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14 janvier 2010

Couverture Santé Gouvernementale

par


C’est officiel : la farce pandémie de grippe A est terminée en France.

Résumons :

- 94 millions de doses commandées auprès des laboratoires pour un budget de 1,5 milliard (entre 6 et 10 euros la dose suivant le labo.)

- 5 millions de vaccinés. 8% de la population (pas la peine de venir pleurer dans quelques années, nous serons passés à d'autres peurs et eux à d'autres postes.)

- 500 millions d'euros de frais publicitaires pour neuneus.

- 270 victimes.

- Un temps d’occupation média rarement égalé.

Mais aussi neuf mois d'une chaotique communication de la catastrophe.

Citons pèle-mêle : "Ça va tuer" – "Heu... non ca ne va pas tuer" – "Achetez des masques" - "Méfiances sur les masques qui ne sont pas aux normes" - "Fais-tois vacciner mais nous, euh, tu vois on se vaccinera plus tard" – "Tu vas mourir en septembre" – "Rectificatif : en novembre" - "il faut un vaccin, heu, non deux" - "Mais non le vaccin c'est sécurisé, on ne sait juste pas trop ce qu'il y a dedans, fais pas chier" - "Y a pas assez de Tamiflu" – "Y a trop de Tamiflu" – "Le Tamiflu, c'est trop cher" - "Qui veut de mon Tamiflu gratuit ?" - "Les médecins de ville n’ont pas le droit de vacciner" - "Les médecins de ville doivent vacciner".

Face à ça...

- Une méfiance populaire rassurante.

Je n'aurais donc qu'un seul mot : Bravo.

Bravo à ce gouvernement. Il aura su se protéger, dépensant 2 milliards d’euros de ton pognon juste pour s'épargner le risque d'un inconvenant direct au JT de 20h sur son « manque de réactivité ». Et le pire, c'est que l'on ne peut même pas l'en blâmer.

Certes, tu as un arrière-gout amer de vaccin dans la bouche. Tu pensais que ton gouvernement se souciait de ta santé. Cette onéreuse histoire indique surtout que sa définition de l'expression couverture santé doit être prise au premier degrés : Peu importe ta maladie, il faut d'abord qu'il se couvre.

Fin avril début mai, à partir du moment où les journaux télévisés diffusaient en boucle des plans de masques et de seringues fabriquée à la chaine avec en titre "grippe A, risques de pandémie" ton sort était scellé. Dindon de la grippe tu devenais. Face au péril annoncé, il fallait te soigner. Comme pour le sauvetage des banques quelques mois plus tôt, ton gouvernement ne pouvait pas rester les bras croisés. Il a donc massivement commandé des doses, tablant sur ta propension à aimer te savoir malade mais soigné. Emporté par son propre mouvement, bardé de vaccins, il a alors tenté de te convaincre que la piqure à l'aveugle c'était pour ton bien.

En ce sens, ce scandale sanitaire inversé malgré son total fiasco, l'absence de malades et les soupçons d'un lobbying intensif de la part de labos de mèche avec un OMS vérolé, restera dans l'esprit du Monarque un succès[1]. Il n'y a qu'à voir sa mine apaisée à Perpignan lorsqu'il aborde le sujet :

"- Il n'y a pas un seul Français qui pourra dire à un ministre de la Santé, je voulais être vacciné, je n'ai pas pu être vacciné" "

L'épidémie de grippe A a été bien gérée : Ceux qui devaient faire du pognon en ont fait, le gouvernement n'a, en théorie, rien à se reprocher et le peuple a été médiatiquement occupé durant des mois sur d'autres territoires que ceux de l'approfondissement des relations de cause à effet entre le dynamisme retrouvé des marchés et les licenciements massifs.

Dommage que les mal logès, les salariés de Continental ou le collectif Jeudi Noir ne disposent pas des mêmes tribunes que nos experts alarmistes de mai dernier.

