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3 octobre 2025

JTPA 17 : Sarkozy en prison : une justice politisée ?

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Séisme de la semaine : Nicolas Sarkozy est condamné à de la prison ferme avec exécution immédiate.  
Euphorie à gauche et indignations à droite s'entrechoquent les répliques miroirs d'une farce à l'étrange arrière-gout. 

Si l'ancien président de la République est incarcéré parce qu'il représenterait un "danger imminent", d'autres affaires dramatiques mettant en cause le laxisme judiciaire se multiplient dans les infos (récidivistes, violeurs sous OQTF...).

Avec un budget ne représentant que 1,4% des dépenses de l'Etat, on peut se demander si la justice de ce pays n’est pas un peu cassée ? On même peut se demander même si elle n’est pas un peu politisée ? C'est sur ces questions que Seb Musset et Louis Marie débattront cette semaine dans un numéro "spécial justice" de Jamais Trop pas Assez ⚖️ 

Ils se demanderont également pourquoi tout le monde déteste (encore) Sarkozy ? 🤬 

On reviendra au passage sur les tee-shirts de Balladur à 10 millions de Francs et le KarachiGate de sinistre mémoire. 

Egalement au programme : la revue de presse hebdomadaire de La France Potemkine et, en fin d'émission, une page culture consacrée... à la justice au cinéma. 🎞 

📻 Retrouvez la version longue de l'émission avec la rubrique des Losers du Rock en podcast

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25 juin 2009

Etoiles et toile

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BFM live, 23 juin. Prévu à 20h, le remaniement ministériel aura lieu à 20h20. Durant un quart d'heure, comme l'envoyé spécial de la chaîne n’a rien d'autre à présenter qu'un pupitre vide sur le perron de l'Élysée, il demande à son caméraman de filmer... les autres caméras, qui font de même. Pathétique mise en abyme : D'une chaîne de non-information à l'autre, le vide se regarde et le web, si révolutionnaire, accompagne le non-mouvement*.

Créer l'attente, faire monter la pression : Pipeau-lisation de l'actu plate et syndrome du tapis rouge. Le monarque n'a rien à faire désirer alors avec la naïve complicité des chaines d'actu, il fait de ce tour de farce un remake outdoor des césars.

Quel remaniement ministériel ? Colère-man à l’éducation ? Ghostbuster à la solidarité ? Le logement réduit à un secrétariat ? Tandis qu'Hortefeux (rien trouvé de drôle) à l'intérieur orientera, c'est certain, la police vers des perspectives plus délicates et humanistes. Elle en avait grand besoin.

Seul point positif, la disparition du secrétariat aux droits de l'homme. De la Burqa-phobie aux quotas de reconductions à la frontière, au moins la ligne éditoriale est claire.

Et que dire du kamikaze Frédéric Mitterrand qui, disposant d'un bon capital sympathie, signe pour se faire détester dans les 2 ans ? Il faut s'être tapé depuis une décennie les éditions du trombinoscope pour comprendre que le principal métier de nos people d'état est d'avoir, par tout temps et toute opposition, un mandat quelconque quelque part. Aux salaires et à la rente, s'ajoute parfois comme dans le cas du neveu néo-nervi, la gloire d'un moment où l'on se sent vraiment important.

Dommage pour Frédéric, atteint de la fièvre Dati provoquant chez le sujet excès de strass et hallucinations de paillettes, il oublie que dans cette monarchie, les ministres n’ont que deux fonctions : Flatter le roi et être décapités à sa place.

Un Guéant, un Gaisno, même un Lefebvre, ont bien plus de pouvoir que les paltoquets du 23 juin. Ils façonnent l’opinion sur le fond, en privilégiant la forme. Ceux-là sont toujours bien en place et y vont à fond dans la réforme. Pour toi, chair à pâté de quinquennat, bon client de torche-culs à potins de stars, rien ne change. Et tant que l'on parle d'eux, on ne parle pas de toi.

* live-blogging et autres échanges compulsifs de commentaires virtuels de moins de 140 caractères entre gens du même avis.

2 avril 2009

1er avril dans les médias, un jour comme un autre en Sarkozie

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8h00 : Interview radiophonique du Roi en son palais, par son laquais favori, Jean-Pierre. Le fossoyeur précoce des stars est envoyé spécial à L'Élysée, à 300 mètres de son studio (voir schéma) pourtant acquis à la raison d’état. Au micro, le monarque promet aux salariés de Caterpillar la même protection que celle promise l’année dernière aux salariés d’Arcelor-Mittal dont l’usine a définitivement été liquidée hier. Puis, le Roi reprend la thématique bande-annoncée hier à la sauvette à Châtellerault devant une caméra d’ITV, à l’abri des quelques milliers de mécontents (taux résiduel minimum désormais constaté au moindre de ses déplacements) : Si le G2O de Londres ne se passe pas comme je veux, je claque la porte du sommet !

Après le nombre de CRS, l'important c'est le buzz.

Schéma 1 : L'odyssée d'Europe 1, 330 mètres.

