lundi 21 janvier 2008

DU SALARIE AU POIDS

Quel modèle anglais ? Celui qui profite à sa clique d’élites. Le modèle des working-poors qui se sont substitués aux chômeurs. Grâce à la force de frappe des médias, l’idéologie « de l’Angleterre qui se lève tôt » est partagée par ceux qui en sont les seules victimes. La résignation du salarié précaire anglais est à se tirer les cheveux.

Mais y a t-il encore un espoir de prise de conscience des intéressés en France ? Pourtant majoritaire, le salarié précaire est un esclave qui se fait peu entendre. Il se réconforte dans l’achat compulsif d’objets qui le persuadent un bref moment qu’il appartient à la classe sociale supérieure. Les plus chanceux d’entre eux visent la propriété immobilière à l’image des « riches » à la différence que, eux, règleront leurs pavillons en trente années de soumission supplémentaires. Oui, Seb Musset, à la veille d’un Krach boursier, a relu son petit Baudrillard et ça se sent.



« Le crédit est en fait un dressage socio-économique systématique à l’épargne forcée et au calcul économique de générations de consommateurs qui autrement eussent échappé, au fil de leur subsistance, à la planification de la demande, et eussent été inexploitables comme force consommative… Le crédit est un processus disciplinaire d’extorsion de l’épargne et de régulation de la demande – tout comme le travail salarié fut un processus rationnel d’extorsion de la force de travail et de multiplication de la productivité. » Jean Baudrillard, la société de consommation.

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