lundi 6 août 2007

PARIS, JE NE T'AIME PAS

Du 15 juillet au 15 août, Paris devient une zone morte plus provinciale que la province, où plus de la moitié des commerces baissent le rideau et les inégalités sociales, et surtout ethniques, ne sont plus contestables sauf par les aveugles.

Le pouvoir d’achat en baisse
est en villégiature balnéaire et abandonne la ville à ses esclaves basanés et à quelques touristes japonais. Paris devient cette capitale colorée d’où le blanc s’auto-exclut sans le crier sur les toits. L’été, le blanc est en vacances. La capitale du travail appartient enfin à ses minorités colorées officiant dans les divers emplois subalternes non-qualifiés imposant une présence à l’année*, de caissiers à éboueurs dont ils occupent l’intégralité des effectifs. Le reste de la ville, hors touristes friqués, appartient un mois par an à ses pauvres, romanos et exclus en tous genres, arabes ou noirs et autres jeunes désœuvrés fils d’arabes et de noirs qui bullent au pied des barres cerclant la capitale. Les quartiers riches de Paris, c’est à dire aujourd’hui l’intégralité de la capitale moins un bout du XXe arrondissement, eux sont désertés.

Je ne croise que quatre personnes ce jour : trois sont noires, ils sont manutentionnaires ou travailleurs sur la chaussée, la dernière est blanche, elle a le droit de toucher l’argent et trône à la caisse. Si j’en crois le mois de juillet, La France de l’intégration est un succès. Dieu que je regrette Londres ! On y était fondamentalement pas plus heureux mais on y voyait plus de diversité, plus d’animation l’été pour une moyenne d’âge se situant vingt ans plus bas.

* à l’inverse de la rédaction de l’hebdomadaire Challenges, le magazine de la France qui gagne qui après avoir fait sa une du 12 juillet sur le classement des cinq cents plus grandes fortunes françaises s’octroie cinquante jours de vacances bien méritées. Prochain numéro : le 3 septembre.

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