mercredi 22 avril 2009

Conversation avec Seb Musset > 17.04.08

Quelques babioles filmées qui me passaient par la tête cette nuit là après la diffusion du Club de l'économie d'un Jean-Marc Sylvestre ayant renoué avec l'euphorie des grands jours. Ses invités nous y pronostiquaient une fin de crise pour dimanche en huit.

Dans la vidéo, il sera question de ce fossé entre l'ouvrier et le grand patron rempli d'intermédiaires se cantonnant à obéir et ordonner (éventuellement se tirer dans les pattes ou se séquestrer). Ils ont ceci en commun d'être thuno-centrés et donc, de présentement se gaver de "super affaires" (en attendant la vague de licenciement suivante).

Seront également abordés : Le refus pathologique de notre classe dirigeante d'envisager d'en finir avec les injustices salariales ainsi que son insistance à effacer au Destop progressiste tout résidu de lutte des classes. Nous nous interrogerons également sur la positive attitude des médias.


18 commentaires:

Anonyme a dit…

Hello,
- Je rejoins ce que dit Seb concernant les produits périmés...j'ai remis les pieds dans un Intermarché hier, et j'ai pu constaté qu'il y avait un bac agrémenté d'une pancarte "Démarque"....et oui...pareil que pour les fringues, il y a des démarques pour la bouffe, avec des produits sur le point d'être périmés...
- Concernant ce que tu crains, et comme je vois que tu as tourné la video le 17, c'est arrivé hier chez Continental où les salariés on détruit les bureaux de la sous pref....
Comme quoi, tout arrive.....
Martial l'anonyme..

stephane a dit…

Comme a dit une fois GF : "la revolution viendra du prix d'une tranche de jambon"

Anonyme a dit…

Cher Seb,

J'ai découvert ce blog un peu par hasard et depuis... je suis accroc. Il ne se passe pas une journée sans que je vienne y faire un tour pour me régaler de tes analyses au vitriol de la société... mais c'est tellement lucide...

Continue de nous vitrioler la face, même si parfois on rit jaune...

Excellente analyse de la situation actuelle, loin du pipo des médias des "copains et des coquins"...

Anonyme a dit…

exelente video

merçi Seb !!!!!

Anonyme a dit…

1984 ont est en plein dedans

orwell a vu juste !!!

Anonyme a dit…

ouais la bourse remonte j'ai bien gagné sur axa ce mois çi, + 2180 euro déjà pour avril mais j'y crois plus

ça monte juste parceque l'amérique imprime du dollar à tout va alors ça va pas tenir.
j'ai revendu mes AXA, je crois qu'il suffirai d'un rien pour que ça crame partout en France maintenant

Adil a dit…

Je te comprends lorsque tu dis avoir voulu réagir aux analyses de l'extra-terrestre jm sylvestre. je suis révulsé a chaque fois que je tombe sur une de ses interventions, actuellement c'est peut être l'un des derniers a penser qu'on sortira de la crise en dégraissant la fonction publique. Dur de trouver plus incompétent et malhonnête, il est typiquement victime de ce que tu as appelé le bug idéologique, un libéralisme borné et fanatique qu'aucune crise ou catastrophe écologique ne semble toucher et qu'aucune réalité sociale de peut remettre en cause.

Véronique a dit…

J'aime parfois vos écrits mais…
Votre vision de la classe moyenne est caricaturale au possible. Vous divisez les citoyens en deux parties bien distinctes, ceux qui profitent et ceux qui souffrent. Pensez-vous vraiment que la classe moyenne n'est pas touchée par les licenciements, la réduction des acquis ?
Et aussi, pour quelle étrange raison acceptez-vous que les plus démunis se laissent faire actuellement ?

L'idéologie, c'est sympa, mais attention à ne pas faire le jeu de ceux, les plus puissants, qui se réjouissent de voir les citoyens se taper sur la tronche.

Slovar a dit…

Salut Seb

100% d'accord avec toi

@micalement

Slovar les Nouvelles

Chevillette a dit…

@Veronique:

Je pense que Seb a raison. Par exemple,aucune des personnes que je connais de la classe moyenne n'est touchée d'aucune maniére par la crise (à part ce qu'ils voient à la télé). Ils continuent à consommer, voyager comme avant...donc on peut trés justement en déduire, que in fine ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer, et cette fois-ci encore plus fort!