12h00 : Sortent enfin de leur interrogatoire de police, les journalistes de Rue 89 et France3, chaîne provisoirement gérée par Patrick vivant mal sa réorientation monarchique. Les journalistes étaient entendus dans le cadre d’une plainte venue de haut sur la fuite sur internet d’images Off du Roi où on le découvre dans toute sa magnificence, s’énervant contre un technicien qui refuse de le saluer avant son interview. Histoire de les intimider, furent présentées aux journalistes des captures d’écran de vidéo surveillance des locaux de la chaîne où ils officient. Qui a fourni les images ? Qui a fayoté ? La police a du mal à se prononcer.

13h00 : Reprise du feuilleton du Roi en tête des journaux radios et télés : Le Roi claquera t-il la porte du G20 ? La thématique en gommerait presque la nature du sommet et son évidente conclusion : En haut rien de nouveau.

13h10 : Je m’isole de toute transmission radiophonique ou télévisée pour quelques heures. Fin du monde ou pas, ce type de temps début avril : Faut en profiter.

17h30 : Ballade au jardin du Luxembourg. Sur l’Heil-pod, j'entends Laurent Ruquier qui, quand il n’est pas l’hôte d’une émission sur une chaîne publique de son pion Patrick, remet les pendules à l’heure dans son émission sur la radio privée de l'ami Jean-Pierre. Les médias nous manipulent ! lance l’animateur de divertissements. Il reprend ce sondage d’hier publié dans Libération et accuse le journal d’avoir présenté Dominique Strauss-Khan comme meilleur candidat pour la gauche aux prochaines présidentielles en focalisant sur les réponses de l’ensemble des Français, électeurs de droite compris, alors qu’il est fait peu de cas du fait que Ségolène Royal arrive toujours en tête auprès des sympathisants socialistes (seuls à trancher dans les primaires).

Une chroniqueuse euphorique rajoute : Ah, ce serait pas mal si c’était le candidat opposé qui choisissait son adversaire ! Rires de l’assemblée.

20h10 : Le journal de France 2 couvre le dîner d’avant G20 en direct de Londres. Gros suspens : Va t-il claquer la porte ? L'avenir du monde ? Comme le Roi, pour l'instant il se fait attendre. Gros plan sur le tapis rouge, Michael Darmon, envoyé spécial pour la chaîne de Patrick, est en costard. Festival de Venise ? Festival de Cannes ? On ne sait pas, les comédiens se font désirer. Caprices de stars.

Sans transition. Sujet : Aujourd'hui, en marge du G20 à La City c'était la guerre, des milliers de manifestants déchainés, mieux valait ne pas être banquier. Sans transition. Sujet : De l’influence des éoliennes entraînant un ralentissement de la rotation de la terre. Un technicien du CNRS témoigne : "il faut rapprocher les éoliennes du sol sinon d’ici vingt ans, la journée durera 25 heures". Sans transition. Sujet : Une loi va bientôt être déposée pour pénaliser le non-respect à l’hymne national. Sanction : Un an de prison pour sifflement de chant révolutionnaire. Sans transition. Météo : Demain sera encore plus beau. Sans Transition. J’ai bien l’impression que quelque par il y a eu un poisson d’avril. Pour la première fois de l’année j’attends la fin du journal pour que l’animateur de l’information m’avertisse du moment où il a roulé son audience.

Générique. Pujadas n'a rien précisé.

Aveu par omission d’un grand professionnel : Sous ce règne, l'information est une gigantesque bouffonnerie.

22h00 : Le Roi nomme un nouvel éxécutant à la direction de Radio-France.

* * *

En exclu, l'adaptation britannique de l'émission de Yann Arthus-Bertrand, La terre vue du ciel tournée avec des caméras de surveillance (restriction de budget, c'est la crise). 1er épisode, Londres :




29 octobre 2008

Le jour du saigneur

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Comme notre président nous a refait le sketch éculé de la «vendeuse du bon côté des Champs-Elysées » dans son soporifique discours des Ardennes (pour la relance de l’emploi) supposé étayer le bien fondé de sa volonté de faire travailler les plus pauvres le Dimanche, faisons le point sur le sujet :

Le travail le dimanche a beaucoup d’avantages (pour le gouvernement) :

- A la différence des Etats-Unis (où les magasins sont ouverts le dimanche depuis des dizaines d’années), La France épargne, beaucoup, trop au gout du marché. Cette épargne est intolérable pour notre gouvernement : Il lui faut mettre la main dessus. Le travail le dimanche est là pour ça. Dans une société où le pouvoir d’achat rapetisse à vue d'œil, avec son offre exceptionnelle d'une journée supplémentaire pour dépenser c'est, pour les plus fauchés, l’aubaine d’un endettement supplémentaire qui, à une carte près, les conduira directement au surendettement.

- Le travail le dimanche occupera les travailleurs les plus précaires. Cette solution à l’avantage de plaire à ceux qui ne travaillent pas (ou plus) et qui se déclarent favorables à ce que les autres, ceux qui travaillent, travaillent vraiment tout le temps. Je ne donne pas de nom, je ne cite pas d’âge : on va encore me tomber dessus.

