

This is it, nous entrons dans la rigueur. En décodé : tu te croyais sans thunes, tu vas voir que c'est possible de tomber encore plus bas. Pour l'occasion, le piano à musique est de sortie : ton gentil gouvernement d'experts en mensonges et contorsions rhétoriques en plastique mou ne dit pas "hausse d'impôt" (ça fait désordre vu qu'il a promis l'inverse en 2007) mais "coup de rabot sur les niches fiscales".
Une "niche fiscale" peut se cacher derrière un abonnement internet pas assez taxé. Ce sera réglé dans les prochains moins. S'ajouteront la suppression de la rétroactivité de 3 mois précédant la demande d'aide au logement, la fin des déclarations fiscales séparées pour les jeunes mariés... et plein de babioles promises à se multiplier grâce à un gouvernement qui, dans le domaine de la tonte des classes moyennes, s'active comme rarement.
Colle à la douloureuse 2011 les déremboursements supplémentaires de la sécurité sociale et, en effet boomerang, la hausse de 10% des mutuelles complémentaires ainsi que la poursuite du non-remplacement d'un agent du service public sur deux partants à la retraite et tu seras un français comblé.

Le taux d’imposition de la tranche la plus aisée ou les banques sont marginalement touchés. C’est la fiscalité lié aux revenus du travail qui est frappé. Le budget 2011 est un pur plan de bataille pour combler avec l'argent des travailleurs un déficit creusé par le manque à gagner des aides fiscales consenties à La France des rentiers.
Rappelons la chronologie :
2 semaines après : baisse des impôts pour les riches, suppression de l’impôt sur les successions = moins de rentrée d’argent dans les caisses de l'état.
2 ans après : la fine équipe tourne en boucle sur les ondes pour appeler les citoyens à plus de responsabilité en les angoissant avec le déficit budgétaire. Donc : réduction des effectifs, infirmiers, enseignants et policiers [3] mais aucune remise en question des cadeaux aux plus riches. On ira encore probablement te prétendre que, (mon cul de) bon sens oblige, la richesse ruissellera sur les pauvres.

Les ménages modestes ne manqueront pas, avec tout cet argent qui leur restera dans les poches et ces emplois super bien rémunérés tombant tout seul des cocotiers d'Arros, de "booster" la croissance nationale en consommant comme des furieux.
Sont donc à craindre : une hausse de la pauvreté, un renforcement des dysfonctionnements dans les services publics, une montée de la peur, de la colère et du désordre. Et qui dit "désordre", dit "menace", appelle "Karcher" immédiatement suivi de son pote "répression". Autant de termes régulièrement assénés à tes oreilles pour tisser de nouvelles polémiques avec Ministres et portes-parole occupant ton "temps de cerveau disponible", ne résolvant rien, drapant la tragique réalité d'un pays désormais divisés entre ceux qui s'enrichissent et ceux qui subissent l'enrichissement des autres.
Car, non redistribué, ce pognon n'est que nuisance. L'existence même de ce gouvernement en est la plus absurde des preuves.
[1] Sérieux prétendant au "Fiststincteur d'or", la célèbre compétition outdoor de fist-fucking à l'extincteur.