pilulerouge a dit…

Une propagande médiatique internationale tente de faire croire que nous avons touché le fond et que la bourse remonte. En effet la bulle Geithner et la manipulation des normes comptables bancaires soutenu par le G20 ont pour but de créer l'illusion d'une reprise afin de redonner la confiance au marché. De plus, la monétisation de la dette U.S, décidée mi-mars, est annonciateur de la fin du dollars et donc du système actuel.
Aucun indicateurs, dans aucun pays "riches" n'est passés dans le vert. Au contraire, les chiffres du chômage (ex :700 000 au U.S pour mars), des exportations, de la consommation, des ventes immobilières ou automobiles et tous les autres, s'aggravent et ne cessent de battre des records.
Comment peut-on dire que ça va mieux quand une multinationale historique comme General-Motors/Ford/Chrisler organise ça mise en faillite (aujourd'hui 13 usines)? Cela représente rien qu'au Etats-Unis 3 MILLIONS DE CHÔMEURS en comptant les petites entreprises qui gravitent autour. C'est un secteur entier de l'économie USA qui s'effondre. Et vous connaissez le dicton : quand les USA éternuent, l'Europe s'enrhume. Là, le malade crache ses boyaux, alors ce sera une pneumonie.
D'autre-part aucun soulèvement n'est possible dans la division. Tout le travail gouvernemental actuel consiste d'une part, à distiller la peur pour justifier des lois liberticides et instaurer un peu plus un "État policier" (ex : pénalisation d'appartenance à une bande, loi Hadopi, port de cagoule en manifestation, Sarkobox à tout les virages, camera de surveillance dans les rue, fichier EDVIG); d'autre part annuler les forces de contestation en les montants les unes contre les autres (ex : privé vs public, jeunesses vs retraité, chômeurs vs travailleurs, Musulmans vs Juifs). Pour embrouiller un peu plus les gents la technique de communication du président consiste à dire une chose et son contraire afin de rendre illisible ça ligne de conduite politique (non à la guerre en Afghanistan en 2007 > oui en 2008, on ne reviendra pas sur le non au traité constitutionnel > mini traité simplifié adopté sans le peuple, le pouvoir d'achat affaire d'État > on ne peut rien faire pour le pouvoir d'achat, on n'augmentera pas les impôt > suppression de la taxe professionnelle...). La simplification, voir la vulgarisation du langage polico-médiatique gauche/droite confondue permet d'évacuer tous débats (ex : la crise=banque, endettement=service public, chômeur=fainéant, banlieue=danger, Coupât=anti-system=danger, caricature d'extrémiste musulmans=bien=liberté d'expression, caricature d'extrémistes juifs=mal=négationniste, internet=pédophile+porno+extrémiste+pirates...)
Entre parenthèse, méfiez vous toujours qu'en l'appareil du pouvoir refuse de rentrer dans les détails. La vérité se cache toujours derrière les effets d'annonce et les belles phrases.
Les "grands médias" se charge de forger votre opinion. Il vous disent comment vous devez manger, entretenir votre maison, éduquer vos enfants, vous endetter, pour qui vous devez voter... En bref, vous devez penser comme "eux". Mais "eux", pour qui il travail? Lagardère, Bouygues, Dassault sont les plus connus. Si on suit cette logique, nous sommes conditionnés à obéir à ces représentants du marché.
4 techniques pour rendre le conditionnement plus efficace :
1-ne pas divulguer une information (ex : il a fallut des semaines de grèves générales en Guadeloupe avant que les faiseurs d'opinion vous en parle, pourquoi?).
2-déformé la réalité et imposer une opinion, c'est ce qu'on appel de la désinformation (ex : le G20 était une réussite, votez oui au traité constitutionnel Européen, l'Angleterre est un modèle vertueux, inviter uniquement des experts économiques adepte du marché et cela même si il se plante toujours dans leurs prédictions,...). Les journalistes récalcitrants à la pensée unique sont marginalisés (ex : Léon à la Matinale de Canal+ rencardé dans un coin du studio à lire les emails et SMS pour avoir contredit en direct un représentant du gouvernement à propos des 35H, et prouver grâce aux études internationales et un calcul comptable évident, que non seulement les français était très bien classé pour le temps de travail, et que nous avions un des taux de productivité le plus important au monde.
3-(c'est la plus rependu).Vous noyer sous une avalanche d'information secondaire (ex : 10 minutes pour le chien d'Obama au moment ou G.M annonce sa mise en faillite).
4-Attiser vos plus bas instinct comme l'adultère, l'envi, le voyeurisme, le cruauté, par la diffusion de "divertissement" à des heures de grande écoute, afin de distraire votre attention (Ile de tentation, Star Académie...), le tout rythmé par des pauses consuméristes.

Les formes de protestations choisient par les dirigeants syndicaux sont insuffisantes, inefficaces et très loin de la colère, voir de la haine qui anime sa base. Moi, je propose, après le 1er mai, la date du 14 juillet pour ne pas trop gêner les entreprises. On sera des millions et on pourra organiser un pic-nique géant avec de la bonne zik, autour d'un feu de bois et des merguez. Bien sûre nous enverrons des lettres d'excuse au riverain pour les nuisances sonores occasionnées. Où alors, on redonne un sens à cette date de la révolution française, en entamant une lutte illimité pour que nous citoyens français, reprenions le contrôle de ce qui reste de notre démocratie. J'ai trouvé très amusant la déclaration de François Chérèque sur France Inter(dirigeant de la CFDT), qui affirmait que sa base ne voulait pas radicaliser leurs mouvements, alors que sur les chaînes on diffuse en boucle la séquestration de patron par des grévistes dont certain porte le badge CFDT. Comme je l'avait dit, faute de représentant sérieux pour défendre notre société, les actions violentes vont devenir de plus en plus, le seul moyen de se faire entendre.

