mercredi 12 septembre 2007

ECHOS PARISIENS

Jean-François Bizot, fondateur d’Actuel et de Radio Nova est mort. Encore un sur le fil du rasoir, et ils sont de plus en plus nombreux, à ne pas avoir supporter l’avènement sarkozien.

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Un constat depuis mon retour à Paris. C’est désormais à Londres que l’on trouve les meilleures viennoiseries, les boulangers français les plus pointus y ont planté commerces. Les boulangeries de Paris, elles, cèdent peu à peu leurs pas de porte aux seuls travailleurs acceptant de se lever à trois heures du matin qui restent en lisse intra-muros, c’est à dire une poignée de maghrébins. Entendons-nous, je n’y vois rien de mal. Mixant labeur et perpétuité de la tradition, boulanger est la plus honorable des intégrations. Si ce n’est que quand je veux un couscous, je préfère aller chez un restaurateur kabyle que poitevin. Trop gras, fade, mou et de plus en plus cher, la qualité du croissant est en chute libre sur Paris. Optez désormais pour les pâtisseries plus sucrées.

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Brêve de serfs chez Gibert.

LE PREMIER VENDEUR
Tu vois pour l'instant on a la première partie : travailler plus.

LE DEUXIEME VENDEUR
Te plains pas c'est déja bien, tant que ça dure.

LE PREMIER VENDEUR
T'inquiète ca va durer... encore quarante ans.

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Je suis pas économiste ni adepte du" travail" mais la logique de ce travailler plus pour gagner plus me semble absurde dans l’optique d’un rétablissement de croissance, elle s'adresse à l'individu et non à la collectivité. Ne faudrait-il pas plutôt être plus à travailler ?

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A Paris, même les aveugles sont teigneux. L’un d’eux me bouscule en m’insultant. Cette ville est un exploit de bêtise, son plus beau monument : la mine blafarde des cafardeux qui ont la haine d’être là.

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