale est archaïque. »

Le reste est à l'avenant, saupoudré de phrases qui frappent juste: « On est passé de la précarité du travail à la précarité des retraites. » « La retraite c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.» « C'est au-delà du mouvement syndical, cela concerne tous les français. »


Y a pas, l'intervention a une incontestable gouache de gauche. L’analyse sans failles, carrée. Ségolène Royal construit mieux ses prestations télé que ses sites internet. Bon, n'oublions pas la machine du parti, le western des primaires et les voix qui ne manqueront pas de susurrer "mais non, c'est du chiqué". Là n'est pas la question. Objectivement, il y a bien longtemps que je n'avais pas entendu, à une heure de confortable audience, un discours aussi implacable, sans ambiguïtés, et intelligible sur la question des retraites de la part d'une tête du PS.

Panique à Solférino donc, car ce soir j'ai le sentiment que les pronostics sont perturbés.

Duhamel l'a bien senti en concluant, comme depuis quatre décennies, l'émission d'une de ses poussiéreuses considérations boursouflées sur les prochaines présidentielles[1] :

ALAIN DUHAMEL (dont la persistance télévisuelle, couplée au jurassique de l'analyse sur fond d'incontinence verbale, reste, avec le carton de René La Taupe, un de ces insondables mystères du monde moderne):
" - Si DSK veut y aller, personne au PS ne pourra s'y opposer."

Suffisante incarnation sur tabouret de la république gériatrique qui n'a de cesse nous persuader qu'il ne sert à rien de débattre, de lutter ou de voter puisque tous les arguments, les réformes et les résultats sont dictés par le "bon sens".


[1] qui, dans son livre de 2006, où il pronostiquait douze prétendants à la présidence en 2007, n'avait pas inclus... Ségolène Royal. C'est te dire la tronche de l'oracle.

En complément chiffré : Royal reboot, Intox2007

21 commentaires:

Dagrouik a dit…

Terrifiant retour : ce soir sur C+ le couple infernal Brosse-à-toilettes et Duhamel le coq nain ont fait pire que jamais . Faire semblant de ne pas être d'accord.

Je crois que Royal a compris le truc: leur rentrer dans le lard à ces faux observateurs qui répètent les saloperies TINA. Tout ça en démontant les abus de statistiques bidonnées.

Tout ça en gardant un langage non ampoulé, et en donnant une image plus sérieuse qu'en 2007 avec "bossage" de dossiers.

Dans ce cas, si primaires ça peut faire un malheur.

Chez Louise a dit…

Excellente analyse de cette émission...Et superbe coup de griffe à ce gros Bip Bip de Duhamel.
Merci!

Toyan a dit…

Yo bravo, encore un billet bien ciselé... manquait que la musique

tatala tatalatata....

Je crois que Boissonat cherche encore ses chicots au fond du studio... faut dire qu'en plus la sorcière lui a brisé ses lunettes...

A mon avis en ce moment y'en a qui doivent bien flipper... c'était pas le comte de Monte-Cristo son livre de chevet ?

D'ailleurs le Fillon l'a échappé belle...

AffreuxSale a dit…

C'est vrai qu'une telle pugnacité, venant d'un représentant du PS, on était plus habitué.

Faut surtout saluer les mecs qu'ont préparé "le dossier" pour Sego.

Je n'ai jamais eu une grande admiration pour la dame en question, voire pas énormément de respect...

Après, si le PS revient soudain à ses fondamentaux et s'y tient, que ce soit elle ou un/une autre en vitrine, ma foi, cela importe peu.

Je trouve tout de même curieux cette idée de "Si ça passe, en 2012, on revient sur la retraite à 60 ans". Curieuse conception de la lutte. Pis ça dénote quand même un manque certain de courage du parti en question, au vu de la colère populaire qui monte un peu partout sur le sujet.

Maintenant, encore une fois, si le PS retrouve un peu de cojones, on sera a côté. Pas derrière. Mais à côté.

A voir.

Anonyme a dit…

@affreuxsale:
pourquoi faudrait il que " des mecs aient préparé "le dossier" pour Sego"?
crois tu vraiment qu'avec tous ces gros fafs, de prétendus journalistes aux ordres, qui cherchaient à la coincer, elle ne se serait pas emmêlé les pinceaux, si ce n'était ses propres idées qu'elle défendait?
alala...la misogynie de certains me laisse coi. ou pas ;).

