mercredi 7 janvier 2009

Les gazaouis doivent-ils seulement compter sur l'Histoire ?

Pas besoin d’être un expert, croyant ou athée, pour comprendre la situation à Gaza. Un enfant de 6 ans d'éducation moyenne, pas encore perverti par les discours des uns et des autres, vierge de toute religion, qui serait seulement capable de lire une carte de la région et de faire quelques additions, pourrait vous en résumer l'injustice fondamentale et la barbarie quotidienne.

Heureusement que nos journalistes mettent un peu d’équité et de pondération rédactionnelle là-dedans pour éviter que nous soyons aspirés par le tourbillon de la vulgaire sensiblerie envers notre prochain.

Avant-hier par exemple, la grosse polémique dans les médias officiels français, c’était la suppression partielle de la publicité sur le service public.
Sur une radio périphérique, un spécialiste du comportement de l'enfant prévenait : Il va y a avoir des tensions dans les foyers. Un autre es-audiovisuel lui rétorquait sur un plateau télé : Cela va redonner de la liberté au téléspectateur !

Après les experts, le descriptif aérien de la guerre promise reprit son cours. Drame en temps réel de la télé rance qui déroule sa toile de fond plus ou moins sanglante dans les JT depuis que je suis né.

- Mais qui c'est ce Gaza
? Me disait un jour une jeune amie qui, pour seule connaissance du monde, zape sur les premières minutes du JT avant de migrer chaque soir sur Plus belle la vie. A 27 ans, la secrétaire de direction pensait qu'il s'agissait d'un banal chef de bande comme
Bonnot, Baader ou Basile.

C'est que pour beaucoup, généralement blancs et aux intérêts géopolitiques centrés sur leurs pâtés de maisons, "Gaza" ou "Palestine" sont des termes "tv" familiers qui ne signifient pas grand chose. Sur ce média, cette guerre déséquilibrée est la plupart du temps pudiquement titrée conflit israélo-palestinien. Ce conflit est constitué de belligérants qui se rencontrent dans des accrochages violents et il revient en une en gros tous les deux ans. Cette année, au JT, entre deux vagues de frais d’hiver (trop dingue, il neige en janvier !) et une nouvelle congélation de bébé enlevé sur le siège arrière des urgences par un système de santé inefficace, ça fait encore le feuilleton.


Cette pudibonderie médiatique ne fait qu'accompagner l’hypocrisie coincée d’une communauté internationale gênée aux entournures par le souvenir de son comportement en 1940 qui fut, comment dire, aussi laxiste qu'aujourd'hui.

En janvier 2009 de quel conflit parle t-on ? Avec 4 blessés militaires d’un côté, 600 civils morts de l’autre (au moment où j'écris), la liquidation d'un peuple poursuit son petit bonhomme de chemin de plus en plus décomplexée, au gré des nouvelles technologies, bombes au phosphore ou youtube. Notons ici son timing parfait.

Pourquoi sur un tel sujet, nos journalistes n'invitent-ils pas également à se prononcer des spécialistes des troubles de l’enfance ? Ils auraient sûrement quelque chose à analyser. Ils useraient probablement de la parabole pour expliquer ce besoin d'humilier et cette pulsion de destruction qui anime un état, enfant à l'échelle des pays, visiblement en souffrance malgré ses gros bras.

Les enfants battus battent un jour à leur tour. Et les enfants gâtés deviennent toujours arrogants, intolérants et intolérables.

Devant le vide de l'autorité, l'enfant aussi malheureux soit-il devient vite... envahissant.

L’enfant gâté : Un pays armé jusqu’aux dents disposant d'un laissez-passer international pour annuler son voisin. En face, des parents qui culpabilisent. En mémoire d'une horreur passée sur laquelle leurs prédécesseurs ont longtemps fermé les yeux avant d'en faire une marque déposée, nos chefs d'état, garants des traditions, ne lèvent pas la voix.