- Le travail le dimanche comblera, comme à son habitude, l’ennui existentiel de l’occident, fatigué par la réduction de ses désirs à l’acte d’achat mais qui combat cette déprime, avec le seul pouvoir à sa disposition : En achetant encore plus. Du point de vue d’une élite qui n’a pas plus d’imagination que ceux qu’elle contraint : Pourquoi ne pas appliquer une recette qui gagne tous les autres jours de la semaine ?

- Face à la menace permanente de la crise (bien plus terrible qu’un Ben Laden ou un Dieudonné), sous le joug du terrorisme de la croissance coûte que coûte (puisque apparemment notre économie ne tolère même pas le ralentissement, alors la baisse pensez-vous…) voici le travail étendu au dernier sanctuaire de liberté sociale et intime : Le dimanche. Prochain stade : La mise en place dans un terminal de carte bleue dans vos rêves (on y arrivera probablement avant que l'homme ne retourne sur la lune).

On le voit donc, à l’inverse des discours pseudos progressistes du gouvernement qui, à base de sondages orientés, tentent de vous persuader que vous y trouverez "liberté", "épanouissement" et "pouvoir d’achat", le travail le dimanche n’arrangera rien à vos bidons. Il s'agit de court-circuiter l’ennui et une potentialité d’insurrection d'un peuple en mettant la main sur son épargne. Cette "modernisation" surfant sur un asservissement supplémentaire, favorisera pauvreté et frustration.

A la fin de cette journée culturelle en centre commercial avec la petite famille, parions que beaucoup auront encore la rage de ne pas pouvoir acheter plus.

Pour la version vidéo (disco style) :


25 octobre 2008

Toys are him !

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Noël approche. Après la poupée vaudou du président voici en exclusivité, à mes risques et péril, le prototype d'un nouveau jouet à son effigie. Comme l'original... il va faire fureur !

(existe aussi en modèle "jogging", "branleur des bacs à sable" et "sauveur de l'économie".
Ray-Ban et Rolex vendues séparément. Ne convient pas aux enfants de sans-papiers.)

7 octobre 2008

c'est pas nous c'est eux !

par
Souvenez-vous, 2007 et sa campagne présidentielle à l'américaine...


En gros depuis le 15 septembre dernier, le discours de notre glorieux Président of the America of France, c’est :

On allait tout réussir mais c’est la crise ! La guigne ! On ne pourra pas respecter nos promesses, zut alors ! Mais bon, c’est pas notre faute, hein Christine ! Ce sont les américains avec leur politique idiote (vous savez celle que j’essaye de copier depuis deux ans).

Après lui avoir assuré que les chars de la crise s’arrêteraient à la frontière française, le gouvernement veut donc faire croire au gentil spectateur de la première compagnie que les temps vont être durs pour tous mais que ce n’est pas de sa faute à lui mais aux américains.

Je ne suis pas un expert du travail (ah ça non) mais, pour sillonner de temps à autre les entreprises de France, petites, moyennes ou très grosses, j’ai collecté quelques observations et témoignages qui m’incitent à penser que le gouvernement est pour beaucoup dans la remontée du chômage du mois d’août (et ce n’est qu’un début, car, comme Christine Lagarde le disait si bien elle-même il y a 9 mois, ce ne sont là que "les premiers effets" de sa politique).

Je n'accuserai pas le gouvernement de « destruction d’emploi ». Non, ça c'est l'affaire de ses amis, les capitaines d'industrie et autres grands patrons à parachutes molletonnés qui gèrent la marge à coups de délocalisations. Mais quand même... A la simple vue de la pyramide des âges, je reste surpris : Il aurait du y avoir en cette année 2008 des créations d’emploi massives.

Passons en revue quelques initiatives gouvernementales, récentes et futures qui contribuent directement au "manque à gagner" en terme d’embauches.

Exemple 1 / Les heures supplémentaires
Grâce aux heures "TEPA", on peut faire faire jusqu’à 5 heures supplémentaires par semaine à chacun des salariés. Le salarié touche ainsi 25% brut de l’heure en plus et l’employeur, lui, est exonéré de charges.
Soit, par exemple, pour une PME de 7 salariés, un pactole de 50 heures exonérées de charge pour l’employeur.
Le salarié est le double dindon de l’histoire. Celui déjà employé, s’il veut gagner (un peu) plus devra automatiquement accepter des heures supplémentaires. On le voit, l’effet automatique de cette mesure est l’annihilation de toute augmentation de salaire. Mais pire, celui qui n’est pas employé dans cette entreprise ne le sera pas plus. Pourquoi l’employeur irait se compliquer la vie à faire un contrat de travail à 35 heures, alors qu’il en à 50 à disposition et à demi-tarif ?
Ratio dans cette PME : Pour 7 salariés déjà embauchés, 1 non-embauche.

Exemple 2 / Le projet de loi « emploi senior ».
Les seniors vont pouvoir cumuler leur retraites avec soir un emploi "qualifié" mais payé au rabais (l'employeur, là aussi, aura le droit à un bonus), soit un emploi sous-payé et non qualifié directement piqué à leurs petits-enfants. Là aussi, on peut supposer que cela ne favorisera pas les nouvelles embauches.

