jeudi 16 août 2007

IL EST TOUJOURS PLUS TARD QUE TU NE LE PENSES

Effet secondaire de la pilule contraceptive : l’omniprésence du désir d’enfant dans ma génération, la première à jouir pleinement de la pilule comme un acquis naturel. Il y a encore vingt ans, une femme se stérilisait après avoir pondu deux ou trois mioches. Désormais, après vingt ans où l’usage de la pilule s’est généralisé, l’enfant est paradoxalement devenu une priorité, un objet idéal et optimum devant être pondu à la période ad hoc : Pas trop tôt, pas trop tard.

Preuve de la suprématie féminine dans les sociétés occidentales contemporaines : Avant une femme était angoissée à l’idée de tomber enceinte, désormais ce sont les hommes qui sont terrorisés à l’idée d’être ou ne pas être père. La femme a obtenu le choix, l’homme récupère le doute. Quel que soit le choix féminin, l’homme est perdant puisque destitué de tout pouvoir. Instrument de fécondation, responsable devant la société, la morale et sa famille, l’homme est le looser suprême de ce début de XXIe siècle.

J’imagine ce jour où la pilule sera mise au rancart, décrétée trop dangereuse, contre-productive pour le moins. La pilule contraceptive était l’instrument indispensable à la libération sexuelle de la femme, c’est devenu la condition de l’aliénation mentale de l’homme au désir d’enfant. Sans pilule, ce sera l’heure du choix : enfanter ou pas, partager un objet de consommation courante avec sa femme du moment ou rejeter bébé avec l’eau de l'humain. J’espère ce jour où l’homme prendra enfin le taureau par les cornes et se coupera toute possibilité de reproduction que ce soit par l’abstinence, l’homosexualité ou la stérilisation définitive. On y vient.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Oui je commente avec beaucoup de retard, vu que je suis en train de faire un rattrapage du blog.

Mais juste pour vous informer, la contraception masculine (non définitive) existe. Et depuis longtemps. Rien n'empêche les hommes d'être maître de leur propre fécondité à part le confort de laisser les charges sanitaires des enfants (ou de leur absence) aux femmes.

Lya