dimanche 13 septembre 2009

Video-surveillance à géométrie variable

Devine kikicékicause ?

Verbatim :

« Boaarf, je trouve que l’on entre dans une société étrange où on ne peut plus rien dire, plus rien faire. C’est la transparence absolue, c’est le début du totalitarisme. Ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, il n’y a plus de discrétion, plus rien n’a d’épaisseur à commencer par les êtres humains. Pour moi c’est le comble du totalitarisme. Toujours surveillé, toujours contrôlé. Mmm,mmm. Cela n’est pas pareil de prendre la parole lorsque l’on est un homme politique ou un responsable pour affirmer quelque chose qu’on assume et, de prendre la parole dans un cadre intime, mmm, mmm, amical. Voilà, ça n’a pas la même signification. Le problème des nouveaux moyens de communication, c’est qu’ils donnent la même signification à tout, la même portée à tout. Donc, au fond on est juste plus responsable de rien. Faut faire attention de ne jamais rien dire.

[...]

...je ne crois pas à la société de la délation généralisée, à la société de la surveillance généralisée*."


A / George Orwell ?


B / Le porte-parole du parti pirate français ?


C / Le conseiller numéro un d'un monarque lui-même à la tête d'un gouvernement prônant l'installation de caméras de surveillance à chaque coin de rue ?


Réponse ici.


* Ah mais zut, j'ai mal compris. On m'indique qu'il ne s'agit pas dans cette phrase de la multiplication des caméras de surveillance dans notre pays mais des trop grandes facilités qu'offre internet pour la diffusion de boules puantes videofilmées.

11 commentaires:

Ncall a dit…

Ames sensibles s'abstenir : http://www.olivierroller.com/lesministres.html

hypos a dit…

:-)))
Bien vu !

BA a dit…

En fait, il y a deux scandales.

1- Premier scandale : Brice Hortefeux est filmé en flagrant délit de racisme anti-arabe. Le cameraman qui filme ce flagrant délit travaille pour la chaîne de télévision PUBLIC SENAT.

2- Second scandale : le patron de la chaîne PUBLIC SENAT Gilles Leclerc visionne la séquence le 5 septembre. Gilles Leclerc comprend aussitôt que cette séquence est explosive. Gilles Leclerc ordonne de ne pas diffuser cette séquence à l’antenne. C’est un cas de censure caractérisé.

Heureusement, un membre anonyme de PUBLIC SENAT fait fuiter la séquence vers le site Le Monde.fr le jeudi 10 septembre.

Face au scandale qui ne peut plus être étouffé, Gilles Leclerc accepte que la séquence soit enfin diffusée sur PUBLIC SENAT, le vendredi 11 septembre à 18 heures. La séquence a donc été diffusée par PUBLIC SENAT six jours après avoir été filmée !

Si la séquence n’avait pas été transmise au site Le Monde.fr, cette information aurait été définitivement enterrée.

Gilles Leclerc est un sarkozyste qui muselle l’information sur PUBLIC SENAT.

BA a dit…

Jean-Marie Le Pen soutient Hortefeux.

C'est une réaction dont Brice Hortefeux se serait sans doute passé.

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen juge « scandaleux le tollé soulevé » par les propos de Brice Hortefeux (ministre de l’Intérieur) sur un jeune militant UMP d'origine algérienne.

http://www.leparisien.fr/politique/le-pen-soutient-hortefeux-11-09-2009-635465.php

BA a dit…

Les 3 censures.

- 5 septembre : un cameraman de la chaîne PUBLIC SENAT filme Brice Hortefeux en flagrant délit de racisme anti-arabe. Gilles Leclerc, le patron de la chaîne PUBLIC SENAT, visionne la séquence. Gilles Leclerc comprend que cette vidéo est un scandale d'Etat. Gilles Leclerc ordonne de ne pas diffuser le séquence à l'antenne. C'est le premier acte de censure dans cette affaire.

- 10 septembre : un membre anonyme de PUBLIC SENAT fait fuiter la vidéo censurée en direction du site Le Monde.fr qui la met aussitôt en ligne. La censure de Gilles Leclerc a été contournée grâce à internet. Des centaines de milliers d'internautes regardent la vidéo.

- 11 septembre : la vidéo a été vue par 700 000 internautes. Gilles Leclerc comprend que le scandale ne pourra plus être étouffé. Gilles Leclerc accepte finalement de diffuser la vidéo sur sa chaîne PUBLIC SENAT le 11 septembre à 18 heures (soit 6 jours après les faits !).