Anonyme a dit…

super ton billet, il se lit comme un bouquin ..

Bravo

AffreuxSale a dit…

@Anonyme de 07:03:00 UTC-07:00

Ne focalise pas sur les mots "mecs aient préparé".
J'ai utilisé ce terme de manière "générique", disons.

Qu'elle ait des ovaires ou des testicules ne change en rien mon avis sur cette personne, ni en bien, ni en mal (t'as vu, c'est féminin, "Personne", qu'on parle d'un homme ou d'une femme ;-)! )

"crois tu vraiment qu'avec tous ces gros fafs, de prétendus journalistes aux ordres, qui cherchaient à la coincer, elle ne se serait pas emmêlé les pinceaux, si ce n'était ses propres idées qu'elle défendait?"

Oui, malheureusement, il y a eu des moments où je l'ai trouvé moins "percutante", et il m'a semblé que cela relevait de l'impro...

Par ailleurs, tu occultes également le côté positif de ce que je dis par rapport au fait que je suis prêt à suivre les socialistes, si ceux-ci reviennent VRAIMENT, à leurs fondamentaux.

Et crois moi, vu à quel point je ne les aime pas (plus, en tous cas, depuis le virage libéral), c'est pas rien!

Pas de faux procès, s'il te plaît, cela ne fera pas avancer nos échanges.

Merci à toi.

seb musset a dit…

@AffreuxSale @anonyme > la préparation est évidente, et a contribué à l'efficacité notamment sur les chiffres et le renversement des arguments où elle avait une vraie maitrise de la problématique.

Elle a remis de "la guerre" dans une question qui semblait réglée.

Pareil, plusieurs phrases sont évidemment des formules préparées, mais tout le monde fait, et dans ce cas, la plupart des opposants à la réforme se rejoignent sur les arguments.

Reste la façon de les expliciter à l'antenne dans une expression compréhensible par tous, et sans hystérie. Là aussi, elle a clairement marqué des points.

Mais bon pour le PS, la route est encore longue, avec plein de faux plats.

Stéphane Laborde a dit…

Taxer, taxer, et la création monétaire bordel ?

Qu'en ont à foutre les tenants de l'effet de levier d'une taxe à 50% quand ils sont 12,5 d'effet de levier ?

Quelqu'un peut m'expliquer cet oubli permanent, ou c'est voulu ?

Incroyable tout de même cet aveuglement SECULAIRE !

Romane a dit…

C'est Mme Touraine qui a aidé S.Royal à préparer l'émission (de mémoire interview ds le jdd). Je vois vraiment pas où est le problème d'une préparation. C'est le moins qu'on puisse attendre d'un.e politique de se préparer et c'est normal de le faire en équipe non?

AffreuxSale a dit…

Y'a pas réellement de problème, en fait.

Surtout que dans le fond, finalement, mon commentaire était loin d'être si sévère que ça.

Après, effectivement, on peut discuter de son utilité, je le reconnais volontiers.

C'était plutôt l'espèce de promesse faîte au nom du PS que je trouvais curieuse. Comme un aveu de ne pas avoir le courage politique, ou le courage tout court, de se battre tout de suite.

Et du coup, le patron a raison: Y'a du "faux plat" en vue.

Alors que le PS est plus trop habitué à forcer.
Va falloir qu'on les pousse sérieusement.

Anonyme a dit…

J'arrive avec un peu de retard, mais je ne trouve nulle part d'explication de la disparition du "Grand François" ?.. question taboue ?