Exemple 3/ Le RSA
Le Rsa, usine à gaz que l’on peut résumer ainsi : Du sous-emploi aidé qui ne favorise pas le développement de l’emploi durable. C’est la porte ouverte à la généralisation de « l’intérim » et des contrats merdeux. Pas d’embauche durable à attendre de côté non plus.

Exemple 4/ Le passage du forfait jours des cadres de 215 a 235 jours par an.
En gros, il s’agit de sucrer leur RTT aux cadres. Les vingt journées supplémentaires sont payées 10% de plus et exonérées de charge également. Dans une société où 10 cadres font 20 jours en plus, cela fait donc pour l’employeur un pactole de 200 cents jours discount.
Ratio dans cette société : Pour 10 cadres déjà embauchés, Un cadre CDI non embauché.

Le monde sarkozyste se divise en 2 camps : Ceux qui ont déjà et ceux qui n’ont pas. Les seconds seront toujours sacrifiés au profit de la bonne santé des premiers.
Le Président du « gagner plus pour travailler plus » tient une partie de ses promesses, certains gagnent plus, d'autres travaillent plus. Problème : Ce ne sont pas les mêmes. Il exclut également de son équation : Les jeunes, les petites retraites, les chômeurs et les emplois précaires.
Le principal effet pervers du « travailler plus » Sarkozien n’est pas la destruction d’emploi réel (qui n'est pas vu comme un problème mais une logique de marché) mais la non-création d’emplois dans un cadre démographique pourtant propice.

3 octobre 2008

No Bercy for Little Big Man !

par
Vite, vite, dépêchons-nous de profiter de 20 secondes de liberté d'expression et de joie collective avant qu'elles ne soient censurées !



A noter que Le Président n'est finalement pas venu s'exprimer face aux jeunes apprentis de France. Comme quoi, il suffit de deux ou trois (mille) excités pour le faire vaciller.

25 juillet 2008

LA DISPARITION DES POETES ENCERCLES

par
"Joie et allégresse, je me soumets au flux continu des accompagnateurs de promesses !
O ! objectivité des médias pressés, du palais lequel d'entre vous sera le favori ?
Presse, radio et télé, vous propagez pourris.
Ce matin vous m'appreniez que ce serait une belle journée,
Qu'il ferait bientôt beau pour nos restaurateurs,
Que le temps était déjà radié pour les chômeurs,
Et comble du bonheur,
Que maintenant le prix de l'essence baissait :
"moins quatre pour cent de plus quarante pour cent".
Joie et allégresse, Médias de France, je partage votre liesse.
Mocassins vernis du pouvoir, comme je vous comprends :
A la fin c'est toujours celui qui vous écoute qui l'a dans les fesses."

Ci-dessous : spécimen de raclure politique en vitesse de croisière, capturé dans son environnement privilégié, mais évaluant encore mal le danger de l'abus de promesses non respectées.
L'important dans la chute, ce n'est pas l'atterrissage mais l'image au JT.


15 juillet 2008

L'AUTRE PAYS

par
Isolé dans ma brousse natale à plancher sur quelques écrits laborieux, je tente une mise à distance de l’actualité. Hier matin, en réponse aux échos de la fanfare villageoise et mu par l’élan patriotique que l’on me connaît, je m’arrêtais l’espace d’une solennelle pause télévisée sur la retransmission du défile parisien du 14 juillet.

Fidèle à sa nature, devant des militaires sur la réserve, le président goguenard y célébrait la république, assorti de stars du show-biz et de quelques dictateurs. A en croire La première compagnie et France Gueux, c’était merveilleux.

Dans la soirée, je tombai sur l’instructive vignette "no-comment" sur la chaine Euronews.

J’y redécouvrais, sous un autre angle sonore, un long plan du matin. La caméra devançait en travelling la voiture du président qui, remontant les Champs-Elysèes, saluait son jouet, son pays. Non tartiné de la confiture audio des médias français, le plan séquence livrait dans toute sa crudité la bande-son ambiante. Intrigué, je mis le volume du poste à fond. Malgré les fastueux arrangements du président et les éditoriaux du Figaro ce 14 juillet à Paris retrouvait un peu de son esprit. Jusque dans ma campagne hors du temps résonnaient distinctement les sifflets et les huées du public au passage du premier des Français.

Loin des euphémismes et des cire pompes de palais, cela devait être une autre histoire, un autre pays, La Réalité.

update : La vidéo ici
update 2 : Ici aussi, c'est pas mal

1 juillet 2008

QUAND MONSIEUR N. JOUE A DOMICILE

par
Merci à nos amis de France 3 pour cette perle qui parle d'elle-même.

Banalités échangées entre un petit empereur retenu face à un parterre de journalistes globalement acquis : On la veut dans le bêtisier de fin d'année.

