mercredi 15 août 2007

ON SE CALME ET ON BOIT FRAIS A ST-TROPEZ (...avant la guerre)

L’homme canalise en permanence ses pulsions et ses émotions : cela s’appelle la civilisation. Tout pourtant dans l’humain n’est que violence, l’histoire ne cesse de le confirmer. Le malaise occidental se tapi dans ce frein permanent. Notre société ne serait-elle pas plus heureuse, moins déprimée, si les plus simples conflits pouvaient se résoudre physiquement à travers des duels et autres règlements de compte ? On s'éviterait ainsi le ressentiment, la rancœur et chaque individu aurait en permanence à l’esprit les conséquences éventuellement dramatiques qu’entraînent mauvaise foi et colère.

Malheureusement, l’homme a désormais peur de lui-même. Rendu fiotte par le binôme Etat-Marché qui n’attend de lui que son complet dévouement, l’homme se cantonne la majeure partie de sa vie à respecter scrupuleusement les lois étatiques, morales, sociales et économiques délimitant une existence qu’il espère sans remous.

Alors, l’homme et sa famille voyagent en club de vacances. Ils recréaient ainsi temporairement, à l’identique et dans un cadre idyllique, au milieu de gens qui leur ressemblent, un cadre de vie familial débarrassé des contraintes habituelles - les lois énoncées ci-dessus -. Il n’y est même plus question d’argent : tout est compris dans le forfait. Trêve paradisiaque dont lui et sa bourgeoise ont rêvé toute l’année. Pourtant, il ne faut pas que cela dure trop longtemps. Débarrassé des contraintes, en deux semaines de promiscuité familiale, l’homme se rend compte d’instinct que son existence est d’une vacuité n’ayant d’égale que celle de son voisin de pallier. Une grève générale d’Air France, il est bloqué trois semaines à Agadir avec eux et voilà qu’il se met à penser ! Quatre semaines, il exécute sa famille au fusil à pompe et se tire une balle dans la bouche.

Selon le même principe de retenue, ce sont souvent les parents les plus calmes s’interdisant la moindre calotte sur leurs enfants choyés à température climatisée qui finissent par leur éclater le crâne un soir de déprime sur le béton de leurs certitudes passées.

Regardez cet homme : Comment à travers une investigation sur site sur les traces de son gourou le présiment Sarkozy-à-gourmette, il canalise à la perfection sa haine des clubs de vacances.




1 commentaire:

Nathrakh a dit…

FIGHT CLUB
Voilà ce qu'il faudrait, des fight clubs. Qu'on rigole un peu.