lundi 15 février 2010

Stiglitz, la crise et les bulles

Le controversé Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001, ancien conseiller de Bill Clinton (1995-1997) était à Paris pour la promo de son nouveau livre : « le triomphe de la cupidité ».

Il participait samedi dernier à une conférence en deux parties sur la crise « comment éviter la rechute ? » et « comment faire naître une nouvelle société ? ». Deux parties n'en faisant par défaut qu'une seule, tous les intervenants [1] s'accordant sur le fait que si nous poursuivons le modèle de l’ancienne société, inévitablement, celle-ci rechutera.

C'est
même bien parti pour. Stiglitz redoute une pénible sortie de crise via une croissance molle à la japonaise, avec chômage massif, pour des années. Et encore, c'est la version optimiste.

Voici un extrait de son intervention d'une heure au sujet d'un thème qui a longtemps occupé les billets de ce blog : La bulle immobilière ! [2]

Ou comment, via une cascade de bulles, faire la jonction entre le passé et ce qui nous attend : La BCE appelant aujourd'hui les états à réduire leur dette![3] (Dans la foulée les mêmes ayant contribué à la dernière catastrophe misent sur les défauts de paiement d'une zone euro envisagée comme un champ de bataille spéculatif.)



« Depuis deux ans, nous tournons en rond. Nous en restons à la surface des choses, aux bonus, aux traders."

"On a compensé par des emprunts ce qui ne va pas aux salaires. Ce qui a permis de maintenir la croissance et de rendre euphorique les marchés. »

Le serpent se mord la queue : « L'Angleterre serait en récession depuis 2002 si les anglais ne s’étaient pas endettés massivement pour les dépenses courantes. »

Après avoir tiré sur les marchés financiers, dans la deuxième partie, Stiglitz évoque d’autres responsabilités plus individuelles quant aux modes de vie et de consommation, notamment aux Etats-Unis où la part de temps dégagée chez les actifs grâce à qu’il appelle le dividende technologique[4] était jusqu’à présent principalement constituée d'un… surplus de travail[5] La réduction du peu de temps libre était donc consacrée à une acquisition frénétique de biens de consommation.

Un penchant vers lequel l’Europe, sous les conseils de monarques américanisés, voulait – et veut encore – envoyer un peuple envouté par les sirènes publicitaires.

« Bizarrement, il semble y avoir cet espoir que nous retournerions au monde d’avant 2007 mais ce ne sera pas le cas. Et même si nous le pouvions, nous ne devrions pas. »

Après cette crise qu'il qualifie de « Near death experience » il en appelle à des sursauts nationaux[6] de type New Deal avec réinvestissement massif dans la santé, l’éducation[7] et les biens communs - et profitables à long terme à la réduction de cette fameuse dette des états -. Il déplore "la stupidité" des dirigeants européens en la matière.

Bref, c'est précisément au moment où il faudrait dépenser et redonner l"espoir que les états vont réduire les deux...


Merci à Marc Vasseur.
* * *

[1] Edgar Morin sous l'angle philosophique et humaniste. Pierre Larrouturou et ses graphiques de choc sous l'angle de la réduction et de la répartition du temps de travail ou Marc Dufumier, agronome, sous l'angle des dérèglements agricoles entre le nord et le sud. Les interviews arriveront prochainement.

[2] Pas terminée. Un emprunteur immobilier sur quatre aux Etats-Unis doit désormais rembourser plus que la valeur de sa maison.


[3] Soyons persuadés que le haro sur ces pays baptisés « cochons » n’est que la bande annonce du film "violente restriction budgétaire" qui attend d’autres pays de la zone se pensant plus « nobles ».

[4] Stiglitz reprend la théorie de Keynes sur le fait que depuis la nuit des temps l'homme consacrait ses journées à la survie, et que le progrès venant il ne consacrait désormais concrètement plus qu'une heure par semaine à cette survie.


[5] Le temps de travail a augmenté depuis un demi-siècle aux Etats-Unis.