A ce grand jeu tragique du Comment devenir complice d'un crime contre l'humanité pour effacer mes responsabilités dans le précédent, parions que dans quelques dizaines d’années, quand la bonne conscience de demain aura légitimé les terroristes d’aujourd’hui, les fils de nos politiques inciteront fortement leurs peuples à commémorer les morts de gaza à base de monuments et d'œuvres cinématographiques qui émouvront jusqu’aux larmes le jury du festival de Cannes et feront les beaux titres des neo-JT.


Ce jour-là, que j’imagine déjà irrespirable, la négation des bombardements de civils gazaouis sera probablement décrétée délictueuse par nos grands démocrates, toujours pointus pour se prononcer sur le passé. D’ici là, le long des tièdes digest quotidiens de la ritournelle d'une extermination rétrogradée au rang d'excusable, attendons-nous encore à des légions désarmées de morts inutiles (si, si la mort est le comble de l'inutilité). Leur seul crime : Vivre au mauvais moment, au mauvais endroit.

30 commentaires:

Jean a dit…

Prochaine manifestation à Paris contre les bombardements de Gaza :
Samedi 10 janvier à 15 h place de la République

Merci de colporter l'info svp

Cuvelier Etienne a dit…

Très bon article.
Merci.

Anonyme a dit…

Oui, mais bon, on peut leur pardonner après tout ce qu' ils ont subi ces derniers siècles.
En plus ces sauvages seraient dit-on capable de fabriquer la bombe atomique d'ici trois siècles (d'après des sources fiables) si on fait rien.

Anonyme a dit…

André Glucksmann

on t'a reconnu

Anonyme a dit…

et encore il ne donne jamais le nombre exact de mort

en tout cas je soutient ton combat
seb !!!

c'est un combat digne et respectable
et c'est aussi se battre pour l'avenir des générations futur
pour ne pas laissé un monde pourris
a ceux qui vont arrivé

Anonyme a dit…

La bonne conscience comme tu le dis seb.
Terrible de voir ces gosses se prendrent des bombes sur la gueule et un général Israëlien expliquer (sans rire) que l'école recèlerait des mecs du Hamas (mouvement qu'ils ont soutenu contre Arafat et le fatah) et ainsi justifier les bombardements. C'est révoltant.
Cela fait plaisir de voir des témoignages comme celui-ci (enfin) critique sur la politique israëlienne sans pour autant tomber dans l'antisémitisme.

Jérémie a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Jérémie a dit…

Sur le fond je suis d'accord: C'est totalement disproportionné, sanglant et barbare (on brûle tout et Dieu reconnaîtra les siens, on y viens).
Cependant, je trouve que l'article simplifie un peu trop les choses.

"gênée aux entournures par le souvenir de son comportement en 1940 qui fut, comment dire, aussi laxiste qu'aujourd'hui."

Pas exactement. Certes, il y a beaucoup de cela, c'est d'ailleurs ce qui a motivé les pays occidentaux à offrir un pays aux hébreux (et, tant qu'à faire, les terres dont ils sont originaires et dont ils ont été chassés, notamment par les babyloniens).

Mais il faut se rappeler également que lors de l'installation de cet état, les pays arabes se sont donnés comme mission de repousser les juifs à la mer.

D'ailleurs, au début de ce conflit, ce sont surtout les pays membres de la ligue arabe qui prenaient les rênes de la lutte, les Palestiniens étant plus souvent membres d'organisations venue d'autres pays que le leur (le Fatah, par exemple, est un mouvement d'origine égyptienne).

Je pense que ce conflit est une horreur complète (entendons nous bien). Mais, en toute honnêteté intellectuelle et en regard de l'histoire de ce conflit je pense qu'on ne peu pas prendre parti pour l'une ou l'autre des parties.

On parle aujourd'hui de 4 blessés militaire et de 600 civils tués. Hier on parlait des enfants israéliens mort pour avoir été jeter l'emballage de leurs bonbons dans une poubelle piégée à Jérusalem ouest.
Pointer un gentil et un méchant dans l'histoire, c'est ne pas prendre en compte qu'ils l'ont été à tour de rôle et surtout que la majeure partie des Israéliens et des Palestiniens n'aspirent qu'à la paix (ils ne sont "juste" pas d'accord sur la paix qu'ils veulent).