Imaginons qu'en 9 mois, avec la même anticipation gouvernementale, chaque français aurait un toit, la réappropriation de son outil de production et un revenu décent.

Mais ça, c'est un autre film[2], production amateur classée X.

Le pouvoir n'aime que les films de terreur.

Tu remarqueras d'ailleurs que, la pandémie s'achevant, sort simultanément sur tous les écrans du monde le deuxième volume de la saga Al Qaida. Épisode 1: Terreur de Noël dans le slip musulman entre Amsterdam et Detroit.

J'en frissonne déjà.


[1] Prévoyant les secousses à scandale prolongées, le gouvernement aurait installé une catapulte à Roselyne dans l'arrière-cour de Matignon.

[2] Attention, le film n'est pas fini. Une fois que les pays pauvres auront fini de nous acheter le surplus de DVD, il est probable que tu subisses une mauvaise suite et à peu près certain que tu sois incité à faire la queue pour un remake tout pourri.


Illustration : Seb Musset / détournement de l'affiche du film "Roselyne et les lions" de JJ Beineix (1989)

24 novembre 2009

La tentation du troupeau

par
Je tournais jadis un documentaire sur la transhumance des moutons. Il s'agissait pour les bergers, l'hiver arrivant, de mener des centaines de bêtes des hauts plateaux vers la vallée plus clémente.

En bon parisien, j'avais une image idéalisée voire noble de l'animal. Déception : Sur site, je constatais son imbécillité.

En groupe, il n'est pas plus malin mais plus obéissant. Le collectif compact lui donne même un aspect conquérant et déterminé, presque majestueux. Le troupeau constitué, il devient aisé pour un chien de berger de le mener où il veut. Le bon berger est celui qui a le taux de perte le moins élevé. Dans la précipitation provoquée par les aboiements, quelques moutons tombaient régulièrement de la falaise, se brisaient les pattes sur la rocaille ou s’éclataient le crâne contre les parois des passages ardus.

La bêtise du mouton, c’est une marotte. Mais plongé au milieu avec sa petite caméra, luttant pour ne pas être emporté ou piétiné, on perçoit pleinement sa force d'entraînement.

Ce qui me ramène au message d'une amie qui, après m'avoir fait part de ses interrogations pendant six mois, laissait hier soir une note accompagnée d'un smiley sur son profil facebook :

« Demain, vaccin grippe A. »

Et ce n'est qu'une réaction parmi la kyrielle des volte-face soulagées qui me sont envoyées à la face par les dubitatifs d'hier depuis trois jours.

Bref, nous y sommes : Ce point limite où, impressionnée par le mot "mutation" appliqué à deux cas norvégiens (ah l’exemple norvégien !), titillée par l'évocation du vocable "enfant", bombardée par le compte à rebours des écoles fermées (264 sur 66.000 ce qui nous fait un apocalyptique 0.3%) et les menaces mortelles d'une Ministre de la Santé (de qui?) passée en mode terminator, la foule bascule et, après avoir boudé les centres de vaccination s’y précipite par paquets de beaucoup.

Enfin... si j’en crois cette télévision qui multiplie depuis quatre jours les émissions sans autre point de vue que Le vaccin c'est pas obligatoire, c'est obligatoirement à encourager (tu captes la nuance connard ?).

Le bon message répété et répété par des médias et un gouvernement occupant la majorité de leur temps d'émission à escamoter les vrais problèmes quand ils ne déroulent pas le tapis publicitaire aux banquiers, peine la brebis galeuse que je suis à me convaincre qu'il en va de mon bien.

Néanmoins, le revirement populaire, plus sécuritaire que sanitaire (tombant au moment où sont annoncés de nouveaux mouvements sociaux), est déstabilisant pour celui qui reste sur place : Nous ne sommes pas au pays de l'union pour le mouvement populaire pour rien.

