vendredi 11 mars 2011

Contretemps man

Après avoir survolé les révoltes arabes pour ne trouver au final qu'à brandir la crainte d'une immigration massive, Le Mini-Monarque, aka Super chrétien, a décidé que, flûte, y'en a assez maintenant de passer pour un nase de Tripoli à Washington en passant par le Puy-en-Velay. 

Chez notre culbuto, la politique l'internationale est dictée par l'intérieure. Celle-ci se résumant ces jours-ci à tenter de renouer à tout prix avec une crédibilité populaire qui lui fait défaut jusque dans ses rangs, il veut étendre son "savoir-faire". Rien de tel qu'un tapis de bombinettes pour sauver des gens chez eux (que l'on déclare vouloir refoutre à la mer chez nous, étrange non ?) et redorer son pin's de président dans deux secteurs de pointe de La France avec un grand N : la crainte du grand méchant arabe et rouler des mécaniques de l'autre côté de la Méditerranée. 

Sur la base d'une conversation autour d'un thé fin avec Bernard Henri Lévy, notre souverain propose à l'UE des frappes aériennes ciblées sur la Libye. C'est pas comme si on avait eu 40 ans pour liquider Kadhafi en toute discrétion. Là faut agir vite et bien visible !

Sûr que Mouamar s'accrochant (ah ces dirigeants et leur pouvoir !), la perspective d'avoir à re-retourner sa veste et de voir à nouveau se planter, un jour, dans les jardins de L'Elysée la Quechua Deluxe de l'ex-dictateur, ex-terroriste (1980-2001) puis ex-partenaire (2007) puis de nouveau ex-dictateur sanglant (la semaine dernière, 'tain c'est compliqué les affaires étrangères): ça la ficherait mal. 

Jouer au Bush de Franprix et montrer qui c'est Raoul juste pour gagner deux ou trois points dans les sondages : on le retrouve enfin notre ouinneur, expert en dentelle, à-propos et demi-mesure.  

Seulement badaboum, patatras : quand ça veut pas, ça veut pas ! Avant même qu'Angela Merkel ne se déclare "fondamentalement sceptique" (google translate : c'est plié), Dame nature s'y met et le jour du buzz programmé, c'est vers le Japon que les regards se tournent. 
PS : Une pensée pour Alain Juppé.

4 commentaires:

lejournaldepersonne a dit…

Œil pour œil
Si le salut n’est pas pour tous
Il ne l’est pour personne…
L’amitié a deux visages
Le premier dessiné par Albert Camus :
« Voyez-vous on m’a parlé d’un homme dont l’ami avait été emprisonné et qui couchait
tous les soirs sur le sol de sa chambre pour ne pas jouir d’un confort qu’on avait retiré à celui qui l’aimait ».

http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/oeil/

mike hammer papatam andropov a dit…

"Jouer au Bush de Franprix et montrer qui c'est Raoul", c'est ça, exactement ça, moins les dialogues d'Audiard et le talent de Bernard Blier.
Un De Funès à la ramasse et pas marrant du tout.

nanou a dit…

Il parait que kadhafi aurait declarer avoir financer a coup de valises pleine de billets la campagne presidentiel de sarko et que maintenant que ce dernier re re re retourne sa veste (on c plus ou on en est lol), kadhafi menace de tout deballer, bon la c fait mais il pretend avoir des preuves !
Vous croyez que c'est un truc qui pourrait le pousser dehors ? je parle de sarko bien sur
croisons tous les doigts

seb musset a dit…

@nanou > Oui, j'ai lu cette histoire. A prendre avec d'énormes pincettes, d'autant que l'on y retrouve un personnage louche déjà croisé sur le "karachigate": comme le monde est petit.