vendredi 22 juin 2007

PLI POURRI DES PIXELS SOUS POUVOIR (Update)

Il n’aura pas fallu attendre longtemps : les médias français déjà peu ragoûtants deviennent proprement insupportables à la vision. Paroles creuses marinant dans un bain de complaisance, connivence généralisée et autocensure systématique : sous couvert de rupture et par peur des pouvoirs politiques et économiques - copains comme cochons – les médias frileux et sans ambition, en un mot français, opèrent un retour en arrière pour peu qu’ils soient un jour aller de l’avant, vers l’ère pré-pompidolienne.

Le jour où PPDA présente le journal télévisé de la première compagnie depuis le bureau de Nicolas, pardon du président Sarkozy à l’Elysée, et sous le regard de l’empereur, le PDG dandy de France 5, Patrick De Carolis* annonce la cessation - après douze années d’activité - de l’émission de décryptages d’images télévisées Arrêt sur images de Daniel Schneidermann sous prétexte risible d’obsolescence du concept. Sur le même service public, Pascal Sevran et Michel Drucker, caniches nains de tous les pouvoirs et clowns propres pour vieux électeurs, entament pour leur part respectivement leur vingt-deuxième et trente-deuxième année de guimauve et dévoués services.

Ce qui est étonnant avec La France, c’est sa conception inversée de la modernité. Attendons encore une vingtaine d’années et nous reviendrons à la troisième république.

Pour en revenir à cette intervention dont je subis un des best of diffusés en boucle... Avec ses grands gestes et sa carrure de cancre engoncé dans un fauteuil doré trop grand pour lui, Le président Sarkozy, cette icône de la beaufitude triomphante, me rappelle une autre icône française totalement inexportable et qui explorait avec délectation, à travers les personnages qu’il incarna, toutes les nuances de la petitesse du français moyen, du racisme à l’avarice en passant par sa soumission congénitale et sa fascination pour les dictateurs. Le président Sarkozy est notre nouveau Louis de Funès. Malheureusement, comme tous les nouveaux comiques du ventre mou, Le président Sarkozy n’est pas drôle. De plus, Le président Sarkozy s’exprime mal : syntaxe minable, faute d’accords, faute d’expression au service d’un argumentaire spécieux pour crédules. C’est un bateleur de supermarché, un avocaillon juste bon à défendre la cause des autos radios volés. Pire, il le dit lui-même avec un regain de fierté : je ne suis pas un intellectuel. Il faut comprendre : redonnons la primauté et l’excellence du modèle français aux abrutis dans mon genre. Un seul espoir : son insatiable soif de reconnaissance. A force de trop vouloir conquérir par l’image et l’omniprésence, le nain périra par là où il a péché. Il aura son épisode Levinsky.

J’éteins le poste, écœuré, pour les cinq prochaines années. Pour pouvoir trouver une seule qualité au nabot, il faut déjà avoir le cerveau bien nivelé par le bas par les valeurs ambiantes, sociales et esthétiques, véhiculées par la première compagnie, empire télévisé omnipotent et entièrement tourné vers l’interne.


PREFEREZ L'ORIGINAL



... A LA COPIE


Ce ne sont pas les extraits que je voulais mais bon, pas le temps de m'en occuper. Si une bonne âme a une copie du film La Zizanie, qu'il chercher et trouve le passage où Louis de Funés explique son programme politique... C'est simple, Sarkozy lui a tout piqué.

* Patrick De Carolis, dont il m'est arrivé de juger plusieurs fois et en visuel bien dégagé, la fatuité, la compromission, la malhonneteté de journaliste bref, en une expression, la totale atrophie de couilles. Qualités qui en faisaient le candidat idéal pour la présidence des chaines d'état.

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