mercredi 23 septembre 2009

Avant la jungle

Crois-tu que même en usant de toute ton infamie tu pourras les décourager ?

Non, et tu le sais.

Peu importe tu es de com' : le matériel publicitaire tu fais renouveler.



10 commentaires:

Anonyme a dit…

Libellé gauchisme a la con, surtout.

Homer a dit…

As tu remarqué comment Besson, interviewé sur la 3 et la 6, a appris son texte pour le répéter par cœur, mot pour mot? C'est écœurant.

BA a dit…

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/accidents-du-travail-le-gouvernement-et-la-majorite-envisagent-de-taxer-les-indemnites-journalieres_1243970_3224.html#xtor=RSS-3208

Conclusion : les salariés qui sont victimes d’accidents du travail sont des salauds de privilégiés.

Les salariés qui sont victimes d’accidents du travail touchaient des indemnités journalières, et ils ne payaient pas d’impôts sur ces indemnités ? Ah, les salopards !

Heureusement, Jean-François Copé et Eric Woerth vont supprimer les avantages de ces privilégiés !

Jean-François Copé et Eric Woerth savent frapper les vrais privilégiés !

Anonyme a dit…

Zolive
Je n'ai pas de mots, face à ce désespoir. Où est le cœur de l'Homme ?

Ils arrivent apparemment en Italie, où une chouette vie les attend aussi là-bas, rien à nous envier :

http://www.celestissima.org/italie-france-une-meme-culture-dominante/

seb musset a dit…

@Zolive > Je suis un peu sans mot face à une telle décontraction dans l'inhumain...

A propos, le film en question : "In this World" long-métrage de Michael Winterbottom 2002 qui retrace les 1001 étapes du parcours de deux enfants de Peshawar à Londres.

Slovar a dit…

Salut Seb
On a envie de se dire que comme dans les contes de notre enfance que les méchants seront punis à la fin ...

Anonyme a dit…

zolive
@seb : aujourd'hui dans le métro parisien, visages fermés, silence pesant. Vingt minutes. Soudain mon voisin qui dit doucement "en france on a un grave problème" !
Et j'ai parlé avec lui. Voilà il fait cette ligne depuis 30 ans, et il est ahuri de la distance qui se marque de jour en jour. Plus rien n'a d'importance, tout le monde se fout de l'autre ou plutôt en a peur et l'ignore.
J'aime le bordel et le bruit de l'inde, il y a au moins ça. Je suis de plus en plus choqué par cette politesse, cette lisseur, cette froideur de la bien séance, cette mécanisation des esprit sous prétexte d'égalité. Des guides de queue, des portiques, des machines, des caméras, des écrans dans les bus qui indiquent les arrêts pour ne plus parler au conducteur, les flics qui attendent les deux-roues aux pièges bien connus d'eux, la boulangère qui dit merci à tous et à personnes et ne nous reconnaît pas, le mendiant dans la rue, la violence quotidienne...
J'arrête ! A plus seb

Anonyme a dit…

Je m'appitoie plutôt sur le sort des soldats français tombés en Afghanistan pour faire le travail que devraient faire ceux qui préfèrent se planquer en Angleterre.

Anonyme a dit…

re le sinistre

Je ne m'apitoies pas sur le sort des soldats morts en Afghanistan. Ils ont choisis de se battre pour les intérêts de leurs maitres, qu'ils assument.
L'immigration relatée dans ce film (et à calais par extension) est une immigration du travail.
Lr gros problème st que l'Europe ne s'est jamais vu comme une terre d'immigration. Les seuls qui émigrent d'Europe sont les jeunes doués et les cerveaux (le cas de l'Allemagne est éloquent, même les chômeurs se barrent avec les ingénieurs)
Mais la donne mondiale fait que cela change radicalement, et ça ne fait que commencer...

ROSSEL a dit…

Je pense que nous n'avons pas les moyens de nous apitoyer sur le sort de ces malheureux. Ils constituent ,à leur corps défendant ,l'armée de réserve du capitalisme. Aussitot leur sac posé ,ils s'empresseront d'accepter n'importe quel travail pour des clopinettes. Pour eux cela est dans l'ordre des choses :le patron a tous les droits et ,plus que chez nous une fois patrons eux-memes et en vertu de cet axiome ils n'hésiteront pas en toute bonne conscience à exploiter leur prochain. Leur mise en concurrence avec des salariés ,fussent-ils les héritiers indignes de générations ayant sué du sang pour assurer des conditions de travail dignes à leurs descendants ,se fera immanquablement au détriment des seconds. Ce n'est pas pour rien que les bons apotres du MEDEF sont de fervents soutiens d'une société "plurielle". Sans cohésion sociale ,historique ou raciale (ouh le gros mot!) ,pas de risque de révolte viable et de remise en question d'un système dont une des armes ,en plus de la décérébration télévisuelle ,consiste à instaurer l'émergence d'un magma humain aisément manipulable. Tant pis si les envahisseurs ,une fois chefs de familles ,préfèrent vivoter en optant pour l'assistanat. Le cout en sera supporté par ceux qui travaillent et pas par ceux qui tirent profit de la situation. De toutes façons le réservoir de cette main d'oeuvre éphémère est inépuisable et avec l'aide des pleureurs professionnels ,collabos conscients ou idiots utiles, le flux n'est pas prèt de se tarir. D'un coté les pays pauvres se vident de leurs forces vives ,de l'autre les pays technologiquement avancés se dotent d'un prolétariat bon marché qui vient supplanter l'indigène qui renacle encore (un tout petit peu) à tout accepter. Peu importe la misère sociale que cela engendre ,les futurs consommateurs seront les classes moyennes des pays émergents.