Alors, reprochons plutôt aux opinions internationales de ne pas parler d'une seule voix pour exiger la fin des attaques (par bombardier et par roquette), partager le territoires en deux d'autorité (avec Jérusalem pour tous), taper des casques bleus dans le no man's land, désarmer complètement les deux parties qui vivront désormais sous protectorat ONUsien (parce que sinon y a des morts). C'est tellement simple (et infantilisante) comme solution que personne n'y croit. Mais quand deux enfants se chamaillent, ils faut les séparer.

"Les enfants battus battent un jour à leur tour. Et les enfants gâtés deviennent toujours arrogants, intolérants et intolérables."

stéphane a dit…

Je me permets d'exprimer un certain désaccord, dans la mesure où ce conflit me semble durer depuis des millénaires, comme j'essaye de l'expliquer sur mon propre blogue.

Denis a dit…

Bonsoir Seb,

Je crois que ce qui est le plus étonnant à mon avis c'est que une majorité de gens se demandent "Mais pourquoi depuis le temps personne ne les sépare ?" (ce que confirme un commentaire d'un de tes lecteurs). Et ce pas seulement en France. Beaucoup des mes collègues européen se posent la même question et sans prendre parti bien que les moyens déployés nous paraissent disproportionnés.
Que font nos politiques ? Attendent-ils un Balkan années 90 bis ?

Anonyme a dit…

"Pointer un gentil et un méchant dans l'histoire, c'est ne pas prendre en compte qu'ils l'ont été à tour de rôle et surtout que la majeure partie des Israéliens et des Palestiniens n'aspirent qu'à la paix (ils ne sont "juste" pas d'accord sur la paix qu'ils veulent)"

C'est un argument éculé, mais ridicule pour tout qui se renseigne ne fût-ce qu'un tout petit peu.

Il y a bien un gentil et un méchant. Un agresseur et un agressé, un colonisateur et un colonisé. Des assasins et des victimes. En ce sens d'ailleurs, un des termes utilisés pas les médias (qui mentent) le plus choquant est guerre. Il n'y a ni guerre, ni conflit, ni bataille. Juste une boucherie unilatérale entre la 4ème armée du monde et des gens armés de pétards. Armée qui semble d'ailleurs se faire une spécialité dans le meutre d'enfant quand on fait les comptes. Utiliser ces mots est aussi malhonnête que de remplacer rockette par missile, comme on l'entend de plus en plus souvent. D'un côté la barbarie, de l'autre, rien. D'un côté 3000 morts durant l'intifada 2, 800 supplémentaires depuis 3 semaines. De l'autre 8 morts en 10 ans. D'un côtés des rockettes en papier lancées n'importe comment qui font des trous de 5 cm. De l'autre des bombes au phosphore blanc qui carbonisent jusqu'à l'os. D'un
côté un embargo sur Gaza qui permet de tranquillement massacrer sans témoins, de l'autre des reportages interminable sur Sdérot et ces pauvres victimes israéliennes traumatisées, obligées de fuir dans les abris (les palestiniens n'ont pas cette chance). D'un côté la joie obscène sur les visages de la plupart des israéliens interviewés, voyant ça comme une simple opération de police, où même de dératisation, s'enthousiasmant à l'idée du carnage. De l'autre, le désespoir, comme depuis 60 ans. D'un côté un gouvernement qui ne se cache pas de pratiquer la torture (qui a même failli être légalisée), les meurtres ciblés, les expéditions punitives et les représailles contres les cibles civiles, toutes choses encouragées par toutes les conventions internationales comme chacun sait, de l'autre, un peuple qui n'as rien sinon les armes du déspoir. D'un côté un gouvernement qui en fait pas mystère de sa volonté d'exterminer un mouvement DEMOCRATIQUEMENT ELU, de l'autre, un 1.5 millions de personnes affamées volontairement dans le plus grand camp de concentration à ciel ouvert.

