vendredi 9 novembre 2007

LES ENNEMIS DE MES ENNEMIS

L’avantage d’être au pied du mur face à un ennemi dont la moindre facette vous répulse idéologiquement, c’est de se découvrir de nouveaux amis jusqu’alors méprisés. L’acteur Philippe Torreton que je ne portais pas spécialement dans mon cœur pour ses prises de position politiques au nom du peuple, surtout en périodes de promotion, prononce cette phrase si juste au sujet de notre présiment de la république et la base du rapport qu’il entretient actuellement avec le pays :

« Nicolas Sarkozy dédouane les gens de mal penser. »

Mis à part les médias français intégralement à la botte idéologique du nabot, mis à part la majeure partie des français lobotomisés par la septième saison de la Star Academy et une tapette à connards géante dénommée Coupe du monde de Rugby, comment ne pas voir ce qui se passe, insidieusement, dans ce pays depuis la rentrée ? Rafles de sans papiers, instaurations de tests ADN au titre hypocrite de l’aide au regroupement familial, incitations à la dénonciation. Et Les Français seraient pour ?

Face à cela une France toujours en crise, prenant de fouet une hausse record du dollar, une autre sans précédent des prix du pétrole et une multiplication par trois du prix des matières premières alimentaires. On le sait, la croissance sur-vendue par le candidat présiment ne sera pas là avant, au mieux, deux ans. On le sait, le fameux pouvoir d’achat si crucial pour nos concitoyens petits-bourgeois est plus que jamais en berne. On le sait, la vague du krach boursier chinois gronde au large. On le sait, les prix de l’immobilier dans les quartiers moyens va baisser parallèlement à la hausse des fameux taux d’intérêts variables si tentants pour les aspirants spéculateurs d’hier quand le marché était en hausse.

Crise renforcée au moment où le peuple se croyait sorti du tunnel, racisme même plus larvé, boucs émissaires tout trouvés, tyrannie des victimes, haro sur les coupables et au plus haut sommet de l’état une rhétorique populiste au service de recettes miracles, voici venu le temps de la barbarie débonnaire façon Berlin 1936.

Il est toujours flatteur de jouer les oiseaux de mauvais augure mais comment, une seule minute, peut-on concevoir qu’il va sortir de cette époque écœurante quelque chose de bon pour la race humaine ?

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