jeudi 24 avril 2008

TOUT SUR MA MERE

En écho à l’article d’un « Madame Figaro »* du mois dernier s’interrogeant sur ce que faisaient les personnalités féminines en Mai 1968, je me suis penché sur les emplois du temps familiaux. Que faisait donc Maman en Mai 68 ? Brûlait-elle son soutien-gorge sur une barricade de la Rue Lepic ? Etait-elle une des muses de Dany Le Rouge ? Elargissait-elle ses shakras, le nez dans la schnouff, sur la route de Katmandou ?

Que nenni.


Alors qu’elle survolait jusqu’alors le chaos de loin, vers le 25, devant la tournure violente des évènements et la disparition soudaine du Général, elle commençait à sérieusement à s’inquiéter. Ça suffisait les conneries maintenant, c’est que la république risquait de s’effondrer ! Funeste perspective risquant de mettre en péril son mariage prévu pour septembre. C’est que la petite salle du château était réservée, le plan de table dressé et les commandes passées chez Dalloyau réglées six mois à l’avance pour bénéficier du rabais de 10% sur le montant hors taxe**. Vraiment, quelle chienlit !

* oui, il me reste deux vices littéraires d’une enfance endoctrinée sous bocal Giscardien, la lecture dominicale de « Madame Figaro » et celle bimensuelle de « Valeurs actuelles ». Il est bon de s'informer du mental de l'ennemi et de son niveau d'auto-suffisance.

** on reconnaît le petit bourgeois à ce qu’il rechigne à payer le même prix que les autres.

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