Ca fait longtemps que ça dure, et ça fait longtemps aussi que des millions d'antisémites ont sans doute éclos, conséquence directe de cette politique.

Jérémie a dit…

Relis mon message: je ne parle pas du seul peuple palestinien, je fais bien mention d'autres pays arabes qui eux (moins depuis la guerre des 6 jours pour laquelle je conteste le bien fondé de conserver les territoires acquis lors de celle-ci par Israel) pensait (et disaient - d'ailleurs - Ahmadinejad n'ayant rien inventé de bien neuf) qu'il ne leur faudrait pas longtemps pour repousser les Hébreux.
Le peuple Palestinien quant à lui, non je ne pense pas qu'il ai plus à se reprocher que l'Egypte ou l'Iran.

Maintenant, me rappeler que le Hamas est démocratiquement élu, la belle affaire... Le gouvernement Israélien aussi et visiblement, ça ne t'empêche pas de critiquer sa politique (avec raison selon moi).

Pour reprendre un contre-argument qui me fait pâlir tellement il est éculé: Hitler était démocratiquement élu, Mussolini aussi, Milosevic pareil. D'ailleurs Sarko lui-même, paraît-il... Etre élu n'est qu'un gage de légitimisation d'une politique:

Celle d'envoyer des bombes sur des écoles (et, accessoirement effacer quelques membres du Hamas sur le côté quand il n'y aura plus d'école) comme celle de lancer des roquettes artisanales au petit bonheur la chance.

Maintenant, pour ceci:

"des reportages interminable sur Sdérot et ces pauvres victimes israéliennes traumatisées, obligées de fuir dans les abris (les palestiniens n'ont pas cette chance). D'un côté la joie obscène sur les visages de la plupart des israéliens interviewés, voyant ça comme une simple opération de police, où même de dératisation, s'enthousiasmant à l'idée du carnage. De l'autre, le désespoir, comme depuis 60 ans."

Je dirais qu'il est logique de voir cela:

1- A l'heure actuelle, les Israéliens opposés aux opérations punitives ( je ne suis pas pour, je le dis juste au cas où) ne sont pas hyper télégéniques (c'est la saison ou le bruit des bombes).

2- Bah oui, des populations qui reçoivent des roquettes sur le coin de la gueule vont dans des abris. Même les juifs (surprenant, non?). Je veux dire par là que tout le monde ferait pareil, même si en face les civils n'ont pas cette chance (mais je dois être un vrai lâche).

3- Je dois reconnaître que les Palestiniens conserve la haute main du peuple le plus désespéré dans ce coin du monde, mais franchement même le Hamas s'en tamponne.

"Ca fait longtemps que ça dure, et ça fait longtemps aussi que des millions d'antisémites ont sans doute éclos, conséquence directe de cette politique."

Des millions de cons en perspective (à priori, le juif d'Anvers n'est pas responsable de la politique d'un Olmert sur le départ).

Sous couvert d'une affirmation qui fait bien mais que tout le monde peut taper là pour faire joli.

"un argument éculé, mais ridicule pour tout qui se renseigne ne fût-ce qu'un tout petit peu."

Bah je dirais, moi, que tout qui se renseigne ne fût-ce qu'un tout petit peu devrait adopter une position plus proche de la mienne que de la tienne. J'ai plutôt l'impression que tu as succombé au simplisme ayant cours actuellement sous nos latitudes (il y fait froide d'ailleurs en cette saison).

La situation est merdique et affreuse d'autant que, des deux côtés, c'est souvent des innocents qui paient.

Anonyme a dit…

"Hitler était démocratiquement élu"

Le même réponse, toute aussi éculée et tout aussi traditionnelle et passe-partout. Si les élections n'ont aucune importance, qui a alors de la légitimité ? Hitler a été elu, donc Hamas=Hitler. BOUM! un point Goodwin.

Ensuite, cette histoire d'envoyer les hébreux dans la mer. Sans doute certain pays arabes en ont rêvé ouvertement. Mais au vu de ce qui se passe à Gaza, on dirait que seule Israël est arrivé à le faire...avec les palestiniens.

