Hormis un reportage hors-sujet démontant l'intox des bilans énergétiques (non pas dans l'idée, mais dans la réalité de ce qui en fait) et un autre sujet sur l'arnaque des listes immobilières (déjà vu à l'identique dans Compléments d'enquête), rien de transcendant en terme de "bons plans": l'achat groupé ou des solutions de rangement en box pour ses vêtements (nous confirmant que là ou l'on peut assurer un logement sans risque d’humidité pour des babioles à 120e/mois, on trouve encore des excuses dans ce pays pour se coltiner 2.000.000 de très mal-logés).
Pour finir sur une note "optimiste", Capital sort un sujet sur le gardiennage de biens "atypiques". Ce "bon plan" vient de Hollande (le pays), passe par l’Angleterre, et se lance en chez nous sur la niche prometteuse de nos 5.5 millions de m2 de bureaux vides.
Pour finir sur une note "optimiste", Capital sort un sujet sur le gardiennage de biens "atypiques". Ce "bon plan" vient de Hollande (le pays), passe par l’Angleterre, et se lance en chez nous sur la niche prometteuse de nos 5.5 millions de m2 de bureaux vides.
(- Oui, je sais, pendant dix ans on t'a dit d'acheter coûte que coûte. Maintenant t'es divorcé, endetté, sans toit ni thune ? Pas de problème: compose avec ce que te propose le capital).
La méthode fait un malheur chez les étudiants hollandais: Un intermédiaire propose à un propriétaire d'une usine ou de bureaux vides, de louer son bien démesuré à un tarif cassé (le maximum prévu par la loi pour les "résidents temporaires" 200 euros ) à une ou plusieurs personnes pour une durée limitée, avec potentialité d'éjection inopinée. Attention, comme pour la location classique il faut que le locataire dispose de revenus réguliers, d'un "garant" de relogement en urgence. (Voir ce reportage de la télé belge)
Tu te dis: Waouw, c'est super c'est génial ! Je signe ! D'ans la première partie, M6 met la chose en image en multipliant les clichés du "bon plan" au travers du portrait d'un locataire Eric, 50 ans, locataire de 700m2 avec parking 80 places pour 195 euros. Au programme: tour de propriétaire (du genre Oh c'est tellement grand que ma cuisine est trop loin), séance de golf indoor (avec Thomas De Sotto dans le rôle de Stéphane Plazza) dans cette salle de réunion de 200m2 désaffectée depuis le dernier plan social de l'entreprise qu'elle abritait, puis diaporama des "résidences de luxe" au catalogue de la compagnie.
Après le sujet sur le scandale des listes véreuses pour débusquer du studio miteux, sur que ça fait rêver.
Il fallait y penser. C'est tout simplement la méthode Jeudi noir renversée et appliquée au bénéfice des proprios tout en donnant l'impression de faire du social. Via cette police de la misère par la misère elle-même, ils s'assurent ainsi que leurs biens ne seront pas dévalorisés et resteront "sur le marché" dans le meilleur état possible, quasi vides et autant qu'ils le souhaitent, en s'économisant des salaires.
( - Dites-moi Eric, le self de la Cotorep, c'est pas un peu la vie de palace ?
- Si seulement j'avais le droit de coller un poster.)
( - Ah tiens, je vois dans le règlement intérieur : Pas d'animaux, pas d'enfants et interdiction de recevoir des gens....
- Oui. Sauf les équipes de télé pour faire la promo du concept.)
Voyons pourtant derrière le "bon plan" une extension supplémentaire, et des plus glaciales, de la rapacité foncière des possédants: Sous traiter gratuitement le gardiennage de leurs milliers de m2 inoccupés par les victimes qu'ils contribuent à générer en ne les mettant pas à disposition. Et mieux encore: faire payer pour ça ! Dans une interview à lavieimmo, Olivier Berdubeau, directeur du développement France de la société Camelot est clair: "Il ne s'agit en aucune façon d'une alternative au mal-logement. [...] La cible du groupe : "des personnes qui ont déjà vécu en colocation de 25 à 35 ans, plutôt célibataires. Mais nous visons des gens capables de se reloger rapidement".
Vous voulez ça ?
Vous aurez ça:
Il fallait y penser. C'est tout simplement la méthode Jeudi noir renversée et appliquée au bénéfice des proprios tout en donnant l'impression de faire du social. Via cette police de la misère par la misère elle-même, ils s'assurent ainsi que leurs biens ne seront pas dévalorisés et resteront "sur le marché" dans le meilleur état possible, quasi vides et autant qu'ils le souhaitent, en s'économisant des salaires.
Ces services mêmes s'ils sont légaux, vont totalement à l’encontre des intérêts de celui qui veut "se loger moins cher". En faire la promotion au premier degré en mettant en avant l'exotisme du cas particulier (situation de "luxe" on ne peut plus provisoire) dans une émission d'investigation sur les "bons plans" est plus que limite. C'est faire d'un désordre (de l'habitat vide dans un pays de mal-logés), un truc "chouette", dans "l'air du temps".
Nous parlons ici de locaux pouvant abriter parfois des dizaines ou centaines de personnes, et non pas juste une, s'il y avait une volonté politique de s'emparer du dossier. Ce matin, le 115 alerte que, deux mois avant l'hiver, ses services sont déjà noyés sous les appels.
Nous parlons ici de locaux pouvant abriter parfois des dizaines ou centaines de personnes, et non pas juste une, s'il y avait une volonté politique de s'emparer du dossier. Ce matin, le 115 alerte que, deux mois avant l'hiver, ses services sont déjà noyés sous les appels.



























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