Toujours le 11 septembre : alors que toutes les télévisions parlent de la vidéo diffusée sur internet, un vaillant petit village sarkozyste résiste. Dans son journal de 13 heures sur TF1, le sarkozyste Jean-Pierre Pernaut ne dit pas un mot sur la vidéo. C'est le deuxième acte de censure dans cette affaire. Des téléspectateurs de TF1 écrivent à la chaîne pour se plaindre. Le médiateur de TF1 leur répond qu'il va demander à Jean-Pierre Pernaut de parler de la vidéo dans son journal de lundi 14 septembre. On verra si Jean-Pierre Pernaut obéit.

- 12 septembre : la chaîne de l'Assemblée Nationale (LCP) est présidée par un autre Leclerc, Gérard Leclerc. Lui-aussi est sarkozyste. Lui-aussi muselle l'information sur sa chaîne. Lui-aussi ordonne de ne pas diffuser la vidéo sur sa chaîne. Aujourd'hui, la chaîne LCP n'a toujours pas diffusé la vidéo. C'est le troisième acte de censure dans cette affaire.

A lire :

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20090912.OBS0903/video_dhortefeux__les_journalistes_de_la_chaine_parleme.html

BA a dit…

La majorité met en cause internet dans l'affaire Hortefeux.

La majorité de droite française met en cause le rôle d'internet dans la violente polémique visant des propos jugés racistes du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qu'il conteste.

Après plusieurs conseillers de l'Elysée, le ministre de la Relance Patrick Devedjian et son collègue de l'Immigration Eric Besson ont estimé que l'épisode témoignait d'un fonctionnement malsain de la "Toile". Seraient, selon eux, mis en exergue des propos tenus dans un contexte privé, interprétés de manière contestable.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-majorite-met-en-cause-internet-dans-l-affaire-hortefeux_786438.html

Dom a dit…

@ BA :
(Tu devrais réunir tes billets et les liens sur un blog, avec Blogger c'est vraiment pas compliqué, et ça permettrait de pouvoir consulter tout ça).

Concernant la réaction de Devedjian et Besson , faut reconnaître que dans le genre retors, ils sont assez forts (chapeau).

C'est d'ailleurs tout le principe de la politique, ne pas l'oublier.

BA a dit…

Voici le communiqué officiel de Brice Hortefeux, qui donne sa propre version de l’affaire. C’est un mensonge caractérisé :

« Brice Hortefeux dénonce une vaine et ridicule tentative de polémique.

A l'occasion des universités d'été de l'UMP, alors qu'il prenait une photo à la demande d'un jeune militant, des commentaires du public ont porté sur les caractéristiques supposées des habitants de l'Auvergne, région d'origine de Brice Hortefeux.

Celui-ci a alors précisé « s'il y en a un, ça va ; c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes » par référence aux très nombreux clichés qu'il venait de prendre avec la délégation auvergnate et alors qu'il s'apprêtait à partir.

Pas un seul mot de Brice Hortefeux ne fait référence à une origine ethnique supposée d'un jeune militant. »

http://www.interieur.gouv.fr/misill/sections/a_la_une/toute_l_actualite/ministere/tentative-polemique/view

Brice Hortefeux prétend qu’il a prononcé la fameuse phrase « par référence aux très nombreux clichés qu'il venait de prendre avec la délégation auvergnate et alors qu'il s'apprêtait à partir. »

Brice Hortefeux prend vraiment les Français pour des cons.

claire a dit…

Il a recommencé ce matin sur france inter. Pervertir le sens des mots et utiliser les critiques de l'opposition pour ses propres fins. C'est diablement malin.

BA a dit…

L'affaire de la vidéo de Brice Hortefeux nous aura servi de leçon.

La vidéo de Brice Hortefeux a été tournée par un cameraman de PUBLIC SENAT. Le patron de la chaîne PUBLIC SENAT a censuré cette vidéo pendant cinq jours.

Heureusement, un membre anonyme de PUBLIC SENAT a réussi à contourner la censure : il a transmis cette vidéo vers LE MONDE.FR, qui l'a aussitôt mise en ligne.

Ensuite, le patron de PUBLIC SENAT a compris que des centaines de milliers d'internautes avaient vu la vidéo : il a finalement ordonné la diffusion de la vidéo, six jours après !

Les leçons de ce scandale sont claires :

- La censure et l'auto-censure sont monnaie courante dans les médias traditionnels.

- Quand quelqu'un travaillant dans les médias traditionnels veut contourner la censure, il fait passer l'information censurée sur internet (en l'occurence, LE MONDE.FR)

- Internet est le dernier média existant qui échappe à la censure.

- Nous allons donc assister à une offensive généralisée de l'UMP pour contrôler internet (c'est-à-dire : pour soumettre internet à la censure).

- Les discours de Jean-François Copé, Henri Guaino, Patrick Devedjian, Eric Besson, etc. sont la preuve que la tentative de reprise en main d'internet est LA bataille que nous allons devoir livrer.

Anonyme a dit…

gnan gnan gnan l'UMP c'est que des sales hypocrites!

A croire que Seb bosse pour la LCR?