De l’esprit de consommation appliqué à la santé publique.
La polémique contre le vaccin était hype, elle est désormais dépassée.

L'habitué aux shoots publicitaires se rend aujourd’hui d'un seul homme dans les hypermarchés de la piquouse en exigeant sur le champ de consommer de la sauvegarde en seringue. Les abstentionnistes de la rentrée font désormais deux heures de queue et insultent le personnel parce que cela ne va pas assez vite ! Que même si on leur fait un update dans trois mois parce que la première version était buguée, ils y reviendront !

Concentrations humaines et files d'attente interminables en plein froid devant les Bachelot Centers : Les conditions idéales pour attraper la mort comme on dit.

Il paraît que suis particulièrement exposé. Pensez-donc : Trentenaire, pas une grippe en vingt ans et de gauche. Je suis plus qu'en danger, je suis une menace statistique !

Rien à faire. Je reste confiant dans ma méfiance envers une opération qui sent l'opération juteuse, le test, la communication (coup de la pénurie alors qu'il y a plus de vaccins que d'habitants), l'infantilisation et si peu la sincérité ou la santé.

Non vacciné, je sais quoi craindre : La grippe A.

Suis-je rationnel ? Le sont-ils ? Chacun cherche son chien de berger.

Que ceux qui veulent la solution miracle à un problème qui existe peu, optent pour l'aiguille qui rassure. Mais attention, il en va dans ce domaine comme dans deux autres, connexes, que sont la grande distribution et la politique : Au bout de quelques années, plus personne ne reçoit vos plaintes pour malfaçon et usage défectueux.

Autres articles sur le sujet :
Hygiène de l'entreprise
Grippe A, le plan B
Virus

Et rediffusons à notre tour :


11 août 2009

Hygiène de l'entreprise

par

28 avril 2009, fin d'après-midi, Lower Manhatthan.
De retour de l'Empire State, Corinne et Marjolaine marchent le long de la 42e rue des lumières plein les yeux. Passées de Nancy à New-York, y a de quoi être dépaysé.

Les deux collègues de bureau ont profité de l’aubaine du CE : Un vol discount acheté six mois plus tôt et un hôtel de luxe réservé pour pas trop cher parce que chez les amerloques c’est la crise. A New-York, pour quelques dollars de plus, l'espace d'une semaine on peut jouer au riche.

Elles ont tout fait : Le
MOMA, le trou du World Trade, la statue de la liberté, Coney Island, l’immeuble de Friends, l'apple-store pour acheter des coques aux copines, le magasin enfumé aux éphèbes sur la 7e avenue pour ramener des tee-shirts Abercrombie commandés par les beaux gosses du bureau.

Ça fait du bien de se couper des siens.

CORINNE
"Et quel soulagement de ne plus entendre parler du nain ! Il est tellement partout en France que pour être en vacances, il faut partir à 10.000 kilomètres de lui !"

MARJOLAINE

"Oh il a fait des choses biens quand même."

Les deux se désintoxiquent des informercials de TF1. Anyway, la Star Ac' est finie et Koh Lanta n'a pas commencé.

Sillonnant la grande pomme, elles oublient les soucis du boulot et le poids de l’actualité. A Times Square, c’est à peine si Marjolaine remarque le bandeau d’NBC défilant en bas d’une pub Pepsi :

« New swine flu outbreak in Mexico. »

Corinne, elle, commence à stresser. Elle se ronge les ongles à la perspective de retrouver Magali, sa chef de secteur. Plus que 4 jours avant de rembaucher au call-center de la filiale d'un grand assureur.

Magali tenta bien de modifier leurs congés au dernier moment. Corinne s'opposa fermement. Marjolaine était prête à céder, à sacrifier ses billets pas chers mais non remboursables.

Pas de climat anxiogène à NYC. Le chaleureux doorman du Wellington Hotel leur ouvre la porte. Sur l'un des ordis du lobby à moquette épaisse, à tout hasard Corinne consulte ses courriels. L'intitulé de celui de Magali l'inquiète :

"Objet : Hygiène de l'entreprise.