15 mai 2008

08.05.08 > CONVERSATION AVEC SEB MUSSET

par
Rendez-vous devant la caméra pour un petit tour d'horizon du paysage social actuel... Sont abordés :

- la baisse inquiétante de popularité de notre monarque. Pour qui est-ce inquiétant ?

- La prédominance du salariat comme modèle unique d'intégration sociale. Où comment faire croire à l'individu qu'enseignant est un métier de merde pour parasite gauchiste responsable de tous les maux de la société et hôtesse de caisse, le début d'une carrière prometteuse pour un BAC+5 dans le merveilleux monde de la compétition individualiste.

- L'importance d'identifier les vrais révolutions à l' heure du quarantième anniversaire des émeutes de Mai 68. Ont disparus des reportages commémoratifs, les slogans "anti-consommation" qui fleurissaient alors sur les murs de France. Non, les retraités bobos et autres chroniqueurs baby-boomesques vissés à leurs sièges télévisés regrettent les lancés de pavés Boulevard St-Germain mais pas l'avènement de la société de consommation au buffet de laquelle ils se sont gavés. Tu m'étonnes.

29 avril 2008

TELESCOPAGE TRAGIQUE PLACE DE LA REPUBLIQUE

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Quand la popularité d’un monarque dégringole dans les bas-fonds* et que le peuple dont il a charge perd le moral comme jamais auparavant**, déçu qu’il est par ses espoirs piétinés, c’est que tous deux ne sont pas loin de la deuxième croisée de leurs destins. Le peuple le sent, le monarque le devine. Ce dernier galope fièrement de l’autre côté de la Méditerranée histoire de soigner le bronzage, le commerce extérieur et de se recharger en endorphines tandis qu’au gris, son peuple rumine. Peuple perdu qui vit à côté de ses pompes, on lui ment, on le berce, on le terrorise, on le comptabilise, on l’anticipe, on le prémédite, on l’entreprend, on le matte, on le blâme, on l’émerveille – difficilement -, une page de publicités entre deux divertissements. Monarque sans vision autre que celle d’épater en campagne, assommé à l’idée de pédaler encore quatre ans dans la semoule en évitant les jets de tomates pourries. Qui pourrait sauver le monarque ? Certainement pas lui. Qu’est-ce qui pourrait le sauver ? Une menace plus grande que l’inquiétude qu’il suscite. Quelque chose de si grave que le peuple, comme un seul homme, se remette à croire en lui et en ce qui l’incarne.


* Selon BVA, jamais un président de la République n'avait recueilli un tel taux de mécontentement : 64% d'opinions négatives pour Nicolas Sarkozy en avril 2008. En un mois, le chef de l'Etat perd 8 points en popularité.

** Selon L’insee, aujourd’hui, le moral des ménages français a encore baissé de un point en avril 2008, touchant un nouveau plus bas de son histoire à -37.

25 avril 2008

MA SOIREE TV CHEZ L'AMBASSADEUR DE NEUILLY

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Bon bah voilà. Il voulait répondre à "la question de défiance" , on sortira de cette heure et demie avec une seule certitude : il est encore président. L'intervention télévisée « à l'ancienne » du monarque avec son parterre de journalistes d'ornement laisse en conclusion une impression de vide.

Le tempo est donné dès la première minute : c'est pas ma faute, à chacun de se démerder, c'est pas moi qui fixe le prix du pétrole.

L'émission protocolaire se divise ensuite en deux parties : une soporifique, l'autre lexomylesque. Seront utilisés par le monarque, les méthodes de bases de la communication politique, c'est à dire 1 / j'esquive quand la question est gênante, 2 / je martèle les bons résultats.

Le chômage a baissé, le chômage a baissé, le chômage a baissé.

Humilité guindée : « Oui, j'ai fais des erreurs ». Le paquet fiscal ? Une erreur de communication.

Au passage entre les nombreux blancs qui viennent ponctuer les moues dubitatives des journalistes face aux réponses fuyantes du monarque à leurs questions moyennement audacieuses, nous noterons l'apparition de nouveaux termes : « automaticité » et « négociabilité » pour l'énoncé desquels on aurait pas hésité à bruler en place publique d'autres candidates. Tout cela n'est pas grave quand on est monarque. Cela n'empêche pas de faire la morale aux enseignants et d'exiger de leur part "plus de qualité".

Petit détour par l'électorat Lepéniste au fil de contradictions sur la question de l'immigration. On parle aussi du TIbet mais pas trop, visiblement ça énerve un peu. Yves Calvi, dans son beau costume a l'air accablé par la médiocrité du programme : scénario déjà vu, mauvaise interprétation, répliques sorties d'un film d'auteur français...

Le monarque semble au bout du rouleau. A noter un grand changement, il ne croit même plus à ce qu'il dit. Au fur et à mesure de sa laborieuse prestation visant à l'évidence un cœur de cible âgé et de droite, j'ai la terrible sensation que l'homme assiste impuissant au propre enterrement de ses ambitions et qu'il essaye de nous apitoyer sur son sort. Serait-ce la nouvelle stratégie de type « œil du cyclone » conseillée par Thierry Saussez face à la violente crise que La France va heurter de plein fouet ? En même temps cela nous change un peu de la Zen Attitude de Christine Lagarde.