Sinon, y'a vraiment que l'accusation d'antisémitisme que tu n'as pas utilisé. Ca vient ?

Anonyme a dit…

"Bah oui, des populations qui reçoivent des roquettes sur le coin de la gueule vont dans des abris"

Correction : des populations qui reçoivent des roquettes sur le coin de leurs massifs de rosier.

"Des millions de cons en perspective"

Ah ben ça, on est soulagés. S'ils sont cons, il suffira de les évacuer d'un revers de main.

"Bah je dirais, moi, que tout qui se renseigne ne fût-ce qu'un tout petit peu devrait adopter une position plus proche de la mienne que de la tienne"

Mouais. L'auto-suggestion ça marche bien aussi.

Jérémie a dit…

Point d'accusation d'antisémitisme à l'horizon, rassure toi. Je n'ai encore rien lu contre les juifs en général mais bien contre l'état hébreu et sa population (ce qui est légèrement différent et suffisant pour te prémunir de cet "arguments" qui sent un peu la merde)

"Correction : des populations qui reçoivent des roquettes sur le coin de leurs massifs de rosier."

C'est pour ça que je suis lâche, je me planque au cas où ces bêtes roquettes manqueraient mes beaux massifs...

"Ah ben ça, on est soulagés. S'ils sont cons, il suffira de les évacuer d'un revers de main."

Non, c'est juste qu'être antisémites (au sens premier du terme) et intelligent, c'est un non-sens.

"Ensuite, cette histoire d'envoyer les hébreux dans la mer. Sans doute certain pays arabes en ont rêvé ouvertement. Mais au vu de ce qui se passe à Gaza, on dirait que seule Israël est arrivé à le faire...avec les palestiniens."

Super. Donc en gros parce qu'ils n'ont pas eu les moyens ce sont des victimes. S'ils les avaient eu, ce seraient les bourreaux. En gros, juste une histoire de pognon (les riches puent et les pauvres sont beaux).

Vraiment pas pour mon idée de séparations (selon le tracé originel et non le mur infâme), des casques bleus, tout ça? Je serais déçu.

Anonyme a dit…

Il est vraiment piquant de comparer la rage de nos journalistes et débatteurs envers la Russie, cet éternel méchant, qui après tout n'exerce que son droit de propriété sur son gaz, avec leur peu d'enthousiasme vis-à-vis du génocide palestinien.

Jérémie a dit…

Au hasard, une histoire de gros sous?

Foxtrot a dit…

Et si on essayait de faire discuter les pauvres de chaque côté ensemble. Ben oui, les gens qui se prennent soit les bombes, soit les roquettes.

Parce que eux, ils pourraient en trouver des compromis vu que ce sont eux qui souffrent. Quand des dirigeants du Hamas ordonnent de lancer des roquettes depuis leur bunkers, ils mettent leur familles à l'abri. Quand les dirigeants israéliens ordonnent d'attaquer, ils ne risquent pas grand chose eux-même.

Comparer les souffrances des uns et des autres est inutile. On ne peut pas. Donc il faut les résoudre en même temps. Et seuls ceux qui souffrent auront assez de courage pour les résoudre. Les autres, l'ignorent très bien, vu que ce n'est pas la leur.

"La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas." Paul Valéry

Fox

Anonyme a dit…

Israel s'est construit sur la volonté et le courage de quelques pionniers. Rien ne leur a été donné (cf l'Angleterre qui administrait le territoireet ne voulait pas des migrants). Et les palestiniens n'auront, de même, un pays qu'en se battant. Personne ne le leur donnera. D'où la guerre. Et pas le peine de penser qu'il y a un méchant et un gentil.

Anonyme a dit…

"Israel s'est construit sur la volonté et le courage de quelques pionniers. Rien ne leur a été donné (cf l'Angleterre qui administrait le territoire et ne voulait pas des migrants). Et les palestiniens n'auront, de même, un pays qu'en se battant. Personne ne le leur donnera."
J'ai d'abord ri en lisant ça...
Puis j'ai réalisé que c'était sérieux...