> De : Prévilis Nancy. Ressources Humaines / Responsable secteur.

> Chères collaboratrices,


En raison des alertes au sujet d'une pandémie de grippe A (H1-N1) en provenance du continent nord-américain et, ayant appris par vos collègues que vous étiez actuellement en séjour à New-York, nous vous demandons de ne pas vous rendre à votre poste de travail pour une durée de sept jours à compter de la date de votre retour. Nous vous invitons à consulter au plus rapidement votre médecin traitant.


Veuillez-nous contacter au plus vite pour que nous établissions les modalités d'une éventuelle collaboration externe (télé-travail).
Nous vous prions d’accepter l’expression de nos meilleurs sentiments et vous souhaitons un prompt rétablissement.

Magali Mageulle. Responsable plate-forme.
Sylvie Treblinka, Ressources humaines."

Oublié la compta des minutes, Corinne saccage son forfait. Un appel à l’international depuis son Sapeine 3G : Même sa mère n’a pas eu cet honneur ! On ne badine pas avec le bureau.

Elle tombe sur Nathalie sa collègue de desk. A Nancy, il est neuf heures. On répond tout en miel aux clients arnaqués depuis déjà deux heures.

CORINNE à NEW-YORK
"Mais qu’est-ce que c’est que ce bazar de grippe !"

NATH à NANCY
"T’as pas vu TF1 ? C’est la panique. C’est parti du Mexique à cause des porcs. Ils annoncent qu’il va y avoir des millions de morts."

CORINNE à NEW-YORK
"Mais y en a combien pour l’instant ?"

NATH à NANCY

"Aucun. Mais peut y en avoir beaucoup si on ne fait rien !"


CORINNE à NEW-YORK

"Oh la chiasse ! En plus ma 307 qui est garée sur le parking de la boite. Komenkeujfé pour la récupérer ?"

NATH à NANCY
"Je suis obligé de raccrocher, tu me fais chuter mon TRAC." (NDLR : TRAC = Taux de Réponse A la Con).

Corinne raccroche et fixe, blême, Marjolaine :

CORINNE
"Merde tout de même, c’est grand ce pays : 300 millions d’habitants. Et même si je m’y connais pas trop en géographie, y a qu’à regarder la carte : On est aussi loin du Mexique que de la France !"

Ici l'information, au cas malencontreux où elle entre par une oreille sort instantanément par l'autre. Pas d'envolées lyriques dans les conversations. Certains
n'ont plus de maison, plus de boulot, pas un rond pour se faire soigner leurs caries dont ils vont peut-être mourir, alors grippe du porc ou pas là-dessus : Pas de quoi s'emballer.

MARJOLAINE
"On bosse pour un assureur côté. C'est son métier. Il sait ce qui est bien."

Les deux regrettent d'avoir fait la promotion de leur périple américain dans les couloirs de la compagnie : Fortes probabilités de jalousie dans la secteur de la machine à café.

Les vacances sont gâchées. Les deux derniers jours, Corinne et Marjolaine se calfeutrent dans la chambre d’hôtel à regarder en VO les experts, les évictions des émissions de télé-réalité et CNN.

MARJOLAINE
"C’est dingue ce qu’il y a comme publicité pour les médicaments sur cette chaîne !"

Le retour en France se passe comme une enveloppe d'anthrax à la poste. Leurs valises remplies de coques d'Heil-phone et de tee-shirts Abercrombie, elles franchissent la douane sans décontamination, sans fouille, ni vaccin. Rien.

Airbus, RER, TGV Est, pavillon au milieu des autres pavillons : Elles ont croisé un demi million de personnes dans la journée mais restent au ban de leur société.

