vendredi 24 août 2007

RESUMONS LA FRANCE DE 2007

Ou plutôt, comment me résumer en France en 2007 ? Simple, je n'ai qu'à reprendre cette anecdote qui m'est survenue le week-end dernier alors que je joggais* tel le Sarkozy médiatique de base, en bord de mer :

Sur la départementale sinueuse au milieu des champs en jachère et des pavillons en construction arrive face à moi, un vélo de course luxueux sur lequel trône son vieux fluo équipé toute option. Déja à cinquante mètres, j'anticipe la non-réaction du vieux. Le temps que mettra celui-ci à répercuter l'information visuelle de mon avancée vers lui en déportation de son corps flapi vers ailleurs, est équivalent au temps que ma belle-soeur met à résoudre la déchirante et hebdomadaire équation du lundi soir : Les experts-Miami ou Grey's anatomy**.

Comme le plus intelligent cède toujours, je me meus au milieu de la voie. Mal m'en prend, je manque de me faire écraser par un Cherokee flambant neuf, chromes et peintures epoxy, arrivant de derrière et dont j'ai juste le temps de m'apercevoir qu'il est conduit - comme il le peut - par un autre vieux. Je me fais donc invisible au milieu de la voie, sur la fine ligne blanche, entre le retraité en vélo, niais, souriant mais sans réflexes et le retraité quatre-quatréisé me regardant de haut, au volant de son mépris de nanti. Pas un merci, pas un pardon, les deux ne laissent derrière eux que du vent.

Petite anecdote quotidienne qui traduit mon humeur, la moyenne d'âge du pays et la teneur du climat social des années à venir où ne s'opposeront pas travailleurs précaires et travailleurs nantis mais bien, esclaves et rentiers.

Je pars une dizaine de jours à Londres respirer un bon bol d'air frais. On se retrouve en Septembre avec de nouvelles vidéos et une baguette à deux euros. A mon retour, je ferais un saut à l'université d'été d'Egalité et reconciliation pour voir de quoi il en retourne exactement et quelles actions sont envisageables, si l'on peut toutefois encore espérer quelque chose dans ce pays à court ou moyen-terme.


* au choix : un sport de riche - selon libération - ou bien de pauvre - selon moi - puisqu'il ne demande aucun ami, équipement ou frais d'inscription.

** pas la peine de m'écrire pour dire que je n'y connais rien et que Grey's Anatomy est diffusé le mardi. J'emmerde par principe tout spectateur de TF1.

P.S : J'emmerde également, pour des raisons plus personelles que je peux développer sur demande écrite, les - quelques - connards sarkozistes d'Euro-Rscg. Quant il s'agit de piller les créations dénichées dans les festivals de courts-métrages amateurs pour les retourner à l'identique, mais à vastes frais sans rémunérer ni même avertir les auteurs originaux, et faire croire ainsi dans tous les festivals du monde que les publicistes français sont hyper-créatifs, je les trouve bizarrement moins scrupuleux que lors de la rédaction des fiches de paye de - certains de - leurs collaborateurs.

3 commentaires:

Ritoyenne a dit…

On s'y croisera sûrement - à l'UDT d'E&R. :)

Anonyme a dit…

t'as tort c'est vach'ment bien greys anatomy, c'est pas tf1 c'est américain, tf1 c'est l'hopital un copié collé (j'ai regardé 20 minutes)

y'a lost aussi sur tf1 et heroes, y'a du foot aussi, mais c'est pas tf1, c'est américain et c'est du sport

ne pas confondre l'aval et l'amont

seb musset a dit…

Merci, j'étais dans l'erreur. Je cours de ce pas tourner "la roue de la fortune".