Anonyme a dit…

Bonjour Seb,je dois dire que ton article est très bon !
Tso
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MESSAGE DE:
Serge Grossvak
"Je suis juif, et aujourd’hui j’ai honte."
vendredi 9 janvier 2009.

Je suis juif et j'entends ces bruits, ces bombes, ces souffrances qui hurlent. C'est l'histoire qui me revient pour m'éclater à la face.
L'histoire que mes parents m'ont légué pour honnir la guerre honteuse.
Je suis juif et je vois le sang, le sang qui coule sous les bombes comme à Guernica.
Je suis juif et je sais la révolte désespérée contre l'étouffement et la famine du ghetto de Varsovie.
Je sais l'indifférence absolue qui précédait, comme à Gaza.
Je suis juif et je suis frère de racine et d'histoire de ces hommes d'Israël.
Ces fils de victimes adossant aujourd'hui l'armure des bourreaux.
Quelle honte, quel désespoir de voir ceux qui ont tant souffert,
qui ont été tant terrorisés n'engendrer de leur passé qu'un abominable dédain pour l'âme humaine !
C'est à désespérer. Est-ce la victoire posthume d'Hitler que cette sauvagerie distillée ?
Est-ce sa victoire que ce reniement de l'humanisme ? Ah ma mère !
Je me souviens lorsqu'enfant tu me fis l'apprentissage de ce gardien d'immeuble qui vous avait averti,
il était communiste, puis de ces religieuses vous extrayant d'un Paris devenu trop dangereux.
Ah ma mère ! Je me souviens de ce poème d'Aragon où le résistant arménien avait pour derniers mots
« vive le peuple allemand »
devant les Nazis qui allaient l'achever.
Ma mère, où se cache aujourd'hui la dignité de nos frères d'Israël ou de notre famille aveuglée de haine et de conquête ?
Ma mère, il était dur de naître en portant les souffrances de vos vies,
mais les enfants d'aujourd'hui vont devoir affronter bien pire :
la honte !
Gaza martyr, Liban martyr,Jenine martyr et rien d'autre ne vibre dans leur âme qu'un énervement et une volonté de soumettre !
Que leur demeure t il de sens humain ? N'auraient ils plus qu'un Bush dans les os ?
Les palestiniens perdent leurs chairs, leur sang, leur terre.
Les juifs perdent leur âme, aveuglément engagés derrière l'État d'Israël.
L'horreur s'ajoute à l'horreur sans jamais permettre qu'émerge une étincelle d'intelligence.
L'intelligence, la bonne intelligence. La Paix ! Cette Paix qui en tout lieu du monde a la même science :
celle du respect partagé.
Cette Paix de Kant pour tous les peuples de la terre.

Ce respect est honteusement dénié en affamant, en occupant,
en excluant, en dominant.
Ce déni qui légitime la rage et fait monter les haines.
Ce déni qui rend impossible la fin des armes et des souffrances.
Ce déni qui nous plonge dans un massacre récurent où la vie n'a plus la valeur d'une vie.

Le respect, c'est le Droit, partout dans le monde.
Le respect, c'est Israël entrant dans la Loi du monde, comme tout le monde.
La Loi du monde délimite des frontières depuis 40 ans.
Au-delà de ces frontières rien n'est à régenter, à occuper.
Des frontières où commence la liberté des autres.
Des frontières, tout simplement, comme partout dans le monde.
Des frontières pour que monte le respect, premier pas, tout premier pas des humains.

Pour que demain les peuples partagent leurs rêves et que les frontières soient une invitation amicale aux rencontres.

Serge Grossvak,
de l'Union juive pour la paix,

PÉTITION

Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestinien et Libanais

Signez et faites signer la pétition à l’adresse :
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=32

Participez à la liste de Diffusion
" Assawra "
S’inscrire en envoyant un message à :
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr

Aka 75 a dit…

Et une roquette Qassam, une

http://mange-ta-soupe.over-blog.com/article-26576043.html

Toujours les mêmes qui trinquent. Les peuples.