Le 1er mai au téléphone, Magali, comme elle le ferait avec un prospect lourdingue, se montre désolée mais ferme :

MAGALI MAGUEULLE
"Ce n’est pas ma faute, je ne fais qu’appliquer les préconisations de la direction."

Chez Prévilis, la rumeur d'une contagion probable se propage comme un mauvais rhume. Pas un collègue ne s'insurge, pas un délégué du personnel n’est alerté. Aux rares pauses accordées par un spadassin de la direction, un "heureusement que cela ne tombe par sur moi" remonte dans les couloirs.

L'assureur bien thuné a pour habitude d'euthanasier les tensions à la source en jetant quelques parachutounets en toc à ses employés : 13e mois, 14e pour les plus persuasifs au combiné.

Chez Prévilis, la peste a plus de chance de se propager que le virus du syndicalisme. Nath voit même des salariés joyeux à l'idée d'être les stars d'un jour du grand spectacle de l'actualité :

LA RESPONSABLE ZONE 4 (secteur déchiqueteuse à papier)
"Tu crois que la télé va venir nous interviewer ?"

D'autres ragent de devoir attendre encore une semaine pour recupèrer coques et tee-shirts implicitement siglés "je suis allé à new-York".


Mardi 2 mai 2009, Zone industrielle, banlieue de Nancy
Après négociation entre Corinne et la DRH sur la procédure de rapatriement des clefs de la 307, Nath les dépose sous enveloppe sur une borne anti-incendie dans le parking à 100 mètres des locaux aseptisés.

Il est convenu qu'une fois la saine rentrée dans les locaux, la paria postée dans le Macdo d'en face les récupérera. L'échange sous haute tension s'effectue sous les regards des employés du blockhaus aux vitres teintées. Nath ne s'attarde pas. Aujourd'hui l'objectif du TRAC : C'est 200 appels. Faut pas traîner.

Les mises en quarantaine attendront une semaine avant de se pointer, certificat médical à la clé confirmant juste un cor au pied pour l'une des deux.

Chez Prévilis, le pitch de la rentrée est bien passé : L'entreprise doit survivre, surtout à ses salariés.

Le terrain est bien labouré : Infantilisation, soumission aveugle à la hiérarchie omnisciente, peur de perdre son emploi, habitude des processus d’évictions injustifiées des émissions de télé-réalité, sensationnalisme de l'information, gestion au poids de l’humain dans les séries américaines type Dr House, Nip-tuck, Experts et Profiler

Il paraît que cet hiver on va morfler, même si pour la moitié de la planète c’est déjà la froide saison depuis plusieurs mois et que l'on y constate aucune hausse de la mortalité.

Pour l'instant pas de quoi (faire) paniquer pour le marché. Qu'importe l'ivresse pourvu que l'on ait le flacon. A défaut d'être efficaces, les vaccins sont prêts. Prévilis et d'autres compagnies postent depuis peu
les procédures de gestion à flux tendu du bétail salarié et de piqûre des bêtes infectées. La tendance automne hiver, mode Bachelot : Dehors les vérolés et que les sains bossent deux fois plus.

Tandis que les attachés de presse traquent le mourant, comme il est écrit dans la nouvelle circulaire Prévilis : Attendons sereinement l'alerte niveau 6.

En début de semaine, les salariés du call center de Nancy ont reçu une nouvelle missive :

"
Chers collaborateurs.

Sans faire de catastrophisme, il faut être conscient des conséquences éventuelles de la grippe A sur notre organisation.

Il faut mettre dès aujourd'hui en application les consignes de précaution et de prévention notamment sur l'hygiène des mains et sur le fait de perdre l'habitude de se saluer par des bises ou de se serrer les mains.


Ce n'est pas pour cela que l'on fera la tête à ses collègues, un petit coucou de loin fera l'affaire et sera aussi convivial.


Magali Magueulle et Sylvie Treblinka."

La fièvre monte chez Prévilis, aujourd'hui le TRAC est à 220.

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