[6] Les solutions apportées par l'économiste se cantonnent aux grandes lignes :
- Renforcement de l’action collective.
- Renforcement de la justice sociale.
- Renforcement de l’état dans son rôle créatif.
- Réduction du rôle des marchés financiers.
- Prise de conscience des marchés, et du peuple, que les innovations ont souvent été initiées par les États et non le secteur privé.

[7] Dans ces propositions finales, il appuie par ailleurs sur la nécessité d’un retour à une bonne éducation, expliquant par exemple que dans les cas des crédits « subprimes » les banques ciblaient spécifiquement les gens les moins éduqués.

22 commentaires:

Seb - CaRéagit a dit…

Tiens, la proposition 7 me parâit plus que justifiée oui. En France, il y a encore des vagues d'étudiants qui sont diplomés sans avoir fourré le nez (même très peu) dans l'économie ou les maths financières..

Stéphane Laborde a dit…

Ces solutions restent tout de même toujours dans le même paradigme. Dépenser via l'Etat, pour toujours plus de dette centralisée ? Mais alors QUAND les individus pourront eux choisir où investir ? Jamais ? Ou toujours "comme avant" pour les "quelques elus" qui auront l'écoute de ceux qui ont le droit d'émettre la monnaie par de la dette infinie.

Non Stiglitz est un ancien d'un siècle déjà mort...

seb musset a dit…

@Stéphane Laborde Je retrouve bien la ;) You day will come :P

Le coucou a dit…

Je trouve ces propos excellents. Là-dessus, j'ai lu ces temps derniers qu'à la crise des «subprimes» nées dans les foyers modestes (les moins éduqués, ici), en couverait une autre pour les mêmes raisons, d'emprunteurs défaillants, mais touchant cette fois les milieux «normaux», des gens jusqu'alors solvables…

Guyb a dit…

Je me suis fait cette réflexion en rentrant (tardivement) chez moi ce soir:

Un bon amis à moi a rendez-vous demain matin avec sa banque pour évaluer ses possibilités d'emprunt (1100€/moi autant dire quasi nulle en Alsace).

Je pense que les prix dans une logique modérée ne peuvent plus augmenter. Pourquoi ?

1) Les "nantis", entendre par là la "classe" baby-boomer, n'achetent plus étant pour la plupart propriétaires.
2) Les jeunes sont au taquet niveau emprunt c'est-à-dire 40-45% du revenu comme mensualité (les banques, en théorie, ne dépassent pas les 33%, ce qui est faux celà dépasse souvent les 40%).
3) Je veux bien croire que le "système" soit débile mais pas autodestructeur...

Et pourtant... Est-ce que je me trompe ?

Monsieur Poireau a dit…

Je n'ai pu entendre que des bribes, le jour de ces interventions. Ça avait l'air franchement de bon sens, un truc disparu depuis longtemps chez nos politiciens.
Maintenant, ça soulève toujours cette question con (je sais) à partir de ces propos : concrètement, on fait quoi ?
On vire nos dirigeant à coup de pelles ?
:-))

seb musset a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
seb musset a dit…

@Monsieur Poireau > L'intégrale devrait être diffusée ces jours-ci. Disons que le colloque mettait, sur fond de procès des marchés financiers, le point sur 2 aspects :

- Le reprise en main de l'état dans l'encadrement de ces marchés financiers.

- La responsabilité individuelle de chacun par rapport à ces produits financiers.

Quant à l'impuissance de l'homme politique.... Avec quelques millions de mécontents qui commencent à fuir les banques (c'est le cas aux USA) les gouvernements commencent à réfléchir. Ils aiment plus que tout le pouvoir, c'est là dessus qu'il faut jouer.

La actuellement, nous sommes en mode "on fait comme si rien ne s'était passé"

@Guyb > Actuellement les crédits sont maintenus par des taux excessivement bas (cadeau supplémentaire pour ceux qui ont déjà du pognon), mais cela ne durera pas. Je peux me gourer mais, pour les raisons que tu énonces et d'autres encore, le secteur de la pierre est structurellement mal barré pour pas mal d'années.