A un moment, rechignant aux langues étrangères - sauf les italiennes - le monarque prononce le mot « SMIC » avec un certain dégoût dans la bouche. Puis, c'est la baiser de la mort aux organisations syndicales qu'il remercie chaleureusement. Enfin il se fend d'un conseil aux étudiants avec un : « Si on n'est pas inquiet quand on est jeune, c'est qu'on n'est pas jeune » qui devrait faire réfléchir son jeune électorat qui il y a encore dix mois, rêvait aux grands jours du libéralisme.

Oui mais voilà, c'était avant le drame. Le drame de l'impuissance au lendemain de l'euphorie. Le drame de cécité face au principe de réalité. Le drame d'un type qui croyait bouffer le monde et que le monde va croquer.

C'est mou, tout mou comme un épisode de « Derrick » à l'hospice. Même David Pujadas paraît teigneux, c'est dire.

Moment de sincérité, le monarque proteste avec un « je suis pas un roi moi » qui vient du cœur. A sampler en boucle.

Yves Calvi fulmine. Tout le monde le pense sur le plateau « mais putain qu'est-ce que je suis venu faire dans cette galère ! » Moi j'en suis à ma troisième bière. Je manque de m'étrangler quand le monarque amorce un laïus sur La Chine, la aussi à méditer. La chine n'est pas une menace mes chers frères, c'est juste LE modèle à suivre.

22h30. Voilà c'est fini. La messe est dite, le monarque s'est conféssé. Chez moi tout le monde dort.

Ce soir un monarque a prit 10 ans. Pourvu que ce ne soit pas notre cas.

9 mars 2008

ON FAIT LE BILAN AVANT LA DEPOUILLE

par
Grève sur France 2, soirée électorale minimaliste sur TF1, pas de problème…. Quelques heures avant les résultats du premier tour des municipales, dans la foulée, je reviens sur un an de blog et de vidéos, sur le Sarkozy 2.0 en plein bug système et les vestes qui n'ont pas fini de tourner.

23 novembre 2007

TOUT VA BIEN MES CONS DE CITOYENS

par
NS TV version front populaire
Il faut savoir terminer une grève

C’est l’hollywoodien Sarkozy remakant un vieux Maurice Thorez. Un message vraisemblablement destiné aux médias qui le prennent au pied de la lettre. Il n’y a donc, selon eux, plus de mécontentement en France. Apothéose de l’intoxication médiatique : le déni de vérité.

12 novembre 2007

LA VRAIE FRANCE

par
Lundi dernier, Le Guilvinec, petit port breton au bord de l’explosion, le présiment Sarkozy fait une descente, entouré de ses bodygards, au sein d’une assemblée de marins pêcheurs pas contents. Un cortège de marins pécheurs au premier étage d’un immeuble surplombe l’attroupement Invectives, noms de poissons pas frais, le montage des journaux télévisés insistent sur le courage du présiment dont le seul acte de résolution des conflits est de se présenter en personne sur le théâtre de la contestation.

NICOLAS SARKOZY
Dites-moi, combien de présidents avant moi venaient vous voir ?* Aucun.

Et le pèlerin continu son chemin. Hier il était au Tchad, ce soir à Washington avec son poteau Bush. Les journalistes sont cantonnés à l’illustration audiovisuelle du tourbillon Sarkozy, c’est plus clair ainsi. Plus aucune analyse, pas de recul, toujours dans le feu de l’illusion, des belles paroles et des promesses.

Lundi dernier, Le Guilvinec, petit port breton au bord de l’explosion, le présiment Sarkozy fait une descente, entouré de ses bodygards entourés de leurs journalistes, au sein d’une assemblée de marins pêcheurs déchaînés. Un cortège de marin-pécheurs au premier étage d’un immeuble surplombe l’attroupement, un journaliste local filme. Cette fois, on entend plus Sarkozy mais tout ce que se hurle autour de lui.

LA FOULE
Ordure ! Escroc ! 140 % !**

Le présiment fend la foule selon les grandes lignes dessinées à coups de latte par ses bodygards.

JUJU DANS LA FOULE
Enculé !***

C’en est trop, et puis la caméra de TF1 l’a peut-être entendu, le présiment s’arrête.

NICOLAS SARKOZY
C’est qui qu’a dit ça !

JUJU
C’est moi.

NICOLAS SARKOZY risible empereur récemment plaqué par sa femme, dressé sur la pointe de ses talonnettes.
Descend un peu me le dire en face !

JUJU
Si je descends j’te fous un coup de boule alors vaut mieux pas…

LA FOULE
Ouais vas-y JUJU !

JUJU
Hein 140% d’augmentation… Tu gagnes combien par mois escroc !

