lundi 26 février 2007

VERS TOURS

Vaine hérésie que de vouloir me ravitailler en essence dans la banlieue de Tours. Rien n’y fait, je tourne en rond, frise l’accident et la crise de nerfs. Je ramasse un auto-stoppeur histoire de rentabiliser mon voyage vers Paris, au moins il servira à quelqu’un. De Tours à paris, je discute à bâtons rompus avec l’étudiant infirmier sans nom. Il revient de Toulouse et va à l’hôpital St Joseph Rue Raymond Losserand dans ma rue rénovée de prédilection !

Je propage, j’irradie, je charismate ceux qui pénètrent dans mon intimité. Tout y passe : le cinéma français, l’hypocrisie ambiante, le néolibéralisme triomphant qui vente les entrepreneurs mais ne souhaite que des consommateurs abrutis par la propagande publicitaire généralisée, le sacrifice d’une génération, la notre ne lui en déplaise malgré ses quinze ans de moins, les séries débiles, l’avènement évident de Bayrou, le CPE qu’il n’ose même plus défendre et nous voilà arrivé à Paris dans les embouteillages habituels de fin de journée. Je le dépose Porte de Vanves. L’auto-stoppeur sans nom quitte le tank vivifié, content de son voyage, éclairé par les évidences que je lui assène, surpris que l’on puisse voir autre chose dans cette réalité que l’on nous propose.

SEB
Vas-y, va ! Va propager la bonne parole !

Nous ne saurons jamais nos noms.

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