@Lecoucou > effectivement, la nouvelle phase des "restructurations" immobilières aux US touchent les locaux commerciaux (hécatombe), les complexes immobiliers et maisons de riche (proprios qui retardent d'autant plus les échéances qu'ils s'endettent ailleurs pour rembourser)

julien a dit…

A propos de la responsabilité des politiques, c'est dommage d'en parler en oubliant de dire que c'est justement une femme politique (Eva Joly) qui a organisé cette conférence...

On peut peut-être reconnaître leur mérite à celles et ceux qui sortent du lot, non ?

Maux Dits a dit…

@ Seb et @ Le Coucou:

Ce que moi j'ai pu lire, la nouvelle crise qui s'annonce (pour 2011) répondraient au nom de Alt A mortgage (une nouvelle catégorie de produits toxiques du type subprime). Les alt A mortgage seraient des emprunteurs qui n'avaient pas les moyens d'emprunter mais que les courtiers (ceux qui constituent les dossiers de demandes des crédits des ménages et les transmettent ensuite aux banques pour approbations) avaient falsifiés les dossiers en surestimant les revenus des ménages entre 5% et 50% ( pour la moitié d'entre eux). Le volume de ces crédits correspondraient de 1000 milliards de dollar.

seb musset a dit…

@Julien > Exact. Eva Joly a d'ailleurs fait une intro assez pessimiste avec des chiffres plombants. L'intégralité devrait etre diffusée en ligne dans les jours à venir, mais je n'ai toujours pas l'info.

@Maux Dits > Une chose est sure, ca va être un bombardement à la merde et l'Europe en prendra plein la tronche. Et je ne te parle pas de l'Angleterre...

realworld a dit…

Concernant l'immobilier, j'aimerais partager votre optimisme (du moins pour les jeunes générations) de l'ajustement(écroulement?) des prix aux salaires. Sauf que...

Sauf que, grâce à une géniale invention (De Robien, Scellier...) de nos politiques, les papy boomers peuvent défiscaliser l'achat de nouveaux logements en faisant payer la note aux jeunes locataires contraints (car trop précaires ou mal payés pour prétendre à la propriété).

Les banques préféreront toujours prêter à un vioc déjà propriétaire (donc solvable en cas de soucis) dont le revenu (retraite) est assuré et prévisible qu'un jeune sans le sou avec un travail précaire (et dans le privé ils le sont tous maintenant) ou à temps partiel. Il suffira juste d'augmenter les assurances décès. D'ailleurs si les prix bougent si peu, c'est qu'il doit bien y avoir une raison non ?

Mes parents n'ont eu aucun problème pour souscrire à un projet immobilier De Robien. Moi, qui suis cadre en CDI et touche 500 euros de plus que le salaire médian, mon banquier en rigole encore...

anken5 a dit…

Je trouve ça curieux d'attendre des solutions de la part de quelqu'un qui a sa part de responsbilité dans la crise.

En 2002 des parlementaires républicains états-uniens, dont les deux candidats à la présidentielle de 2008 John McCain et Ron Paul dénoncent la politique des GSE (Governement Sponsored Enterprises) Fannie Mae et Freddie Mac consistant à cautionner sur demande des Démocrates les crédits immobiliers aux ménages insolvables. Ceci malgré le danger de défaillance du système bancaire que cela peut entrainer.

Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre aux attaques faites. Celui-ci publie un rapport [3] qui conclu à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000), affirmant qu'ils disposent de suffisamment de capital.


[...]

CONCLUSION

This analysis shows that, based on historical data, the probability of a shock as severe as embodied in the riskbased capital standard is substantially less than one in 500,000 – and may be smaller than one in three million. Given the low probability of the stress test shock occurring, and assuming that Fannie Mae and Freddie Mac hold sufficient capital to withstand that shock, the exposure of the government to the risk that the GSEs will become insolvent appears quite low.

[...]


Le document original a été retiré du web après avoir été exhumé fin 2008.

=> et oui, la crise n'est pas du à l'ultra-giga-méga-néo libéralisme, mais à l'interventionnisme étatique.

tassin a dit…

@ anken 5 :

"et oui, la crise n'est pas du à l'ultra-giga-méga-néo libéralisme, mais à l'interventionnisme étatique."