Pour terminer, Seb à parfaitement raison en soutenant qu'il ne s'agit plus d'une crise, mais plutôt la fin du système à l'occidentale (tout ceux qui ont prédis ce Krach, vous le dirons, y compris le prix Nobel d'économie). J'ajouterai que le clivage traditionnel droite/gauche, est complètement obsolète car aucun de ces grands partis ne représentent ces vrais valeurs. Car comment prétendre défendre le travail d'un côté,ou la solidarité de l'autre quand nos grands partis obéissent à des puissances supranationales comme la banque mondiale, l'OCDE, le F.M.I, L'Europe, les bourses, les banques centrales; en résumé à un système du marché qui est construit comme une énorme pompe qui concentre le fric dans les mains de ceux qui nous dirigent. Dans l'ordre, les banques, les représentant des multinationales, et l'appareil politico-médiatique comme outils de mise en œuvre.

Chevillette a dit…

Brice Hortefeux (Ministre du Travail) chez Arlette Chabot a félicité les syndicats trois fois car ils "jouent le jeu" et ne se radicalisent pas!!

Quant on voit comment ils s'emballent quand on ne leur donne pas raison (Cf Copé, Lefebvre..etc), on peut imaginer que d'une certaine maniére les syndicats sont leurs alliés pour que la contestation reste contenue dans des grandes processions dont le Président se moque....

Anonyme a dit…

J'en fais partie, de la fameuse classe moyenne, mais je ne me sens pas nantie pour autant ! J'achète d'occasion, je fais du camping (en tente, je précise, pas en mobil-home) l'été, je suis abonnée à la médiathèque de ma ville... le mot classe moyenne signifie plus un comportement ultraconsumériste qu'un montant salarial, je pense.
ET bravo à Séb Musset ! Continuons à penser hors du système..

Alain Th. a dit…

Je suis tout à fait d'accord.

Continue comme ça Seb... Dire que le site de désirs d'avenir est HS (en ce moment même ! Juste quand je voulais le découvrir...). Quel amateurisme, quelle désinvolture du PS en général : l'opposition s'effondre sur tous les fronts...
Tu prouves qu'une autre opposition peut exister, une de celles qui n'a pas peur d'aller au bout de ses idées.
Il y a un sujet qu'ignore toujours la politique traditionnelle, de tous bords, la priorité de donner des droits fondamentaux aux citoyens : logement, nourriture, chauffage.

seb musset a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
seb musset a dit…

a Véronique :

1 / Je ne dis nulle part que les plus démunis doivent se laisser faire. Bien au contraire. Mais disons que ce n'est pas un combat qui commence aujourd'hui.

Par exemple, Les continental avaient tous fièrement signé il y a 2 ans pour revenir aux 40h au prix de 35 et avaient bien failli entrainer d'autres usines dans leur sillage. On voit où ils en sont aujourd'hui. De ce côté "la crise" a du bon, elle permet de stopper une régression sociale qui allait se faire tranquillement.

2 / La classe moyenne est un concept fourre-tout mais avec de vrais disparités au point où à mon sens il n'y a plus de classes moyennes. Il y a ceux qui ont du pognon de côté (riches), et ceux qui vivent à crédit (pauvres avec des variantes à l'intérieur mais à terme mais tout le monde sera en slip). Le reste est une espèce en voie de disparition. L'époque n'est plus aux nuances dans ce domaine.

La seule réussite de Sarkozy est d'avoir fait croire aux pauvres que c' était dans leur intérêt de voter pour les riches.

Au royaume des aveugles, ceux qui racontent des belles histoires sont rois.

Anonyme a dit…

Tu as raison, Seb, il y a guère de points communs entre le SMICard endetté sur 30 ans pour être propriétaire et le pilote émargeant à 10000 euros le mois, mais il n'est pas dit que le second aie plus d'argent qui lui reste à la fin du mois (because train de vie de riche)... comment expliquer que les 2 aient le sentiment d'appartenir à cette fameuse classe moyenne ?
Je connais des SMICards et des RMIstes qui ont voté Sarkozy, tu as raison, c'est sa seule réussite, mais elle est stupéfiante, incroyable, inconcevable... Ils ont un QI normal, je les connais bien ! Pourquoi ? Pourquoi ? Les belles histoires ne peuvent pas seules expliquer cela ! C'est effrayant de le PENSER !

seb musset a dit…

Je m'étais hasardé à une petite définition de la classe moyenne en aout dernier :
http://sebmusset.blogspot.com/2008/08/lettre-dun-membre-de-la-classe-moyenne.html