Acclamations****. Le présiment à court d’argument continu son souverain pèlerinage dans la merde sociale des gens qu’il méprise profondément. Montés en intercalaire et dans la continuité des images diffusées en boucle à la télévision, on saisit l’ampleur du malaise qui s’amplifie depuis la rentrée en France et qui est sciemment ignoré par le gouvernement et ses médias. Un visage de La France ignorée se révèle dans sa crudité sur la toile. La contestation monte, le péquenaud est déçu, les prix augmentent, on lui avait dit qu’il gagnerait plus, on lui dit désormais de faire du vélo et de manger des biscottes. Seule la qualité de vie des riches s’est objectivement améliorée en six mois de présimence. La colère gronde, et avec elle sa compagne, la connerie.

VERSION OFFICIELLE (avec CAC 40 inclus) :


VERSION REELLE (on passe de "SARKOZY s'énerve" à "SARKOZY insulté", il devient ce qu'il est en fait : passif):


* seul et unique argument de notre présiment lors de ses safaris provinciaux, dont on se demande combien de temps il va encore tenir. Je veux dire, même TF1 va s’en lasser à un moment ou un autre.

** rapport à l’augmentation de salaire que notre présiment s’est récemment votée. Gentils marins pécheurs, ils ne savaient pas alors que cette hausse de salaire était en fait de 172%.

*** Animé par la rage et la passion, Juju synthétise en un mot, les conclusions d’un an de ma stérile réflexion au sujet de notre présiment.

**** Bizarrement, non captés les ingénieurs du son des télévisions françaises.

5 août 2007

LA NOUVELLE FRANCE EST UNE VIEILLE AMERIQUE

par
Sarkozy a vendu à ses cons de citoyens une idée d’une France à l’américaine qui serait, dans l’inconscient national grégaire, une nouvelle Californie. Dans la réalité, avec son déséquilibre économico-démographique favorisant les rentiers du papy-boom, son dialogue au passé avec elle-même, un conservatisme triomphant dans tous les domaines, son explosion de l’investissement foncier, ses esclaves jeunes et non-intégrés généralement basanés délibérément maintenus incultes et Disneyland au milieu pour distraire, La France ressemble bien plus à La Floride et rien ne ressemble moins à La Californie que La Floride.

La Californie est un état jeune, dynamique et urbain, basé sur l’apport des étrangers, fer de lance en terme de technologie et de divertissement, son gouverneur est autrichien. La Floride est un ghetto de banlieues interminables et réservées aux vieux les plus riches - et blancs - du pays dont le patrimoine boursier est géré par les fameux fonds de pension dont on apprécie chaque jour à chaque coin du globe le chaos social dont ils sont (petit-)porteurs, le gouverneur est le frère de George Bush. A l’inverse de La Californie, La Floride ne crée strictement rien et surtout pas du patriotisme. La pratique décontractée du golf entre vieilles peaux burinées par le soleil se déplaçant en mini-karts climatisés y est le seul semblant de cohésion citoyenne. Et pourtant, malgré sa complète non-représentativité du reste des Etats-Unis, c’est bien grâce aux voix de La Floride que ce pays a basculé dans l’ère du tout Bush. Il faut y voir le dernier signe d’alarme de nos démocraties en fort mauvais état.

Quant au reste des Etats-Unis, avec ses mobiles homes moisis, ses usines désaffectées, ses ponts qui s’effondrent et ses coupons de rationnement, il a plus à voir avec le Michigan ou le Delaware qu’avec La Californie ou La Floride.

22 juin 2007

PLI POURRI DES PIXELS SOUS POUVOIR (Update)

par
Il n’aura pas fallu attendre longtemps : les médias français déjà peu ragoûtants deviennent proprement insupportables à la vision. Paroles creuses marinant dans un bain de complaisance, connivence généralisée et autocensure systématique : sous couvert de rupture et par peur des pouvoirs politiques et économiques - copains comme cochons – les médias frileux et sans ambition, en un mot français, opèrent un retour en arrière pour peu qu’ils soient un jour aller de l’avant, vers l’ère pré-pompidolienne.

Le jour où PPDA présente le journal télévisé de la première compagnie depuis le bureau de Nicolas, pardon du président Sarkozy à l’Elysée, et sous le regard de l’empereur, le PDG dandy de France 5, Patrick De Carolis* annonce la cessation - après douze années d’activité - de l’émission de décryptages d’images télévisées Arrêt sur images de Daniel Schneidermann sous prétexte risible d’obsolescence du concept. Sur le même service public, Pascal Sevran et Michel Drucker, caniches nains de tous les pouvoirs et clowns propres pour vieux électeurs, entament pour leur part respectivement leur vingt-deuxième et trente-deuxième année de guimauve et dévoués services.

Ce qui est étonnant avec La France, c’est sa conception inversée de la modernité. Attendons encore une vingtaine d’années et nous reviendrons à la troisième république.