J'adore! Combien de fois des libéraux m'ont sorti ça. Comment peut-on se prétendre avoir compris la crise des subprimes, connaitre le fonctionnement des marchés financiers et raconter une telle sornette réductrice?
Sérieusement, tu sembles ignorer dans ta conclusion que la crise est due avant-tout aux deux mécanismes que sont la titrisation (pur libéralisme) et à la structuration des produits financiers immobiliers. Les banques ont prêté aux plus démunies parce que c'était très lucratif de revendre les crédits titrisés, structurés jusqu'à 10 couches (les fameux ABS, CDO etc) et maquillés en AAA.

Les banques ont créé des SPV ou Hedge Funds permettant d'engranger des profits ÉNORMES et très flexibles via des vagues de titrisation permettant d'agir sur les résultats trimestriels des établissements bancaires auxquels ils étaient rattachés, tout en se libérant des risques que constituent des prêts aux petits revenus.

Je vais pas détailler tous les mécanismes liés à cette crise et aux produits associés mais le fait est que c'est la libéralisation du secteur bancaire, en autorisant les opérations décrites plus haut, qui a abouti aux pratiques conduisant aux fameuses subprimes.

triton740 a dit…

on a l'impression que 1+ 1 =1 000 000
quel est le rapport entre la valeur financière du monde et sa valeur réelle, la financiarisation ne renvoie qu'à elle-même, il n'y aucune création de valeur, et l'immobilier a servi de support vaguement réel au système, qui grâce à la montée des prix, a fait croire qu'il y avait un vague actif en face de tout ce passif.

korama a dit…

Je ne saurais que trop conseiller de lire les livres de Frederic Lordon, ou de chopper ses videos sur Dailymotion ou Youtube (et ses interventions dans l'émission de Mermet).

Il a tres bien vu venir depuis des années ce qui nous est arrivé, et n'est pas des masses optimiste pour la suite (les prets qui etaient viables jusqu'à présent vont devenir pourris par le simple fait que les vrais prets pourris contaminent la "cote" des autres...)

Réda Le Loup a dit…

Seb Musset, un petit coup de Marianne et voilà, maintenant ça se trouve des supers références, CONSEILLER DE CLINTON ! Ouah ! Ca c'est du gage !...

Enculage de mouches... Promo de son bouquin, c'est tout, ça s'arrête là... Bouquin qui servira encore à rien, même pas à donner une petite émotion au lecteur.

Que du fatalisme catalyseur, pleurnichouille, pendant que tes maîtres te musèlent bien comme il faut. Tu connais bien la ligne rouge.

Tu sais où elle est ta crise ? Nulle part en occident. Ce que tu appelles crise c'est juste les 30 pour cents de cornés miséreux stressés, une misère fonctionnelle pour le capitalisme de tes maîtres. Tout ça est bien roulé.

Tu sais où ils sont tes 70 pour cents, ils ont des belles bagnoles (si - si , regarde dehors tu vas voir le pognon qui circule sous ton pif, en cinq minutes t'arriveras même plus à compter !

D'autres baisent, d'autres boivent des coups, d'autres sont au ski, d'autres au resto, la plupart on un logement décent, voire plus que décent.

Tu rabaches cette pleurnichouille pour être sûr de dégoûter le monde, les tiens qu'on t'a appris à détester, pauvre France. Tous cooptés pour s'enculer au bénéfice d'autres. Aucune cohésion de peuple, rien. Aucune religion, aucun lyrisme à entonner, rien, que du chiffre, de la trouille pour la baraque.

Tu as vendu ton âme, et comme tous les traîtres tu veux en faire profiter les autres !

Aller va, de toutes façons tu n'entreras jamais dans le saint des saints, et tu sais pourquoi.

Monsieur Poireau a dit…

Reda le loup : tout dans le bagou lancinant, endormissif ?
:-)

[Pour le reproche envers l'enculage de mouches, je me demande toujours si c'est de la pitié pour les insectes ou simplement une frustration sexuée ! :-)) ].

seb musset a dit…

@anken5 > "controversé" est le 2eme mot du billet.

@Tassin @realworld @triton > on est d'accord.