seb musset a dit…

@ anonyme > Il ne veut plus apparaitre sur le net. Donc voila :(

tueursnet a dit…

Une proposition de Loi du NPA (nouveau parti anti-crétins) vient de sonner le glas à toutes les victimes expiatoires du crétinisme…Retenez votre souffle parce que la Liberté va désormais coûter très cher à tous ceux qui n’ont pas sur eux un embryon de volonté.
Premier amendement : 200% d’augmentation pour le prix d’un paquet de cigarettes.
Deuxième amendement : 10 euros d’augmentation pour tout gramme d’alcool ingurgité avec ou sans délectation.
Troisième amendement : tout consommateur de narcotique sera pénalisé à chaque fois qu’il subira un contrôle positif. Il devra régler trois fois le prix de sa funeste prise.
Quatrième amendement : tout joueur devra régler avant de miser le moindre centime, 33% au trésor public. Il se contentera des 67 % restants pour perdre sa chemise.
Cinquième amendement : tout adepte à un groupe sectaire devra régler une taxe de 25% de son salaire mensuel pour résorber le déficit d’intelligence qui caractérise les imbéciles heureux.
NPA dit Oui aux plus pauvres, non aux plus faibles… qui sont souvent les plus riches !

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20du%20NPA

Anonyme a dit…

les gars, est-ce-que vous réalisez qu'on est en train de s'auto-congratuler parce que Ségo a été plus qu'à la hauteur tant sur le plan du contenu que celui de la manière...royale quoi. Ok, aucun autre leader du PS ne peut faire ça, ne sait faire ça, ne veut faire ça. Nous on le pige. Donc, pour nous c'est une super prestation.
Mais bon dieu, mettez vous à la place du français moyen, du petit commerçant, de l'électeur base...etc... Ils ont vu quoi, eux : une femme discréditée par le médias (dès 2007)tuée par la fraude massive des oligarques sans rapport ni contact (à l'inverse de Ségo) avec les classes populaires du PS pour l'élection au poste de secrétaire générale, coupée de toute fonction officielle, juste avec son image "vieillie et trafiquée. Ils ont vu quoi : qu'elle se démerdait bien, avait des arguments sérieux... mais aucune chance d'être désignée, sans pouvoir : les pontes bidons mais officiels le proclament et les sondages la désigne en candidate sans chance aucune. ET puis toujours la décrédibilisation... et ça marche.

Alors arrêtez de juger de l'efficacité de son passage TV d'après vos, -nos- critères d'intellos et mettez vous dans la peau du mec de base collé à TF1- et comparez les 2. Et pourtant je suis pour elle - la seule à avoir vanter la démocratie participative. Si ça vous interpelle allez lire mon topo là dessus, allez sur Médiapart mon blog sur ce thème : serge 06.

Anonyme a dit…

Et le smic à 1500 € ?

Romain a dit…

Et le smic à 1500€?

Ceci dit, très bon billet et ça donne envie d'y croire de nouveau, mais...

Quoi qu'il en soit, rien de comparable à l'abominable DSK.

Tassin a dit…

J'ai vu encore pire que l'émission dont il est question dans ton billet Seb : Dimanche Soir Politique avec Royal contre 3 chiens de garde libéraux voir Sarkozistes.

http://www.dailymotion.com/video/xesl1i_dsp-segolene-royal_news

Incroyable, ils ne font que réciter leur leçon "on vit plus longtemps donc faut travailler plus longtemps".

Tassin a dit…

Et le smic à 1500€? C'est une blague? A part faire de l'inflation et augmenter la consommation tout en accélérant les délocalisations je vois pas ce que ça apporterait.

Il faut socialiser l'offre et non pas solvabiliser la demande.

oblomov a dit…

"...leur leçon "on vit plus longtemps donc faut travailler plus longtemps"."
En fait, toute la justification de leur "réforme" de la retraite est basée sur ce syllogisme.
Jamais l'idée leur traverse l'esprit que le but d'une vie puisse être autre chose que de travailler pour faire marcher la société/l'Entreprise/pays ?
Qu'on puisse profiter de quelques années de bonne santé pour vivre ?
Même Sarkozy a admis, du bout des lèvres, que 'l'homme n'est pas une marchandise comme les autres."
Le travail, l'opium du peuple !

miha a dit…

Il faut arrêter de nous bassiner avec l'allongement de l'espérance de vie !
Non seulement parce que nous ne sommes pas faits pour travailler jusqu'à être complètement usé ou mort, mais aussi parce que les jeunes adultes d'aujourd'hui vivront moins longtemps que leurs parents.
Les méfaits de la malbouffe, de la pollution, du stress de vivre dans cette société de la vitesse et de la compétitivité commencent à faire des dégâts : nombre accru de cancers, de maladies cardiaques, d'obésité, de suicides...