Pour en revenir à cette intervention dont je subis un des best of diffusés en boucle... Avec ses grands gestes et sa carrure de cancre engoncé dans un fauteuil doré trop grand pour lui, Le président Sarkozy, cette icône de la beaufitude triomphante, me rappelle une autre icône française totalement inexportable et qui explorait avec délectation, à travers les personnages qu’il incarna, toutes les nuances de la petitesse du français moyen, du racisme à l’avarice en passant par sa soumission congénitale et sa fascination pour les dictateurs. Le président Sarkozy est notre nouveau Louis de Funès. Malheureusement, comme tous les nouveaux comiques du ventre mou, Le président Sarkozy n’est pas drôle. De plus, Le président Sarkozy s’exprime mal : syntaxe minable, faute d’accords, faute d’expression au service d’un argumentaire spécieux pour crédules. C’est un bateleur de supermarché, un avocaillon juste bon à défendre la cause des autos radios volés. Pire, il le dit lui-même avec un regain de fierté : je ne suis pas un intellectuel. Il faut comprendre : redonnons la primauté et l’excellence du modèle français aux abrutis dans mon genre. Un seul espoir : son insatiable soif de reconnaissance. A force de trop vouloir conquérir par l’image et l’omniprésence, le nain périra par là où il a péché. Il aura son épisode Levinsky.

J’éteins le poste, écœuré, pour les cinq prochaines années. Pour pouvoir trouver une seule qualité au nabot, il faut déjà avoir le cerveau bien nivelé par le bas par les valeurs ambiantes, sociales et esthétiques, véhiculées par la première compagnie, empire télévisé omnipotent et entièrement tourné vers l’interne.


PREFEREZ L'ORIGINAL



... A LA COPIE


Ce ne sont pas les extraits que je voulais mais bon, pas le temps de m'en occuper. Si une bonne âme a une copie du film La Zizanie, qu'il chercher et trouve le passage où Louis de Funés explique son programme politique... C'est simple, Sarkozy lui a tout piqué.

* Patrick De Carolis, dont il m'est arrivé de juger plusieurs fois et en visuel bien dégagé, la fatuité, la compromission, la malhonneteté de journaliste bref, en une expression, la totale atrophie de couilles. Qualités qui en faisaient le candidat idéal pour la présidence des chaines d'état.

24 mai 2007

L'ETAT DE GRACE N'A PAS DE LIMITES !

par
Laurent Solly, le directeur de campagne de Sarkozy, est nommé directeur adjoint de Tf1. Au moins cela a le mérite d’être clair, pour moi, puisque tout le monde semble s’en foutre et trouverait ça presque normal. A ce sujet, 80 % des français se déclarent satisfaits du gouvernement Sarkozy, sondage commandé par Lagardère, certes. SATISFAITS. C’était bien la peine de débattre pendant deux ans et d’en appeler à la citoyenneté pour aboutir à un tel consensus où l’inculture le dispute à la crétinerie, consensus reposant pour le moment intégralement sur de « la vitrine présidentielle ». Sarkozy barbotte dans les eaux bleu foncées de l’état de grâce. Malgré la magistrale carambouille, je persiste à croire que la situation ne sera pas tenable. Il y a bien un moment où le nain devra affronter ses contradictions et ses irréalisables promesses. Il lui faudra plus que des yachts et du footing dans les jardins de l’Élysée pour faire la farce. Il faudrait une menace peut-être ? Une menace telle qu’elle justifierait tous les excès gouvernementaux et toutes ses décisions liberticides. Cela reste la seule issue pour notre homme providentiel.

Tout de même, quel pied pour le bonhomme ! Il vient d’enculer soixante trois millions de français - moins l’élite stratosphérique - et le peuple en redemande !

21 mai 2007

REPUBLIQUE BANANIERE POUR PEUPLE SANS COUILLES

par
Après avoir piétiné Ségolène, en moins de deux semaines, la France médiatique s’est trouvée sa jolie famille royale : Nicolas, Cécilia et le petit descendant des rois de France, Louis. Le gamin avec sa tête joufflue est un patchwork ricanant de goguenardise et de consanguinité à qui l’on filerait bien sa raclée, comme ça, parce qu’il le vaut bien.

Et voilà notre président qui joggue, joke et prône dans la même phrase ouverture et nationalisme, la suprématie de la France et une Europe forte, mixité et identité nationale, travail puis repos bien mérité, le travail pour les plus feignants et le repos pour les plus rentiers. Le libertaire totalitaire est un zapping fait homme, un concept marketing incantatoire qui malgré sa fausse décontraction, se désespère de tourner ainsi à vide. Alors, il court le furet. Il saute sur tout ce qui bouge avec l’hystérie reconnaissable entre milles de l’abruti sur de lui : Betancourt, Cannes et Guy Moquet se bousculent à la section communication et matraquage de l’Elysée. C’est que notre président n’en peut plus, il attend avec impatience son premier attentat, une émeute au coin du bois ou mieux, une petite fièvre estivale à Téhéran.

La longue attente contente Le Français qui, lui, se satisfait chichement des comptes-rendus de baignade dans le Var de la petite famille du président que nos médias afféodés diffusent désormais en boucle entre deux séries américaines.

La France adore les rois, ses empereurs, en général tout ce qui de prés ou de loin s’apparente à de la graine de dictateur. Gare aux chefs toutefois. Bien manipulé dans l’autre sens, le troupeau bêlant peut leur couper la tête avec le même enthousiasme. Parfois même en moins de cinquante ans !

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