@korama > J'ai assisté à une conférence de Lordon en novembre dernier. Passé l'exposé sur l'historique de la crise, plus brillant mais aussi plus détaillé (3 heures contre 1 heure), il arrivait à des conclusions encore plus pessimistes que Stiglitz.

@Reda > c'est beau.

stephane a dit…

A savoir :

VERS LA SUPRESSION DE L'ARGENT ET LA SURVEILLANCE TOTALE
Depuis 1980 les banquiers se sont interposés entre vous et votre argent, . 1) Visa veut supprimer l'usage de l'argent liquide à partir de 2012; et que 2) depuis presque 2 ans, les banques françaises ont progressivement empêché les gens de retirer leur argent de la banque. Par exemple quand papy a voulu retirer 2.000 euros en liquide, eh bien il a dû prévenir, 48 heures à l'avance, excusez du peu, messire le directeur, qui, du haut de sa grandeur de "seigneur banquier", condescendît éventuellement à lui donner ses 2.000 euros en piècettes, à condition qu'il réponde bien à ses questions inquisitives "c'est pour quoi faire?", et qu'un bazar qui s'appelle TracFin n'établisse pas que notre papy est un dangeureux terroriste parce qu'il veut les offrir à ses petits-enfants... Et regardez bien: quelle est la première mesure imposée aux Grecs par l'UE ? L'OBLIGATION DE TOUT PAYER EN CHEQUE OU CARTE pour les sommes au-dessus de 1.500 euros. IL SERA ILLEGAL DE PAYER EN LIQUIDE TOUTE SOMME AU-DESSUS. C'est pas étonnant ça? Les Danois ont la même règle depuis 2 ans. Obligation de tout payer en chèque ou carte de crédit. Les banques ont discrètement établi cette règle dans tous les pays de la CEE... Ainsi, le "système" va pouvoir surveiller ce que chaque papy européen fait de son argent, argent qu'il a quand même gagné en travaillant, qu'il a mis de côté "à la sueur de son front". Cette politique étrange qui consiste à limiter l'accès à l'argent liquide est destinée à supprimer toute liberté aux gens et aussi à éviter la ruée. En cas de crash par exemple, il n'y aura pas de véritable ruée sur la banque, sauf pour retirer... 1.400 euros, ou moins, sans parler des 30% de gens qui sont à découvert en permanence! La banque gagne à tous les coups, faites vos jeux. A votre avis, qui a demandé à ce que cette limitation devienne une globalité à l'échelle européenne? C'est évidemment les banquiers qui ont avancé progressivement leurs pions, et cela en toute discrétion. Et tout cet argent bloqué sur le compte, eh bien les banquiers, eux, le placent sur les marchés et ils ne demandent pas votre permission. Voyez plus bas le témoignage de ce monsieur qui a voulu sortir les 200.000 euros de son compte pour acheter une maison en Bretagne. Le banquier a voulu lui donner un prêt plutôt que de voir cet argent partir de son agence!! C'est bien une mise en esclavage des gens que les Etats sont en train de réaliser en collaboration avec les banques, sous prétexte que vous êtes, cher lecteur, un terroriste potentiel. Avec cette soudaine obligation faite à la Grèce, cela prend une dimension encore plus inquiétante. Quand le patron de Visa a dit en 2003 "on va vers la disparition de l'argent liquide" ce n'était pas une parole en l'air. Qui va hériter de cette manne ? Visa, Mastercard, Amex, etc...

tassin a dit…

@ stephane : Ce que tu dis est gravissime et pourtant bien réel. Un essai de suppression de la monnaie liquide a été fait avec le Monéo il y a quelque années d'ailleurs. C'est pas bien passé pour cette fois, mais la prochaine sera la bonne!

Réda Le Loup a dit…

@ Seb musset

exactement, j'ai le style comme credo, et encore ce n'est que du commentaire.

La beauté, tout ce dont tu t'éloignes à grand pas. Tu vas la voir la laideur de ceux qui te font becter, tu vas presque en regretter celle de la gueuse.

Comme disait Céline, les français ont toujours vécu sous occupation étrangère, je comprends que ça devienne un habitus culturel.