Jean Foulque de Mascareigne a dit…

Ce qui me choque, c'est le relativisme.

Aujourd'hui Gaza concentre l'attention médiatique parce qu' Israël est le protégé des Étasuniens et parce qu'en France il y a une importante communauté arabo-musulmane qui s'identifie à la cause palestinienne dans un contexte diffus de révolte.


Cependant de nos jours :
Pourquoi n'évoque t on pas la situation politique et humanitaire en Haïti, au Zimbabwe, en Irak ?

Pourquoi occulte t on toujours le génocide arménien ?

Pourquoi tous les chefs d'états s'aplatissent devant la chine dès qu'il s'agit de la colonisation Tibet ?

Comment les australiens ont réussi à faire disparaitre les aborigènes de la vie sociale et culturelle ?

Combien d'années l'Europe a t elle attendu que les génocides se terminent en ex-Yougoslavie ?

Il est vrai que par le passé, la couverture médiatique était bien plus mince.

L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs, aidés par le temps et la distance.

En direct, Mesdames, Messieurs, assistez à la mauvaise conscience et la culpabilité à géométrie variable !

Anonyme a dit…

la récente guerre au Congo a fait plus de victimes que l'ensemble de tous les conflits ayant opposé Israel à ses voisins. Et pourtant dans le cas du Congo on ne voit pas les pleureuses verser leurs larmes sur internet et dans les médias.

Anonyme a dit…

Les deux posts qui précèdent sont une illustration du bon fonctionnement de cet heureuse initiative, http://giyus.org/, mais hélas pour eux, totalement à côté de la plaque à force de répétition d'un arguments mort-né. Il s'agit d'Israël et des crimes contre l'humanité qu'elle accomplit pour l'instant en Palestine. L'indignation est, et sera toujours la même, où que se déroule l'injustice, l'auto-défense contre la barbarie, la résistance contre l'agression.


Par ailleurs, mais ça c'est juste moi, si vous pouviez vous cantonner à des conflits actuels, et éviter une énumération remontant à trois siècles, je suis certain que vos arguments auraient plus de poids, au lieu d'être de simple répétitions mécaniques de ce qu'on vous a ordonné de répandre.

Anonyme a dit…

Combien de manifestants pour protester contre l'écrsement des Tamouls au Sri-Lanka ? (beaucoup plus de victimes qu'à Gaza, et ça se passe maintenant)

Anonyme a dit…

Même nombre de morts, peut-être (c'est discutable, les israéliens ne comptent pas ceux qui meurent dans leurs prisons). Par contre, sur l'échelle de la boucherie, on en est très, très loin.

Sinon, simple hypothèse, mais dans la même logique (assez tordue pour ne pas dire débile) : tant qu'il n'y aura pas autant de battage autour des tamouls qu'il y en a autour du carnage perpétré par Israël, on continue à les laisser assassiner des enfants sans rien dire ?

Jérémie a dit…

"Par ailleurs, mais ça c'est juste moi, si vous pouviez vous cantonner à des conflits actuels, et éviter une énumération remontant à trois siècles, je suis certain que vos arguments auraient plus de poids, au lieu d'être de simple répétitions mécaniques de ce qu'on vous a ordonné de répandre."

Bah, je crois que tout le monde est d'accord pour dire que c'est honteux (le mot est faible) et qu'il faut réagir. Cependant, et ce n'est pas contradictoire, essayer de donner une perspective historique n'est pas donner un blanc-seing. Séparer les deux partie grâce à une action collectives me semble la meilleure (en tout cas la moins pire) des solutions.

SIAMS a dit…

Internationale LÂCHETé.....! Blabla..blabla et reblabla ! Amalgames en folie ! Chacun se choisit son conflit.....au gré du vent.....INCONSISTANT ! COLLABOS !

SIAMS a dit…

SARKOZY reçoit TZIPI Livni, lui donne son feu vert et lui roule presque une pelle....c'est fin très fin ça se vomit sans fin ! Après.. VOUS les lâches, les pisses tièdes faudra pas venir pleurer quand ça va péter !!!!! J'ai HONTE !