L’orage éclate alors que je suis à mi-chemin sur mon canal au détritus. J’accélère le pas de peur d’attirer les foudres avec mon grille-pain en aluminium sur le dos acheter quinze minutes avant au Wolford d’Edgware Road. J’ai liquéfié celui de Djamila pour cause de trop forte proximité avec la plaque électrique. La topographie exiguë de notre cuisine ne nous autorise pas l’usage simultané de deux appareils électroménagers. Je cours, vite essoufflé, plus que jamais éreinté par la cité l’été, nouvellement gâté par mes nouvelles addictions au goudron. Je m’évapore le temps d’un shawarma poulet. La nuit est courte. Il fait bien trop chaud dans la cellule de plomb. Vers trois heures du matin, j’entends la toux significative du voisin pakistanais. Il ne lui reste que quelques mois, c’est assuré. En Angleterre, on vit dans la crasse et l’on meurt dans la misère. Je m’endors en caleçon contre le chat sur les poufs du salon. Un moustique me guette aux frontières de l’abandon. Je n’ai plus le courage de rien, je me laisse voler un peu de sang. Si je reste plus longtemps, c’est mon âme qui s’enfuira, déjà que le vocabulaire s’en va.
27 juillet 2006
22 juillet 2006
par Seb Musset
7/22/2006
Bloqué à l’un de ces feux éternellement rouges, j’épie deux gamins bien anglais, joufflus à la coupe rose, les bourrelets moulant leurs maillots de foot England. Ils sont prisonniers derrière la vitrine du cost cutter et font coucou en riant aux silhouettes qui passent. C’est vain. Personne ne les voit. Les gens filent têtes baissées. En deux minutes et malgré les efforts des enfants, pas un de ces adultes si importants ne les voit. Tant pis, les gamins s’amusent bien.
Londres, la riche, se vide en juillet. On a tout prévu pour mater les pauvres qui restent enfermés dans leur misère. Les affiches de la ville le placardent haut et fort : la chaîne de cinéma Film Four est maintenant gratuite. Les veaux pourront désormais regarder passer les trains des riches depuis leur salon, et ce, gratuitement. Meuh, c’est merveilleux.
Ici ou là-bas, les gens sont définitivement les mêmes. Stupides, prétentieux, gonflés d’orgueil, méchants et peureux, intéressés, facile à convaincre du moment que la décision leur évite d’avoir à penser, au final : résolument égoïste. Je n’ai rien de plus ou de moins. Je ne suis rien d’autre qu’eux. L’important n’est pas d’être ou d’être un peu moins stupide mais de le savoir et de s’en tenir là.
Londres, la riche, se vide en juillet. On a tout prévu pour mater les pauvres qui restent enfermés dans leur misère. Les affiches de la ville le placardent haut et fort : la chaîne de cinéma Film Four est maintenant gratuite. Les veaux pourront désormais regarder passer les trains des riches depuis leur salon, et ce, gratuitement. Meuh, c’est merveilleux.
Ici ou là-bas, les gens sont définitivement les mêmes. Stupides, prétentieux, gonflés d’orgueil, méchants et peureux, intéressés, facile à convaincre du moment que la décision leur évite d’avoir à penser, au final : résolument égoïste. Je n’ai rien de plus ou de moins. Je ne suis rien d’autre qu’eux. L’important n’est pas d’être ou d’être un peu moins stupide mais de le savoir et de s’en tenir là.
5 juillet 2006
par Seb Musset
7/05/2006
Démocratie = Égalité pour tous.
Capitalisme = Les richesses pour quelques-uns.
La définition de l’un étant le strict opposé de l’autre, comment espérer que ces deux-là fonctionnent pacifiquement ensembles ? Le XXIe siècle verra l’un d’eux s’écrouler.
Capitalisme = Les richesses pour quelques-uns.
La définition de l’un étant le strict opposé de l’autre, comment espérer que ces deux-là fonctionnent pacifiquement ensembles ? Le XXIe siècle verra l’un d’eux s’écrouler.
30 juin 2006
par Seb Musset
6/30/2006
A en croire les médias français, le chômage n’a jamais été aussi bas, La France est une terre d’humanisme, un pays jeune qui gagne sur tous les tableaux, un pays sans nantis où les richesses sont équitablement redistribuées, une république sans passe-droits où les cercles d’affranchis parlent d’égaux à égaux avec les abrutis de contribuables de la populace, une contrée où l’homme de la rue, à force de persévérance et d’entreprise, peut rencontrer le succès et la reconnaissance de ses semblables, un pays sans cartels corporatistes où le népotisme n’est pas le seul diplôme reconnu, un pays incapable de faire trente-six fois la même erreur avec le même étonnement goguenard de crétin heureux.
Rappelle-toi français : Tu as la classe politique que tu mérites et les médias que tu plébiscites.
Rappelle-toi français : Tu as la classe politique que tu mérites et les médias que tu plébiscites.
29 juin 2006
25 juin 2006
par Seb Musset
6/25/2006
Passage en France...
Il suffit de regarder Téléfoot pour comprendre que La France a un problème ! Le matin, je regarde d’un œil l’émission fétiche des beaufs en maillots sur la première compagnie. Evidente glorification, au travers de reportages consacrés à sa vie personnelle, d’un des seuls joueurs bien blancs de l’équipe de France, Frank Ribery, alors que celui-ci s’est jusqu’à présent montré assez mauvais.
Il suffit de regarder Téléfoot pour comprendre que La France a un problème ! Le matin, je regarde d’un œil l’émission fétiche des beaufs en maillots sur la première compagnie. Evidente glorification, au travers de reportages consacrés à sa vie personnelle, d’un des seuls joueurs bien blancs de l’équipe de France, Frank Ribery, alors que celui-ci s’est jusqu’à présent montré assez mauvais.
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